Jean Charest mérite une statue

J’entends déjà les mauvaises langues qui ont lu le titre. Après tout, tout l’intelligentsia médiatique s’est moqué des libéraux qui ont pratiquement mis John sur un pied de stalle la fin de semaine dernière, à côté de Lévesque et Lesage pour ne nommer que ceux-ci. Non seulement des petits baveux comme Lagacé, mais même des alliés fidèles comme André Pratte ont eu le culot de vouloir descendre l’homme aux boucles infinies à l’échelle des petits mortels que nous sommes.

Pourtant, Jean John Charest mérite sa place au panthéon des premiers ministres comme un des grands.

Qui aura réussi à foutre en rogne tous les syndicats en même temps, en décembre 2003 ? Jean Charest.

Qui a réussi, avec ses défusions municipales, à rendre la ville de Montréal complètement ingérable et chaotique ? Jean Charest.

Qui a réussi à garder le statut quo de l’aspect pitoyable des urgences au Québec et ce en choisissant deux pitoyables ministres de la Santé ? Jean Charest.

Qui a réussi à mettre toute la population ou presque contre lui avec ses projets de subventions aux écoles privées juives, au Suroît et à la privatisation du parc du Mont Orford ? Jean Charest.

Et qui a dû reculer dans ces 3 dossiers ? Jean Charest.

Qui a réussi à diminuer le budget de la Saint-Jean-Baptiste pour qu’on oublie les discours nationalistes ? Jean Charest.

Qui a réussi, avec sa nouvelle politique de gestion de risque à la Caisse de dépôt et placement, à mettre la Caisse dans le trou de 40 milliards, une des plus grosses pertes de l’histoire de la Caisse et faisant de la Caisse le fonds de retraite canadien qui a le plus perdu d’argent en 2008  ? Jean Charest (aidé de plusieurs « génies » de la Caisse, il faut le dire).

Qui a créé les conseils de la fédération pour faire accroire que ce genre de réunions donne une voix aux provinces face au têtu gouvernement fédéral ? Jean Charest.

Et qui s’écrase à chacun de ces conseils quand vient le temps de défendre des motions unanimes à l’Assemblée nationale ? Jean Charest.

Ah oui, moi aussi j’ai été de ces minables vermisseaux qui ont osé cracher sur le grand maître, homme de ma région qui plus est. Mais aujourd’hui, je me rends compte plus que jamais que Jean Charest est un grand homme, un homme qui mérite une statue. Ce premier ministre mérite sa statue de grand bâtisseur.

Grand bâtisseur de troubles, oui.

Les billets du jour: Tout d’abord, je voulais souligner une magnifique citation sur le blogue de mon oncle sur pourquoi nous ne maîtrisons pas notre rapport sur la nature. À réfléchir, vous m’en donnerez des nouvelles. 😉 Puis, je ne pouvais passer sous silence le 100ème billet de Ras-le-blogue de notre ami Blogue l’Éponge. Le pauvre a cherché longtemps quoi faire pour ce centième billet et finalement, la simplicité l’a emporté. Et il a bien fait. Surtout qu’il pensait presque nous dire « au revoir » avec ce billet, mais non. Ouf… Au contraire, je crois que ça lui aura botté le train de voir que oui, il avait des lecteurs et qu’on avait hâte de le relire car aujourd’hui, il nous sert un billet en nuance sur les fameux clowns dans les centres pour personnes âgées.

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Anges & Démons: un chemin nerveux mais sans âme

Hé oui, je suis allé voir cette semaine le second volet des aventures de Robert Langdon.  J’y suis allé, je vous avoue, plein d’espoir. Car au risque de peiner mon estimé collègue Blogue l’Éponge, grand adorateur de littérature devant l’éternel (en espérant que cette plogue me fasse pardonner le reste de ma phrase 😉 ), j’avais plutôt apprécié le roman Anges & Démons. Du moins, il m’avait plus accroché  que Da Vinci Code et ce malgré ses invraisemblances (allô, c’est quand même du Dan Brown !), cette course à la montre m’avait davantage satisfait que cette mille fois entendues supposition de relation entre Jésus et Marie-Madeleine (car, au cas où vous ne le sachiez pas, certains exégètes proposent cette théorie depuis fort longtemps). Force est de constater que je suis sorti du cinéma avec cette déception aux lèvres…

Alors, rappelons l’histoire: Robert Langdon, spécialiste des symboles religieux, se fait appeler par le Vatican. Un vieil ennemi de l’Église, les Illuminati, semblent s’être levés et avoir préparé une vengeance contre le Vatican. Langdon, étant spécialiste, est vu comme le seul espoir de la police du petit état au coeur de Rome. Alors que les cardinaux entrent en conclave, une course contre la montre est déclenchée alors que les 4 « preferatis » (cardinaux davantage susceptibles de devenir pape) ont été enlevés et que le ou les ravisseurs déclarent qu’à chaque heure, un de ceux-ci mourra. Pire encore, à minuit, une bombe d’antimatière risque de faire éclater la cité du Vatican… C’est pourquoi une jeune scientifique du CERN, Vittoria Vetra, aidera Langdon dans sa quête pour retrouver les preferatis et, surtout, la bombe d’antimatière (sa spécialité).

