Savoir épeler É-T-H-I-Q-U-E

Y a vraiment des moments où se dit que les « grands » de ce monde ont tendance à vite oublier le terme éthique, la morale en général.

Par exemple, quand une société d’État Québécoise (mot à retenir ici) d’hydroélectricité attribue non seulement des petits dons à des écoles privées de la province, mais – encore mieux – à une université ontarienne (appris grâce à ce prof allumé)  ! Ça a beau être collé sur le Québec, ça reste une université ontarienne c****** !

Ou quand un candidat à la course à la chefferie de l’ADQ demande à un de ses adversaires de l’aider à avoir des signatures pour participer à la course à la chefferie en échange de « bons procédés »… « C’est commun dans ce genre de campagne », de dire le responsable de la campagne. Ben dis donc, ils sont bien préparés à prendre le pouvoir, ils sont déjà secrets et font des petits marchés avec les petits amis…

Ou quand le milieu de l’éducation crie à un plan d’action concret pour contrer le décrochage et la surpopulation dans les classes, mais qu’un premier ministre préfère songer à ce qu’il pourra hausser comme tarif pour éliminer le déficit qu’il a créé – vous savez, celui qu’il nous avait promis qu’il y en aurait pas pendant la campagne électorale passée ?

Oui, y a certaines personnes qui auraient besoin d’un cours d’éthique et de moral. Mais bon, à quoi bon ? Puisqu’il semble que même quand tu « bullshites », tu obtiens de la popularité en masse !

(On aurait pu ajouter quand t’es une ancienne ministre qui entre dans un parti municipal qui accumule les scandales et les conflits d’intérêt, mais bon, c’est peut-être pousser le bouchon un peu trop loin.)

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En symbiose ?

Image trouvée ici.

Je ne sais pas ce qui se passe dernièrement, mais je commence à comprendre ce billet du Renart. Je suis comme « beurk… », mon biorythme est dans une pente descendante. Je croyais que ça remonterait mais ce n’est pas le cas. En fait, ce n’est même pas une question « d’écoeurantite » du blogue plus que… l’actualité ne m’inspire tellement pas. Je crois que je préférerais vous parler de 100 000 autres trucs que de l’actualité. Je suis presque blasé.

La ministre Raitt et ses bourdes ? Bah… C’est une conservatrice, ce ne m’étonne plus. Ils ont prouvé bien avant ça leur incompétence.

Le Plan Marois ? Ben sérieusement, je le trouve mieux expliqué et il me semble plus acceptable que lorsque décrit la semaine passée. Sinon, bah, rien à dire. Par contre, je me permettrai un bémol : je ne suis pas certain que ça fonctionnerait dans la mesure où le fédéral se dirait que « Ils ne seront jamais satisfaits tant qu’ils ne seront pas indépendants, alors pourquoi on bougerait ? »

La souveraineté vole pas haut selon les sondages ? Sommes-nous vraiment surpris ? Y a-t-il vraiment un enjeu qui soulève les Québécois en ce moment ? Ça chiale ben gros contre le statut quo, mais ça aime bien les choses comme elles sont. C’est le paradoxe québécois dans toute sa splendeur.

Pour le reste, c’est encore pire. Vraiment, on sent que l’été s’amorce… L’actualité devient terriblement ennuyeuse, on s’accroche au moindre détail qui pourrait avoir peut-être le début d’une effluve d’un semblant de scandale. 😛

Alors, quoi faire pour se remettre sur le piton ? Je ne sais pas. Présentement, je songe à une transfusion intensive de soleil et de bonnes nouvelles dans mes veines. 😉

La vidéo du jour: Tout le monde en parle avec raison. Ce fantastique numéro de Christian Vanasse, Zapartiste de renom, qui devient l’espace d’un moment Pier-Karl Péladeau le patron de Quebecor Média. Ce numéro me rappelle à quel point je souhaite ardemment que l’homme n’acquiert pas le Canadien de Montréal… Ouf, pitié non ! C’est par le blogue de Cécile Gladel que j’ai découvert cette captation faite par Christian Aubry.

