Sicile P.Q.

-On a trouvé un entrepreneur/politicien honnête. -T'inquiètes pas, on va s'assurer que ça ne dure pas.

Je voulais recommencer à écrire à un rythme plus régulier, mais un vilain rhume (non, ce n’est pas la grippe H1N1) m’a forcé à me concentrer sur le boulot et le repos.

Mais j’écoute les nouvelles et lis les blogues et il en ressort une chose. Vous vous rappelez comment il y a à peine dix ans, on regardait les pays en voie de développement, les pays d’Amérique du Sud et d’Afrique, la Russie, la Chine et d’autres pays en se disant: « Hé, on est don’ chanceux de vivre dans le plusse meilleur pays du monde et jamais on sera confronté à autant de corruption que dans ces pays-là. »

Hé bien, aujourd’hui, après tout ce qui sort jour après jour grâce au travail journalistique,  je me sens Sicilien, Africain, Argentin, Mexicain, Chinois, etc. Bref, bien loin du nirvana qu’on nous vantait quand j’étais enfant et adolescent. Il ne faut pas chercher loin: où il y a de l’homme, il y a de « l’hommerie ». Et dans un système capitaliste qui valorise ceux qui possèdent, pas étonnant qu’on veule toujours plus d’argent et qu’on contourne ce mot contraignant appelé « éthique ».

Parce que disons les choses comme elles sont, à la limite, Tony Accurso a quasiment raison de déposer une poursuite contre Radio-Canada. Après tout, rien dans la loi n’empêche que des instances syndicales soient ami avec le plus influent entrepreneur au Québec. Il n’y a rien d’illégal à ce que des députés, des politiciens, des gens du monde municipal et syndical aillent sur le yacht luxueux du dit entrepreneur. Mais est-ce moral, éthique ? Absolument pas. Et c’est qu’on ne peut rien prouver de ces rencontres en catimini. Peut-être ont-ils seulement pris un bon verre de vin, accompagné de mets fins et d’un cigare en regardant le St-Laurent. Mais il y a peut-être eu aussi collusion, échanges d’enveloppes d’argent et ententes sur le bateau.

Et là, avec les actes du « Fab Fourteen » mises au grand jour, les scandales qui ont affligé la ville de Montréal depuis un an (avec un « SUPER » maire qui a à peu près la crédibilité d’un Jean Pelletier à la Commission Gomery), les frasques immorales de Benoït Labonté (alias « je n’étais pas là quand on a distribué le charisme), la tentative de sabotage des élections municipales à Boisbriand au nom de « la sauvegarde d’argent » (remarquez comment la sauvegarde de la démocratie, ce n’était pas très important pour Lino Zambito et la mairesse St-Jean) et d’autres, on se dit qu’il y a une culture pourrie au Québec.

D’ailleurs, petit paragraphe parenthèse: avez-vous remarqué la connotation italienne des noms qui sortent dans les scandales ? Zampino, Accurso, Zambito… Pas que je veuille jeter la pierre à une communauté en particulier (la corruption ici est autant « de souche » que multiculturelle), mais ça sent la mafia italienne revenue en force en ta…

Forcément, je n’ai pas connu la Commission Cliche avec mes 25 ans tout juste. Je n’ai pas connu cette purge dont on parle encore aujourd’hui. Mais une chose est sûre: je ne verrai pas de Commission de ce genre dans ma vie, je crois. Du moins, pas avec l’attitude actuelle des politiciens. Parce qu’une commission s’intéressant au milieu de la construction, mais également à la collusion des contrats municipaux et gouvernementaux et au financement des partis politiques, ça ne ferait pas tomber que quelques têtes. Ça serait une hécatombe et le PLQ et le PQ le savent trop bien. Ils savent que des irrégularités dans leur financement et avec leurs ministres et premiers ministres pourraient sortir. Alors, ils feront tout pour éviter une enquête publique.

Est-ce à dire que de voter au municipal ne donnera rien ? ABSOLUMENT PAS. Je continue, malgré notre démocratie viciée, à rester un démocrate dans l’âme et le vote reste le seul moyen de se faire entendre. Un lecteur proposait sur le blogue de Patrick Lagacé d’au moins annuler son vote en masse pour envoyer un message clair. Mais cette idée, bien que séduisante au départ, me laisse perplexe. Car elle réalisera le souhait de ceux qui veulent voir certains maires/mairesses passer pour leur bien (alias les corrompus et agents de corruption). Car eux ne voteront pas blanc. Alors, non, il faut vraiment voter pour celui ou celle qui nous semble plus « propre » (remarquez que le mot est entre guillemets).

