Une direction puérile

Forcément, il fallait bien que la présence de Dumont à V aille un impact plutôt négatif. Bon, je ne parle pas de sa pastiche pathétique à la Anderson Cooper son émission que je n’ai pas regardée (je ne vois pas pourquoi j’écouterais un gars qui me tapait déjà sur les nerfs du temps qu’il était politicien), mais de cette nouvelle à l’effet que la station de télévision V a retiré les publicités du magazine Voir car Steve Proulx (chroniqueur/journaliste que j’ai souvent cité ici) a fait une critique virulente de la station.

Bon, je suis d’accord: V est une compagnie privée, elle a tout à fait le droit de choisir où elle va mettre ses promotions. Sauf que ça emmène quand même à la question qu’on se posait plus tôt cet été: peut-on encore critiquer au Québec ? Il semble que non. Enfin, pas dans un média qui a besoin de la publicité pour survivre. Sur un blogue comme ici, oui. Ce qui est dommage.

N’empêche que vous ne trouvez pas ça un peu « bébé » de la part d’un diffuseur comme V qui théoriquement ne devrait pas voir dans une chronique acerbe du Voir une menace ? Je veux dire, s’ils croient en leur produit, ils peuvent envoyer paître le chroniqueur en se disant: « Nous, on sait que ça va marcher. » Et tout ça, ça ne vous rappelle pas un certain Mario Dumont qui avait boycotté Tout le monde en parle, prétextant que l’émission était arrangée, humilié lors de la campagne 2007 (alors que c’était à lui d’avoir un… comment ils disent ?… un programme !)…

Mais là, ce que je trouve amusant, c’est que j’ai entendu dire que l’émission de Dumont avait été très durement critiquée dans le Journal de Montréal. Alors, c’est quoi ? Va-t-on boycotter également le Journal de Montréal (quoique je serais d’accord pour que tous les annonceurs boycottent ce journal de scabs) ? Et la Presse qui parle du sujet ? Va-t-on boycotter tous les médias écrits sous prétexte qu’elle ne nous donne pas toujours bonne presse ?

C’est un choix libre et dont ils ont le droit, certes, mais un choix puéril. Quelque part c’est renier une autre liberté dans la société: la liberté de presse. Et ça présage mal ces enfantillages d’un réseau sur la corde raide (qui fait, il faut le dire, mieux que la dernière année de TQS, mais quand même…).

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État critique

Gene Siskel & Roger Ebert, critiques américains pour leurs thumbs up

Gene Siskel & Roger Ebert, critiques américains pour leurs "thumbs up"

Ces derniers temps, je lis quelques textes qui s’inquiètent de l’état de la critique culturelle au Québec. Ça a commencé avec l’acidulée Clique du Plateau qui questionnait une critique parfaite du film « Les Pieds dans le vide » faite par Tanya Lapointe de Radio-Canada, critique faite… juste avant d’interroger la réalisatrice du film Mariloup Wolfe et le comédien (et, accessoirement, conjoint de la dite réalisatrice) Guillaume Lemay-Thivierge.

Par la suite, c’est Steve Proulx qui a repris le billet de la Clique pour nous rappeler un texte qu’il avait composé en février 2008 sur le sujet de la complaisance dans la critique québécoise, particulièrement dans les médias électroniques (télé & radio).

Finalement, c’est la charmante Noisette sociale – oui, oui, elle est revenue ! 😀 – qui après avoir visionné « Dédé à travers les brumes »  de Jean-Philippe Duval et se demandait pourquoi, à écouter tout le monde, il s’agissait d’une chef d’oeuvre.

En fait le questionnement est posé encore plus clairement du côté de la Clique qui ne s’embarrasse pas de nuances:

Est-ce que tous les critiques cinéma sont vendus d’avance parce que c’est un film québécois?  On s’entend pour dire que les vedettes du film ont succédé les entrevues les unes après les autres (radio, journal et télévision).  En gros, après leur passage dans les différents médias la critique a toujours été très bonne.  Se sentent-ils obligés de dire que c’est un bon film?  Pour l’instant, il n’y a que la critique du Devoir et de la Presse qui ne sont pas excellentes.  Seront-ils mal vus car ils ont osé dire que c’est un mauvais film?

En fait, j’ajouterais qu’il y a aussi Lecinéma.ca qui a fait une critique plutôt tiède face à ce premier essai au cinéma de mademoiselle Wolfe.  Sauf que là, encore, il s’agit d’un média écrit, peut-être plus facile alors d’être critique…

Le but ici n’est pas de descendre « Les Pieds dans le vide » (je ne l’ai pas vu et franchement, la trame scénaristique ne capture pas mon intérêt un iota donc je ne le verrai probablement pas), mais ça pose deux questions: y a-t-il et peut-il y avoir de la vraie critique culturelle au Québec et la deuxième, sommes-nous plus frileux à critiquer les produits cinématographiques québécois ?

Bon, pour la première question, il semble qu’à lire Steve Proulx, on ne puisse pas s’en sortir. Trop de copinage entre critiques et artistes mais, également, du copinage pratiquement avec les distributeurs qui font de la grosse pression pour avoir une bonne critique. Il faut dire que notre milieu artistique est petit, très petit et que forcément, contrairement aux critiques américains ou français,  les critiques québécois risquent tôt ou tard de retomber sur ceux qu’ils ont vilipendé. Il faut alors avoir soit la « couenne dure » comme le critique de théâtre Robert Lévesque qui était détesté par le milieu comme on peut l’apprendre par cette entrevue des Francs-Tireurs (on le boudait, l’ignorait, on faisait des pétitions pour qu’il perde son emploi, on lui a envoyé un paquet d’horreurs) ou on s’assouplit et on ne dit pas ce qu’on pense réellement d’une oeuvre.

Dans le billet de Steve Proulx sur le billet de la Clique, il y aborde un témoignage de Guy Nantel qui souligne un autre point: et si la critique culturelle d’aujourd’hui était moins cultivée ? Parce que faire une critique, c’est bien plus que de dire j’ai aimé ça et j’ai détesté ça, c’est de faire des liens, connaître les artisans derrière l’oeuvre en question (qu’elle soit cinématographique, théâtrale, etc.) pour étayer son propos. Quitte à faire de la recherche avant ou après, il faut être en mesure d’avoir plus que des « J’aime… j’aime pas… » pour faire une critique objective et constructive. Je souligne le dernier mot parce qu’il peut être facile d’encenser pour encenser ou de démolir pour le plaisir de démolir.

Anecdote personnelle: au collégial, j’ai eu un cours d’analyse et de critique théâtrale. Dans le cadre du cours, nous sommes allés voir une pièce de Michel Tremblay dont j’oublie le nom. Cependant, il faut le dire, ce n’était pas bon. Du moins, moi, j’ai trouvé ça plutôt inintéressant. Surtout le jeu des comédiens et comédiennes était… ouf ! Sans compter le décor exagéré et parfois, le récit se décousait. Alors, on devait comme travail de faire la critique de la pièce. Ayant été profondément déçu par la pièce, j’ai écrit une critique assassine (le terme est faible) de la pièce. Je ne fus pas le seul, une majorité d’entre nous avons écrit des critiques pleines de hargne… et nous fûmes nombreux à échouer ce travail. Pourquoi ? Pas parce que nous étions déçus de la pièce comme aura dit notre professeur, mais nous avions perdu tout sens objectif. Nos critiques n’étaient qu’un déversement de fiel, une espèce de vengeance pour « l’impression d’avoir perdu notre temps ». Bref, oui, on aurait pu écrire une critique négative, mais il ne fallait pas que cela devienne une vendetta. La bonne critique se situe justement dans la zone grise entre le léchage de derrière et la dissertation dithyrambique. Le bon critique arrivera à tenter de trouver ne serait-ce qu’ un point négatif ou positif tout en argumentant sur sa perception que l’oeuvre est une merde ou un chef d’oeuvre.

Quant à la deuxième question, peut-on critiquer un film québécois sans se faire regarder de travers, on en discutera au prochain billet. 😉

Journée pourrie

Bon, je vais le dire. D’ordinaire, je n’aime pas beaucoup le mercredi. Ça vient je crois de l’époque de l’école: le mercredi, c’était le milieu de la semaine donc encore assez loin de la fin de semaine et c’était souvent les journées les plus chargées. Hier, la journée ne pouvait avoir un climat plus pourri (malgré qu’il faisait beau avec une température relativement agréable).