L’effet Cendrillon

Ah, Susan Boyle… Je ne voulais pas en parler parce que j’avais l’impression que tous les médias avaient fait le tour de la question. Mais il semble qu’encore aujourd’hui, cette femme « pas belle mais à la voix ravissante » (quoique, je tiens à dire qu’elle fausse dans sa chanson, hum hum…) fait jaser, ramenant à la mode le fameux proverbe anglais « you can’t judge a book by its cover » (on ne peut juger d’un livre qu’à sa couverture). Et ce n’est pas la première fois qu’à Britain’s Got Talent, une personne pas jolie impressionne. On se rappelle tous de Paul Potts, ce vendeur de cellulaire ventripotent et à la dentition imparfaite qui a chanté un air d’opéra et remporté le concours…

On aime tous l’effet Cendrillon: le petit canard qui devient finalement la star du bal et a droit au conte de fées et à la fin heureuse. Sauf que… Je veux pas péter la balloune de personne, mais… Vous trouvez pas ça bizarre que ça arrive deux années en ligne pratiquement dans le même concours ? Moi, c’est drôle, je trouve que ça sent le marketing à plein nez: on va répéter l’histoire du petit canard pour faire beaucoup de sous sur le dos du petit canard.

Et en plus, affaire comique: dans les deux cas, on a rappelé que ces histoires nous enseignaient qu’il ne fallait pas juger les gens par leur apparence physique uniquement. Or, théoriquement, après l’histoire Paul Potts, on aurait dû avoir les mêmes « a priori » avec cette dame… Et pourtant, le cycle a recommencé: dans l’assemblée, on se moquait d’elle avant sa prestation et les juges étaient prêts à la foutre à la porte cul par-dessus tête… Bref, on n’apprend jamais. Nous sommes humains et superficiels, particulièrement dans des concours de talent.

Et puis, comme le disait Marc Cassivi il y a quelques semaines, il est fort possible que si la dame gagne (forte possibilité vu le succès immense de M. Potts), on la change carrément physiquement pour être « au goût du jour ». Et personne ne s’en formalisera car un laideron dans la chanson, ça ne passe malheureusement pas. D’ailleurs, je me permettrai de vous dire que j’ai été surpris dimanche dernier de voir Paul Potts qui a seulement changé sa dentition et qu’on ne l’ai pas lipposucé ou obligé à suivre une diète/entraînement…

Le billet du jour: Beaucoup ont dit qu’avec Obama à la présidence, la perception envers les Noirs allait changer… Mouin… Mettons que si dans certains cas, ça marche, dans d’autres, c’est assez perturbant de voir que les perceptions ne changent pas. Par contre, je ne sais pas, je me dis qu’il faut prendre les bonnes nouvelles quand il y en a. Par exemple, un sondage récent (datant du 27 avril dernier) fait aux États-Unis qui démontre que les Américains sont de plus en plus en faveur d’une législation (ne serait-ce que d’une union civile) entre conjoints de même sexe. Comme je dis, faut prendre les bonnes nouvelles quand il y en a. 😉

Histoires d’humains

Ce billet provient d’une discussion que j’avais avec un ami hier soir. On jasait de trucs et d’autres (dont la fameuse religion catholique), une discussion qui a vite tourné en discussion historique sur la religion, entre autres. Finalement, après quasiment une heure, on en venait au constat suivant: l’Histoire avec  le grand « H » peut être vraiment plaisante, peut emmener à des découvertes et discussions fascinantes. Alors pourquoi elle a autant mauvaise presse ? Pourquoi, pour la plupart, quand on dit le mot « Histoire », ils deviennent verts et sur le point de dégobiller ?

Je me dis que probablement c’est l’obsession des dates. On associe l’histoire avec l’apprentissage pénible de dates. Bon, personnellement, je n’ai pas tant de problèmes avec les dates. Lorsque je veux bien les retenir, je suis en mesure de le faire. Mais je comprends que si pour le commun des mortels, l’histoire ne veut dire que « apprentissage de dates », ça lève le coeur. Pourtant, le nom le dit: l’histoire, c’est la trame narrative qui nous a emmenés jusqu’ici avec ses grands moments et ses moments pathétiques.

Anecdote personnelle: ma soeur était en révision pour son cours d’histoire du Québec. Elle voulait que je l’aide à réviser car elle avait de la difficulté à comprendre. Je me suis rendu compte pendant que je lui posais des questions qu’elle compartimentait le tout comme on classe nos chaussettes, nos livres, etc. Bref, elle était capable de comprendre les questions directement associées à la classification, mais elle ne comprenait pas les liens qui menait d’une période à une autre. Alors, je me suis mis à reprendre sa matière et lui dire en gros l’histoire de chaque période et les liens entre elles. Aussitôt, ça a fait comme: « Ah ! » Une grande lueur a éclairci son visage comme si elle venait de comprendre que l’histoire, c’est plus que d’apprendre c’est quoi l’Acte de Québec ou le rapport Durham. C’est aussi le POURQUOI et qu’est-ce qui explique que ce soit arrivé. Bon, malheureusement, comme on n’a fait qu’une révision ensemble et un peu trop collée sur son examen, elle a échoué et a été obligée de le reprendre mais je sens quand même qu’elle a, un tant soit peu, compris que l’histoire n’est pas juste une question de par coeur. Il y a une question de compréhension aussi.

