Notre source d’informations idéale…

Je me tape sur les doigts souvent ces temps-ci: je ne laisse donc pas souvent des commentaires sur ma blogosphère adorée ! Et pourtant ! Tant de billets intéressants ! Mais bon, ces dernières heures, j’en ai un en tête. Louis-Philippe a écrit un billet que j’ai A-DO-RÉ sur le lock-out du Journal de Montréal. Particulièrement, ce moment passablement jouissif:

A-t-on nécessairement besoin d’écrire de la merde pour rejoindre un maximum de personnes? Allez, dites-moi que ce n’est pas le cas. Dites-moi que vous êtes plus intéressés par notre futur et par notre vivre-ensemble que par les dernières folies de stars ou meurtres crapuleux. Allez, s’il-vous-plaît, dites-moi que l’avenir de notre pays, de l’humanité sont plus importants que ces conneries.

Sinon, si vraiment vous aimez votre Journal de Montréal tel qu’il est, si vous assumez votre indifférence vis-à-vis d’une information déficiente et trompeuse, respectez au moins le sacrifice qu’ont dû accomplir de nombreux journalistes talentueux pour vous livrer votre dose quotidienne de banalité et encouragez-les afin qu’ils puissent continuer à jouir de ce monde et gagner assez d’argent pour être en mesure de piler sur leur orgueil de créateurs pour persister dans leur rôle d’exécutants façonnant pour une direction cupide de la merde en boîte que vous payez sottement.

Parce qu’effectivement, Louis-Philippe souligne un point important: évidemment qu’il est facile de critiquer les conditions de travail du JdeM, de dire que ce sont des bébés gâtés et tout. Sauf que, comment dire, depuis 2003 surtout (même si certains considèrent que le Journal a toujours été boiteux dans le type de nouvelles couvertes), le niveau du journal est passé de « tabloïd sensationnaliste » à « outil pour couvrir en publicité toutes les activités de Quebecor Médias ».  Je veux dire, on le sait tous que les médias convergent depuis une décennie maintenant. On sait tous que La Presse et Radio-Canada s’entendent plutôt bien tout comme TVA et le Journal de Montréal aussi. À la différence que j’ai déjà vu – et même souvent vu – des critiques acerbes sur Radio-Canada, sa programmation, ses animateurs dans La Presse. Or, avez-vous déjà vu une critique de TVA dans le Journal de Montréal depuis l’acquisition du réseau par Quebecor Médias ? Si oui, vite ! Envoyez-moi les coupures de presse et plus vite que ça ! Je veux dire que même des trucs comme la « fabuleuse entrevue Denis Lévesque – Paul McCartney » n’a pas été questionnée par le quotidien.

Et c’est là le problème. Au nom de la convergence, on a décidé de couper encore plus le niveau intellectuel du journal. Bien sûr que les médias écrits sont en repositionnement, l’arrivée d’Internet a changé beaucoup de choses dans la pratique. Il n’empêche que si au Globe & Mail, la situation actuelle laisse transparaître des problèmes de changement du médium, on sent que le conflit au JdeM transpire le malsain, les abscès non crevés. On sent la rancoeur de journalistes qui se sont faits rentrer de la convergence à la gorge jusqu’à la nausée.

Alors, les médias écrits sont en plein changement. Ils ne sont pas disparition – oh que non ! – l’Internet fait bien de la place à l’écrit (les blogues en sont déjà un exemple frappant). Sauf que forcément, il faut une nouvelle vision du médium.

Donc, je me demande que comprendrait notre source d’informations idéale ? Si on avait à établir un quotidien à nous tous (le rêve ! 😀 ), quel serait les aspects importants de notre quotidien ? En fait, j’aimerais votre vision du quotidien écrit idéal ?

Moi, personnellement… Hum, je serais peut-être mieux d’attendre avant de le dire. Ne pas influencer vos réponses ou avoir des commentaires du style: « comme toi ». Alors, on s’en reparle cette semaine. D’ici là, écrivez-moi sur votre quotidien/source d’informations idéal(e)… (Merci à Carl pour l’inspiration de ce billet.)

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On n’abandonne pas une molécule !

