Blogue, blogue, jase, jase

Je ne sais pas si vous vous rappelez de cet appel à tous que j’avais fait au début du mois de mars ? J’avais demandé à des blogueurs s’ils voulaient bien répondre à un appel à tous pour une chronique mensuelle que je fais dans le Sans-Papier, le journal électronique de la TÉLUQ. Hé bien ! J’ai eu pas mal de réponses positives et c’est aujourd’hui que l’article est en ligne ! C’est gratuit, alors on ne se gêne pas pour lire. Pour la peine, je fais une récapitulation des blogueurs qui ont participé à ces échanges:

De plus, je me suis permis de citer dans l’article les blogues suivants pour des raisons qu’on a parlé d’eux dans l’article ou simplement parce qu’ils m’ont donné une chance dans cette blogosphère : Renart, Radicarl, Leif (qui sous son pseudonyme Molécule a été un des premiers à commenter 😛 ), Pascal Colpron

Et j’en ai omis plein dans l’article… Je vous aurais tous mis,  mais il aurait été trop long malheureusement. Mais bon, hé, c’est à ça que sert la Communauté du Blogue !

Par contre, je me sers aussi de ce billet pour rectifier une impardonnable bévue. Un autre blogueur s’était intéressé à mon appel à tous. Le très gentil et amusant Dark Remi of Doom, gardien de l’Antre de la Vérité. Sauf que malheureusement, des problèmes de communication auront fait que nous n’avons pas pu nous parler à temps avant la remise de l’article. Par contre, comme il a pris le temps de m’écrire ses réponses, j’ai décidé de lui donner l’espace présent pour les mettre. Alors, les voici (avec une répétition des questions):

1. Comment as-tu commencé à bloguer ? Qu’est-ce qui t’a motivé ? Un autre blogue que tu lisais, tu as entendu parler du phénomène ?

Initialement, je voyais le blogue comme un outil d’une médiocrité peu commune avec lequel les adolescents déblatéraient sur leur vie en écrivant des textes « emo » vides tout en affichant régulièrement des photos d’amis en écrivant quelque chose du style « Change pas *surnom X* j’t’aime fow. » Ceci dit, j’ai éventuellement fait la connaissance du Détracteur Constructif qui m’a fait porter un regard nouveau sur ce phénomène. À force de lire différents blogues pertinents, j’ai révisé ma position et j’ai décidé de m’y mettre moi-même afin d’assouvir un besoin croissant d’écriture qui me tenaillait depuis belle lurette puisque je n’ai pas vraiment l’occasion d’écrire en français dans le cadre de mon travail ou de mes hobbys.

2. On sait qu’autant il y a des blogueurs qui font des billets très rares que des gens (genre Patrick Lagacé) qui en font 4-5 par jour, voire plus. D’après toi, quel est le bon rythme pour afficher des billets ? 1 par jour, 2 par jour ? Plus ?

Je serais bien mal placé pour juger d’un nombre décent de billets puisque je suis très irrégulier dans mon horaire. Je crois que ça dépend tout autant du type de blogue que de son écrivain. En ce qui me concerne, j’aimerais tenter d’écrire au moins un billet par semaine mais c’est parfois difficile alors je me rattrape parfois la semaine suivante. Le fait est que, pour moi, le but n’est pas tant d’établir un auditoire fixe que d’écrire aléatoirement ce qui me passe par la tête pour mon propre plaisir et en dépit de ce que les gens en pensent. Pour ceux qui ont des blogues avec une thématique d’actualité, de politique et/ou qui établissent un large auditoire et une routine fixe, il est évident que les messages ont intérêt à être plus réguliers. Je dirais donc que 2 à 3 billets par semaine seraient les bienvenues.

3. Certains parlent du renouveau du journalisme (journalisme citoyen) lorsqu’on parle de blogue. D’après toi, quel est l’impact d’un billet ? Y en a-t-il vraiment un ? Ne parle-t-on pas qu’à ceux qui nous ressemblent ?

Comme toute tribune, l’impact du message est extrêmement variable selon le message véhiculé, sa pertinence et les gens qui sont là pour en profiter. L’avantage majeur du blogue est qu’il offre une fenêtre sur le monde pour quiconque décide y regarder. De ce fait, les gens qui ont un message à offrir et qui sont en mesure de le partager avec d’autres internautes qui partagent leur champ d’intérêt rejoignent rapidement bon nombre de gens. Contrairement à un journal populaire qui fait partie de la routine du commun des mortels, le blogueur doit construire son auditoire par divers moyens, comme en étant actif un peu partout sur la blogosphère et en se faisant connaître. Beaucoup d’efforts sont donc requis pour atteindre un niveau acceptable de notoriété sur la blogosphère mais lorsque l’on est connu et qu’on traite de sujets chauds, il est de plus en plus facile d’atteindre l’effet « boule de neige » en rejoignant rapidement les habitués et en attirant d’autres gens par les moteurs de recherche. De ce fait, il est probablement plus facile d’avoir un impact quelconque en divaguant sur les déboires de Britney Spears qu’en élaborant exhaustivement sur des sujets mathématiques complexes. Il est donc très difficile de juger de l’impact réel d’un billet sinon que c’est possible d’affecter les gens par ce médium. Si on réussit à vendre son produit et à attirer des lecteurs, il va sans dire que, à petite ou grande échelle, on fait une différence dans la vie des gens qui prennent la peine de lire.

4. Tu as décidé, dans ton blogue, de faire des textes plutôt amusants sur des thèmes plus ou moins sérieux. Explique-moi ton choix éditorial.