Déjà, au départ, le film change le début de l’histoire et c’est un peu bizarre. Dans le roman, Langdon était appelé alors que le père adoptif de Mlle Vetra était assassiné et on retrouvait sur sa poitrine la marque des Illuminati. Or, ici, c’est le Vatican qui l’appelle… Hum, hum… Sa compter la finale très différente du livre. Ça en est presque choquant. Car qu’on enlève des parties de l’histoire « choquante pour l’Église », OK. Qu’on laisse supposer que cette histoire se passe après le Da Vinci Code (alors qu’Anges & Démons a été écrit avant mais a connu un succès après le Da Vinci Code), d’accord. Qu’on supprime le flirt entre Langdon et Vetra, pas de problèmes. Mais qu’on change des parties de l’histoire comme ils l’ont fait… Ouh… Les amateurs du roman seront forcément déçus de la chose. Surtout de voir passer un camerlingue italien dans le roman à britannique dans le film !

Beaucoup des critiques du film « Da Vinci Code » était sur son aspect verbeux, le peu d’action. Hé bien, Anges & Démons fait exactement le contraire: on élimine une grosse partie de dialogue et on remplace le tout par une course contre la montre nerveuse qui fait penser à un « 24 » dans un cadre européen. Sauf que le problème est que le roman de Brown emmenait quand même une idée intéressante: est-ce que la science et la religion sont opposées ou plus proche qu’on le croit ? Ici, à part quelques lignes sur le sujet, on saute toute cette partie pour montrer des meurtres et de la  tension. Car, si effectivement, on ne peut pas dire qu’on s’ennuie, dieu que la réalisation de Ron Howard est artificielle, sans âme. On sent le film de commande, sans plaisir, sans démontrer  d’intérêt pour le propos. Ah bien sûr, serait-ce sa frustration de ne pas avoir pu tourner à Rome son film ? Peut-être. Pourtant, la plupart des décors sont super bien recréés (mise à part quelques plans de la place St-Pierre-de-Rome, clairement faits par ordinateur) et on s’y croirait malgré tout.

Parlons performances. Tom Hanks se débrouille encore dans la peau de Langdon et même s’il ne s’agira pas du rôle de sa carrière, il insuffle assez de caractère et de passion pour que sa performance reste crédible. On ne peut pas en dire autant de Ayelet Zurer dans le rôle de Vittoria Vetra qui semble s’emmerder et se demander ce qu’elle fout dans cette galère (sans compter que son doublage québécois, fait par Marina Orsini est pitoyable à mon avis). Quant à Stellan Skarsgård, un acteur pourtant intéressant, il semble mal à l’aise dans son rôle, ne sachant pas trop sur quel pied danser. Alors, il alterne entre boudeur et frondeur sans vraiment cerner son personnage. Quant à Ewan McGregor, l’effort est là et on ne peut dire qu’il en sort amoché de cette expérience. Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’il a suivi la même préparation pour jouer ce prêtre que l’a fait Philipp Seymour Hoffman pour Doute… Je souligne, par contre, la performance de Armin Mueller-Stahl, très intéressant en Cardinal Strauss.

L’emballage du film est, comme je le disais, intéressant mais trop froid pour passer à la postérité. Si certains plans sont magnifiques, d’autres sont un peu gâchés par ce manque d’âme souligné plus haut. La musique, qui reprend beaucoup de thèmes du Da Vinci Code, est plutôt moyenne. Certains bons morceaux, mais parfois, elle est trop classique dans le genre. Quant à récupérer le thème de « Da Vinci Code » pour le générique… j’aurais préféré un autre thème pour se dissocier du premier opus.