Une affaire quand on commence à s’intégrer à la blogosphère comme va le faire le Médiateur Farceur (j’ai hâte de voir ce que va donner son bébé blogue qui vient de naître… peut-être que je vais l’entrer dans la Communauté, j’aime déjà sa plume 🙂 ), meilleur ami de Noisette Sociale (qui semble apprécier le blogue puisqu’elle vient donner son grain de sel souvent récemment, et je la remercie de le faire et ne te gêne pas de continuer ma chère 😉 ), c’est que rapidement, on tombe « amoureux » des blogues et des univers particuliers de chaque blogue. Bon, OK, le terme est fort, mais avouons-le, c’est un peu comme une sorte d’amour. Même si on est tous des étrangers (ou presque) qui vivont sur différentes terres de cette planète, qu’on a différents parcours de vies, âges, aspects physiques, job, passions, opinions et etc., il n’en reste pas moins qu’on finit par développer une sorte d’attachement envers les différents blogueurs (blogueuses) de ce monde. Sérieusement, par moment, ça ressemble presque à un début de relation amoureuse: vous savez quand on attend sans arrêt que le téléphone sonne et que ça soit notre futur(e) qui appelle pour nous dire qu’il ou qu’elle s’ennuie de nous et etc. Avouez qu’on vit quasiment un peu la même chose avec les fils RSS et quand on les réactualise : on attend impatiemment que le nom du blogue se mette en gras pour savoir si pendant notre absence de charmants billets se sont ajoutés… Bon, OK, on s’entend que l’attente est pas aussi importante et grande qu’une relation amoureuse, MAIS… on est quand même content de voir que les blogues qu’on aime ont des nouveaux billets. Pour les lire et/ou pour réagir, peu importe.

Alors, soudain, on a un peu la chienne: tout à coup que mon blogue préféré ferme ? Après tout, ce n’est pas impossible ! Les blogues – contrairement à Bernard Derome – ne sont pas immortels ! Alors, mon petit coeur a eu peur quand Yoh parlait peut-être en novembre dernier de fermer le blogue… pour se raviser quatre ou cinq mois plus tard ! Ouf ! Puis, je lis aujourd’hui, sur le blogue de Molécule que si ce n’était pas de moi qui commente tous les jours ainsi que Ultimo et Kikile (je les salue s’ils passent par ici et tiens, je suis tellement gentil que je « plogue » leur blogue en solidarité de blogueur 😉 ), il aurait abandonné. QUOI ?! m’exclamai-je et soudainement, mon coeur fit un tour. Parce que je tiens et j’exige les blagues philosophiques de ma molécule favorite du Web (bon, je sais que c’est un gars, mais le terme est féminin en bon français) tout comme je tiens aux critiques lucides du Gros BS (d’ailleurs, mea culpa maxima, j’ai oublié de mentionner à l’époque qu’il avait gagné le Blogu’Or du meilleur blogue d’opinions ! bravo !), j’ai besoin des débats lancés et des billets plus légers du Détracteur Constructif, je savoure les méandres de la pensée de la Noisette sociale, je déguste les traits de crayon du petit nombril, je retrouve ma joie avec les dessins et blagues de Yoh, je m’extasie devant les trouvailles du Web du Patrouilleur du Web Dominic Arpin qui va finalement ravoir son émission Vlog (en espérant qu’il continue un peu de « bloguer ») et j’aime rire et être touché par les aventures de Têtard et toute sa famille. Et là, j’en oublie d’autres, mais ils n’ont qu’à voir leur nom dans la liste des blogues pour savoir que je parle d’eux. J’en ai besoin parce que depuis 2 mois où je suis plongé comme eux dans la blogosphère, je découvre un univers fantastique grâce à eux et je m’améliore en tant qu’être humain grâce à eux. Certains blogues je les connaissais depuis longtemps. D’autres, plus récemment. Mais ce n’est grave. Ils font maintenant partie de mon quotidien.

