Un peu de lumière en 2010 ?

C’est du moins ce que je nous souhaite. Car je ne suis pas fâché de finir 2009 qui a été, disons-le, une année extrêmement moche. Et là, j’évite de vous parler de mon année personnelle, je ne parle qu’au niveau sociétal.

C’est l’année des occasions ratées et des rendez-vous manqués: Copenhague, la réforme de la santé aux États-Unis (acceptée, je l’admets, par le Sénat dans une version tellement diluée que finalement, ça ne changera pas TANT QUE ÇA le système américain), la « belle main tendue de Charest qui disait en décembre 2008 avoir compris que les gens n’en voulaient plus de son arrogance, mais chassez le naturel et il revient au galop », etc.

C’est l’année de décès importants qui ont occupé une place importante dans les médias, parfois avec goût et sobriété (Nelly Arcan, Pierre Falardeau, Gilles Carle)et parfois avec des dérapages à faire friser les cheveux sur la tête… genre un certain MJ.

C’est l’année qui a démontré les faiblesses de la démocratie (élections en Iran, faiblesse de la participation aux élections municipales), mais à la fois la puissance du journalisme lorsqu’il est bien fait (scandales de toutes sortes sortis dans les médias). Néanmoins, c’est l’année du renforcement du cynisme et qui démontre de plus en plus qu’au Québec, on aime bien se faire marcher sur la tête et en redemander sans protester.

Bref, je ne sais pas pour vous, mais 2009 me laisse un goût amer en bouche. Alors, je nous souhaite à tous, citoyens de la Terre, un peu d’espoir et de lumière en 2010. Je ne rêve pas, je connais l’homme et son fond plus noir que blanc mais… C’est l’espoir qui garde en vie. Bon, vous allez me dire que ça part mal: Harper proroge le parlement jusqu’en mars, après les Olympiques de Vancouver… Ah les Conservateurs et la démocratie ! Ça fait deux, c’est peu de le dire !

Sur ce, à tous, santé et meilleurs voeux pour 2010 !

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Au royaume du bonhomme Labeaume

Alors que je me prépare pour un week-end au royaume du bonhomme Labeaume (non, mais c’est pas justement notre charmant maire qui en a assez qu’on dise la « vieille Capitale » quand on parle de Québec ?), j’avais envie de donner quelques grains de sel sur des sujets d’actualité dont on parle pas mal ces temps-ci dans les médias.

Nos services de santé ne sont pas satisfaits du ralentissement dans la vaccination contre la grippe H1N1: hé, ça engage même Malik pour nous donner le goût du vaccin (voir la vidéo à la droite de la page pour ceux qui s’ennuieraient déjà des hauts et des bas de Sophie Paquin) ! L’acteur qui jouait Malik en médecin… Hum, pour moi, à Santé Canada, ils ont oublié qu’on était plus de 800 000 à écouter la série. En tout cas, je trouve ça pathétique tous ces mouvements des ministères pour nous donner le goût du vaccin. Il aurait fallu démystifier les choses AVANT au lieu de la cacophonie auquelle on a eu droit en début de vaccination. Maintenant, il est trop tard. De toute façon, on est quand même près de la moitié de la population à être vaccinée (dont moi, depuis une semaine) alors… C’est déjà ça, non ? Après tout, n’était-ce pas une vaccination VOLONTAIRE ?

Mais par contre, à ceux qui auraient peur du méchant vaccin, je vais vous dire la seule chose que j’ai eue: mal de bras au niveau de la piqûre pendant 4 jours. Et en fait, ça aurait pu être moins long mais j’ai voulu faire mon « tough » et je n’ai pas mis de compresses froides sur mon bras au début des douleurs. Ça m’apprendra à jouer au rebelle. 😉

Les frasques de Tiger Woods: Hé, mais sont complètement débiles aux États (et j’aurais le goût de dire partout ailleurs) ! Ça fait 2 semaines que ça fait la une des journaux !

Oui, OK, le golfeur a eu des maîtresses. BIG DEAL ! N’ont-ils pas eu un charmant président qui couchait à gauche et à droite (hello Mr. Clinton !) ? Personnellement, je ne savais même pas que le sportif était casé et avait des enfants. Je ne dis pas que j’approuve ses infidélités, mais… On s’entend qu’il ne s’est pas mis à frapper à innocents à coups de bâton de golf dans la rue, il a juste eu le malheur d’avoir des aventures. Je peux comprendre la déception de ceux qui mettaient le Tigre en dogme, mais get a life ! Dans à peu près toutes les séries américaines, ça se trompe à tour de bras et personne n’en fait un drame. Pourtant, ils font bien des unes pour accuser les jeux vidéos des tueries dans les écoles; pourquoi ne pas mettre à la une des séries et des soaps télévisés où l’infidélité règne ?