Tout d’abord, je me lève et je vois un autre drame familial qui s’est déroulé à Laval. Pire, j’apprends que cet homme a brisé 3 ou 4 fois les bris de condition… Euh… Qu’est-ce qu’il faisait encore en liberté alors ? Et puis, j’ai adoré comment à LCN, on a bien souligné qu’il s’agissait d’un Libanais qui avait fait ça. Ah le groupe TVA: continuons à surfer sur la vague des accommodements raisonnables et des « maudites ethnies »… Je m’excuse, mais ça change quoi ? Depuis le début de l’année, ce genre de drames se font autant par des Québécois que d’autres nationalités. Pire, un peu plus tard dans la journée, on apprendra qu’il y a une femme qui a assassiné son fils pour ensuite se donner la mort. Ça s’est passé à 10-15 minutes de voiture de chez moi… Mais non, je ne connais absolument pas ces personnes, je tenais à le dire. Sauf que j’avais ce type de réflexion en fin d’après-midi: « Merde, qu’est-ce qui se passe au Québec avec ces séparations qui se vivent aussi mal ? C’est quoi, est-ce qu’il va falloir donner des cours aux enfants de comment digérer une séparation amoureuse ? Sans farces, ça serait à envisager. Parce que 4 drames familiaux en 3 mois (sans oublier qu’il y en a sûrement d’autres non médiatisés), y a un problème SÉRIEUX auquel, évidemment, le gouvernement se fiche, préférant faire une xième table de concertation pour un christie de CHUM qui ne verra pas le jour avant 2275. » Je vous invite d’ailleurs à lire ce papier de Luc Larochelle dans La Tribune sur le drame.

Pour agrémenter cette journée de m…, on apprenait que Radio-Canada n’a pas reçu de prêt du gouvernement pour s’aider dans la conjoncture actuelle difficile. Bref, à RDI et Radio-Canada, c’est avec un ÉNORME malaise que les journalistes annonçaient la coupure de 800 postes coast-to-coast à CBC et la SRC. Trop bizarre pareil que ces annonces arrivent la journée même de la finale des Invincibles, 8 heures avant celle-ci. Comme si la fin de cette série annonçait définitivement la fin d’une époque. Ce qui rendait le tout encore plus triste, plus triste quand on pense au saignement qu’a provoqué le Parti Conservateur de cette télé qui – bien que nous offrant aussi des navets – avait le mérite d’innover, particulièrement au niveau des dramatiques.

Quant à la finale des Invincibles… Bon là, si vous n’avez pas encore vu de la série, sautez la fin du billet. Mais bon, sans être plate, la fin est racontée sur plein de blogues.

Alors, je dirai : « Ouch et wow ! » Bon, on s’entend-tu que la chanson des Scorpions qui est diffusée à la fin va nous marquer pour le reste de nos jours ? Je veux dire, je ne pourrai plus l’entendre sans passer à Carlos dans le taxi avec sa fille qui se font poursuivre par une soucoupe volante sous un ciel gris de fin d’après-midi, ou également cette SUPERBE séquence en animation de Dark Evil-Hin qui laisse couler des larmes sur ses joues pendant que son corps plonge dans l’abîme sous le regard épouvanté de Phantoman. Hé oui, Lyne-la-pas-fine a trépassé et Dieu merci, on ne nous a pas fait le coup du moniteur cardiaque qui se remet à battre juste comme ça finit. Ce qui démontre que c’est bel et bien fini. Avec la séparation des gars (trop évident), leur décision ultime de changement de vie aura des conséquences bonnes et mauvaises sur chacun d’eux. Étonnamment, alors que ce n’était pas mon personnage favori, P-A aura eu la meilleure fin, celle la plus prometteuse. Steve ben… sera resté Steve mais en cessant de se mentir (c’est déjà ça !). Quant à Rémi, y aura fallu que son père lui apparaisse pour lui faire comprendre ce que Vicky lui avait très bien comprendre d’ailleurs (j’avais adoré cette scène d’il y a deux épisodes). Et Carlos… Celui qu’on considérait le plus « loser », le lâche dans la première saison… Pauvre Carlos qui se retrouve veuf et père monoparental et en même temps, incroyable Carlos. Vous vous rappelez que dans la première saison, il se faisait mettre hors du « pacte des montres bleues » quand les gars ont fini par apprendre enfin qu’il était toujours avec Lyne-la-pas-fine ? Là, merveilleusement, c’était le contraire. C’est lui qui a dissout le groupe pour le meilleur (et en même temps pour lui, pour le pire quand vint le temps de chercher du réconfort par téléphone…). Et franchement, Pierre-François Legendre, je lui remets un Gémeau de l’interprète masculin juste pour cet épisode. Franchement, je ne détestais pas l’acteur, mais j’avais hâte de le voir dans ce genre de scène à fleur de peau. Wow ! Il ne m’aura pas déçu à ce niveau-là.