Tel que mentionné précédemment, le but premier de mon blogue est de me divertir moi-même. Étant une personne plutôt humoristique et colorée, j’aime élaborer sur ce qui me passe par la tête sans nécessairement savoir ce que ça va donner. Il m’arrive souvent de commencer un billet sans savoir comment il va finir ou, au contraire, de cesser d’écrire après deux paragraphes parce qu’une idée qui semblait bonne à la base me semble momentanément moins bonne. Le fait est que j’ai plusieurs passe-temps, plusieurs goût très prononcés qui semblent parfois douteux pour les êtres humains dits « normaux » mais j’adore manifester explicitement mon intérêt pour des choses qui n’intéressent pas vraiment les gens ou qui ne suscite tout simplement pas de réflexion habituellement. C’est le genre de chose que je fais normalement sur une base orale au cours de festivités bien arrosées mais j’ai décidé de mettre le tout sous forme de texte pour le simple plaisir de l’écriture et du partage, caricaturant ma propre personnalité et espérant que les gens vont avoir autant de plaisir à me lire j’ai moi-même du plaisir à écrire. Bien que les gens qui ne me connaissent pas n’ont aucun moyen de le savoir, mon blogue est tout bonnement une fenêtre sur mon esprit que quiconque me côtoie régulièrement connaît déjà très bien. Je n’ai aucune limite, aucune restriction de sujet ni aucun but précis si ce n’est de divertir et inciter à la réflexion pour qui sait lire à travers mon humour empreint de sarcasme et d’ironie.

5. (Question avocat du diable) Le principe même du blogue veut qu’il offre une plateforme de discussion autant pour les blogueurs que pour ceux qui commentent. Or, n’importe qui peut commenter sur un blogue. N’ouvre-t-on pas la porte là à l’excès, au dérapage ?

Il est évident que le blogue est une porte grande ouverte pour les dérapages en tous genres, comme l’Internet en général d’ailleurs, mais il faut savoir modérer son blogue. Il existe probablement qui tirent partie de ce phénomène pour créer le chaos mais je crois que les outils mis en place par les différents fournisseurs de cette plate-forme sont suffisants pour faire taire les éléments perturbateurs. De plus, si les blogueurs ne voulaient pas de dérapage, ils évideraient sûrement de traiter de sujets qui risquent d’en créer. On récolte généralement ce que l’on sème.

6. (Autre question avocat du diable) Y a-t-il une blogosphère de droite importante ? Parce que quand je voyage personnellement sur la blogosphère, je vois beaucoup de blogues de gauche, mais la droite me semble silencieuse à part quelques exceptions (Richard Martineau, Martin Masse). Est-ce parce que dans la fond, la blogosphère est très divisée en clique et que la blogosphère de droite existe et je ne la vois pas en tant que blogueur de gauche ? Connais-tu la blogosphère de droite un peu ou tu l’évites ?

Malheureusement, je ne suis pas très politisé et j’ai tendance à me perdre dans les dédales infinis de la complexité gouvernementale. Bien que j’aie un intérêt marqué pour les différents enjeux de notre société, j’ai une approche plutôt philosophique de la chose et je me contente généralement d’élaborer sur les différents sujets de ce genre d’un point de vue personnel qu’en me rattachant à une idéologie pré-définie. Ne fréquentant pas vraiment ces blogues, il m’est donc difficile de répondre avec des faits mais je me permet quand même une réflexion sur le sujet. Je crois que le mouvement gauchiste est mieux représenté pour la simple et bonne raison que ses adeptes sont probablement plus jeunes, plus motivés, idéalistes et révolutionnaires tandis que ceux qui prônent la droite sont de la vieille école et prennent leur idéologie pour acquise. Pourquoi prendre le temps de défendre la logique pure contre une bande de hippies?

7. Dans ton cas, tu as décidé de bloguer sous un pseudo. Pourquoi ?

En ce qui me concerne, j’ai tout bonnement décidé d’opter pour le pseudonyme que j’utilise sur MSN Messenger depuis plusieurs années. Je trouve que ça donne bien et que ça cadre bien avec mon style d’écriture. Quoi qu’il en soit, la plupart de mes visiteurs me connaissent personnellement et je n’ai aucun intérêt à cacher mon identité. D’ailleurs, je fournis quelques liens vers des critiques musicales et personne ne m’a jamais demandé mon nom. Bref, aucune raison outre la sonorité et l’esthétisme.

Et voilà ! Merci encore Dark Rémi pour tes réponses très appréciées. 🙂 Par la même occasion, je voulais profiter de l’occasion de ce billet joyeux et plein de franche camaraderie blogesque pour dire ceci: bon, je le répète encore mais je tenais à le dire, le 15 avril prochain, ça sera le premier anniversaire de ce blogue. Pour ce faire, j’aimerais faire quelque chose de spécial, quelque chose que VOUS voudriez que je fasse, des idées farfelues ou moins farfelues. Évidemment, la décision finale resterait à ma discrétion (quoiqu’il n’est pas dit que je ne vous demanderais pas votre avis dans un sondage ou autres…) et il n’est pas impossible qu’il y ait un autre billet d’ici le 15 abordant ce sujet, mais vous pourriez déjà lancer des idées comme ça. Je trouverais ça intéressant, en tout cas.