Quant à toutes ces femmes qui sortent soudainement pour dire: « Oui, oui, moi aussi j’ai couché avec Tiger Woods », vous ne trouvez pas ça mesquin et excessivement opportuniste ? Disons que ça rappelle que sur une majorité de femmes qui sont posées et intelligentes, y a aussi une belle tranche de pétasses malheureusement.

Le cours d’éthique et culture religieuse, une propagande du multiculturalisme canadien: Je ne dirai que ceci: qu’est-ce qu’on attend pour remplacer les cours de religions par des cours d’Histoire, qui pourraient du même coup rappeller les atrocités commises par les diverses religions dans le monde ? Question de créer une et des générations qui ne se serviront pas de la religion comme béquille pour leurs valeurs. Question de développer l’humanisme chez nos enfants sans avoir à passer par Allah, Yahvé et tous les autres…

Le « Climategate »: On est en pleine conférence de Copenhague. On essaie de trouver des moyens d’améliorer le sort de la planète et là, bien sûr, il y a une tranche de la blogosphère qui capote parce que le GIEC aurait modifié des données sur certaines de leurs études sur les changements climatiques.

Bon, OK, admettons que ça soit exact, admettons qu’ils aient exagéré… Ce qui pourrait correspondre d’ailleurs à de l’éco-terrorisme doux. Supposons – car ça ne reste que des suppositions – que la Terre se réchauffe naturellement – sans AUCUNE influence humaine (ce dont je suis très sceptique) – comme plusieurs planètes et que c’est un cycle qui éventuellement va faire qu’elle va retomber dans une période plus froide éventuellement… Même à ça, on n’est obligé de se croiser les bras et se tourner les pouces en ne changeant rien dans nos habitudes de vie ?

Car c’est ce qui m’énerve de ces blogueurs qui sortent cette « Vérité avec un grand V », l’air bavant et jouissant d’être un révélateur du « Grand Complot Climatique »: ils confirment les positions des Sarah Palin et des Stephen Harper de ce monde. Leur position ? Continuons comme nous faisons: saccageons, pillons les ressources et polluons au nom de l’économie parce que de toute façon, ce n’est pas notre faute si la planète se réchauffe, qu’il y a un trou dans la couche d’ozone, qu’il y a des pluies acides, etc. Et ne changeons surtout rien à nos habitudes, ça serait devenir de sales communistes !

Or, ça m’énerve. Peut-être que c’est vrai: peut-être qu’on met trop l’accent sur les émanations de dioxyde de carbone et pas assez sur la pollution en général. Mais est-ce que ça veut dire pour autant qu’il faut recommencer à conduire des Hummer ? Arrêter de vouloir produire des technologies automobiles et industrielles moins génératrices de GES ? Moi, je dis que non et savez-vous quoi ? Voyant comment les humains ont toujours tendance à agir à la dernière minute, je préfère quasiment qu’on me dise que la situation est catastrophique et que ça force l’ensemble de la planète à bouger. C’est terrible, mais si ça peut nous faire changer dans nos modes de vie.

Car, effectivement, la solution environnementale ne se situe pas uniquement dans la réduction des gaz à effet de serre. Elle se situe dans une consommation raisonnable, locale, dans une utilisation saine des énergies, dans le développement d’énergies « propres », dans le recyclage, dans la cessation du suremballage, dans la protection de la faune et la flore, dans un développement urbain plus sain et respectueux de l’environnement, etc. Bref, c’est un ensemble de facteurs et de comportements que l’on doit adopter petit à petit. Pas juste les petits citoyens: les gros citoyens corporatistes doivent être mis au pas aussi ! Or, parce qu’UN groupe de scientifiques aurait PEUT-ÊTRE joué avec les données, il faudrait jeter le bébé avec l’eau du bain ? Euh… NON ! À moins de vouloir de s’auto-détruire, bien sûr.

