Nouvelle réglementation sur les commentaires

Petit billet aujourd’hui pour signifier un changement que je vais faire désormais pour les commentaires.

Bon, premièrement, vous avez remarqué, ce fut de trop longues vacances de ce blogue. Plusieurs mois sans rien y apposer à cause du boulot qui demandait beaucoup et d’autres occupations qui demandèrent de mon temps. Vrai, j’aurais pu prendre une petite demi-heure chaque jour pour écrire, mais je ne trouvais pas que ça aurait été digne d’intérêt. Mais bon, là, j’aurai pas le choix de venir du moins tous les jours ou presque sur mon tableau de bord pour deux raisons. Premièrement, je ne recevrai plus vos commentaires directement dans ma boîte courriel car elle est déjà assez bien remplie et ça m’éloignait du site. Deuxièmement, je n’aurai pas le choix de le faire pour que vos commentaires s’affichent.

Car désormais même ceux ayant commenté auparavant devront avoir leurs commentaires approuvés de ma main. Attention ! Cela ne veut pas dire que je ne publierai plus les commentaires qui ne sont pas en accord avec moi. La majorité des commentaires seront publiés comme d’habitude. Néanmoins, vous avez dû entendre parler de ce jugement où Canoë fut obligé de déverser plus de 100 000$ en intérêts à une avocate attaquée sur des commentaires publiés sur le blogue de Richard Martineau.  Bref, ce jugement fait jurisprudence puisqu’il dit que les blogueurs sont également responsables des commentaires publiés sur leur espace virtuel.

Contrairement à ce qu’affirme Richard Martineau, je ne crois pas que ce soit la fin du blogue à proprement dit. En tout cas, ici, la discussion aura toujours sa place. Par contre, il faut modérer… Et dans mon cas, je ne ferai pas d’exception pour quiconque. Après tout, certains blogues le font déjà.  Néanmoins, c’est une bonne nouvelle pour vous car ça m’obligera à venir plus régulièrement sur mon tableau de bord WordPress et une fois que j’y suis, je ne peux m’empêcher d’écrire un petit truc ! 😉

Comme le dirait Renart, la modération a bien meilleur goût !

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Polanski est coupable

Ce billet va prouver à quel point il m’arrive aussi de pencher à droite dans ma vision des choses. Faut bien que je fasse du Martineau de temps en temps. 😉 Non, c’est que j’ai l’impression que ce mouvement de sympathie envers le cinéaste Roman Polanski, arrêté dimanche en Suisse, est un peu trop grand.

Vous le savez, je déteste le deux poids deux mesures. Alors quand je vois certaines personnes prendre la défense de M. Polanski alors que je m’excuse, mais il a commis le même genre d’acte envers une fillette de 13 ans qu’un certain Guy Cloutier a fait à une Nathalie Simard à l’époque et pourtant, ces mêmes personnes ont traîné – avec raison – l’ancien producteur dans la boue, je ne comprends plus rien.

Ah, c’est vrai ! C’est Polanski, cinéaste supposément raffiné (excusez-moi, mais s’il a fait des chef-d’œuvres, je le concède, il a aussi fait des daubes genre The Ninth Gate ou un énième remake de Oliver Twist), le genre qui fait baver les critiques alors que Guy Cloutier produisait des gros shows gras de popularité, des artistes populaires et des shows télé où l’utilisation de neurones était facultatif (et j’avoue que ce n’est faux là aussi).

Donc, si je comprends bien: c’est t’es un gros dégueu populiste, t’as pas le droit de violer une jeune fille. Mais si tu es un cinéaste oscarisé et plébiscité par les critiques, ah là, permets-toi toutes les conneries que tu veux mon homme ! On va te défendre !

Honte à Cassivi et Lussier !