Je lisais bien des commentaires sur différents billets de blogue et plusieurs disaient qu’il faut une suite. C’est drôle, je ne suis pas sûr. Avec le temps, j’ai appris que les meilleures séries nous laissaient avec plein de questions sans réponses auxquelles le spectateur peut s’imaginer ce qu’il veut. Parce que ça serait bien beau des « retrouvailles », mais ça serait risquer de revenir en arrière pour les personnages, de se répéter et qu’au final, on soit déçu. Depuis hier soir, je fais l’exercice d’imaginer la vie de nos Invincibles (ces super-héros qui n’en sont pas) après ces événements et j’aime bien ça. Je me dis que c’est ça la beauté de l’art: ne pas répondre à tout, laisser des réponses en suspens aux spectateurs. Mais bien sûr que je vais m’ennuyer et désormais, lorsque j’entendrai Still loving you, je reverrai la fin et également Steve dans des partys échangistes, Rémi dans un domaine professionnel (arpenteur-géomètre ?), P-A qui revient de son voyage d’Haïti avec un peu moins d’ego et Carlos avec sa petite Camille (et même son petit Arthur)…

Cette drôle, malgré cette finale bien emmenée, ça me rend triste. Je vous l’ai dit: journée pourrie que ce mercredi.

Les billets du jour: Requiem pour 4 ados qui ont enfin décidés de devenir adultes. Alors, je vous invite à lire l’opinion de Richard Therrien et celle de Steve Proulx. Aussi, pourquoi pas, laissez des fleurs virtuelles sur la tombe virtuelle de Lyne-la-pas-fine sur le blogue de Martin Petit.

Signes de l’apocalypse

Ça y est, je le dis. C’est l’apocalypse. Comme bien des malades intégristes fanatiques chrétiens fort croyants, je proclame que l’Apocalypse avec un grand « A » est proche. Premier signe: le pape est en train de se mettre à dos une quantité incroyable de catholiques (même du clergé lui-même !!!) avec ses propos qui viennent de l’an 1000 avant Jésus-Christ.  Deuxième signe: les États-Unis vont signer une déclaration des Nations Unies (non contraignante par contre) pour dépénaliser l’homosexualité. J’entends d’ici les fanatiques évangélistes et mormons en tout genre hurler d’horreur et ça me fait tellement sourire. Dernier signe et non le moindre: Carbonneau a été renvoyé du Canadien de Montréal la semaine dernière.

Ah, le renvoi de Carbo… Je n’en ai pas parlé la semaine dernière. 1) Parce que je suis que de très loin le Canadien de Montréal et franchement, leur sort m’indiffère. 2) Parce que ça a pris tellement de place dans les médias que ça en devenait franchement gênant. Quand tu dis que ça a pris plus de place que Henri-Paul Rousseau qui commentait sur la Caisse de dépôt (avec ces fameux « Je suis content de votre question »)… 3) Me semble que les 110% de ce monde ont tout dit, ont tous pété leur coche et qu’il est l’heure de passer à autre chose.

Là, attention, je vais dire quelque chose de terrible, mais je vais le dire pareil: au pire, c’est juste une ÉQUIPE DE HOCKEY. C’est incroyable toute la place médiatique que ça prend, sans farces. Cet automne, je riais quand je voyais ce cours de l’Université de Montréal disant que le Canadien de Montréal était une religion. Aujourd’hui quand je vois qu’on accorde 1h30 de temps d’antenne à ce sujet (voire plus) sur LCN et RDI… Je me dis que oui, c’est définitivement plus gros que la religion catholique elle-même.