Alors, est-ce mauvais ? Non, je n’irais pas jusque là. Sauf que franchement, je croyais que le film dépasserait Da Vinci Code à tous les niveaux et pourtant… Je suis encore à me demander lequel des deux est le meilleur finalement. Peut-être que le Code était trop verbeux, mais Anges & Démons possède tellement peu d’âme et se détache tellement du matériel d’origine avec certains de ses choix que franchement, on en ressort déçu si on a lu le roman. Il y a eu pire au niveau cinématographique, mais on ressort avec la sensation que ce film aurait pu être meilleur en tant que thriller religieux… Peut-être qu’à vouloir être trop gentil avec l’Église, on a dilué l’oeuvre. Après tout, quand le journal officiel du Vatican déclare que le film est un « divertissement innocent » alors qu’ils ont dénoncé sans gêne le roman comme un outrage à l’Église, c’est qu’il y a un solide décalage entre les deux.

Verdict du Satellite: 7/10. On a droit à une poursuite nerveuse en plein dans une (fausse) Rome, à quelques oeuvres d’art révélant des « secrets », à des rebondissements, mais le tout dans un paquet sans âme, se détachant de l’oeuvre d’origine. Je me permets un dernier commentaire* (qui contient des « spoilers ») après le billet du jour.

Le billet du jour: Je vous propose de lire la critique de Gradlon sur le même film. Pourquoi ? Parce qu’il vaut mieux lire plusieurs avis pour se faire une idée et je suis loin de posséder la science infuse en critique. De plus, la critique est intéressante, alors on ne se gêne pas ! 😉

* *Attention spoilers*

Un conseil à Dan Brown pour son prochain livre qui sortira, selon les rumeurs,  cet automne: arrête d’utiliser la même technique, c’est-à-dire un assassin qui travaille pour un personnage principal qui se révèle, à la fin, être le grand méchant, le tout en détournant les soupçons sur un autre personnage principal. Franchement, avec le Da Vinci Code et Anges & Démons, tu as utilisé deux fois la même technique. Ça serait le temps de changer, pour nous surprendre…

Histoires d’humains

Ce billet provient d’une discussion que j’avais avec un ami hier soir. On jasait de trucs et d’autres (dont la fameuse religion catholique), une discussion qui a vite tourné en discussion historique sur la religion, entre autres. Finalement, après quasiment une heure, on en venait au constat suivant: l’Histoire avec  le grand « H » peut être vraiment plaisante, peut emmener à des découvertes et discussions fascinantes. Alors pourquoi elle a autant mauvaise presse ? Pourquoi, pour la plupart, quand on dit le mot « Histoire », ils deviennent verts et sur le point de dégobiller ?

Je me dis que probablement c’est l’obsession des dates. On associe l’histoire avec l’apprentissage pénible de dates. Bon, personnellement, je n’ai pas tant de problèmes avec les dates. Lorsque je veux bien les retenir, je suis en mesure de le faire. Mais je comprends que si pour le commun des mortels, l’histoire ne veut dire que « apprentissage de dates », ça lève le coeur. Pourtant, le nom le dit: l’histoire, c’est la trame narrative qui nous a emmenés jusqu’ici avec ses grands moments et ses moments pathétiques.

Anecdote personnelle: ma soeur était en révision pour son cours d’histoire du Québec. Elle voulait que je l’aide à réviser car elle avait de la difficulté à comprendre. Je me suis rendu compte pendant que je lui posais des questions qu’elle compartimentait le tout comme on classe nos chaussettes, nos livres, etc. Bref, elle était capable de comprendre les questions directement associées à la classification, mais elle ne comprenait pas les liens qui menait d’une période à une autre. Alors, je me suis mis à reprendre sa matière et lui dire en gros l’histoire de chaque période et les liens entre elles. Aussitôt, ça a fait comme: « Ah ! » Une grande lueur a éclairci son visage comme si elle venait de comprendre que l’histoire, c’est plus que d’apprendre c’est quoi l’Acte de Québec ou le rapport Durham. C’est aussi le POURQUOI et qu’est-ce qui explique que ce soit arrivé. Bon, malheureusement, comme on n’a fait qu’une révision ensemble et un peu trop collée sur son examen, elle a échoué et a été obligée de le reprendre mais je sens quand même qu’elle a, un tant soit peu, compris que l’histoire n’est pas juste une question de par coeur. Il y a une question de compréhension aussi.

Évidemment, l’histoire n’est pas parfaite. On sait beaucoup de choses des vainceurs, jamais des vaincus. On sait que certains textes anciens ont été traduits de façon arbitraire par certains moines de l’époque, etc. Il n’empêche qu’elle est fascinante, vaste, qu’elle est une source infinie d’inspiration. Juste de lire un site sur la Rome Antique comme celui-ci fait par un amateur (mais supra bien renseigné, passionné et avec un bon sens de l’humour) me transporte ailleurs, me fait découvrir un pan de l’humanité et me rassure sur le fait qu’il y a encore des gens qui aiment ça l’histoire. Parce que provenant d’un coin de Terre où la devise est « Je me souviens », il me semble important de se souvenir de son histoire et celle d’autres peuples.