Une commission d’enquête publique toujours ignorée: Bon, puisque notre premier nul du Québec Jean Charrue refuse toujours une commission d’enquête publique pour ne pas plonger son parti dans les abysses de la non-réélection, je vous invite à aller signer cette pétition officielle sur le site de l’Assemblée nationale. Vous avez jusqu’au 4 février prochain pour la signer. Déjà plus de 11 000 signatures au moment où j’écris, mais allez ! On peut monter ça davantage ! Partagez ce site à vos proches, question qu’il y ait bien des signataires.

À quand des citoyens de second ordre ?

Très amusant, mais surtout très terrifiant de lire sur cette histoire de subventions d’Hydro-Québec à des collèges privés (genre ceux d’où proviennent Thierry Vandal et Jean Charest) et même mieux que ça, au Conference Board (hé ! rien de trop beau pour le PDG !).

Mais c’est encore plus terrifiant de lire les commentaires sur l’école privée versus l’école publique. À lire cela, on se demande encore pourquoi on a un système public d’écoles. Lire le fiel et comment les écoles publics sont le déshonneur, comment « oh qu’il n’est pas question que mon enfant mette un pied dans ce ramassis de profs  « burn-outés », de drogués et où on n’apprend rien » mais dans la même phrase « qu’il n’est pas question qu’on coupe les subventions aux écoles privées, parce que je ne vais pas payer 2000$ par année pour que mon petit aille à l’école et déjà que mes impôts et la taxe scolaire paie un système dans lequel mes enfants n’entreront pas.« … Évidemment, des mauvaises langues diraient que tant qu’à y être, on paie – dont ceux qui ne pourront jamais y envoyer leurs enfants – 60% de toutes ces écoles sélectives (oui, il y a de la sélection parfois au public mais rien à voir avec le privé) qui ne gardent que le meilleur pour bien paraître dans le palmarès des médias…

Finalement, à entendre cela, pourquoi ne pas rendre les écoles toutes privées ? Et les hôpitaux aussi ? Et les services d’urgence ou la poste ? Pourquoi tout ne serait pas privé ? Pourquoi ne pas créer deux classes de citoyens: ceux qui auront l’argent pour aller à l’école, se faire soigner, qui pourront avoir de l’électricité, se payer les services d’urgence et avoir l’argent pour recevoir du courrier… et les autres, les citoyens de second ordre, qui ne pourront ni s’éduquer, ni se soigner, ni se chauffer, qui crameront dès qu’il y aura un incendie (parce que pas les moyens de se payer des pompiers) ou un accident tragique.

Alors, rapidement, dans ce type de contexte, les citoyens de second ordre vont dépérir, crever et au bout du compte, on n’aura que la crème: les riches.

Ça a l’air con comme discours, mais quand je lis les commentaires sur l’école privée versus publique, c’est le sentiment que j’ai: les gens veulent des citoyens de premier ordre (ceux qui vont au privé) et des citoyens de second ordre (ceux qui iront à la terrible école publique parce qu’ils sont trop pauvres). Et c’est ce qui arrive quand des gouvernements vantent les mérites extraordinaires d’avoir deux systèmes d’éducation, de santé, etc. (et là-dessus, je blâme aussi les péquistes même si les libéraux se sont bien assurés de clouer le cercueil avec leurs politiques néolibérales).

Forcément, on ne voit que les côtés rutilants du privé sans en venir à la conclusion que c’est peut-être parce qu’on a encouragé à coups de subventions gouvernementales le privé (le comble !) que le système public s’est mis à péricliter. Et puis quand des publications (*tousse tousse* L’Actualité *tousse tousse* La Presse *tousse tousse*) embarquent dans le jeu de la démonisation du public à coup de palmarès et de gros titres chocs, alors là, le public panique et forcément, on ne voudrait surtout pas que nos petits chérubins soient confrontés à la drogue, au sexe et aux professeurs incompétents (parce que c’est IMPOSSIBLE qu’il y en ait au privé, voyons !).

Alors, à quand un regroupement pour des citoyens de second ordre ? Évidemment, personne ne le fera. Personne n’ose dire ce genre de choses aussi crûment. Non, à la place, on nous dira qu’il faut être lucide, rationnel, prendre les meilleurs choix pour le Québec, arrêter d’encourager le statut quo et voter ADQ ou Parti Libéral ou même Parti Québécois dépendant de comment se sent le caucus et les sondages internes ce mois-ci.

Sauf que ça revient au même.

Moi, Spectra. Toi, Jane.