De plus, et là, peut-être que j’en demande trop, mais comme on dit: un gars s’essaie. 😉  Je sais qu’il y a des lecteurs de ce blogue qui dessinent/gribouillent, qui font du montage, etc. Bref, qui ont 1000 fois plus de talent que moins avec le visuel (surtout le dessin). Là, je lance ça dans les airs, mais pensez-vous que ça serait possible qu’il y en ait parmi vous qui fasse un petit dessin spécial d’ici le 15. Je trouverais ça amusant une petite galerie « bloganniversaire » où je pourrais afficher vos oeuvres avec vos noms (surnoms) et tout… Mais bon, on s’entend que c’est juste une suggestion et c’est pas grave s’il y en a pas. Cependant, si ça vous branche et que vous avez du temps, faites-moi signe ! 😉

Bon, allez, il se fait tard: cessons ce billet interminable et on se reparle ! Merci encore aux blogueurs qui ont participé et même aux autres dans mon aggrégateur. 😉 Pas de billet du jour aujourd’hui, demain par contre…

Mise à jour (13h52): J’ai oublié d’ajouter qu’effectivement, cette initiative de ma part ressemble à ces très intéressantes entrevues de Il Blogue. Mais bon, les questions sont différentes et je n’ai pas pu en mettre autant que lui, ça aurait été cacophonique à plusieurs blogueurs en même temps. N’empêche que je trouve intéressant ce genre de travail, alors, je voulais le souligner. Donc, finalement, c’est mon billet du jour si on veut. 😉

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Appel à tous

Je veux profiter de l’occasion de la tribune ici offerte. Pour ma chronique non rémunérée (mais que j’aime tellement) sur le Sans-Papier (d’ailleurs, pour les 2-3 que ça intéresse, voici celle de mars qui m’a emmené une réflexion sur ce blogue), j’ai eu une idée et là, j’aurais besoin de collègues blogueurs et collègues blogueuses.

Le mois prochain, ça fera un an que je blogue (le 15 pour être précis). Pour l’occasion, j’avais le goût d’échanger avec des collègues blogueurs/blogueuses sur leur point de vue sur le blogue en général et j’en ferais un compte-rendu de ce (ou ces échanges) dans mon article d’avril de la même chronique. Forcément, je tiens à dire que je mettrais les adresses de vos blogues respectifs dans l’article, question d’attirer les visiteurs. Bon, évidemment la problématique de la distance et de nos occupations respectives font qu’on ne pourrait pas avoir une vraie assemblée de blogueurs/blogueuses  (même si ça serait fort agréable). Néanmoins – vive la technologie – des tas d’outils nous sont disponibles pour échanger (courriel, messageries instantanées, sites de réseautage, Skype, etc.).

Donc, voilà, j’aimerais bien échanger avec quelques-uns d’entre vous. Pas que je n’échangerais pas avec vous tous, mais trop d’intervenants risquent de rendre l’article chaotique, ce que l’on veut éviter. Alors, ceux qui ont envie de discuter avec votre humble serviteur sur le sujet, je serais bien enchanté de le faire. Cependant, il faudrait que nos discussions se fassent avant vendredi de la semaine prochaine (13 mars), journée où j’écrirai mon article.

Donc, faites-moi signe si vous avez envie de le faire, donnez-moi des suggestions de moyen de communication. Évidemment, ça serait intéressant une discussion à plusieurs, mais si c’est impossible de le faire je mettrai des extraits de rencontres « face à face » si l’on peut dire.

Bref, merci à l’avance d’avoir lu cet appel à tous. 🙂

En manque ?

Routard.com (source)

Routard.com (source)

Billet personnel futile dans une campagne électorale, mais hé ho ! Je vous avoue que si je dis encore Stephen Harper sur le blogue, le coeur va me lever. Non, mais sérieusement, une brève petite pause. Vendredi dernier, c’était l’anniversaire de deux amis (dont le Chibougameux) que nous avons célébré dans la joie et l’allégresse. Sauf que et c’est là que mon « fun » s’est un peu gâché: j’étais un des seuls « losers » célibataires ce soir-là. Pas croyable, 85% du monde était en couple… Or, comment dire, c’est qu’avant vendredi, je vous avoue que dernièrement, mes questionnements de célibataire ont été rangés au placard. Je vous avoue que je n’y pensais plus: trop occupé avec mon nouveau petit boulot de surnuméraire (d’ailleurs, il faut que je change ma page d’à propos de l’auteur), avec mon rhume, changements divers dans ma vie et etc. Sauf que là, ça me l’a carrément remis sur le nez vendredi: t’es tout seul mon homme !

Et Dieu que les gens sont bons pour vous remettre sur le nez ! À croire qu’ils font exprès de se minoucher quand ils sentent qu’intérieurement vous vous dites: « Ouin, j’ai hâte de trouver le bon ! » Je pense même – et là, ce ne sont que des supputations sans aucun fondement – que ça leur fait un plaisir malsain de voir les célibataires souffrir. Parce qu’on a beau dire que le nombre de célibataires augmente en flèche, il n’en reste pas moins que dans les médias, on « plugge » l’idée de réussite par le couple mur à mur. Étonnant dans une société où 50% des couples mariés se séparent.

Bref, aujourd’hui, on remettait des meubles à l’Armée du Salut parce qu’ils étaient en trop, qu’on avait changé certains trucs. Au lieu d’encombrer un dépotoir avec des bons meubles, on s’est dit que des plus démunis aimeraient certainement se les procurer. 🙂 Tout ça pour dire que les gars qui sont venus chercher ça étaient… MENOUM ! 😛  Y en avait un, carrément de mon goût. Sauf qu’à chaque fois, je me trouve vraiment pathétique et savez-vous ce que je me dis ? « Ouin, Satellite, c’est juste le manque qui te fait penser de même ! Arrête donc ! » Donc, je crois être carrément en manque dans les derniers jours. Ce qui est assez poche puisque je ne l’étais pas il y a encore 96 heures. En tout cas, merci à ces couples qui se minouchent sans cesse devant nous de nous rappeler la vie misérable que nous avons célibataires de ce monde ! (blague 😉 )

Mais bon, pour le gars de l’Armée du Salut, il y aurait peut-être fallu que je porte cette cochonnerie cette patente à gosse cette magnifique bague pour signifier mon célibat ! MOUHAHAHAHAHAHA ! Merci Détracteur, tu m’as bien fait rire avec ce billet ! 😉

Pour du plus sérieux, allez lire mes divagations sur le Sans-Papier d’octobre 2008. Oui, je sais: « sérieux » et « divagation » se contredisent… C’est ça la blague !