Et vous, quelle est votre relation avec l’histoire ? L’aimez-vous ? Y a-t-il une période qui vous fascine plus que les autres ? Ah et tiens, je vais me permettre aussi une question de sondage (ça faisait longtemps):

Mais hé, pas parce qu’il y a un sondage que vous ne pouvez pas laisser de commentaires.

Le billet du jour: Bon ben il semble que sois pratiquement le seul à ne plus Twitter, même Renart s’y est mis ! Bon, sans blague, ça ne me cause pas vraiment de problème, c’est juste que… Pour moi, je n’y vois pas l’intérêt et qui ça intéresserait. M’enfin ! Puisque je suis un homme de Cro-Magnon… Houmpf, houmpf ! Moi, homme des cavernes ! Moi va chasser dinosaure pour dîner (ben quoi, selon les créationnistes, l’homme aurait vécu en même temps que les dinosaures… 😛 ).  Oh et Blogue l’Éponge fait une montée de lait fort intéressante sur les compagnies de cartes de crédit qui sont rendus à faire de la sollicitation dans les stations de métro

Blogue, blogue, jase, jase

Je ne sais pas si vous vous rappelez de cet appel à tous que j’avais fait au début du mois de mars ? J’avais demandé à des blogueurs s’ils voulaient bien répondre à un appel à tous pour une chronique mensuelle que je fais dans le Sans-Papier, le journal électronique de la TÉLUQ. Hé bien ! J’ai eu pas mal de réponses positives et c’est aujourd’hui que l’article est en ligne ! C’est gratuit, alors on ne se gêne pas pour lire. Pour la peine, je fais une récapitulation des blogueurs qui ont participé à ces échanges:

De plus, je me suis permis de citer dans l’article les blogues suivants pour des raisons qu’on a parlé d’eux dans l’article ou simplement parce qu’ils m’ont donné une chance dans cette blogosphère : Renart, Radicarl, Leif (qui sous son pseudonyme Molécule a été un des premiers à commenter 😛 ), Pascal Colpron

Et j’en ai omis plein dans l’article… Je vous aurais tous mis,  mais il aurait été trop long malheureusement. Mais bon, hé, c’est à ça que sert la Communauté du Blogue !

Par contre, je me sers aussi de ce billet pour rectifier une impardonnable bévue. Un autre blogueur s’était intéressé à mon appel à tous. Le très gentil et amusant Dark Remi of Doom, gardien de l’Antre de la Vérité. Sauf que malheureusement, des problèmes de communication auront fait que nous n’avons pas pu nous parler à temps avant la remise de l’article. Par contre, comme il a pris le temps de m’écrire ses réponses, j’ai décidé de lui donner l’espace présent pour les mettre. Alors, les voici (avec une répétition des questions):

1. Comment as-tu commencé à bloguer ? Qu’est-ce qui t’a motivé ? Un autre blogue que tu lisais, tu as entendu parler du phénomène ?

Initialement, je voyais le blogue comme un outil d’une médiocrité peu commune avec lequel les adolescents déblatéraient sur leur vie en écrivant des textes « emo » vides tout en affichant régulièrement des photos d’amis en écrivant quelque chose du style « Change pas *surnom X* j’t’aime fow. » Ceci dit, j’ai éventuellement fait la connaissance du Détracteur Constructif qui m’a fait porter un regard nouveau sur ce phénomène. À force de lire différents blogues pertinents, j’ai révisé ma position et j’ai décidé de m’y mettre moi-même afin d’assouvir un besoin croissant d’écriture qui me tenaillait depuis belle lurette puisque je n’ai pas vraiment l’occasion d’écrire en français dans le cadre de mon travail ou de mes hobbys.

2. On sait qu’autant il y a des blogueurs qui font des billets très rares que des gens (genre Patrick Lagacé) qui en font 4-5 par jour, voire plus. D’après toi, quel est le bon rythme pour afficher des billets ? 1 par jour, 2 par jour ? Plus ?

Je serais bien mal placé pour juger d’un nombre décent de billets puisque je suis très irrégulier dans mon horaire. Je crois que ça dépend tout autant du type de blogue que de son écrivain. En ce qui me concerne, j’aimerais tenter d’écrire au moins un billet par semaine mais c’est parfois difficile alors je me rattrape parfois la semaine suivante. Le fait est que, pour moi, le but n’est pas tant d’établir un auditoire fixe que d’écrire aléatoirement ce qui me passe par la tête pour mon propre plaisir et en dépit de ce que les gens en pensent. Pour ceux qui ont des blogues avec une thématique d’actualité, de politique et/ou qui établissent un large auditoire et une routine fixe, il est évident que les messages ont intérêt à être plus réguliers. Je dirais donc que 2 à 3 billets par semaine seraient les bienvenues.