Bon, impossible de ne pas parler de la guerre des festivals qui s’est amorcée dans les derniers jours. On rappelle les faits: l’équipe Spectra, responsable des Francofolies de Montréal et du Festival de Jazz ont pris la décision que les Francofolies qui étaient traditionnellement à la fin du mois de juillet / début du mois d’août seront présentés en juin l’an prochain. Ce qui ne fait pas l’affaire du Festival d’été de Québec sous prétexte que plusieurs artistes pourraient alors bouder le festival de la Capitale Nationale au profit du festival montréalais se déroulant alors quelques semaines plus tôt.

En premier, ce fut le Napoléon de la Grande-Allée qui fustigea et puis il y eut une réaction d’Alain Simard, grand patron de Spectra et du pantomime maire Gérald Tremblay.

Bref, comme si la tension entre la capitale et la métropole n’étaient pas déjà toujours vives, elle s’est intensifiée de plus belle – grâce à nos hommes politiques (parce que franchement, même Daniel Gélinas, responsable du Festival d’été de Québec avait un ton plus calme que le Pol Pot de la Haute-Ville).

Personnellement, ce qui m’agace, c’est la manière cavalière de Spectra d’annoncer le tout. On annonce ça comme ça, de bout en blanc, comme si ça sortait de nulle part (même si on apprenait que l’idée était dans l’air depuis fort longtemps selon Daniel Gélinas). Aucune concertation, aucune explication du problème, aucune table où les responsables de festivals pourraient en discuter et trouver une manière de régler la chose. Sans compter la mascotte censée diriger cette métropole le maire Tremblay qui hoche la tête et semble avoir accepté le tout sans avoir mis le holà… À se demander si c’est Spectra ou le maire qui dirige la Ville de Montréal.

Comprenons-nous bien: je peux comprendre un peu l’argument de Spectra qui pourrait alors fait les Francofolies et le Festival de Jazz sur la place des spectacles sans avoir à payer pour le démontage des scènes extérieures. Sauf que j’accroche malgré tout: n’y a-t-il pas d’autres moyens de repenser ce festival pour qu’il soit rentable ? Et il me semble qu’auparavant, ce festival avait un énorme succès. Qu’est-ce qui s’est passé pour qu’il soit déficitaire ? Mauvaise organisation ? Programmation ? Certainement pas la météo car il a fait plus beau durant les Francos que pendant le Festival de Jazz et il n’était pas déficitaire celui-là.

Je comprends que les Francofolies soient nécessaires, particulièrement à Montréal où l’espace de la langue française s’amenuise petit à petit. Même si, entre vous et moi, je ne crois pas que ce festival donne l’envie à des anglophones et allophones d’apprendre le français, ça reste une belle vitrine de la langue de Molière dans une île quasi scindée en deux langues. Sauf que comme le soulignait le président de la Fête nationale et ce blogueur, les Francofolies en juin, tout juste avant la St-Jean-Baptiste, ça risque de diminuer la ferveur envers les spectacles de la St-Jean…

Bref, bien que pour l’équipe Spectra ce soit une idée qui leur plaît, disons que celle-ci est plutôt mitigée en ce qui a trait aux autres événements du même genre qui devrait suivre (et peut-être même se contenter des restes). On aurait aimé que l’équipe Spectra agisse un peu moins impulsivement (ou en Cro-Magnon, choisissez l’expression qui vous plaît)  et essaie de faire des rapprochements avec festivals et événements en juin pour trouver des compromis. Mais ne vous attendez pas à un dénouement heureux de cette histoire. Du moins, pas tout de suite. La guerre est bien prise, chacun reste sur ses positions et ça fait le bonheur des commentateurs en tout genre qui n’avaient rien à se mettre sous la dent depuis un petit moment à part les surfeurs de voiture.

Les amis de Freddy

Source: Radio-Canada

Source: Radio-Canada

Définitivement, plus on a d’infos sur l’affaire Villanueva et plus on se rend compte qu’il était entourés d’anges, de modèles pour la société, le genre qu’on cite dans les livres d’histoire comme de grands héros.