Les boucs émissaires, encore et toujours

Le Point)

Image du tueur de Virginia Tech, ça fait froid dans le dos hein ? (Source de l'image: Le Point.fr)

C’est incroyable… Encore une fusillade cette semaine, cette fois à Toronto. Sans dire que ça se produit souvent, il faut admettre qu’il y en a à un rythme assez effarant depuis Columbine en 1999. Évidemment pas aussi grosse que dans la polyvalente du Colorado ou à Montréal en 2006 ou, 7 mois plus tard, en avril 2007 à Virginia Tech. Surtout que cette fois, il semble que ça se soit fait dehors surtout. Mais bon, c’était quand même dans un secteur scolaire. À l’époque, en avril 2007, j’avais écrit un texte intitulé « Les boucs émissaires » pour le Sans-Papier. Un texte qui avait d’ailleurs suscité quelques réactions. Je me permets donc puisqu’à chaque fois, ça me met la gueule à terre ce genre d’événements de reprendre le texte publié à cette adresse et de le mettre exceptionnellement ici. Pour ceux qui diront que je suis paresseux, tant pis pour eux, ça ne m’empêchera pas de le faire. 😛 Allez, ça commençait comme ceci:

Les mois se suivent et parfois se ressemblent. Il y a sept mois environ, on parlait d’une fusillade à Montréal et là, ces dernières heures, on parle d’une tuerie en Virginie. Même continent, le problème ne s’est que déplacé vers le sud. Pire, on a battu un record et on parle, peut-être, d’une des pires bourdes policières depuis un bail. Bref, tout pour que l’événement amène à jaser. Le nom du tueur, un sud-coréen d’origine au nom dont je n’arrive même pas à prononcer, est sorti ainsi que des détails sur son état dépressif, sur sa note misanthrope, etc. Et ça n’a pris que quelques heures pour que les classiques jeux vidéos, musique, Internet et médias soient ciblés comme responsable de cette tragédie. Vous savez, la grosse accusation, avec le doigt tendu et tremblant pour signaler qu’il ne fallait qu’un autre événement du genre pour que ces experts ressortent leur fiel sur la culture populaire de « nos jeunes ».

Bref, si on comprend bien, au-delà du jeune psychopathe (on peut parler de psychopathie quand un individu tue avec la froideur décrite par les survivants), les vrais coupables sont les médias. Hé bien voilà! C’est simple finalement. On a le coupable, arrêtez-le! C’est incroyable comment, dans les dernières années, on a pris les médias comme bouc émissaire. Les jeunes sont trop sexués : c’est la faute à Internet et aux magazines qui montrent des pubs trop osées. Il y a trop de violence dans les écoles : c’est la faute aux films violents et aux jeux vidéos. Il y a des jeunes qui commencent à fumer : on voit trop de fumeurs dans les émissions de télé et dans les films. Wow! Si on se fie à ces analyses, c’est surprenant qu’Internet, la télévision, les magazines, le cinéma et la radio ne soient pas illégaux. Mais est-ce que la corrélation n’est pas simpliste au maximum?

Oui, c’est vrai que les médias ont une certaine influence sur nous. On l’a abordé le mois passé avec les campagnes publicitaires et l’image d’un politicien qui influencent le vote. Mais attention! J’ai bien dit une CERTAINE influence. Parce que c’est très facile de prendre la discographie d’un tueur comme ceux de Columbine et dire : « HA! HA! Famili… Euh, je veux dire, c’est Marilyn Manson qui les a influencés pour commettre le massacre! » Je m’excuse, mais qui leur a mis un fusil dans les mains à ces jeunes? Marilyn Manson? Je ne pense pas. Peut-être qu’effectivement, juste avant le massacre, pour se pomper, ils ont écouté une dernière fois une chanson du chanteur, mais l’influence s’arrête là. Et regardons le profil fait du tireur de Virginia Tech : il était solitaire, sur les antidépresseurs, il ne parlait à personne, etc. Sans vouloir accuser qui que ce soit, ne pensez-vous pas que tous ces indices auraient dû allumer les lumières de plusieurs? Quand on regarde le profil de plusieurs tireurs comme celui de Dawson, on voit une belle corrélation. Une vraie, cette fois.

Pourquoi ils attaquent des écoles? Ne comprenez vous pas qu’ils frappent les édifices qui leur rappelle des souvenirs douloureux? Je veux dire que quand pour toi l’école est une torture, que tous les étudiants t’ignorent ou te ridiculisent et que personne ne s’arrête pour te demander comment ça va, t’offrir de l’aide ou, tout simplement, discuter avec toi… Disons que ça sent la bombe à retardement. Avouons-le, à certains moments dans notre cheminement scolaire, on aurait voulu nous aussi nous venger de ceux qui nous faisaient du mal, qui nous harcelaient, etc. Pourtant, la plupart de nous ne l’avons pas fait parce que nous avions la chance d’avoir des parents ou des amis qui nous supportaient. Mais laissez un individu tout seul avec de la colère… Les résultats sont presque toujours funestes. Alors là, si, en plus, il ne consomme que des médias qui contiennent de la violence, ça peut aider à déclencher le tout. Bien sûr, ils ne veulent pas toujours se faire aider et on ne peut prévenir la folie, mais il y a tout de même des signes qu’il faudrait prendre en compte.