Alors, bon, maintenant que Moïse Carbonneau est parti (puisqu’il faut parler en termes religieux), qui va emmener nos Glorieux (dont 90% environ ne parlent pas un traître mot de français sauf les sempiternels « bonjour » et « merci ») vers la Terre Promise ? On ne sait pas. On ne sait même pas s’il devrait parler français. Bon, moi qui aime le français, je dirais que OUI. Déjà que l’équipe est de moins en moins francophones, est-ce qu’on pourrait de grâce avoir quelqu’un qui s’exprime en français ? Question de rappeler – à défaut de l’appliquer – qu’au Québec, la langue d’usage et principale est le français. Mais bon, il semble qu’on préfère quelqu’un qui nous emmenera à la Coupe Stanley (l’inaccessible rêve) à quelqu’un qui s’exprime en français. Soit. On pourrait peut-être commencer à parler en anglais partout, maybe this blog should be english-only, no ?

En fait, je déconnais tantôt avec mes signes de l’Apocalypse. Mais il y a peut-être lieu de s’inquiéter pour le français au Québec quand la Caisse de dépôt est dirigée par un unilingue anglophone et que les Québécois sont prêts à renier leur langue tout ça pour avoir une parade sur la Ste-Catherine pour admirer une coupe argent qu’ils perdront l’année d’ensuite.

Le billet du jour: Avez-vous peur du cancer ? Qui ne le serait pas ? Le mot revient TOUS LES JOURS dans les médias et chaque semaine, une nouvelle étude nous dit que tel truc est cancérigène ou qu’au contraire, prend tel aliment est un anticancérigène. Steve Proulx aborde le sujet alors que des médias ont pratiquement colporté que Facebook était cancérigène… Moi, qui a une tendance à l’hypocondrie (j’en reparlerai éventuellement), j’ai abandonné. Sans farces, j’en ai plein le derrière de me farcir de la peur à la petite cuillère. À écouter toutes les études qui se font, TOUT EST CANCÉRIGÈNE. Bientôt, on va nous apprendre que les souliers à crampons,  marcher sur les mains, les toutous de Bob l’Éponge, regarder les Simpsons entre 16h et 20h et flatter un chat à la pleine lune les mois qui finissent par un 30 sont cancérigènes. Une question comme ça, je ne suis pas médecin mais j’ai une hypothèse: est-ce que ça ne serait pas possible que ce soit notre mode de vie, nos relations humaines centrées sur nous-mêmes et le refoulement de nos problèmes et émotions qui causent le cancer ? Je dis ça de même…

Le fou rire de la fin de la semaine

Bon, il semble que la visite d’Obama au Canada s’est déroulée rondement. Le coquin a même fait une petite visite « délinquante » (ou prévue, mais pas dite aux journalistes) dans un centre d’achats pas loin de l’ambassade américaine où monsieur s’est payé une queue de castor (c’est un dessert, et non pas, la queue coupée d’un castor qu’on mange) en plus de quelques gâteries pour la petite famille j’imagine. Mais franchement, via Steve Proulx qui cite le blogue de Marie-Claude Lortie, j’ai vu la photo la plus drôle et – comme le dit le chroniqueur – qui résume tout de la visite  du président américain. Je me permets de la mettre ici, mais en vous signalant qu’il s’agit d’une photo d’Ivanoh Demers de La Presse:

Obama éclipsant Harper

Non, mais quand on dit que l’un est plus populaire que l’autre… En tout cas, je la ris encore. 😛

P.S.: Oui, je sais que ce n’est qu’une question de prise de vue, mais pareil… Avouez que ça illustre bien la visite du président. 😉

Maîtres de nos textes

Ouin, ça va mal dans les quotidiens, particulièrement dans la famille Quebecor. La grogne monte et pas à peu près. Ça sent le lock-0ut, mais en même temps, à quelques jours du début de Star Académie, ça serait plutôt « malaisant » alors le terme n’est pas encore prononcé par Quebecor Média.