3. Certains parlent du renouveau du journalisme (journalisme citoyen) lorsqu’on parle de blogue. D’après toi, quel est l’impact d’un billet ? Y en a-t-il vraiment un ? Ne parle-t-on pas qu’à ceux qui nous ressemblent ?

Comme toute tribune, l’impact du message est extrêmement variable selon le message véhiculé, sa pertinence et les gens qui sont là pour en profiter. L’avantage majeur du blogue est qu’il offre une fenêtre sur le monde pour quiconque décide y regarder. De ce fait, les gens qui ont un message à offrir et qui sont en mesure de le partager avec d’autres internautes qui partagent leur champ d’intérêt rejoignent rapidement bon nombre de gens. Contrairement à un journal populaire qui fait partie de la routine du commun des mortels, le blogueur doit construire son auditoire par divers moyens, comme en étant actif un peu partout sur la blogosphère et en se faisant connaître. Beaucoup d’efforts sont donc requis pour atteindre un niveau acceptable de notoriété sur la blogosphère mais lorsque l’on est connu et qu’on traite de sujets chauds, il est de plus en plus facile d’atteindre l’effet « boule de neige » en rejoignant rapidement les habitués et en attirant d’autres gens par les moteurs de recherche. De ce fait, il est probablement plus facile d’avoir un impact quelconque en divaguant sur les déboires de Britney Spears qu’en élaborant exhaustivement sur des sujets mathématiques complexes. Il est donc très difficile de juger de l’impact réel d’un billet sinon que c’est possible d’affecter les gens par ce médium. Si on réussit à vendre son produit et à attirer des lecteurs, il va sans dire que, à petite ou grande échelle, on fait une différence dans la vie des gens qui prennent la peine de lire.

4. Tu as décidé, dans ton blogue, de faire des textes plutôt amusants sur des thèmes plus ou moins sérieux. Explique-moi ton choix éditorial.

Tel que mentionné précédemment, le but premier de mon blogue est de me divertir moi-même. Étant une personne plutôt humoristique et colorée, j’aime élaborer sur ce qui me passe par la tête sans nécessairement savoir ce que ça va donner. Il m’arrive souvent de commencer un billet sans savoir comment il va finir ou, au contraire, de cesser d’écrire après deux paragraphes parce qu’une idée qui semblait bonne à la base me semble momentanément moins bonne. Le fait est que j’ai plusieurs passe-temps, plusieurs goût très prononcés qui semblent parfois douteux pour les êtres humains dits « normaux » mais j’adore manifester explicitement mon intérêt pour des choses qui n’intéressent pas vraiment les gens ou qui ne suscite tout simplement pas de réflexion habituellement. C’est le genre de chose que je fais normalement sur une base orale au cours de festivités bien arrosées mais j’ai décidé de mettre le tout sous forme de texte pour le simple plaisir de l’écriture et du partage, caricaturant ma propre personnalité et espérant que les gens vont avoir autant de plaisir à me lire j’ai moi-même du plaisir à écrire. Bien que les gens qui ne me connaissent pas n’ont aucun moyen de le savoir, mon blogue est tout bonnement une fenêtre sur mon esprit que quiconque me côtoie régulièrement connaît déjà très bien. Je n’ai aucune limite, aucune restriction de sujet ni aucun but précis si ce n’est de divertir et inciter à la réflexion pour qui sait lire à travers mon humour empreint de sarcasme et d’ironie.

5. (Question avocat du diable) Le principe même du blogue veut qu’il offre une plateforme de discussion autant pour les blogueurs que pour ceux qui commentent. Or, n’importe qui peut commenter sur un blogue. N’ouvre-t-on pas la porte là à l’excès, au dérapage ?

Il est évident que le blogue est une porte grande ouverte pour les dérapages en tous genres, comme l’Internet en général d’ailleurs, mais il faut savoir modérer son blogue. Il existe probablement qui tirent partie de ce phénomène pour créer le chaos mais je crois que les outils mis en place par les différents fournisseurs de cette plate-forme sont suffisants pour faire taire les éléments perturbateurs. De plus, si les blogueurs ne voulaient pas de dérapage, ils évideraient sûrement de traiter de sujets qui risquent d’en créer. On récolte généralement ce que l’on sème.