Je me rappelle d’une entrevue que l’auteur d’horreur Stephen King avait fait, je crois, au début des années 90. L’intervieweur lui avait demandé si le fait que ses romans soient adaptés au cinéma n’allait pas provoquer une vague de violence. Il avait répondu très calmement en racontant une anecdote. Dans l’année de la sortie du film Psychose (Psycho) d’Alfred Hitchcock, on avait accusé le film d’avoir influencé un homme à assassiner sa mère à coup de couteaux. Pourtant, comme le raconte King, quand on a commencé à s’intéresser à l’histoire personnelle de cet homme, on s’est rendu compte qu’il était déjà psychotique et que, oui, il avait vu le film d’Hitchcock… 60 fois! Forcément, ça finit par légèrement influencer le comportement. Comme dit alors l’auteur, il y avait déjà un terreau fertile pour y planter des idées macabres. Mon grand-père aime l’horticulture. Il ne nous a pas donné beaucoup de cours, mais il nous a dit cette évidence : « Les plantes ne pousseront pas dans une terre infertile. » Combien de millions de personnes ont acheté un disque de Marilyn Manson? Combien de millions vont sur Internet? Ou ont joué à des jeux comme Grand Theft Auto? Sont-ce tous des psychopathes pour autant? Non.

Bien sûr, on me sortira l’argument qu’on savait déjà cet état de fait, mais qu’on devrait cesser de banaliser la violence comme on le fait présentement. C’est vrai que nous sommes plus exposés à la violence qu’à d’autres époques puisque nous sommes dans un monde de communications, de médias rapides et qui affichent des images toujours plus chocs dans un désir de reflet de la réalité. Mais de là à dire qu’il s’agit d’un problème contemporain… J’ai des doutes. En fait, je crois que c’est un problème qui date de quelques années avant. Environ 5000 ans. Parce que, mes chers amis, si vous croyez que nos ancêtres étaient des pacifistes qui chantaient les louanges de la paix, l’amour et l’amitié… Hiiii! On n’a qu’à nommer les guerres du Moyen-Âge, la chasse aux sorcières, les guerres antiques, les invasions barbares, etc. Désolé, mais il y a une époque où des gens allaient régulièrement s’extasier en voyant des gens se faire mutiler par des gladiateurs ou dévorer par des fauves! Sans oublier les multiples joies d’assister à des crucifixions en direct, des flagellations publiques ou, mieux, à voir des gens mourir de faim et de soif en face de chez soi, prisonniers de cage accrochés à des arbres de la municipalité. Puis, que dire des conquêtes? Est-ce qu’on s’entend pour dire que les Espagnols, par exemple, n’ont pas salué les Aztèques avec des chansons d’amour et des fleurs? Ils les ont salués à coup d’arquebuses, de canons et de cavaliers prêts à dépecer de l’autochtone. Ces mêmes Aztèques qui faisaient de « pacifiques » sacrifices humains avec les peuples qu’ils conquéraient…

Bref, la violence est humaine. C’est navrant, mais c’est factuel. De plus, dans une société individualiste à l’extrême dans laquelle on se doit d’être le plus discret possible, où on réprime tous les sentiments, il n’est pas étonnant de voir que l’homme qu’on a tenté de civiliser, sans défouloir quelconque, se « rebelle » un tant soit peu. Et je dis l’homme parce que malheureusement ces tueries sanglantes n’ont été effectuées, pour l’instant, que par des hommes. Pourtant, les femmes aussi sont violentes, très violentes… mais d’une autre manière. Mais bon, ici, on ne fait pas un essai sur la violence plus que sur le réflexe automatique de pointer un bouc émissaire sans jamais chercher à creuser plus loin. C’est vrai que c’est facile d’accuser Internet, par exemple. Ça soulage : ça met un visage rapide sur la tragédie. Mais est-ce la bonne attitude? Peut-être, quand la douleur de l’échec de la civilisation est trop vive.

Or, quand le mal s’estompe, ne devrait-on pas traiter la blessure avec un désinfectant plutôt que de mettre un diachylon qui va se décoller rapidement? Je sais, le désinfectant chauffe et est douloureux. Au moins, il fonctionne réellement.

Alors, qu’en pensez-vous ? Évidemment, c’était un point de vue au niveau des médias que je trouvais que c’était facile de pointer du doigt alors que la responsabilité est plus globale. Puis, bon, le style n’était pas encore tout à fait à point, mais c’était quand même mieux que mes premiers articles de l’époque… Les événements de cette semaine n’ont peut-être pas tant de choses en commun mentionnées ci-haut. Mais un événement de la sorte rappelle qu’on parle peu des douleurs que certains peuvent vivre à l’école ou dans la société. Attention, ça ne justifie aucunement leurs gestes mais ça prouve qu’il y en a qui souffre… Bref, on s’en reparle dans les commentaires ? 😉

Billet écrit avec 15 sacs en papier brun sur la tête

Bon, je devais parler de Sarah Palin mais Patrick Lagacé s’en est chargé. Je voulais parler religion (encore !!!), mais l’Électron libre à Louis-Philippe s’en est occupé. François Parenteau a bien mieux abordé que moi Obama et puis Pascal Colpron m’a volé mon anecdote d’escalier (n’importe quoi ! je voulais juste en « ploguer » un autre ! 😛 )