Bon, je ne parlerai pas des conditions de travail au JdeM. Je ne m’y connais pas assez pour me prononcer. Par contre, j’ai une petite opinion sur la manière dont Quebecor perçoit ses journalistes. Ce que je n’aime pas, c’est le glissement qui s’est produit dans l’empire médiatique depuis 5-6 ans. Au départ,  les journalistes étaient, à mon avis, bien perçus et respectés comme tel. Or, depuis 2003 (début des Star Académie et autres trucs à convergence), il me semble qu’il y a une triste dérape. Je lis, par exemple, cette lettre d’un ancien journaliste d’ICI sur le blogue de Steve Proulx et ça m’effraie. Ça m’effraie de penser que bientôt, les grands médias écrits ne percevront plus leurs travailleurs que comme des pions pour qu’ils écrivent sur ce qu’ILS veulent.

Ça m’effraie de penser que pour eux, les textes originaux écrits par leurs pigistes et journalistes ne sont que des « munitions » dont ils peuvent se servir comme ils veulent sans aucun respect de  droits d’auteur (un droit fondamental, surtout pour les petits pigistes qui travaillent pour des bouchées de pain…). Je veux dire que oui, les textes écrits dans un média « appartiennent » au média en question dans la mesure où ils s’en servent. Mais il y a une question de respect là-dedans qui se perd quand on te dit: « en fait, mon grand, ce que tu écris nous appartient totalement et on te doit absolument rien, parce que si on pouvait, on engagerait des singes pour écrire, ça nous coûterait  moins cher ».

Et le problème est que quand un jeune pigiste commence sa carrière (je m’inclus dans le lot), il est difficile de dire non à un emploi rémunéré… et ça, les grands médias le savent et s’en servent joyeusement. Alors, là, c’est de décider si nous sommes prêts à signer n’importe quoi et être capable de se nourrir ou avoir de l’intégrité et être prêt à vivre de manière plus que précaire…

Vous vous rappellez ? À l’époque, Jean Lesage faisait un fameux discours où il disait qu’il fallait être « Maîtres chez nous » ? À quand un slogan « Maître de nos textes » à la FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec) ?

Aujourd’hui, la FPJQ se prononce enfin contre cette cessation de droits moraux chez TVA Publications… Déjà le début de quelque chose.

Laurent a un imposteur, TVA a sa revanche

Je parlais plus tôt cette semaine qu’avec Facebook, un des trucs que je n’aimais pas, c’est que plein de monde se faisait passer pour d’autres (des vedettes, la plupart du temps). Hé bien, il semble que ce fléau n’atteint pas seulement Facebook. YouTube également. En effet, on apprend ici que le très sympathique et drôle Laurent Paquin (mon humoriste préféré, je l’avoue) a un imposteur sur YouTube. Quelqu’un qui se fait passer pour lui et poste des vidéos sur la plateforme de partage de vidéos. Or, l’humoriste n’a jamais posté de vidéos jusqu’à maintenant… car là, il a dû réagir. Je vous laisse vous expliquer la situation lui-même…  En passant, si je poste son vidéo sur mon blogue, est-ce que ça devient mon ami ? Non, mais selon Facebook, ça serait quasiment le cas, non ? 😛 OK, j’arrête de déconner et niaiser Facebook (de toute façon, j’aurai peut-être pas le choix de me mettre là-dessus alors je suis mieux d’arrêter ça là), voici les explications de Laurent sur la situation:

Bon, maintenant que c’est fait, dans une heure, les têtes « pensantes » du Bye Bye 2008 vont s’expliquer à la presse. Et ce n’est pas pour dire mais TVA « trippe » en ce moment sur le sujet. En fait, tout l’empire Quebecor « trippe ». Au point d’en avoir fait sa une avec René Angélil qui se dit outré et veut la tête de la direction de Radio-Canada Télévision. C’est moi ou quand j’entends René Angélil qui demande la tête de quelqu’un, j’entends toujours la Reine de Coeur dans Alice au pays des merveilles selon Disney qui ne cessait de crier: « QU’ON LUI COUPE LA TÊTE ! »

Disons que tout ce – excusez l’anglicisme – « spinnage » médiatique de l’empire sent la revanche à plein nez du fameux sketch contre Quebecor « Séraphin Péladeau ». En tout cas, je ne suis pas le seul à le penser, Steve Proulx aussi se pose de sérieuses questions sur un dossier qui devrait être clos depuis fort longtemps…