6. (Autre question avocat du diable) Y a-t-il une blogosphère de droite importante ? Parce que quand je voyage personnellement sur la blogosphère, je vois beaucoup de blogues de gauche, mais la droite me semble silencieuse à part quelques exceptions (Richard Martineau, Martin Masse). Est-ce parce que dans la fond, la blogosphère est très divisée en clique et que la blogosphère de droite existe et je ne la vois pas en tant que blogueur de gauche ? Connais-tu la blogosphère de droite un peu ou tu l’évites ?

Malheureusement, je ne suis pas très politisé et j’ai tendance à me perdre dans les dédales infinis de la complexité gouvernementale. Bien que j’aie un intérêt marqué pour les différents enjeux de notre société, j’ai une approche plutôt philosophique de la chose et je me contente généralement d’élaborer sur les différents sujets de ce genre d’un point de vue personnel qu’en me rattachant à une idéologie pré-définie. Ne fréquentant pas vraiment ces blogues, il m’est donc difficile de répondre avec des faits mais je me permet quand même une réflexion sur le sujet. Je crois que le mouvement gauchiste est mieux représenté pour la simple et bonne raison que ses adeptes sont probablement plus jeunes, plus motivés, idéalistes et révolutionnaires tandis que ceux qui prônent la droite sont de la vieille école et prennent leur idéologie pour acquise. Pourquoi prendre le temps de défendre la logique pure contre une bande de hippies?

7. Dans ton cas, tu as décidé de bloguer sous un pseudo. Pourquoi ?

En ce qui me concerne, j’ai tout bonnement décidé d’opter pour le pseudonyme que j’utilise sur MSN Messenger depuis plusieurs années. Je trouve que ça donne bien et que ça cadre bien avec mon style d’écriture. Quoi qu’il en soit, la plupart de mes visiteurs me connaissent personnellement et je n’ai aucun intérêt à cacher mon identité. D’ailleurs, je fournis quelques liens vers des critiques musicales et personne ne m’a jamais demandé mon nom. Bref, aucune raison outre la sonorité et l’esthétisme.

Et voilà ! Merci encore Dark Rémi pour tes réponses très appréciées. 🙂 Par la même occasion, je voulais profiter de l’occasion de ce billet joyeux et plein de franche camaraderie blogesque pour dire ceci: bon, je le répète encore mais je tenais à le dire, le 15 avril prochain, ça sera le premier anniversaire de ce blogue. Pour ce faire, j’aimerais faire quelque chose de spécial, quelque chose que VOUS voudriez que je fasse, des idées farfelues ou moins farfelues. Évidemment, la décision finale resterait à ma discrétion (quoiqu’il n’est pas dit que je ne vous demanderais pas votre avis dans un sondage ou autres…) et il n’est pas impossible qu’il y ait un autre billet d’ici le 15 abordant ce sujet, mais vous pourriez déjà lancer des idées comme ça. Je trouverais ça intéressant, en tout cas.

De plus, et là, peut-être que j’en demande trop, mais comme on dit: un gars s’essaie. 😉  Je sais qu’il y a des lecteurs de ce blogue qui dessinent/gribouillent, qui font du montage, etc. Bref, qui ont 1000 fois plus de talent que moins avec le visuel (surtout le dessin). Là, je lance ça dans les airs, mais pensez-vous que ça serait possible qu’il y en ait parmi vous qui fasse un petit dessin spécial d’ici le 15. Je trouverais ça amusant une petite galerie « bloganniversaire » où je pourrais afficher vos oeuvres avec vos noms (surnoms) et tout… Mais bon, on s’entend que c’est juste une suggestion et c’est pas grave s’il y en a pas. Cependant, si ça vous branche et que vous avez du temps, faites-moi signe ! 😉

Bon, allez, il se fait tard: cessons ce billet interminable et on se reparle ! Merci encore aux blogueurs qui ont participé et même aux autres dans mon aggrégateur. 😉 Pas de billet du jour aujourd’hui, demain par contre…

Mise à jour (13h52): J’ai oublié d’ajouter qu’effectivement, cette initiative de ma part ressemble à ces très intéressantes entrevues de Il Blogue. Mais bon, les questions sont différentes et je n’ai pas pu en mettre autant que lui, ça aurait été cacophonique à plusieurs blogueurs en même temps. N’empêche que je trouve intéressant ce genre de travail, alors, je voulais le souligner. Donc, finalement, c’est mon billet du jour si on veut. 😉

Maudite première impression

Tout d’abord, un gros merci pour l’appel à tous et les réponses que j’ai eues. Très appréciées. Les blogues qui m’ont fait signe seront rejoints bientôt. Il y en a même deux qui vont me voir en vrai, en chair et en os. 😉