Alors, à la place, je vais m’humilier question de perdre absolument toute crédibilité. Il est deux heures du matin, je ne dors pas, je n’arrive pas à dormir alors je me cale plus… C’est logique. 😛 Voyez-vous, cet hiver, j’ai postulé à un emploi de rédacteur pour un site Internet. À ce moment, ils avaient déjà comblé les postes, mais étaient intéressés par certaines candidatures dont la mienne. Ils disaient donc qu’au cours de 2008, ils augmenteraient le site et auraient besoin de rédacteurs. Donc, youppi ! Mieux que ça, je reçois la confirmation de ça alors que je viens de finir mon baccalauréat. Sauf que… Je regarde les aspects techniques (nombre d’articles par semaine, méthodes de paiement) et ouf… ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Ce n’est pas catastrophique, mais… Ce n’est pas à se jeter à terre. Et en plus, c’est à l’essai. Donc, si je ne fais pas mes preuves… adios mon grand petit ! Mais bon, je ne cracherai pas dessus: c’est ma chance de faire mes premières armes dans le métier donc.

Sauf que tout d’un coup, je suis assailli par les doutes en ce qui a trait à mes qualités d’auteur/journaliste/communicateur écrit. Et je dois me confronter à la dure réalité: je dois me trouver un travail outre celui-là.  Parce que – et là, je m’humilie suprêmement – je dois quitter le nid familial. Je vais avoir 24 ans et je n’ai toujours pas quitté le nid: LA HONTE SUPRÊME DE TOUT CE QUI EXISTE SUR CETTE TERRE ! Pourquoi ? Malgré plusieurs postulations à plein de petits boulots, on me disait « non ». Pourquoi ? Pour 100 000 raisons qu’on ne m’a jamais dites mais bref, ça n’a pas augmenté ma confiance en moi là-dessus. Puis, pour ma mère, ça ne la dérangeait pas: elle préférait que je me consacre à mes études. Je n’ai pas voulu que les choses arrivent ainsi, mais c’est arrivé. Bien sûr, dans un monde idéal et malgré tout l’amour et le respect que je porte à ma mère et son conjoint, j’aurais – excusez la vulgarité – « crissé » mon camp bien avant ! Sauf que les études, le manque de petits boulots (et de confiance en soi), une putain de dépression après mes études collégiales où je me cherchais ont porté vers cette situation honteuse… Par moment, je me demande même si être porteur du VIH ne serait pas moins humiliant. Donc, il est 2h15 et on peut le dire d’emblée: je suis un foutu perdant ! Tiens, disons-le en bilingue pour nos amis du ROC: I’m a fucking loser ! 😉 Au moins, dieu merci, je ne vous coûte pas trop cher: il était hors de question que je me mette sur le bien-être social et que je sois une plaie pour mes concitoyens. J’en suis déjà une petite sans que vous payiez vraiment pour moi alors… 😉 LOL Non, mais on rigole !

Alors, vous allez me trouver stupide mais je fondais beaucoup d’espoir sur ce boulot pour renflouer le petit cochon et foutre la paix à ma mère… Malheureusement, il semble qu’il faudra que je sois le meilleur pour devenir un « permanent » vraiment intégré à l’équipe (ça aussi, ça me fait chier… l’impression d’être juste une merde de passage qui va écrire pour un temps indéterminé au lieu d’être un membre de l’équipe)… Le serai-je ? Je l’espère, mais la peur me tenaille le ventre sans cesse depuis hier. C’est ça ou la salmonellose – j’hésite encore. 😉 Puis, bon, il faudra que je porte mon nom probablement dans des places super valorisantes comme Wall-Merde (ah non, c’est vrai ! là, il n’engage pas des étudiants universitaires… ça leur fait trop peur des gens scolarisés car ça peut être en désaccord avec les patrons…) en espérant cette fois que je corresponde à leurs critères. Et croyez-moi, je suis prêt à m’humilier encore plus que ce billet pour se faire ! Mouhahahahahahaha ! 😉

Bref, c’est le billet de la honte que j’écris ce soir. Pourquoi ? Parce que ça donne quoi de mentir et de faire accroire ? Pas grand chose. Ça se retourne contre vous et vous vous retrouvez à être un paria. Je n’ai plus le goût de l’être, je l’ai été pendant quelques temps et ça m’a créé – pendant un temps assez long – des phobies sociales intenses. Évidemment, je vais en décevoir plus d’un avec ce billet. J’en suis navré mais éventuellement, le chat allait sortir du sac. Croyez bien que ce n’est pas de gaieté de cœur que j’écris ceci et c’est avec ma pompe cardiaque lourde,  inquiète et en questionnements que je vais tenter de trouver le sommeil pour ce qu’il reste de la nuit. Je ne sais pas quelles seront les réactions à ce billet, je laisse la section de commentaires ouverte à mes risques et périls. Je ne sais pas si je ferai d’autres billets dans les heures à venir, peut-être qu’une pause blogosphère me ferait du bien surtout après m’être couvert joyeusement de honte. Néanmoins, pour les 2 ou 3 que ça intéresse, voici mon premier article de l’année au Sans-Papier – journal bénévole mais ô combien plaisant ! 🙂

Bon, si vous me permettez, je vais quand même m’enlever un sac en papier de sur la tête parce qu’avec 15 sacs, ça commence à être chaud en s’il vous plaît… 😉

Ajout: Si j’avais plus d’expérience en journalisme, je pourrais peut-être faire partie du « 24 » auquel le Journal de Montréal nous invite à être… Écoute, ça a toujours été mon rêve de poursuivre des pédophiles, des ministres et des piscines publiques pleines de bactérie et de « ploguer » ça mur à mur pendant des semaines… Ben quoi ? Avouez que c’est drôle comme annonce ! 😉