Je pense que la cerise sur le gâteau, ce sont les réactions de Marc Cassivi et Marc-André Lussier qui osent prétendre qu’un festival de films, ça devrait être comme dans une église, tu as une immunité face à la police. Euh… NON ! Déjà que je ne comprends toujours pas pourquoi quelqu’un qui va se réfugier dans une église est à l’abri de la police…

Alors, si je comprends leur logique, un producteur/réalisateur/scénariste/acteur tue quelqu’un volontairement pendant un festival de films, on devrait laisser tomber les accusations ? Ben quoi, ça s’est passé pendant un festival de films ! Alors, c’est génial, à Cannes, à Venise, à Berlin, à Namur et même à Montréal, pendant quelques semaines dans l’année, si vous faites partie du monde cinématographique, vous avez le droit de commettre tous les actes criminels répréhensibles par la loi et on n’a pas le droit de vous arrêter ! C’est le fun, hein ? Belle jurisprudence que ça fait.

Je suis conscient effectivement que son arrestation en Suisse était un peu… moche et surprenante. Surprenante parce que ça fait des années qu’il vit en France, comment ça se fait qu’on ne l’a pas arrêté plus tôt ?!! Surtout que le gars s’est déclaré coupable ! Sauf qu’après une quarantaine de jours en prison, il a fui. Ça lui tentait plus. Car ça a beau être le réalisateur de The Pianist, mes amis, ça reste un FUGITIF !

Et ça n’a rien à voir, contrairement à ce que dit Cassivi, avec la liberté d’expression. On ne parle pas d’un cinéaste qui fait un film dont les propos ne plaisent pas à quelques pays. On parle d’un gars d’une une quarantaine d’années qui s’est amusé à badiner avec une jeune fille de 13 ans (pas 16, 17 ans sur le bord d’être majeure… 13 !!!) et l’a violée, s’arrangeant pour la droguer  afin qu’elle soit « consentante ».

Oui, mais la victime dit qu’on peut abandonner les poursuites. Euh… à ce compte-là, y a bien des criminels qui seraient dans les rues car bien des victimes abandonnent en cours de route par peur de représailles ou découragées du processus. Or, c’est la société qui poursuit M. Polanski, pas la chère dame.

Oui, mais c’est une erreur de jeunesse. Wô ! Depuis quand violer une fille de 13 ans fait partie des « erreurs de jeunesse » ? Conduire saoul ou faire du « car surfing », oui. Consommer un mélange d’un paquet de drogues ensemble, oui. Baiser avec une fille/un gars sans condom pour un « one night stand », oui. Voler un dépanneur, oui. Violer une mineure… Hum… Me semble que ça ne fait pas partie du processus normal. En plus, peut-on parler d’erreur de jeunesse ? Le gars avait les 40 ans dépassés quand c’est arrivé !

Oui, mais il vient d’une époque qui était libertine sur le plan sexuel / mais il a vécu des choses terribles comme sa femme enceinte se faisant assassiner par Charles Manson. OK, oui, c’est vrai que son passé a été dur. Mais à ce compte-là, y a bien des criminels qui ont un passé terriblement dur (abandon parental, toxicomanie, inceste, etc.). Devrait-on tous les acquitter ? Et puis, ne me sortez pas l’argument de l’époque de la libération sexuelle ! Parce que si vous me sortez cet argument, je vous demanderais: comment réagiriez-vous si, hypothétiquement, je vous disais que je viens d’un milieu où il était bien vu à chaque semaine d’éventrer des bébés chats et percer l’hymen des jeunes filles avec un couteau de chasse ? Me pardonneriez-vous le fait que j’attaque des jeunes filles avec un couteau en raison de cela (ce que je ne fais pas, c’est un exemple) ? Non, hein ? Vous feriez bien ! Heureusement, d’ailleurs, que je ne viens pas de ce genre de milieu. 😉

Oui, d’accord, il n’a fait qu’une victime. OK, ça fait un bon bout de temps et la justice pourrait lui donner un pardon. Sauf qu’il faut qu’il assume et aille justement devant la justice pour le demander. C’est pas en restant en Europe comme un fugitif qu’il va s’aider et je ne trouve pas qu’on envoie un bon message en disant aux agresseurs sexuels: hé, les gars et les filles, si vous êtes des génies dans votre domaine, on va vous pardonner vos actes répréhensibles car on vous aime bien !