Du sarcasme ? Où ça ? Non, je n’irais quand même pas jusqu’à dire que tout ce méga drame sur l’enquête publique (réglé aujourd’hui en plus), l’affaire des avocats payés ou pas payés par le gouvernement était un moyen pour la famille de la victime de retarder le plus possible l’enquête pour que celle-ci ne mette surtout pas la lumière sur les fréquentations « éclairées » du jeune homme… Des fréquentations qui, comme on le voit, ont tendance à prendre de bonnes décisions emmenant notre société plus loin dans son avancement…

Parce que c’est ça le problème de l’enquête publique: oui, on s’intéressera au profilage racial chez les flics et tant mieux s’il peut y avoir des recommandations en ce sens. Mais la famille a intérêt à attacher sa tuque avec de la broche car les fréquentations du jeune homme abattu l’été dernier seront aussi scrutées à la loupe. Surtout celles de son si « charmant » frère Dany.

Parce que quand on voit les amis de Freddy, on se dit qu’il a peut-être mal choisi sa bande de potes…

Noir ou blanc

C’est bizarre: il semble qu’à chaque été, on ait droit au décès de 2 ou 3 grosses personnalités de la culture américaine, laissant un grand vide dans le monde (prouvant aussi l’hégémonie de la culture de nos voisins du Sud). Aujourd’hui, on a eu droit à un 2 pour 1. Farah Fawcett est décédée, populaire vedette de la série télé Charlie’s Angel, que c’est surtout la génération des 30 en montant qui l’ont connu (parce que bien que je connaissais le nom, je ne peux pas dire que la connaissais beaucoup).

Et là, c’est  le « roi de la pop » qui est mort, Michael Jackson… Là, par contre, ça me parle. Je veux dire que ma génération a tout de même bien connu Jackson. Malheureusement, ma génération a surtout connu le Jackson blanc, le malade mental qui s’était créé un immense terrain reprenant l’idée du Pays imaginaire (Neverland) de Peter Pan, celui qui avait la face tellement refaite qu’on avait l’impression qu’à tout moment le nez allait lui tomber, celui qui aimait un peu trop les enfants au point de dormir avec eux… et pas parce que eux le voulaient, celui qui voulait tellement montrer son bébé qu’il l’a suspendu dans le vide et celui dont les derniers disques de sa carrière étaient… disons-le, plutôt nuls. On n’a pas connu beaucoup le Michael Jackson noir, celui de Thriller, le danseur de « moonwalk », le petit cute des Jackson Five qui cachait en lui une vie terriblement dure…

Bref, c’est étrange, mais je ne suis pas terriblement triste de perdre le Michael Jackson des dernières années. Celui-là me dégoûtait avec ces attitudes étranges, son teint cadavérique (sic!) qu’il devait cacher sous un parapluie pour éviter le soleil et sa voix rendue… plus aussi bonne qu’à l’époque. Car franchement, je l’avoue candidement, le Michael Jackson de Thriller était bon. Celui-là va me manquer… Thriller, Billie Jean, Beat it… Même si on peut considérer ces chansons « quétaines » aujourd’hui, il reste quand même que les airs et les pas de danse de Jackson nous ayant marqué (quelque part, Black or White aussi n’était pas mal, mais bon là, il n’était plus noir).

Mais – comme je le discutais avec ma mère – Thriller, disons-le, c’était le top de la carrière de Jackson, le sommet. Dès le premier mois, l’album avait déjà été vendu à un million d’exemplaires !!! Aujourd’hui, on estime qu’il y a entre 65 et 108 millions d’exemplaires vendus de ce disque. Or, quand on arrive à un tel succès de danse/de musique/de vidéoclip (soyons honnêtes, le vidéoclip Thriller a marqué les esprits et a lancé la mode des vidéoclips pour de bon), on ne peut que redescendre. Étant un être extrémiste perturbé par des abus paternels incessants, se prenant pour Peter Pan alors qu’il était dans la quarantaine (il allait avoir 51 ans cet été), il était « normal » que la chute soit d’autant plus brutale. Excès, mariages bizarres qui n’ont pas marché, problèmes monétaires, accusations d’agression sexuelle… c’est malheureusement le testament d’un artiste en perdition qu’aura laissé Michael Jackson dans les dernières années.

Pourtant, ses admirateurs purs et durs ne l’ont jamais lâché à mon étonnement. Malgré tous les scandales, ils étaient là à l’encourager que ce soit à ces spectacles ou au palais de justice… Des vrais fans. Des fans qui défendaient toujours ce pauvre et fragile Michael. Étonnant qu’il n’ait pas eu droit à son « Leave Michael alone ! » comme Britney. Par contre, ils sont plusieurs à s’être attroupés devant le UCLA, consternés.