L’enfant de choeur

J’aurais pu appeler ça, « L’aveu 2 » mais je suis pas encore au point de faire des suites hollywoodiennes ! 😉 Non, c’est que je jasais avec Noisette sociale d’un sujet et un moment donné, le constat m’est venu sans que je le lui dise: je suis un enfant de chœur (c’est mieux qu’être un enfant de chienne !). C’est-à-dire que ma vie, malgré quelques événements dans des relations interpersonnelles plutôt difficiles, a été un long fleuve tranquille : pas de drogue, pas d’énormes beuveries à tomber à 4 pattes et vomir partout, pas de gros moments de délinquance… Bref, vous pourriez compléter avec « pas de vie, finalement ». Et je ne pourrais que répondre un « ouais… » 😛 Mais je ne crois pas que je sois un enfant de chœur juste sur cet aspect-là.

Je jasais aussi avec le Détracteur et un moment donné, ça a tombé sur la religion à cause de son billet d’hier. Ça m’est arrivé aussi de jaser religion avec Renart L’éveillé (qui est parti en vacances d’ailleurs, bonnes vacances Renart !). À chaque fois, je vois leur « foi » athéiste et je me dis que je les comprends mais… Je ne suis pas athée à 100% . J’ai de la misère avec l’idée qu’il n’y a juste rien. Par contre, y a-t-il un Dieu unique ? Je ne sais pas… Peut-être, peut-être pas. En fait, je vais vous donner un extrait de mon article du Sans-Papier de novembre 2007 qui parlait exactement de ça et après, j’ajouterai quelques commentaires pour clarifier quelques trucs.

Voulez-vous que je vous dise ma position face à la religion? Ma croyance religieuse? Wow! Je sors presque de la garde-robe! Je vais le dire au cas où le maire Tremblay lirait et crierait « Athée! » en sortant son crucifix et sa Bible. Je ne suis pas athée. J’ai été longtemps un catholique jusqu’à ce que je me rende compte que ce que j’étais et ce que je faisais, jamais ça ne serait assez bien. Je serais toujours dans le péché selon le livre et selon l’Église. Et puis, j’ai appris à connaître les autres religions grâce à un cours en secondaire 5 (pourquoi on n’a pas eu ça avant?!) et je me suis dit que finalement, chacune avait des avantages et des inconvénients. Avec le temps et la réflexion, je me suis considéré comme plus proche de l’agnosticisme qu’autre chose. Bref, je suis sceptique des religions, mais je crois, bien que certains agnostiques n’y croient pas, en un tissu métaphysique humain qui nous relie tous. Je crois que quand on blesse une personne, cela a des répercussions sur ce « tissu » et cela a pour effet d’engendrer d’autres comportements violents ou de la haine, comme le principe du ricochet. Je ne suis même pas contre l’idée d’un Dieu existant, mais s’il existe et qu’on le dit si parfait, il n’a alors pas d’émotions humaines. Car qu’est-ce qui fait de nous des êtres imparfaits? Nos émotions, entre autres. Cette imperfection est correcte pour nous, mais je ne crois pas qu’un homme (d’ailleurs, pourquoi c’est un homme et pas une femme? expliquez-moi ça!) ayant tout créé (dans un long processus que j’appelle l’évolution et pas le créationnisme) se déciderait à tout péter du jour au lendemain parce qu’on ne l’écoute pas. De toute façon, nous a-t-il parlé? Sa fameuse parole se trouve dans des livres écrits par des HOMMES, je l’ai déjà dit! Je crois qu’il est neutre face à nous et, pire que ça, je crois qu’il n’entend même pas nos fameuses prières. Ces prières sont faites pour nous rassurer nous-mêmes et c’est pourquoi je trouve qu’elles ont beaucoup plus de sens chez nous, en privé, dans l’intimité et le calme, que dans un hôtel de ville!

C’était un billet sur les « mautadits » accommodements raisonnables qu’on nous as-tu assez saoulés avec ça ? Je pense que ça résume assez bien ma pensée. Pour moi, le concept de Dieu est abstrait. Pourquoi il aurait une forme humaine, un genre et une pensée comme les humains ? Peut-être que ça ne pense pas, peut-être que ça n’a pas de forme, peut-être même que c’est une force mystique qu’on s’invente pour se justifier nos actes. Après tout, c’est bien plus facile de commettre des atrocités au nom de Dieu qu’en son nom personnel… Comment dire, je ne reviendrai jamais aussi pratiquant que je fus dans mon jeune âge. En fait, je ne reviendrai pas à l’Église (sauf pour funérailles, mariages ou baptêmes de proches). Elle m’a dégoûtée profondément. Elle me dégoûte. Chaque respiration qu’elle fait est viciée, horrible comme une chimère sorti du fond des âges. En fait, les 5 grandes religions sont des cultes nécrosées, des sectes légales qui profanent le sens même de l’humanité et se faisant accroire que l’Être Suprême leur a parlé alors que ces paroles n’ont été composées que par des hommes (Bible, Coran, Torah, enseignements de Bouddha… Tout ça, mes amis, c’est l’œuvre de foutus bons écrivains…). Je ne dis pas que Jésus n’a pas existé. Mais de là à dire qu’il a marché sur les eaux ou ressuscité un mort, y a un pas à ne pas franchir.