Je suis d’autant plus traumatisé de voir les réactions françaises qui défendent gros comme le bras le cinéaste qu’ils avaient accueilli sous leur aile. Euh… C’est quoi ? En France, c’est bien vu de coucher avec des filles de 13 ans ?

Bon ben sur ce, pendant que vous me traitez de vieux réactionnaire coincé, je vais aller subir une douche de « démartineausation ». Parce que ouf, c’est dur d’écrire avec la veine sortie du front comme ça. 😉

Non, mais ta g…

J’écoutais le retour de Tout le monde en parle (parce que, franchement, j’en avais rien à foutre du SuperBowl) hier et franchement, je m’attendais à mieux. Ou disons que l’émission qui semblait prometteuse a été gâchée par un invité en particulier: Richard Martineau.

Bon, je sais qu’il est bien vu dans la blogosphère de démolir Richard Martineau. Ici, je ne ferai pas ça. Pour moi, l’homme a droit de parole. On peut être totalement en désaccord avec ses positions (genre son billet insipide sur le mandat de Radio-Canada), mais il a droit de s’exprimer. Sauf que… Hier, c’était l’hystérique Martineau. Hystérique avec un grand « H ». Et surtout celui qui coupait la parole À TOUT LE MONDE.

Comprenons-nous bien. J’aime quand les invités de l’émission parlent entre eux, argumentent et discutent entre eux. Ça rend l’émission dynamique et on sort de l’énergie « question de l’animateur / réponse de l’invité ». Sauf qu’il y a une règle qui dit que si on est poli, on laisse l’autre finir avant de continuer son argumentation. Ou on s’excuse de l’avoir coupé. Hier, alors que Jean-François Mercier essayait de s’expliquer, Martineau ne cessait de le couper à tous les deux mots. Et moi, c’est le genre de comportements qui m’exaspère au plus haut point.

Tellement que je n’ai pu m’empêcher de lâcher un « Non, mais ta gueule ! » à la télé hier soir. Et quand je l’ai vu s’offusquer que le président du syndicat ne lisait pas ses chroniques… MAN ! Si je devais m’offusquer de chaque personne qui n’a pas lu mes écrits, j’irais bouder dans une cabane en bois dans le fond du Grand Nord québécois. Pour un gars qui disait comprendre la « game » de l’argumentation, il serait peut-être temps que tu prennes des cours de « sang-froid 101 » parce qu’hier, t’avais l’air d’un enfant de 3 ans à qui on refusait d’acheter une bébelle dans un magasin à grande surface.

Et là, je suis chien pour les enfants de 3 ans…

Pour clore le dossier, ça aurait été bien que l’animateur au grand menton Guy A. Lepage fasse preuve d’un peu plus d’ordre. Juste de dire à Richard Martineau: « Richard, on peut-tu le laisser finir de dire ce qu’il y a à dire ? » ou « S’il vous plaît, on le laisse finir »… Je sais, habituellement, ce n’est pas son rôle. Mais quand ça devient chaotique comme hier, me semble que c’est la job de mettre de l’ordre là-dedans. Par contre,  excellente réplique quand Guy A. a répondu à la critique de Martineau qui s’est OUTRÉ que la direction de Quebecor n’ait pas été invité sur le plateau.

De toute façon, avez-vous vu bien souvent dans les dernières années Pier-Karl Péladeau sur les ondes de Radio-Canada ? Je ne pense pas, non. Et qui vous dit qu’ils n’ont pas tenté de les rejoindre ?

En tout cas, Richard, hier tu as prouvé que tu étais bel et bien le Goebbels de l’empire Quebecor. Quoi ? L’image du ministre de la propagande nazie est trop forte ? Désolé, c’est que j’ai étudié à la « Richard Martineau Academy » où on nous apprend à faire des comparaisons exagérées… Sans farces, je trouve ça dommage car j’aimais bien ta place de bulldog qui ne mâchait pas ses mots dans les Francs-Tireurs, mais plus ça va et tu ressembles au caniche à Pier-Karl.