Alors qu’il allait retourner en scène en juillet, il la quitte pour de bon. Dommage, mais je ne crois que ce retour en selle aurait changé quoique ce soit. À part sa base pure et dure, je ne crois pas que le retour de Michael aurait tant attiré. À mon avis. Je peux me tromper.  Je suis peut-être dur, mais je ne peux pas que faire des louanges à son égard. Néanmoins, je peux tout de même souligner son influence sur la pop et quelqu’un de ses succès.

Et vous, Michael Jackson ? Vous l’aimiez plus en noir ou en blanc ? Ou pas du tout ?

SODEC: j’ai peur de l’effet Chaput

Oui, je sais, ce nest pas un hôtel de Cannes ! :P

Oui, je sais, ce n'est pas un hôtel de Cannes ! 😛

Jean-Guy Chaput: un nom qu’on connaissait pas il y a à peine deux semaines, mais qui en 3 jours, aura réussi à ternir totalement tout ce beau festival de Cannes qu’a connu particulièrement l’industrie québécoise avec 3 films à la Quinzaine des réalisateurs. Un peu chiant de voir qu’il y a des dirigeants de sociétés d’état qui se la coulent douce avec les fonds publics.  Très chiant de voir que ces dirigeants n’ont même pas d’éthique personnelle et que ça prend un vérificateur général pour dénoncer ces abus princiers.

Charest veut le voir partir immédiatement, ben kin ! Non, on aimerait ça qu’il dépense plus d’argent, question qu’il y en ait moins pour la Société. Denis Lessard sur Cyberpresse affirme que le gouvernement avait déjà des doutes sur le bonhomme… Sauf que le gouvernement, dont la ministre St-Pierre, semble jouer les innocents en oubliant une information essentielle: ce sont eux qui ont mis ce gars-là (pour ne pas dire autre chose de plus vulgaire) à cette position !

Mais j’ai peur de ce scandale. J’ai peur que des petits provocateurs de « trash radio » en profitent pour dénoncer la SODEC et demander l’abolition de cette société qui encouragent des « bs de luxe » selon eux. Je ne suis pas d’accord. Sans la SODEC, tant de projets artistiques n’auraient pas lieu, tant de succès n’auraient jamais vu le jour. Ne pensons qu’au succès récent du film de Xavier Dolan « J’ai tué ma mère ». Si la SODEC n’avait pas investi dans le film (surtout au niveau de la postproduction), celui-ci n’aurait jamais vu le jour. Surtout que Téléfilm Canada n’a pas mis un sou là-dedans. Or, le film n’aurait pas rayonné à la Quinzaine des réalisateurs et donc, pas de rayonnement de la culture québécoise à Cannes, etc.

La SODEC est essentielle pour la culture au Québec. Or, j’ai peur que le scandale de Jean-Guy Chaput vienne ternir l’importance de cette société d’investissement. Déjà que la culture est le parent pauvre de TOUS les budgets (que ce soit au provincial ou au fédéral), s’il fallait en plus qu’on coupe les quelques organismes chargés de distribuer l’aide gouvernementale, aussi bien dire bye bye à la culture !

Le billet du jour: Louis Préfontaine (ah oui, j’avais oublié de parler que le coquin blogue maintenant sous son véritable nom depuis quelques temps) aborde la question des Villanueva qui ne veulent pas se présenter à l’enquête publique du coroner… Franchement, je l’admire d’être encore capable de parler de cette histoire. Bon, je l’avoue, c’est peut-être parce que je ne vis pas et ne viens pas de Montréal, mais je ne suis plus capable de cette affaire qui a pris des proportions, ma foi, gargantuesques, presque « Godzillesques ». Oui, OK, un jeune est mort.  Oui, peut-être qu’il y a deux flics qui ont mal agi… Mais là, on se sert de cette affaire pour gonfler le tout et y intégrer tout dans une seule enquête: profilage racial des policiers, problèmes de pauvreté à Montréal-Nord, etc. Je suis sûr qu’on va trouver le moyen d’y intégrer le sujet de la crise économique actuelle dans le lot parti comme c’est là. Je vais peut-être sonner comme un gars de droite (tiens, ça fera changement 😉 ) mais un moment donné, on ne peut pas des enquêtes publiques sur TOUT. Ce sont des problématiques importantes certes, mais elles peuvent se régler ailleurs que dans le cadre d’une enquête sur un acte policier, non ? Y a pas d’autres tribunes pour aborder ces sujets ? C’est peut-être juste un gars blasé de cette affaire qui parle aussi…