MAIS je peux comprendre que des gens cherchent à les fréquenter… Je peux comprendre la quête de spiritualité. C’est ce qui a fondé l’humanité en premier lieu. Lorsque nos lointains ancêtres ont commencé les rites funéraires, c’est là qu’est née l’idée qu’il y avait quelque chose de plus grand que nous. Bon, je sais qu’à la lumière de la science, ça a l’air crétin de comprendre la spiritualité, mais je la comprends. Et j’envie même un peu ceux qui arrivent à l’avoir malgré les paradoxes et le culte de la haine qu’entretiennent les différentes religions… Car c’est là où je ne comprends pas et je décroche. Je ne peux pas comprendre que quelqu’un ne questionne pas sa religion, qu’il prenne mot pour mot un livre écrit par des HUMAINS et se fassent accroire que c’est Dieu qui lui parle à travers le livre… Là, ce n’est plus de la spiritualité « saine », c’est carrément du fanatisme.

Mais bon, pour beaucoup d’athées purs et durs, je ne suis qu’un enfant de choeur. Hé bien, qu’il en soit ainsi ! Amen. 😉

C’est nos vies

Petite suite à ce billet que j’ai fait en début de semaine qui m’a emmené un tas de monde que je salue sur ce petit blogue à la « bonne franquette ». 😉 Premièrement, la qualité des commentaires de ce billet m’a jeté par terre. Je savais que vous étiez tous allumés et plein d’esprit, mais là… Wow ! 🙂 Ne vous gênez pas, c’est tellement intéressant de vous lire. Et le billet a fait des petits. Il y a Noisette qui a aussi amorcé la réflexion de son côté et cela a emmené à une belle discussion sur son blogue que j’ai lu avec beaucoup d’intérêt puisqu’il s’agit un peu de la suite de la discussion amorcée ici. Le sujet a, en tout cas, touché direct dans le mille. Les Anglais ont une expression que j’aime bien: it hit a nerve. Même la Fêlée, grande instigatrice du Blogu’Or et presque une déesse de la blogosphère (sérieusement, j’ai entendu parler d’elle bien avant d’amorcer un blogue…) 😛 , a avoué sur le blogue de Noisette qu’elle avait aussi une idée de billet sur le sujet. D’ailleurs, j’aimerais bien le lire si elle le fait, par curiosité. 😉

Bref, à la suite des commentaires et billets sur le sujet, je pense vraiment qu’on peut conclure que notre petite « sphère » du blogue forme des liens de toutes sortes, mais des liens majoritairement basés sur le respect, la discussion, l’ouverture et le progrès. C’est peut-être une nouvelle démocratie qui se forme, qui sait ? Après tout, peut-être qu’on retourne un peu – malgré plusieurs différences – à l’idée des forums grecs de la Cité d’Athènes… mais sur le Net 😉 (la référence aux Grecs anciens est pour le Médiateur Farceur qui semble s’intéresser à l’histoire de plusieurs civilisations… juste pour ça, je suis content qu’il soit dans ma Communauté) ! En tout cas, pendant ce temps, y a un membre de ma Communauté qui a recommencé un billet de blogue comme il le faisait à l’époque et j’en suis content ! 🙂

En novembre 2006, j’écrivais dans le Sans-Papier que la folie du blogue me semblait incompréhensible, mais j’admettais qu’il s’agissait peut-être d’une nouvelle forme de médias. Près de deux ans plus tard, après changé mon fusil d’épaule (ben quoi ? y a juste les fous qui ne changent pas d’idée… !), je me rends compte que c’est un outil formidable et intéressant. C’est une nouvelle forme de communication. C’est une façon – dans un monde qui s’individualise – d’échanger avec d’autres, de les écouter et de leur parler sur tout et rien à la fois. Tout comme dans mon article de 2006, je reprendrai (à défaut de savoir chanter) les paroles de la chanson de Salvatore Adamo (écrite en 1975) qui me semble tellement s’appliquer aux blogues (en bonne partie, si l’on interprète d’une certaine manière):

 Notre histoire a commencé par quelques mots d’amour, c’est fou ce qu’on s’aimait

Et c’est vrai, tu m’as donné les plus beaux de mes jours, mais je te les rendais
Je t’ai confié sans pudeur les secrets de mon coeur, de chanson en chanson
Et mes rêves et mes « je t’aime », le meilleur de moi-même
Jusqu’au moindre frisson
(refrain)
C’est ma vie, c’est ma vie
Je n’y peux rien, c’est elle qui m’a choisi
C’est ma vie
C’est pas l’enfer, c’est pas le paradis
Ma candeur et mes vingt ans avaient su t’émouvoir, je te couvrais de fleurs
Mais quand à mon firnament j’ai vu des nuages noirs, j’ai senti ta froideur
Mes rires et mes larmes, la pluie et le soleil, c’est toi qui les régis
Je suis sous ton charme, souvent tu m’émerveilles, mais parfois tu m’oublies
(Refrain)
J’ai choisi des chaînes, mes amours, mes amis savent que tu me tiens
Devant toi, sur scène, je trouve ma patrie, dans tes bras je suis bien
Le droit d’être triste quand parfois j’ai coeur gros, je te l’ai sacrifié
Et devant toi, j’existe, je gagne le gros lot, je me sens sublimé
C’est ma vie, c’est ma vie… (suite du refrain tant connu)
Et voilà, c’est à vous que je dédiais ce beau classique de la chanson française ! À plus tard pour d’autres billets ! 😉
(P.S.: Pour les fanatiques de la grammaire, je sais que mon titre de billet est grammaticalement incorrect. J’aurais dû écrire « Ce sont nos vies », mais je voulais faire référence à la chanson d’Adamo. Merci de la compréhension. 😛 )