D’où ce billet. Attention ! Je suis fort heureux: ça va être stimulant de mettre une énergie, une voix sur ces blogueurs avec qui je discute depuis un certain temps. Sauf que j’ai une certaine « phobie ». Non, le terme phobie est fort. Disons, une crainte. J’ai la crainte de la première impression. Vous savez ces fameuses 20, 30 ou 40 secondes qui – selon les experts – déterminent TOTALEMENT l’opinion qu’on se fait de l’autre. Parce que je considère que je suis un déficient de la première impression. Je considère qu’on peut se faire une idée de moi dans les 5-10 minutes suivants une rencontre. Pas les premières secondes. Et le pire, c’est que c’est réciproque. Je suis incapable de juger quelqu’un dans la première minute. Par contre, donnez-moi une dizaine de minutes et je serai capable de vous dire ce que j’en pense en bonne partie.

Forcément, ça peut me nuire pour des entrevues, mais également lors de premières rencontres. Ce qui fait que souvent, au départ, je sens chez les gens comme un « je ne suis pas sûr de ce que je vois » qui peut être déstabilisant. Mais bon, c’est ma perception. Peut-être que j’interprète des choses qui ne sont pas véridiques. Tout ça pour dire que je déteste ce concept de la première impression mais qu’il subsiste partout. Alors, je me prépare pour rencontrer ces blogueurs… en obsédant sur des futilités comme mes cheveux. 😉

Les billets du jour: Je lisais récemment le Blogue du Prof Solitaire (alias le gars qui veut battre Patrick Lagacé en termes de productions dans une semaine sur un blogue 😉 ) et ce billet sur la Mission de l’Esprit-Sain me donnait froid dans le dos.  Comme le dit le Prof, on n’a pas besoin de chercher loin pour trouver des extrémistes religieux. Également, je souligne le billet sur Ras-le-blogue qui nous parle de l’incroyable idée stupide des Conservateurs (excusez le pléonasme car stupide et Conservateur, ça veut dire la même chose si on se fie à la tendance) qui veulent seulement financer des projets de recherche de sciences humaines liés aux affaires. Adieu sociologie, psychologie, littérature, philosophie, histoire, etc… Débrouillez-vous pour vos recherches ! Coudonc, ça va prendre quoi pour qu’on comprenne que ce gouvernement Harper est une menace aux « si fabuleuses valeurs canadiennes » (dixit Coderre et compagnie) ? Blogue l’Éponge nous offre donc d’aller signer une pétition en ligne, ce que je vous encourage à faire aussi. Mais bon, passez donc par son site pour le faire. 😉 Puis bon, il y a une nouvelle émission de Louis-Philippe avec, en plus, une bonne qualité sonore. Il aborde, entre autres, cette nouvelle qui nous a plutôt secoué de ce qu’on doit appeler désormais l’affaire Jean-François Harrisson. Une affaire bien triste d’un gars qui a foutu sa carrière en l’air à 34 ans (une carrière qui allait bien) et sa vie de famille pour des pulsions malsaines. Car même s’il est reconnu non-coupable, il y aura toujours cette aura de doute qui planera au-dessus de lui. Mais de ce que j’entends à date, la preuve semble solide en maudit…

J’aime ma blogosphère

… et bon, je ne sais pas si elle m’aime (comme le disait la Poune) mais ça m’est égale quand elle fait de bons billets, moi, j’adore. Ça faisait longtemps que je n’avais pas « pluggé » des collègues blogueurs et ça me manquait. Et puis dernièrement (dernièrement étant assez vaste), y a eu de bons trucs qui sont entrés dans l’agrégateur…

Tout d’abord, y a deux petits nouveaux dans mon agrégateur: le blogue du Prof Solitaire et le blogue de Martin Petit. Forcément, vous les retrouverez aussi dans ma Communauté du blogue à partir d’aujourd’hui.

Des blogues que j’ai connu grâce à Renart, l’infatigable Renart, qui nous montre encore qu’il est à peu près aussi multidisciplinaire que Grégory Charles avec ce dernier billet: belle oeuvre avec poésie. Bon, Renart, j’ai appelé à Ottawa pour te faire déclarer « trésor national », mais quand je leur ai dit que tu étais un artiste, tu comprends, ils ont rien compris. Tu sais comment les Conservateurs et les artistes vont de pair ? Quant à Québec, il semble que tout soit paralysé depuis que le sherbrookois frisé (j’ai jamais eu aussi honte d’être sherbrookois que depuis 2003) qui « voulait les mains sur le volant » nous a envoyé dans le mur. 😉 Ça devra donc attendre.