Si l’on veut vraiment purifier l’air de notre démocratie, il faudra qu’on sorte les amis. En masse. Malgré les risques de grippe H1N1. Quitte à porter des masques, il faudra que la population démontre davantage que par des sondages et des opinions de lignes ouvertes. Parce que c’est ça la démocratie, c’est prendre le droit d’aller dans la rue et d’exiger du gouvernement qu’ils nous entendent. Ça fait trop longtemps qu’on est assis sur notre steak à beugler au téléviseur. Vous voulez une enquête publique comme moi ? Il faut sortir, manifester sa colère, exiger des comptes.

À moins que vous aimiez le fait de vivre dans les intérêts de la mafia, des Hells, etc.

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Je suis fasciné par la Clique

Source: La Clique du Plateau via Cyberpresse

Source: La Clique du Plateau via Cyberpresse

… en fait, je devrais plus dire que je suis fasciné par les gens qui commentent sur la Clique mais j’expliquerai le tout plus tard.

Il faut le dire, je n’ai connu ce blogue que très tard. Alors que celui-ci a fêté sa première année de vie, je n’ai commencé à le lire que cet été (vers le mois de juin). Il n’empêche que personne n’est indifférent à l’égard de ce blogue: on l’aime ou on le déteste. Rare sont ceux qui se trouvent entre les deux. Et pourtant, je fais partie de cette rare catégorie en flottement: par moment, je le trouve hilarant et certaines de ses critiques et commentaires assassins me font sourire et par bout, je le trouve extrêmement dur et certains de ses billets flirtent avec le « je n’écris ceci que pour provoquer « .

Mais c’est le but forcément. Il a même des publicités (qui parfois, franchement sont énervantes pour l’oeil à souhait même si je comprends bien que ça paye l’hébergement du site). Pour l’auteur derrière la Clique, son site Web est un défouloir de tout ce qui l’énerve : veudettes s’exposant dans les médias, commentaires du veudettariat, oeuvres d’art et artistes surexposés, critiques qui n’ont pas de sens critique, articles de journaux idiots, etc.

Je vous l’avoue, parmi tous les choix d’identité qu’aurait pu avoir ce blogueur anonyme à la plume assassine, j’avais penché pour celle-ci: « Un étudiant qui fait son doctorat », quoique dans son cas j’aurais dit un baccalauréat ou une maîtrise en communications, n’étant plus capable de supporter la flagornerie dans les médias et le culte de la « veudette ». Alors, je suis resté assez surpris de lire dans cette chronique de Patrick Lagacé – alias un de ses fans numéro un 😉 – qui a réussi à parler face-à-face à ce blogueur au masque de clown que:

Aucun lien avec les médias ou le showbiz. Un gars ben ordinaire, 30 ans, qui habite loin de Montréal, qui travaille à temps partiel. Ce qui lui laisse beaucoup de temps avec ses deux jeunes enfants. Et avec La Clique

Alors, je vous avoue que je suis d’autant plus fasciné par la Clique après la lecture de cet article. Mais qu’est-ce qui peut pousser un jeune père à consacrer autant de temps à un blogue où il peut cracher son venin ? Surtout s’il ne travaille pas dans le milieu. Il y a un besoin quelque part. Et quand on lit les commentateurs du blogue, on se rend compte que ce besoin semble généralisé chez une certaine partie du lectorat qui semble prendre un malin plaisir à torturer les différentes vedettes et phénomènes culturels ou autres écorchés par le site.

Par exemple, prenez son billet sur les Gémeaux. Amusez-vous à lire les commentaires: c’est parfois 100x plus acide que les propos du billet même ! Et c’est ce que j’ai remarqué de la Clique: c’est un méga défouloir, majoritairement anonyme, pour tous ceux qui en ont contre tel ou telle du milieu artistique. C’est là qu’on peut voir à quel point l’anonymat du Web permet des propos d’une méchanceté extraordinaire. Ce n’est pas un blâme de l’auteur du blogue véritablement, ni même en tant que tel des commentateurs aux dents longues. Non, c’est un questionnement que j’ai et qui me fascine. Parce que peut-être que tous ces gens sont de bonne foi et détestent le culte de la « veudette », mais de l’autre côté, comment voulez-vous qu’il tombe quand des revues comme le 7 Jours, Écho Vedettes, La Semaine ou Le Lundi (pour ne nommer que les revues québécoises) se vendent comme des petits pains chauds ? Qu’est-ce qu’ils cherchent ? Uniquement du gros défouloir ? À savoir qui sortira la plus grosse « bitcherie » ?

Mais l’auteur souligne déjà un début de réponse dans la chronique de Lagacé:

Je ne hais personne. Mais je n’aime pas que tout le monde aime la même affaire. Dans les médias, tout le monde aime Louis-José Houde. On dirait qu’on ne peut pas ne pas aimer Louis-José Houde! Moi, je ne le trouve pas bon. Il fait la même chose depuis 10 ans. Et sais-tu quoi? C’est pas tout le monde qui l’aime! Mais personne ne le dit.

En sachant cela, on comprend peut-être mieux le fond du propos général. Il n’empêche que j’aimerais bien jaser avec ce blogueur et comprendre le phénomène que je lis moi-même mais dont j’ai l’impression de lire de loin et de ne pas faire partie du truc. Un peu comme vous savez cette gang qui rit fort dans un party avec le gars – centre d’attraction du groupe – qui raconte des blagues que tu entends de loin et dont tu en ris quelques-unes tout en ne comprenant pas pourquoi tu les ris tout seul avec ton verre à la main… Mais ce n’est pas grave car tu auras quelques blagues à ramener à la maison.

M’enfin, métaphore boiteuse ici, mais l’essentiel est que je serais très curieux de discuter du phénomène. Curiosité trop grande de ma part j’imagine.

Commentaire inutile à m’envoyer (©La Clique du Plateau): « Faut-tu » pas avoir de vie pour être curieux d’un blogue fait par un « loser » qui n’a rien de mieux à faire au lieu de torcher ses « p’tits » que de « bitcher » des vedettes  sous le couvert de l’anonymat ?

Garder « mongrain » de sel pour soi

Bon, c’est la vidéo virale de l’heure. On en a parlé chez la Clique, chez Dominic Arpin, chez Patrick Lagacé, etc. Mongrain qui pète sa coche à propos d’absurdités de la rentrée… On y voit un gros mouvement d’appui à l’animateur, mais il est rassurant – pour moi – de voir aussi des « ho là » à ce pétage de coche. Tout d’abord, un courriel d’une enseignante sur le blogue de Lagacé (plein de fautes, je le concède, mais sûrement écrit sur le coup de la colère) et puis, ce collègue blogueur qui fait aussi toute une critique sociale de pétage de coche en ondes. Parce que, je vous avoue, même si c’est drôle, les absurdités dites dans ce segment d’émission m’horripilent.

C’est vrai que 17 reliures, c’est beaucoup pour un élève. C’est vrai que l’organigramme du ministère de l’Éducation est engorgé (et tant qu’à y être celui de la DPJ aussi). C’est vrai que l’affaire des pantoufles est un peu loufoque à première vue. Mais est-ce qu’on a cherché à comprendre le pourquoi de ces règles absurdes ? Non. Non, parce que ça nécessiterait l’effort de montrer les deux côtés de la médaille, ça nécessiterait de montrer à quel point notre système public d’éducation tire le diable par la queue.

Les guerres

J’en ai marre d’entendre que les profs ont 2 mois de congés payés. So what ?! Ce n’est pas un argument. Premièrement, parce que ce n’est pas tout à fait vrai. Déjà en août, ils recommencent à se préparer pour la nouvelle année scolaire. Mais oui, ils ont un mois de juillet de vacances et un mois d’août plus relaxe avant. Deuxièmement, ils travaillent à l’année pour éduquer une classe qui déborde d’élèves où ils doivent faire affaire avec des problèmes cognitifs et émotifs, doivent s’assurer que tout le monde suit en même temps, doivent « dealer » avec des parents qui ne prennent que pour leur enfant lorsqu’il y a un problème, doivent se battre avec les directions d’école pour avoir un peu de sous pour une activité, etc. Et ça, c’est sans compter les nombreuses heures non payées où ils doivent corriger, concevoir le contenu des cours, régler des problèmes interpersonnels d’élèves, etc.

Je lisais un commentaire sur le blogue de Lagacé qui disait que les profs étaient gras dur: super bien payés et qui travaillent juste 6 heures par jour sans compter tous les congés. Super bien payés ? Si c’est le cas, comment se fait-il qu’il y a pénurie ? Après tout, on devrait se battre pour faire « autant d’argent ». 6 heures de travail par jour ? Il ne faut vraiment pas connaître un prof pour dire une telle idiotie. Il ne faut pas se fier uniquement à l’horaire des enfants pour deviner du temps de travail d’un prof : les profs travaillent avant et après cette période ! Mais ce genre de commentaire démontre très bien tout le mépris qu’a la population pour les enseignant(e)s en général. Même si je suis d’accord: il y a des profs cons, plates et méprisables, mais on peut dire la même chose des parents aussi.

Cette semaine, on parle beaucoup d’éducation car la ministre de l’éducation Michelle Courchesne a dévoilé son « super » plan pour lutter contre le décrochage scolaire. Le problème c’est que ce plan – qui risque d’échouer comme tous les autres avant (oui, c’est cynique, je l’admets mais soyons honnêtes… c’est un plan du PLQ, ça ne peut être autrement), c’est qu’on refuse de voir la réalité en face: il y a des guerres en ce moment. Des guerres entre professeurs et parents, directions et professeurs, ministère de l’Éducation et système d’éducation. Personne ne s’entend.

Voici leur vision propre de l’éducation à chacune et vous comprendrez pourquoi notre système chambranle:

Ministère de l’éducation: l’éducation est faite pour former de futurs travailleurs uniquement. Or, plus ça décroche, plus gros sont les risques de devoir donner des chèques d’assistance sociale alors il faut lutter contre le décrochage scolaire pour éviter que ça nous coûte plus cher.

Directions d’école: peu importe l’idéologie, il faut qu’on arrive à faire de l’argent un peu avec nos activités. Comme la majorité d’entre nous n’y arrivons pas au public, on se tourne vers le privé.

Professeurs: On ne s’entend pas sur quelle direction donner, on est bousculés par les réformes. Certains d’entre nous veulent former uniquement pour former des travailleurs, d’autres aimeraient former des citoyens. Certains d’entre nous sont conformistes, d’autres voudraient avoir plus de possibilités uniques d’enseigner. Certains d’entre nous sommes blasés, d’autres sont plein d’enthousiasme. Bref, on est tellement un « melting pot » qu’on donne mal à la tête aux parents et aux enfants qui peuvent passer d’un prof super à un prof plate en deux ans. Mais une chose nous rassemble : la CSQ (ce qui est pas nécessairement une bonne chose car elle perpétue l’image du syndicat braillard et fatigant).

Les parents: Jaloux des congés des profs (alors que si en tant que société, on voulait plus de congés obligatoires comme en Europe, il suffirait de se lever debout et de le demander aux gouvernements, mais on préfère s’assoir sur notre cul et chialer), on aimerait que l’école s’adapte à notre horaire: c’est-à-dire ouvert 365 jours par année pour qu’on puisse y laisser nos enfants comme on le fait avec eux  depuis qu’ils ont 8 mois en les laissant à la garderie. On veut que l’école soit une annexe de la maison, que les profs obéissent donc à nos moindres demandes et qu’ils s’occupent personnellement de nos enfants même s’il en a 40 dans sa classe. Trop occupé le professeur ? Pas grave, on le paie avec nos taxes alors qu’il courre et sue l’enfant de chienne ! Quant à la pédagogie, on s’en sacre: on veut juste que nos jeunes apprennent les matières de base pour pouvoir aller travailler plus tard. De toute façon, on ne sait même pas ce que ça veut dire pédagogie… (Ok, c’est chien, mais c’est en lien avec cette nouvelle très troublante qui est sortie cette semaine.)

Oui, ces visons sont un peu caricaturales, mais représente les dialogues de sourds qu’il y a dans le milieu de l’éducation. Alors, le plan de Mme Courchesne ne pourra fonctionner: on ne s’entend même pas sur ce que devrait être l’école. Un formateur de citoyens (tout en donnant des compétences pouvant servir sur le milieu du travail) ou un formateur de main d’oeuvre ?

Et au lieu de faire un débat de la sorte, un vrai débat utile et de fond, Jean-Luc Mongrain préfère péter sa coche sur des pantoufles et des crayons que l’on doit identifier. D’ailleurs, je ne sais pas quand sont allés ses enfants à l’école, mais moi qui vais avoir un quart de siècle dans 48 heures devait aussi identifier ses crayons de couleur et à mine à l’école. Pour éviter les guéguerres inutiles de crayons et de qu’est-ce qui est à qui, une situation que les professeurs aiment éviter. Alors, je ne vois pas c’est quoi le problème.

C’est bizarre ce que je vais dire, mais des fois, j’ai l’impression qu’il était plus posé à TQS qu’à LCN… M’enfin. Suggestion à M. Mongrain: allez donc faire un petit tour dehors en fin de semaine question de se calmer ou, mieux, allez donc dans une école quelques temps, question que vous voyiez comment c’est dur d’enseigner.

Des os et des hommes

Enfin, la bande-annonce du prochain film de Peter Jackson est en ligne. Après nous avoir dépeint la Terre du Milieu dans 3 films, après avoir remis en vie King Kong (dans une version un peu trop longue quoique intense), le cinéaste revient à une histoire plus réaliste mais en même temps, gardant un brin de fantaisie.

« The Lovely Bones » est une adaptation du roman du même nom qui s’intéresse à l’histoire d’une jeune fille de 14 ans qui se fait assassiner et violer. Alors qu’elle est « au ciel », elle ne peut s’empêcher d’observer sa famille complètement atterrée par le drame et également de suivre le détective qui enquête sur son meurtre. Car bien que le monde d’en-haut est fantastique, son meurtrier est toujours en vie et continue de faire des victimes.

On sent que Peter Jackson revient à ses premières amours avant de s’attaquer au deuxième volet de la trilogie Tintin (Pour ceux qui ne seraient au courant, ils sont en train de faire Tintin en images de synthèse mais en utilisant des acteurs pour l’animation un peu comme Boréal Express ou Beowulf de Robert Zemeckis. Steven Spielberg réalise le premier film et Peter Jackson fera le deuxième film.). Premières amours car ce mélange réalisme / fantaisie rappelle son Heavenly Creatures (Créatures Célestes) qui mettait en vedette une jeune Kate Winslet.

On verra donc en décembre si le réalisateur couronné d’un Oscar et qui a évolué réussira à nous toucher et nous emmener ailleurs (le plaisir même du cinéma).

Par la même occasion, parlant de meurtrier, je suis tombé sur cette histoire d’un malade mental qui aurait fait feu dans une classe d’aérobie aux États-Unis, tuant 3 femmes et en blessant 9 autres. Il semble, selon ce que raconte Patrick Lagacé (qui a cité un article du New York Times) que le gars aurait commis ce geste (évidemment, nul besoin de vous dire qu’il s’est suicidé quand la police est arrivée) parce que ça faisait depuis 1990 qu’il n’avait pas fait l’amour et sa dernière petite amie datait de 1984… Il y a donc 25 ans. Il a dit sur son site que 30 millions de femmes l’ont rejeté (selon lui, alors, ça vaut ce que ça vaut).

Oui, je peux comprendre que ça doit être dur de ne pas avoir de tendre moitié, de ne pas réussir à avoir une petite amie. Sauf que si le gars a été capable de prendre les armes et d’aller en abattre parce qu’il n’était plus en mesure de supporter ça, c’est peut-être un signe… Un signe que les filles sentaient. C’est drôle, mais quand on a plein de bébittes intérieurs, de démons qui ne veulent que sortir et qu’on est une marmite prête à exploser qui en plus est assez narcissique merci (suffit de lire son message « d’adieu » que Lagacé cite en début de billet), ça n’attire comme pas les filles. Très rare que j’aie entendu une fille dire: « Ah, hier soir,  j’ai rencontré un gars hyper centré sur lui-même qui a l’air d’avoir plein d’affaires pas réglées en lui… Ça m’attire tellement ! »

Ce qui me choque c’est qu’à ce compte-là, moi aussi, je pourrais me choquer et aller descendre du monde: ça fait 3 ans que suis célibataire et je n’ai pas eu de « one night » car je n’aime pas ça  ! Alors, prenons les armes et tuons des innocents au lieu de régler le problème ! En plus, ça me perturbe ce qu’il dit à la fin du paragraphe: « Un homme a besoin d’une femme pour sa confiance. » C’est drôle, mais ça me fait penser à tous les drames conjugaux qu’il y a au Québec et ailleurs. C’est incroyable comment bien des hommes hétérosexuels (je dis bien car ce ne sont pas tous les hommes hétéro qui sont comme ça… une chance !) doivent obligatoirement avoir une femme à leurs côtés. C’est comme si leur seul et unique raison de vivre devient le fait d’avoir une conjointe et que le jour où ils la perdent, ils perdent leur raison. Comme s’ils avaient perdu leur mère, littéralement. Ce qui est assez horrible. Merde, une conjointe ne devrait pas être considérée comme une « mère de substitution » à mon humble avis. Même chose pour les conjoints: ils ne doivent pas devenir des « pères de substitution ».

M’enfin ! Par moment, ça me décourage… 😦

Tout est beau, y a rien à voir

Tout d’abord, un mot pour tous ceux qui ont commenté sur mon billet d’avant-hier. Merci. 🙂 Je sais que je vous réponds dans les commentaires, mais pareil. Ça a fait du bien d’écrire ça en cette Fête des Pères. Mais passons…

Je voulais réagir sur ce sujet qui, bien qu’ayant eu une couverture régionale (je peux vous le confirmer) est passé malgré tout assez dans le beurre. Voyez-vous le maire de Roxton Falls a décidé qu’il ne publierait plus d’avis municipaux dans un journal local. Il invite même ses concitoyens à boycotter l’hebdo. Porque ? me direz-vous dans votre espagnol parfait. Voyez-vous, la Ville de Roxton Falls a décidé qu’elle allait agrandir elle-même la garderie… Or, c’est illégal. Forcément, la journaliste fait son BOULOT et rapporte les faits et publie le tout dans l’hebdo. Sauf que monsieur le maire est pas content. Pour lui, un journal local ça doit ENCOURAGER sa place et pas la descendre. L’histoire est bloguée sous la plume de Michel Laliberté et de Patrick Lagacé.

Ah, c’est « ti » pas magnifique de voir ça : un maire qui se prend pour Duplessis ! Alors, si je comprends bien, quand tu es en région et que tu gagnes misérablement ta croûte avec un hebdo local, tu dois « téter »… Génial ! Pour moi, y a quelque chose que ce maire – et beaucoup d’autres – n’ont pas compris: les journalistes ne sont pas là pour flatter dans le sens du poil. Ni nécessairement pour foutre la merde, remarquez. Ce sont les gardiens de la société. Ils regardent, s’informent et rapportent. Parfois, ce sont des belles histoires, parfois ce sont des scandales.

Ah bien sûr, parfois, on utilise des gros titres bien scabreux pour une nouvelle qui, une fois lue au complet, s’avère pas aussi terrible que ça… Mais ça, les amis, ce sont davantage des choix de rédacteurs en chef (et de propriétaires qui veulent beaucoup de sous), pas nécessairement de journalistes.

Et dans cette histoire, on ne parle même pas de ça. On parle d’une journaliste qui suit l’actualité locale. Or, ces rénovations illégales font partie de l’actualité locale et elle se devait, en son âme et conscience, de publier cette histoire. Évidemment, c’est le genre de chose qui n’arriveraient jamais dans un gros média. Au pire, comme Gérald Tremblay, les gens concernés pètent une coche et ça finit là. Malheureusement, y a une pression énorme sur les hebdos locaux. En effet, comment écrire sur les attitudes douteuses d’une compagnie de la place quand elle te paie de la publicité ? Dans ces journaux, si un journaliste ose dénoncer un individu, il paiera cher les représailles… Au mieux, ça sera un mouvement de boycott. Au pire, ça peut aller au règlement de compte…

C’est désolant de voir ce genre d’attitude, en tout cas. Évidemment, je comprends la raison de l’attitude de ce maire: avec les élections municipales en novembre prochain, on aime mieux éviter les scandales. Sauf que, comment dire, c’est à lui de prouver qu’il est un bon maire en cessant de faire des choix illégaux, non ?

Et après ils diront que la démocratie n’est pas en danger… Ben non, un maire peut juste décider du jour au lendemain de pratiquement bousiller un hedbo local indépendant ! Aucune raison de se questionner, voyons !

Jean Charest mérite une statue

J’entends déjà les mauvaises langues qui ont lu le titre. Après tout, tout l’intelligentsia médiatique s’est moqué des libéraux qui ont pratiquement mis John sur un pied de stalle la fin de semaine dernière, à côté de Lévesque et Lesage pour ne nommer que ceux-ci. Non seulement des petits baveux comme Lagacé, mais même des alliés fidèles comme André Pratte ont eu le culot de vouloir descendre l’homme aux boucles infinies à l’échelle des petits mortels que nous sommes.

Pourtant, Jean John Charest mérite sa place au panthéon des premiers ministres comme un des grands.

Qui aura réussi à foutre en rogne tous les syndicats en même temps, en décembre 2003 ? Jean Charest.

Qui a réussi, avec ses défusions municipales, à rendre la ville de Montréal complètement ingérable et chaotique ? Jean Charest.

Qui a réussi à garder le statut quo de l’aspect pitoyable des urgences au Québec et ce en choisissant deux pitoyables ministres de la Santé ? Jean Charest.

Qui a réussi à mettre toute la population ou presque contre lui avec ses projets de subventions aux écoles privées juives, au Suroît et à la privatisation du parc du Mont Orford ? Jean Charest.

Et qui a dû reculer dans ces 3 dossiers ? Jean Charest.

Qui a réussi à diminuer le budget de la Saint-Jean-Baptiste pour qu’on oublie les discours nationalistes ? Jean Charest.

Qui a réussi, avec sa nouvelle politique de gestion de risque à la Caisse de dépôt et placement, à mettre la Caisse dans le trou de 40 milliards, une des plus grosses pertes de l’histoire de la Caisse et faisant de la Caisse le fonds de retraite canadien qui a le plus perdu d’argent en 2008  ? Jean Charest (aidé de plusieurs « génies » de la Caisse, il faut le dire).

Qui a créé les conseils de la fédération pour faire accroire que ce genre de réunions donne une voix aux provinces face au têtu gouvernement fédéral ? Jean Charest.

Et qui s’écrase à chacun de ces conseils quand vient le temps de défendre des motions unanimes à l’Assemblée nationale ? Jean Charest.

Ah oui, moi aussi j’ai été de ces minables vermisseaux qui ont osé cracher sur le grand maître, homme de ma région qui plus est. Mais aujourd’hui, je me rends compte plus que jamais que Jean Charest est un grand homme, un homme qui mérite une statue. Ce premier ministre mérite sa statue de grand bâtisseur.

Grand bâtisseur de troubles, oui.

Les billets du jour: Tout d’abord, je voulais souligner une magnifique citation sur le blogue de mon oncle sur pourquoi nous ne maîtrisons pas notre rapport sur la nature. À réfléchir, vous m’en donnerez des nouvelles. 😉 Puis, je ne pouvais passer sous silence le 100ème billet de Ras-le-blogue de notre ami Blogue l’Éponge. Le pauvre a cherché longtemps quoi faire pour ce centième billet et finalement, la simplicité l’a emporté. Et il a bien fait. Surtout qu’il pensait presque nous dire « au revoir » avec ce billet, mais non. Ouf… Au contraire, je crois que ça lui aura botté le train de voir que oui, il avait des lecteurs et qu’on avait hâte de le relire car aujourd’hui, il nous sert un billet en nuance sur les fameux clowns dans les centres pour personnes âgées.

Indépendance, escalier roulant et autres sujets de prédilection

Tout d’abord, mes excuses. Je n’ai pas écrit de billet lundi et hier: le boulot m’a tenu fort occupé en rédaction/recherche. Et j’ai profité un peu de mon temps de libre pour me reposer après tout cela… et aller au cinéma, mais j’en parlerai plus tard.

Mais bon, en ce mois de mai mouvementé, ça bouge pas mal dans l’actualité.

Tout d’abord, parlons Patriotes… Lundi, c’était la journée des Patriotes et j’avoue que je n’ai pas blogué là-dessus… Ce n’est pas une question de mon affaiblissement face à la cause souverainiste (car on s’entend-tu que cette fête n’est clairement pas pour les fédéralistes qui, eux, continuent de fêter la Reine ?) ou quoique ce soit. Seulement voilà, y avait le boulot qui exigeait de mon temps premièrement et deuxièmement… Je vous avoue que je ne savais pas quoi dire. En fait, j’essaie de trouver le moyen de parler du sujet (la souveraineté) sans tomber dans les clichés et les arguments déjà entendus. Et je vous avoue que ce n’est pas facile. Il semble y avoir une telle morosité à l’égard de la souveraineté dans le Québec ambiant. Surtout avec un gouvernement libéral majoritaire jusqu’en 2012-2013, forcément, ça tue la flamme ambiante.

Deuxième sujet de discussion: la madame qui s’est fait donner un ticket pour ne pas avoir tenu les escaliers roulants dans le métro de Laval. Jamais j’aurais cru qu’un fait divers puisse retenir autant l’attention. Bon, ça aide quand un des blogueurs professionnels les plus populaires fait trois billets de blogue là-dessus et en parle dans sa chronique. Et là, ça se bat. Certains disent – comme ce chroniqueur populaire que c’est ridicule – d’autres disent que la loi c’est la loi… Personnellement, je trouve que le problème c’est qu’à voir la réaction de plusieurs, tout le monde semble surpris de l’existence de cette loi. Alors, c’est peut-être que ce n’est pas bien indiqué aussi qu’on peut se faire donner une amende pour ça. Je sais: nul n’est censé ignorer la loi. Sauf que, à croire les flics, c’est un crime presque digne d’un dossier criminel… Pourtant, ce n’est pas une loi en fait, mais un règlement. Pas la même chose.

En tout cas, une chose est sûre, prochaine fois que je prends le métro, je vais tenir ma rampe d’escalier en maudit, éviter qu’un policier zélé me file une amende salée.

Finalement, je voulais parler brièvement de ce rapport commandé par la Régie des Jeux du Québec qui a été tronqué de 61 pages sans l’accord d’un des auteurs… Coupant ainsi l’aspect trop éditorial et critique face aux machines de vidéo poker de Loto-Québec. Premièrement, je hurle: NON RESPECT DU DROIT D’AUTEUR ! C’est la liberté de l’organisme de ne pas être en accord avec le rapport, mais c’est interdit de le tronquer. Point à la ligne. Et puis, il y a quelque chose de malsain avec Loto-Québec et ses machines de vidéo poker: cette protection presque malsaine cache pratiquement le désir de la société d’État que les joueurs compulsifs continuent de remplir la caisse. Oh bien sûr, on se défendra: nous avons mis une ligne d’aide pour les joueurs compulsifs. Sauf qu’un joueur compulsif auquel on lui donne accès partout et sans problèmes à des vidéo pokers accompagnés de guichets automatiques, il n’appellera pas une ligne d’aide. Il va jouer. Et ça, ça fait plaisir quand Loto-Québec diffuse ses profits annuels…

Sur une note plus personnelle, ce proche dont je vous avais parlé qui a reçu un pronostic d’un an à vivre par son médecin généraliste a reçu des nouvelles plus encourageantes de son médecin spécialiste qui, lui, ne voit pas pourquoi ce proche ne pourrait pas vivre plusieurs années et vieillir avec cette maladie (s’il fait attention à lui).

Le billet du jour: Je ne sais pas si vous tombez parfois sur The View, l’avant-midi. Vous savez, ce qui a inspiré La Fosse aux lionnes, avec Whoopi Goldberg et quelques personnalités féminines qui commentent l’actualité et reçoivent aussi des personnalités. Il y a une blonde qui s’appelle Elisabeth Hasselbeck: une VRAIE républicaine. Son schéma de pensée est le suivant: tout ce qui est républicain est bien, tout ce qui est démocrate est mal. Aucune nuance. À Satruday Night Live, on se paie sa tête régulièrement pour sa pensée tout noir/tout blanc. Pour vous dire, elle défend le « waterboarding », cette magnifique technique de torture utilisé sur des terroristes. Or, comme le souligne Patrick Lagacé dans ce billet, l’équipe recevait l’ancien gouverneur du Minnesotta, Jesse Ventura, un gars qui a déjà été dans la Navy… Le gars est carrément contre et a quelque peu donné une volée intellectuelle à la blondasse. Et croyez-moi, c’est jouissif ! 😛 Ah pis tiens, je le mets ici !