Alors, même si je devrais aller me coucher, il faut que je fasse le plaidoyer du blogue de  Molécule: évidemment, c’est un blogue spécial. Il s’agit d’une BD qui se suit depuis janvier 2008 et qui raconte les histoires de la première molécule vivant sur terre. Le style est donc, au début, très surprenant. On s’entend qu’on est loin des « blablateux » dans mon genre ! 😉 Mais c’est fascinant. Les gags sont intelligents, punchés, ça amène plein de réflexions sur l’existence de Dieu ou non, sur l’orientation sexuelle, sur les différences, sur les relations homme-femme, parent-enfant, etc. Et tout ça, avec une ou des molécules qui flottent dans un univers « vide » (je le mets entre guillemets car ce n’est pas tout à fait vrai !) et sans, non plus, trop se casser la tête. Évidemment, vous êtes bien libres d’aller le voir ou non, mais essayez de le faire si vous le pouvez. Je suis sûr que certains d’entre vous vont adorer. Et ne soyez pas gênés: il aime discuter alors laissez-lui des commentaires. Au cas où certains se demanderaient, c’est une initiative personnelle. Je voulais en parler parce que je trouvais que je poussais beaucoup sur le blogue de Pascal Colpron ou du Détracteur récemment, mais pas assez sur ma drogue moléculaire quotidienne que j’aime beaucoup ! 😉 Bref, je lui fais de la belle pub gratuite sur mon blogue ! 😛 Lâche pas Molécule ! Et lâchez pas les autres blogueurs non plus ! On embellit le Web à notre façon. 🙂

La méthode Dumas

Je lis les chroniqueurs de quotidiens sur le Web depuis un an au moins. Il me manque juste Le Devoir, mais je trouve qu’on est très restreint sur le site, mais ça aura tendance à changer au fil du temps. Je ne les lis pas tous, mais j’en lis pas mal. Un qui me fait rire par moment est Hugo Dumas. Au début, il ne m’intéressait pas et finalement, j’ai trouvé que certaines de ses formules assassines étaient très marrantes. Parfois injustes, mais je considère aussi que quand je déteste quelque chose, je peux être injuste sur le coup (certains diront démagogues mais bon…). Sauf qu’il y a une constante chez Dumas qui m’exaspère: son obsession des cotes d’écoute. Je ne sais pas si le gars a travaillé pour BBM, mais bâtard, il sort les *&?%(*&? de chiffres de cotes d’écoute à chaque chronique ou presque. Comme s’il s’agissait d’une valeur sûre en télé: la cote d’écoute. Alors qu’on sait qu’aujourd’hui, les gens enregistrent avec décodeurs numériques et/ou vidéos, qu’on achète beaucoup les séries en DVD, etc. Bref, ces chiffres, on le sait, servaient à la base aux annonceurs: pour savoir et négocier les prix pour mettre une annonce. Ce n’est en aucun cas un indicateur de qualité. Par exemple, aujourd’hui dans sa chronique, il répond à Martin Petit qui l’a attaqué sur ses propos sur le Gala des Oliviers de dimanche. Son argumentation ne serait pas si mal si ce n’est que cette phrase:

En passant, as-tu jeté un coup d’oeil à tes cotes d’écoute de dimanche soir? Houlala, ça dégringole vite, ces chiffres-là. De 1 540 000 téléspectateurs l’an dernier, l’audience des Olivier a fondu à 1 223 000 fans.

C’est vrai que c’est épouvantable: JUSTE 1 223 000 téléspectateurs ! Mon dieu, vite, sortez les sacs bruns pour M. Petit, je crois qu’il en aura besoin. (sarcasme ici) C’est ce qui me tue: quand je vois sa manie de tout vouloir expliquer le pourquoi d’une chute dans les cotes de telle émission cette semaine et etc. C’est simple, ça me donne le goût de fesser. Et non, je ne suis même pas de ces téléspectateurs des Oliviers, j’étais chez des amis dimanche soir. Je veux dire, pour moi, tu peux critiquer ce que tu veux dans une émission: son look, le jeu ou le travail d’animateur, la technique, la longueur, etc. Mais come on ! Tu n’attaques pas avec l’argument de la cote d’écoute ! Ça, c’est pas faire du journalisme, c’est faire du mémérage !

Alors, si La Presse considère que du mémérage, c’est du journalisme, j’imagine que je dois prendre Écho-Vedettes pour le plus grand hebdomadaire jamais créé par l’homme ?