Dans un tout autre registre, y a Patrick Lagacé qui décrit tellement les sentiments que j’ai par rapport à la tragédie de Piedmont. C’est par lui ce matin que j’ai appris que les enfants avaient été poignardés. Poignardés, phoque ! En plus, je trouve ça dur que les journaux aient montré les photos des enfants. Franchement, personnellement, je n’avais pas besoin de les voir. Je comprends que ça met un « visage sur la tragédie », mais fiou…

Puis, bon, il y a pas juste les nouvelles qui font pleurer (car oui, je l’avoue, en moumoune, j’ai versé une larme en voyant la photo des deux petits ci-haut), il y a aussi de belles initiatives qui font sourire (heureusement). Tout d’abord, la nouvelle initiative de Louis-Philippe Lafontaine. Bon, pour ceux qui ne sauraient pas l’histoire, Louis-Philippe avait été invité par Franco Nuovo dans son émission de radio pour parler de journalisme-citoyen sur les blogues (quelque chose dont je ne fais pas partie mais qui me fascine). Cependant, pour des raisons qu’il explique dans ce billet, il n’a pu faire l’émission. Or, pour rattraper le coup, que fait-il ? Sa propre émission de radio sur son blogue ! Du coup, je voulais saluer l’initiative et vous inviter à écouter cette première  d’une série qui risque de se continuer.  Bon, soyez indulgents, il y a plusieurs « pof » dans le micro, mais c’est une première. Il pourra rajuster ces éléments techniques au fil du temps.

Autre belle initiative : Noisette qui, ma foi, fait un geste fort courageux, après avoir tourné le dos à l’école, va y retourner dans un domaine stimulant. Franchement, je trouvais ça tellement stimulant et, je vous l’avoue, je suis bien fier de cette démarche que je voulais « ploguer ». 🙂

Finalement, un petit « génial » glissé comme ça à 3 personnes. Tout d’abord, Dark Rémi of Doom, un autre que je vais ajouter à la Communauté… « L’antre de la vérité » est un parfait mélange d’humour et de raisonnement implacable (pas pour rien qu’il dit qu’il a raison) qui font que ses trop rares billets sont délectables. Celui d’aujourd’hui sur le bronzage en est encore un exemple. Il y a aussi une délicieuse MFL qui après une pause bien méritée revient sporadiquement nous délecter de sa prose ou d’une famille de chevreuil. 😉

Et il fallait que je fasse un « coucou » à Blogue l’Éponge qui m’a plogué dans deux de ces billets en février et qui a fait ma foi le billet essentiel sur Godzilla, alias connaître le gros monstre. Merci Blogue, franchement, on habiterait plus proche et je pense que tu serais dans mon cercle d’amis (comme bien des blogueurs à bien y penser). Quoiqu’on l’est déjà… par Facebook… C’est déjà mieux que rien. 😉

Et voilà, c’était mon trop plein d’amour pour la blogosphère. Je voulais faire ce billet vendredi mais des contretemps m’ont empêché de le faire. Bon, je tiens à vous signaler, amateurs de hockey, qu’il reste deux jours pour voter en masse pour Thetford Mines comme la Hockeyville. Puis, c’est le mois de mars, le printemps s’avance peu à peu vers nous. Il serait le temps que je me mette en forme. Mon programme d’exercices est fait et je commence aujourd’hui. Alors, a+ !

Désolé, mais…

… je ne laisse pas la section commentaires ouvertes à ce très court billet (et cette fois, c’est vrai). Parce que j’avais juste envie d’écrire que j’ai une lassitude. Pas du blogue, ne vous en faites pas. Mais j’ai une lassitude de petits trucs dans ma vie et dans le moral. Un moral qui n’arrive pas à lever très haut avec l’actualité : un effondrement de stationnement à Montréal (allô les infrastructures qui mériteraient qu’on les questionne), des attentats en Inde, Mario Dumont qui sort des complots de son chapeau

Bref, je décide qu’aujourd’hui sera une journée sans regarder des nouvelles continues, entre autre. Parce que si j’entends encore les mots campagne électorale, Jean Charest, Pauline Marois, Mario Dumont, attentat, ou promesse, je m’ouvre les veines (façon de parler). 😉 Je vous invite d’ailleurs à lire ce cri du coeur enragé (mais lucide) de Blogue l’Éponge (définitivement pas carrée 😛 ) face à la campagne électorale.

De mon côté, je vais aller manger mes émotions et engraisser me rouler en tite-boule en dessous du tapis frapper les candidats libéraux et adéquistes dans la région m’inscrire à un cours de relaxation, j’en ai foutrement besoin ! 😉