Mise à jour (12h55): Intéressant billet de blogue de Richard Therrien sur l’émission d’hier.

Pourquoi on vous dit de ne pas croire aux promesses…

De mes promesses, jen ai accompli zéro ! - Jean Charest

"De mes promesses, j'en ai accompli zéro !" - Jean Charest

En effet, quand on regarde, le bilan Charest, beaucoup de gens avec peu de mémoire diront que « bof ! ce n’est pas si pire ! ». Sauf que Denis Lessard de la Presse nous rappelle aujourd’hui que les promesses de Charest en 2003 pour « redéfinir le Québec »… Ben on n’en voit pas encore la trace. Extrait plutôt révélateur de l’article :

Pour lui (Jean Charest), il était intolérable que le niveau de vie des Québécois soit au 52e rang sur les 60 États ou provinces de l’Amérique du Nord.

«C’est le prix payé pour des gouvernements qui ont manqué à leur devoir, à leur devoir de réviser périodiquement leurs façons de faire», soutenait-il, solennel.

Le programme électoral du PLQ, publié à l’automne 2002, promettait déjà de «hisser le Québec dans la première moitié des 60 États et provinces du nord du continent où le niveau de vie est le plus élevé d’ici 10 ans». «Il n’est pas acceptable que le niveau de vie des Québécois les place au 52e rang», martelait le document qui promettait de «Réinventer le Québec».

Cinq ans plus tard, le Québec est… au 53e rang, selon une étude récente de l’Institut économique de Montréal. Une autre étude sur l’investissement, publiée le printemps dernier par le gouvernement du Québec, le reléguait même au 55e rang, selon les données de 2006 !

Content de voir que quelqu’un se rend compte que le PLQ sous Charest a autant pratiqué l’immobilisme que les gouvernements précédents. Aussi, content de voir M. Lessard arrêter de s’acharner sur le PQ, surtout après son article peu pertinent sur la « fatigue » de Madame Marois.

Par la même occasion, mon collègue Anarcho s’intéresse à Jean Charest qui bloguerait… Non, pardon, c’est plutôt Jean Charestt et disons que son « bilan » nous rappelle que ça lève pas fort au PLQ. 😛 (Bravo au Petit Émerillon pour cette trouvaille comme me le rappelle Anarcho.)

De plus, j’aimerais souligner quelque chose. Pourquoi tout le monde capote avec la fameuse ligne « Un enfant, une place en garderie » du PQ ?  Car après la juge (ancienne juge) Ruffo chez les crétins militants adéquistes, y a le docteur Chicoine – par le biais de Richard Martineau – qui s’insurge.  Premièrement, arrêtez de capoter: c’est une promesse électorale ! Les chances que ça se produise sont de 0,05%. Et là, je suis généreux. Deuxièmement, je comprends le point des deux intervenants : « Il ne faut pas que la garderie devienne le lieu où on élève les enfants, où on les « garroche » selon notre bon vouloir comme certains le font. » Vrai. Or, ce que « promet » l’équipe Marois, c’est que vous savez ces parents qui DOIVENT travailler le jour et qui sont pratiquement obligés de réserver leur place à une garderie cinq ans… avant la naissance de l’enfant. Hé bien, pour ces parents, un gouvernement péquiste s’arrangerait pour que ce soit plus facile pour eux d’avoir une place sans courir dans tous les CPE en espérant en obtenir une (comme ce qui se passe avec les médecins de famille).

Oui, je suis tout à fait d’accord: ce n’est pas aux garderies d’élever les enfants et ceux qui jettent leurs enfants inutilement dans les CPE pour leurs caprices d’adultes sont des irresponsables dont on devrait songer sérieusement à retirer les droits parentaux. Sauf que la majorité des utilisateurs de CPE sont des gens qui en ont besoin et pour qui trouver une place, c’est un cauchemar. Alors, c’est si grave que ça leur miroiter l’idée que « PEUT-ÊTRE », ils pourraient avoir une place en garderie plus facilement ?

Quel monde de sex.. de dro… de malbou… quel monde moralisateur finalement !