Évidemment, l’histoire n’est pas parfaite. On sait beaucoup de choses des vainceurs, jamais des vaincus. On sait que certains textes anciens ont été traduits de façon arbitraire par certains moines de l’époque, etc. Il n’empêche qu’elle est fascinante, vaste, qu’elle est une source infinie d’inspiration. Juste de lire un site sur la Rome Antique comme celui-ci fait par un amateur (mais supra bien renseigné, passionné et avec un bon sens de l’humour) me transporte ailleurs, me fait découvrir un pan de l’humanité et me rassure sur le fait qu’il y a encore des gens qui aiment ça l’histoire. Parce que provenant d’un coin de Terre où la devise est « Je me souviens », il me semble important de se souvenir de son histoire et celle d’autres peuples.

Et vous, quelle est votre relation avec l’histoire ? L’aimez-vous ? Y a-t-il une période qui vous fascine plus que les autres ? Ah et tiens, je vais me permettre aussi une question de sondage (ça faisait longtemps):

Mais hé, pas parce qu’il y a un sondage que vous ne pouvez pas laisser de commentaires.

Le billet du jour: Bon ben il semble que sois pratiquement le seul à ne plus Twitter, même Renart s’y est mis ! Bon, sans blague, ça ne me cause pas vraiment de problème, c’est juste que… Pour moi, je n’y vois pas l’intérêt et qui ça intéresserait. M’enfin ! Puisque je suis un homme de Cro-Magnon… Houmpf, houmpf ! Moi, homme des cavernes ! Moi va chasser dinosaure pour dîner (ben quoi, selon les créationnistes, l’homme aurait vécu en même temps que les dinosaures… 😛 ).  Oh et Blogue l’Éponge fait une montée de lait fort intéressante sur les compagnies de cartes de crédit qui sont rendus à faire de la sollicitation dans les stations de métro

Sondage de la semaine

Allez, le débat des chefs est fini ! Alors, je vous demande la question que tout le monde va poser, mais ce n’est pas grave:

Exprimez-vous ! Quant à moi, je rédigerai ma réponse prochainement…

Chéri(e), je te mens pour ton bien

Alors, à la question, « Peut-on honnêtement tout dire à l’élu(e) de son coeur ? », vous avez répondu:

  • Oui, absolument ! à 11%
  • En général, oui, mais il y a certaines choses que l’on peut/devrait garder secrètes avec 81%
  • Non, l’honnêteté cause plus de problèmes qu’autre chose à 7%

Alors, en grande majorité, vous vous entendez sur le postulat que c’est bien d’être majoritairement honnête, mais d’éviter de toujours dire à 100% la vérité. C’est drôle, avant, j’aurais été choqué par ce genre d’affirmations. Mais avec deux échecs amoureux (de vraies relations, je parle) sous la cravate, je peux dire qu’effectivement, peut-être que la trop grande honnêteté n’est pas toujours bonne. Parfois, elle peut causer des malaises qui restent dans le couple jusqu’à la fin de celui-ci. Cependant, mentir souvent ? J’ai bien de la difficulté avec cela parce qu’un moment donné, je considère qu’un couple doit se baser sur de la confiance… Or, la confiance passe – en tout cas, pour moi – par l’honnêteté entre autres.

Tout un contrat, quand on y réfléchit (ou comme moi, on a le temps d’y réfléchir), la vie de couple ! Mais bon, à voir le grand nombre de blogueurs épanouis en couple (ou en tout cas, qui disent l’être), je me dis qu’éventuellement, mon cynisme amoureux va descendre et que je vais finir par m’ouvrir à ça. Finalement, je regarde ça et je suis Martin Brodeur ! Ceux qui savent les hauts et les bas de Sophie Paquin savent de quoi je parle… 😉

Sondage de la semaine

J’aurais voulu trouver un sondage sur la campagne électorale actuelle, mais sérieusement… Que voulez-vous sonder ? Le mea culpa nul de Dumont ? Les promesses de science-fiction de Marois (ben oui, toi que d’ici 5 ans, on aurait tous un médecin de famille…) ? La coupe de cheveux et la mollesse de Charest ? Non.

En fait, c’est l’épisode d’aujourd’hui des « Hauts et des bas de Sophie Paquin » qui m’a inspiré. Pour ceux qui la suivent, disons que dans les couples de la série, ça se ment beaucoup ou ça s’est menti beaucoup. Alors, je pose la question à ceux qui sont en couple, mais également aux célibataires qui ont un point de vue sur la question; que vous soyez aux gars, aux filles ou aux deux, je vous demande: