État critique

Gene Siskel & Roger Ebert, critiques américains pour leurs thumbs up

Gene Siskel & Roger Ebert, critiques américains pour leurs "thumbs up"

Ces derniers temps, je lis quelques textes qui s’inquiètent de l’état de la critique culturelle au Québec. Ça a commencé avec l’acidulée Clique du Plateau qui questionnait une critique parfaite du film « Les Pieds dans le vide » faite par Tanya Lapointe de Radio-Canada, critique faite… juste avant d’interroger la réalisatrice du film Mariloup Wolfe et le comédien (et, accessoirement, conjoint de la dite réalisatrice) Guillaume Lemay-Thivierge.

Par la suite, c’est Steve Proulx qui a repris le billet de la Clique pour nous rappeler un texte qu’il avait composé en février 2008 sur le sujet de la complaisance dans la critique québécoise, particulièrement dans les médias électroniques (télé & radio).

Finalement, c’est la charmante Noisette sociale – oui, oui, elle est revenue ! 😀 – qui après avoir visionné « Dédé à travers les brumes »  de Jean-Philippe Duval et se demandait pourquoi, à écouter tout le monde, il s’agissait d’une chef d’oeuvre.

En fait le questionnement est posé encore plus clairement du côté de la Clique qui ne s’embarrasse pas de nuances:

Est-ce que tous les critiques cinéma sont vendus d’avance parce que c’est un film québécois?  On s’entend pour dire que les vedettes du film ont succédé les entrevues les unes après les autres (radio, journal et télévision).  En gros, après leur passage dans les différents médias la critique a toujours été très bonne.  Se sentent-ils obligés de dire que c’est un bon film?  Pour l’instant, il n’y a que la critique du Devoir et de la Presse qui ne sont pas excellentes.  Seront-ils mal vus car ils ont osé dire que c’est un mauvais film?

En fait, j’ajouterais qu’il y a aussi Lecinéma.ca qui a fait une critique plutôt tiède face à ce premier essai au cinéma de mademoiselle Wolfe.  Sauf que là, encore, il s’agit d’un média écrit, peut-être plus facile alors d’être critique…

Le but ici n’est pas de descendre « Les Pieds dans le vide » (je ne l’ai pas vu et franchement, la trame scénaristique ne capture pas mon intérêt un iota donc je ne le verrai probablement pas), mais ça pose deux questions: y a-t-il et peut-il y avoir de la vraie critique culturelle au Québec et la deuxième, sommes-nous plus frileux à critiquer les produits cinématographiques québécois ?

Bon, pour la première question, il semble qu’à lire Steve Proulx, on ne puisse pas s’en sortir. Trop de copinage entre critiques et artistes mais, également, du copinage pratiquement avec les distributeurs qui font de la grosse pression pour avoir une bonne critique. Il faut dire que notre milieu artistique est petit, très petit et que forcément, contrairement aux critiques américains ou français,  les critiques québécois risquent tôt ou tard de retomber sur ceux qu’ils ont vilipendé. Il faut alors avoir soit la « couenne dure » comme le critique de théâtre Robert Lévesque qui était détesté par le milieu comme on peut l’apprendre par cette entrevue des Francs-Tireurs (on le boudait, l’ignorait, on faisait des pétitions pour qu’il perde son emploi, on lui a envoyé un paquet d’horreurs) ou on s’assouplit et on ne dit pas ce qu’on pense réellement d’une oeuvre.

Dans le billet de Steve Proulx sur le billet de la Clique, il y aborde un témoignage de Guy Nantel qui souligne un autre point: et si la critique culturelle d’aujourd’hui était moins cultivée ? Parce que faire une critique, c’est bien plus que de dire j’ai aimé ça et j’ai détesté ça, c’est de faire des liens, connaître les artisans derrière l’oeuvre en question (qu’elle soit cinématographique, théâtrale, etc.) pour étayer son propos. Quitte à faire de la recherche avant ou après, il faut être en mesure d’avoir plus que des « J’aime… j’aime pas… » pour faire une critique objective et constructive. Je souligne le dernier mot parce qu’il peut être facile d’encenser pour encenser ou de démolir pour le plaisir de démolir.

Anecdote personnelle: au collégial, j’ai eu un cours d’analyse et de critique théâtrale. Dans le cadre du cours, nous sommes allés voir une pièce de Michel Tremblay dont j’oublie le nom. Cependant, il faut le dire, ce n’était pas bon. Du moins, moi, j’ai trouvé ça plutôt inintéressant. Surtout le jeu des comédiens et comédiennes était… ouf ! Sans compter le décor exagéré et parfois, le récit se décousait. Alors, on devait comme travail de faire la critique de la pièce. Ayant été profondément déçu par la pièce, j’ai écrit une critique assassine (le terme est faible) de la pièce. Je ne fus pas le seul, une majorité d’entre nous avons écrit des critiques pleines de hargne… et nous fûmes nombreux à échouer ce travail. Pourquoi ? Pas parce que nous étions déçus de la pièce comme aura dit notre professeur, mais nous avions perdu tout sens objectif. Nos critiques n’étaient qu’un déversement de fiel, une espèce de vengeance pour « l’impression d’avoir perdu notre temps ». Bref, oui, on aurait pu écrire une critique négative, mais il ne fallait pas que cela devienne une vendetta. La bonne critique se situe justement dans la zone grise entre le léchage de derrière et la dissertation dithyrambique. Le bon critique arrivera à tenter de trouver ne serait-ce qu’ un point négatif ou positif tout en argumentant sur sa perception que l’oeuvre est une merde ou un chef d’oeuvre.

Quant à la deuxième question, peut-on critiquer un film québécois sans se faire regarder de travers, on en discutera au prochain billet. 😉

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Ça sent le sexe…

Contrairement à bien des blogueurs, je n’ai pas eu tant que ça de recherches bizarres qui ont mené sur mon blogue. Mais là, hier, je ne sais pas, il y a un petit pourcentage de recherches coquines:

site:imagesforum.doctissimo.fr sexe

pas de culottes

madona sexe

britney spears et madonna ensemble french

Bon, y en a pas eu vraiment de pire que ça. Quoique j’ai déjà vu le terme « branlette » dans les recherches. Mais bon, comme quoi, Internet, c’est encore la plate-bande préféré de ceux qui surfent une main sur la souris et l’autre… 😉 Alors, à ceux qui viennent ici en quête de photos de sexe… Déçus, j’imagine ? Vous aimez ça le sexe, hein ? Attendez que je vous raconte mes histoires, vous n’aimerez plus ça ! 😛 Mouhahahahaha

Allez, au travail paresseux ! Ça suffit les niaiseries ! 😉

Que je suis gêné !

SHF-France (source)

Petit billet qui m’a été inspiré par deux membres de ma Communauté du Blogue qui ont parlé de la même nouvelle qui se retrouve ici. En effet, Richard Martineau et le Médiateur Farceur ont accueilli avec incrédulité cette bizarre de nouvelle comme quoi il y aurait un gène du vote… Bon, bon, bon… C’est moi ou il ne se passe pas un mois sans qu’on apprenne qu’il y aurait un gène pour ci et pour ça (c’est pareil pour tout ce qui serait cancérigène, la liste augmente aux 2 jours…). Finalement, si on écoute les scientifiques l’idée des choses acquises par l’apprentissage est en train de disparaître… Bientôt, on va me dire que j’ai des gènes qui me prédisposent à me gratter le bord du nez ou ceux qui font que je regarde toujours dans mon mouchoir après m’être mouché… Je veux dire, oui, il n’est pas impossible que les gènes aient une part d’importance dans notre personnalité. Mais, euh, où est le libre-arbitre si c’est rendu qu’on peut expliquer chacun de mes gestes par des gènes ?

Est-ce que je suis le seul qui commence à trouver ça un peu effrayant toutes ces recherches génétiques ? Je veux dire, ça va donner quoi d’apprendre qu’il y a un gène de la démocratie. C’est quoi, ils vont fabriquer des bombes irradiées qui rendent l’idée de la démocratie plaisante ? Après la bombe H, la bombe D ? Vous la lancez sur une dictature et POUF ! Ça devient un pays qui a le goût d’un parlement, d’une démocratie et d’élections propres et sans corruption ? Ça me fait peur tout ces recherches parce que j’ai l’impression qu’on cherche à identifier tous ces gènes pour éventuellement fabriquer l’être humain « parfait » dans le sens d’obéissant, pareil, qui ne sortira jamais de la norme. Autant j’aime ce que la science a pu nous emmener en termes d’innovations écologiques, énergétiques ou médicales, autant elle peut me faire peur par moment…

Retrouver quelque chose

Vision durable (source)

J’ai fait du ménage dans un tiroir où il y avait beaucoup de papiers divers, ça commençait à être lourd de l’ouvrir. Je recherchais une feuille que j’étais convaincu d’avoir encore. Non seulement j’avais raison (et évidemment, je l’ai retrouvé… à la toute fin 😉 ), mais près de 75 % du papier n’était vraiment plus utile. Ce qui va me permettre d’envoyer tout ça au recyclage. Puis, tout d’un coup, mon tiroir s’est allégé considérablement de certaines choses (dont quelques unes qui dataient de 2003-2004…). Je pense que j’étais dû pour faire le ménage là-dedans. Comment on dit déjà ? D’une pierre deux coups ? 🙂

Et c’est très agréable de retrouver quelque chose qu’on cherche. J’étais comme soulagé et fort heureux de retrouver ce papier que j’ai mis à une place où je ne pourrai pas le perdre. Disons que ma journée a bien commencé ! 😛

Le roi lion

Dans le cadre du premier mois d’existence du blogue souligné hier, je me suis amusé à voir quels articles étaient les plus consultés individuellement. À ma grande surprise, c’est celui sur le lion qui s’était échappé à Maniwaki le 30 avril dernier. À l’heure où j’écris ceci, près de 180 personnes ont consulté cet article en particulier. Bon, ok, je me doute que pour la plupart c’est des recherches sur le lion qui les ont emmené sur cet article particulier. Ils ont dû être déçus de voir que ce n’était pas une fiche de faits scientifiques sur le roi des animaux… N’empêche que la réflexion que j’ai eu alors en voyant ça fut: « J’aurais dû me partir un blogue animalier… »