Je l’avoue, j’ai eu l’idée de ce court billet en lisant cette chronique de Richard Martineau où on apprend que demain – pour l’Halloween – certaines commissions scolaires vont refuser que les enfants reçoivent des bonbons à l’école ou en apportent.  Je veux dire: oui, c’est sûr que c’est pas l’idéal pour le poids, les caries, etc. Mais PHOQUE, c’est UNE FÊTE ! Ce n’est pas comme si ça se produisait tous les jours !

Je veux dire que oui, je suis d’accord qu’il faut se mettre en forme, que c’est une excellente idée de sortir la malbouffe de nos écoles et d’encourager la population à bouger et à manger sainement. Sauf qu’un moment donné, ça devient à la limite de la Sainte Inquisition leur affaire. Je veux dire que quand c’est rendu que l’an passé, il y avait des spécialistes qui disaient que l’image du Père Noël est pas bonne car il est trop gros et il devrait maigrir… j’ai le goût de dire à ces diététiciens: « get a life ! ». Non, mais un moment donné… D’ailleurs, j’ai même entendu cette année que l’Association des Pères Noëls du Québec veut et va diminuer le tour de taille du bonhomme dans les centres d’achat (moins de « bourrure », prendre des gens plus en formes pour le faire) pour donner le bon exemple… Non, mais c’est qu’un moment donné, est-ce qu’on peut « respirer par le nez » ? Oui, la situation d’obésité est inquiétante, mais je ne crois pas qu’un jeune décide de devenir gros pour imiter le Père Noël. Je crois plus qu’il le devient parce qu’on le laisse manger n’importe quoi (et trop souvent des cochonneries), qu’on ne lui trouve pas d’activités physiques intéressantes et qu’on ne l’encourage pas à en faire, qu’on le laisse devant l’ordi/télé/console de jeux 12 heures par jour… Qu’on commence par là avant de capoter parce que – oh horreur ! – on vend des hot-dogs au Centre Bell, qu’on donne des bonbons à l’Halloween et que le Père Noël est dodu.

Je veux dire, si on est rendus parano à ce point-là, soyons logiques: interdisons la malbouffe partout ! Que les McDo’s de ce monde et toutes cantines, pizzérias et restaurations rapides ferment sous décret gouvernemental. Qu’on interdise la vente de croustilles, popcorns, chocolat, bonbons, etc. Logiquement, on le ferait. Or, c’est comme l’industrie du tabac: on ne veut pas l’interdire totalement. Pourquoi ? Parce que ça fait rouler l’économie. Parce que le jour où on dit à Lays ou à M. Christie, par exemple, qu’on n’accepte plus leurs croustilles ou leurs biscuits, on met à pied des centaines de travailleurs et des centaines de milliers (voire millions) de dollars en taxes qui partent en fumée. Et pire que ça, dans le cas de la malbouffe, le jour où ça sera interdit, que les gens se seront tous pris en main et seront minces et presque tous de capacités d’athlètes olympiques (le rêve du diététiste): adieu tous les Montignac, compagnies de produits de régime, amaigrissants, coupe-faim, etc. Je dirais même: adieu les diététistes ! Non, mais s’il n’y a que des bonnes choses à manger, à quoi ça servirait de payer quelqu’un pour nous culpabiliser sermonner dire quoi manger: il n’y aura plus rien de trop gras, trop salé, trop sucré, etc.

Non, mais sérieux, j’ai peut-être l’air adolescent en disant cela: mais on peut-tu, de temps en temps, avoir du plaisir dans cette maudite vie moralisatrice ? Je veux dire: oui, c’est important de se mettre en forme, d’avoir- le plus possible – un poids raisonnable, de bien manger, de ne pas fumer, de ne pas se droguer et d’avoir du sexe raisonnablement. Mais cibole, on est pour la plupart des adultes… On peut-tu se lâcher « lousse » de temps en temps ? Même les enfants, est-ce possible qu’ils aient droit de temps en temps à vivre des excès d’enfants comme on en a vécu ?!! Désolé, mais ce moralisme à l’extrême m’irrite au plus haut point. Alors, sur ce je vais bouffer mes sentiments, je vais manger des chips des bonbons des petites barres de chocolat des carottes… Argh ! Même moi, je moralise mes billets ! 😉

L’école, pour vous, devrait être…

Selon mon sondage très scientifique de Lourd & Très Lourd, voici les résultats du sondage instauré mardi sur vos priorités dans le cursus scolaire:

  1. Le français avec 19% des voix.
  2. Les sciences humaines (histoire, géographie, etc.) avec 14% des voix
  3. Les arts en général avec 11%
  4. La technologie (informatique, robotique, etc.) à 10%
  5. L’économie, les autres langues (anglais, espagnol, etc.) et l’éducation physique à 9%
  6. Les sciences naturelles (incluant mathématiques, sciences physiques, etc.) et d’autres cours non mentionnés dans le sondage à 7 %
  7. Et finalement, la religion et/ou la morale à 6% des voix

Ouin, ben les parents catholiques en croisade (sic!) pour le retour du cours religieux dans les écoles seront déçus du résultat du cours de religion. 😉 Quant au français, ça semble être primordial. Une bonne chose – dommage que le Ministère en pense autrement. En fait, non, ils disent prioriser le français mais ils prêtent oreille (et déjà, c’est beaucoup trop de temps perdu) à quelques « crackpots » dans le ministère qui proposent d’arrêter de pénaliser les fautes de français dans d’autres cours que le français… Euh… C’est parce qu’une langue, ça s’applique dans tous les domaines. Désolé, mais pour moi, un jeune qui écrit « Jacke Kartier » ou lieu de « Jacques Cartier »… je ne sais pas, mais ça me prouve qu’il n’a que retenu le nom à l’oreille. Il n’a pas saisi la matière, il l’a apprise par coeur pour l’écrire comme ça se prononce.

En fait, j’aurais fait un long discours sur l’éducation au Québec, mais je l’ai déjà fait plus tôt sur ce blogue. Comme c’est un sujet vaste, je m’en tiendrai à ce qui a démarré cette idée de sondage (outre le fait que je n’avais pas de temps pour écrire un billet): c’est la colère des parents catholiques face au cours d’éthique et de culture religieuse. Eux, évidemment, souhaiteraient qu’on ramène le cours de religion catholique dans les écoles (et pourquoi pas les évêques tant qu’à y être…). Or, le débat est stérile: pour moi, aucune religion n’a sa place dans l’école. On peut brièvement aborder les croyances dans un cours d’histoire, par exemple, mais ça ne doit pas être enseigné comme une « matière exacte » à maîtriser. À la place, un bon cours de morale – non teinté de mythologies religieuses – ferait bien l’affaire sur les questions morales qui jalonneneront leurs vies.

À écouter ces parents – et leurs enfants brainwashés par « The Bible » – c’est comme si sans cours de religion, point de salut. Tout d’un coup, l’école devienne quasiment inutile. Bref, eux auraient répondu la réponse qui n’a eu que 6% dans le sondage… Sur cette question, je trouve que l’opinion de Richard Martineau est bonne (hé oui ! ça lui arrive des fois !).  Pour moi, l’école, c’est un lieu d’apprentissage, de stimulation intellectuelle. D’ailleurs, dans vos commentaires, on a souligné beaucoup que toutes ces matières sont importantes. Et ce n’est pas faux. Même que – si je devais réformer le système scolaire (encore !) – j’instaurerais ce que j’appellerais la politique de la connaissance globale. Je m’explique. Forcément, plus on avance dans le système scolaire, plus on se « spécialise ». C’est normal. Or, moi, je trouve ça imbécile de former des gens uniquement bon dans une matière et carrément occulter d’autres connaissances qui peuvent servir à un être humain. Ainsi, si j’établissais une politique comme celle ci-haut, la proposition serait la suivante: les élèves doivent prendre minimalement dans une session (donc, ça serait surtout une politique de Cégep et d’université) un cours non lié au domaine d’études. Exemple: un étudiant en administration à l’université serait obligé de prendre un cours dans la faculté des sciences humaines, naturelles, arts et lettres, etc. Bref, un cours non en lien avec sa formation pour lui faire ouvrir d’autres raisons. Attention ! Ici – et c’est là que ça serait plus intéressant – le cours serait au choix de l’élève. Par exemple, un élève de psychologie s’intéresse à un cours sur le cancer ou sur la littérature anglaise ? Parfait ! Un futur cardiologue s’intéresse à la comptabilité ou aux mythologies européennees ? Soit !

Bon, je sais que c’est utopique et que jamais ça ne se fera, mais il me semble qu’une politique du genre ouvrirait les horizons, obligeraient les élèves à se munir non seulement d’une expertise mais d’une connaissance globale et variée de ce monde. Il me semble que ça ferait une population plus curieuse, allumée, intéressée… et pas juste un intérêt pécunier ! M’enfin ! C’est mon côté idéaliste qui parle. Parce qu’avant qu’un gouvernement ait une idée du genre, faudrait qu’ils arrêtent de joueur les enfants d’école. Parfois, j’ai l’impression que l’Assemblée nationale est une grosse garderie qui nous coûte très cher – même si nos députés clament qu’ils sont peu payés pour le travail accompli. Travail accompli ? Si je me fie aux débuts des soi-disant « travaux » de l’Assemblée nationale cette semaine, ça ressemblait plus à du bitchage de cours d’école. Je vais dire comme Lagacé: ça ne vous tente pas de gouverner à la place ?

Hé ! J’ai bien aimé ça ce sondage ! Je pense que je vais faire un sondage différent par semaine, genre le week-end quand j’ai moins le temps de bloguer, et je pourrais commenter les résultats tous les vendredis, qu’est-ce que vous en dites ? Probablement aussi que je cocherais l’option pour que le billet du sondage reste le premier billet sur la page – afin qu’il ne se perde pas dans les méandres d’autres écrits après. En tout cas, prochain sondage en ligne en fin de semaine ! Merci WordPress pour le nouvel outil (ça sonne comme une mauvaise infopub) ! 😉

Que je suis gêné !

SHF-France (source)

Petit billet qui m’a été inspiré par deux membres de ma Communauté du Blogue qui ont parlé de la même nouvelle qui se retrouve ici. En effet, Richard Martineau et le Médiateur Farceur ont accueilli avec incrédulité cette bizarre de nouvelle comme quoi il y aurait un gène du vote… Bon, bon, bon… C’est moi ou il ne se passe pas un mois sans qu’on apprenne qu’il y aurait un gène pour ci et pour ça (c’est pareil pour tout ce qui serait cancérigène, la liste augmente aux 2 jours…). Finalement, si on écoute les scientifiques l’idée des choses acquises par l’apprentissage est en train de disparaître… Bientôt, on va me dire que j’ai des gènes qui me prédisposent à me gratter le bord du nez ou ceux qui font que je regarde toujours dans mon mouchoir après m’être mouché… Je veux dire, oui, il n’est pas impossible que les gènes aient une part d’importance dans notre personnalité. Mais, euh, où est le libre-arbitre si c’est rendu qu’on peut expliquer chacun de mes gestes par des gènes ?

Est-ce que je suis le seul qui commence à trouver ça un peu effrayant toutes ces recherches génétiques ? Je veux dire, ça va donner quoi d’apprendre qu’il y a un gène de la démocratie. C’est quoi, ils vont fabriquer des bombes irradiées qui rendent l’idée de la démocratie plaisante ? Après la bombe H, la bombe D ? Vous la lancez sur une dictature et POUF ! Ça devient un pays qui a le goût d’un parlement, d’une démocratie et d’élections propres et sans corruption ? Ça me fait peur tout ces recherches parce que j’ai l’impression qu’on cherche à identifier tous ces gènes pour éventuellement fabriquer l’être humain « parfait » dans le sens d’obéissant, pareil, qui ne sortira jamais de la norme. Autant j’aime ce que la science a pu nous emmener en termes d’innovations écologiques, énergétiques ou médicales, autant elle peut me faire peur par moment…