Joyeuses Fêtes !

Je ne voulais pas nécessairement souhaiter Joyeux Noël car effectivement, certains – même des chrétiens – ne fêtent pas Noël. Je ne voulais pas non plus souhaiter « Joyeux décembre ! » comme certains commerçants du Plateau Mont-Royal, car comment dire ? Je trouve que c’est une formulation un peu idiote.

Alors, de vous souhaiter Joyeuses Fêtes m’apparaît l’accommodement le plus raisonnable qui soit ! 😉

Et pour Noël, je vous offre simplement deux petits contes de Noël provenant de la blogosphère. Ils ne sont pas fantasmagoriques, mais assez fantastiques dans leur humanité. 🙂

Le Père Noël qui puait de la bouche (Les 7 du Québec)

Un conte de Noël chez notre amie Noisette

Et comme j’ai la chance, contrairement à bien des gens malheureusement 😦 , d’avoir une famille avec qui fêter Noël, je vais de ce pas finir les préparations pour recevoir en ce 24 décembre. Allez, joyeuses Fêtes à nouveau !

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État critique

Gene Siskel & Roger Ebert, critiques américains pour leurs thumbs up

Gene Siskel & Roger Ebert, critiques américains pour leurs "thumbs up"

Ces derniers temps, je lis quelques textes qui s’inquiètent de l’état de la critique culturelle au Québec. Ça a commencé avec l’acidulée Clique du Plateau qui questionnait une critique parfaite du film « Les Pieds dans le vide » faite par Tanya Lapointe de Radio-Canada, critique faite… juste avant d’interroger la réalisatrice du film Mariloup Wolfe et le comédien (et, accessoirement, conjoint de la dite réalisatrice) Guillaume Lemay-Thivierge.

Par la suite, c’est Steve Proulx qui a repris le billet de la Clique pour nous rappeler un texte qu’il avait composé en février 2008 sur le sujet de la complaisance dans la critique québécoise, particulièrement dans les médias électroniques (télé & radio).

Finalement, c’est la charmante Noisette sociale – oui, oui, elle est revenue ! 😀 – qui après avoir visionné « Dédé à travers les brumes »  de Jean-Philippe Duval et se demandait pourquoi, à écouter tout le monde, il s’agissait d’une chef d’oeuvre.

En fait le questionnement est posé encore plus clairement du côté de la Clique qui ne s’embarrasse pas de nuances:

Est-ce que tous les critiques cinéma sont vendus d’avance parce que c’est un film québécois?  On s’entend pour dire que les vedettes du film ont succédé les entrevues les unes après les autres (radio, journal et télévision).  En gros, après leur passage dans les différents médias la critique a toujours été très bonne.  Se sentent-ils obligés de dire que c’est un bon film?  Pour l’instant, il n’y a que la critique du Devoir et de la Presse qui ne sont pas excellentes.  Seront-ils mal vus car ils ont osé dire que c’est un mauvais film?

En fait, j’ajouterais qu’il y a aussi Lecinéma.ca qui a fait une critique plutôt tiède face à ce premier essai au cinéma de mademoiselle Wolfe.  Sauf que là, encore, il s’agit d’un média écrit, peut-être plus facile alors d’être critique…

Le but ici n’est pas de descendre « Les Pieds dans le vide » (je ne l’ai pas vu et franchement, la trame scénaristique ne capture pas mon intérêt un iota donc je ne le verrai probablement pas), mais ça pose deux questions: y a-t-il et peut-il y avoir de la vraie critique culturelle au Québec et la deuxième, sommes-nous plus frileux à critiquer les produits cinématographiques québécois ?

Bon, pour la première question, il semble qu’à lire Steve Proulx, on ne puisse pas s’en sortir. Trop de copinage entre critiques et artistes mais, également, du copinage pratiquement avec les distributeurs qui font de la grosse pression pour avoir une bonne critique. Il faut dire que notre milieu artistique est petit, très petit et que forcément, contrairement aux critiques américains ou français,  les critiques québécois risquent tôt ou tard de retomber sur ceux qu’ils ont vilipendé. Il faut alors avoir soit la « couenne dure » comme le critique de théâtre Robert Lévesque qui était détesté par le milieu comme on peut l’apprendre par cette entrevue des Francs-Tireurs (on le boudait, l’ignorait, on faisait des pétitions pour qu’il perde son emploi, on lui a envoyé un paquet d’horreurs) ou on s’assouplit et on ne dit pas ce qu’on pense réellement d’une oeuvre.

Dans le billet de Steve Proulx sur le billet de la Clique, il y aborde un témoignage de Guy Nantel qui souligne un autre point: et si la critique culturelle d’aujourd’hui était moins cultivée ? Parce que faire une critique, c’est bien plus que de dire j’ai aimé ça et j’ai détesté ça, c’est de faire des liens, connaître les artisans derrière l’oeuvre en question (qu’elle soit cinématographique, théâtrale, etc.) pour étayer son propos. Quitte à faire de la recherche avant ou après, il faut être en mesure d’avoir plus que des « J’aime… j’aime pas… » pour faire une critique objective et constructive. Je souligne le dernier mot parce qu’il peut être facile d’encenser pour encenser ou de démolir pour le plaisir de démolir.

Anecdote personnelle: au collégial, j’ai eu un cours d’analyse et de critique théâtrale. Dans le cadre du cours, nous sommes allés voir une pièce de Michel Tremblay dont j’oublie le nom. Cependant, il faut le dire, ce n’était pas bon. Du moins, moi, j’ai trouvé ça plutôt inintéressant. Surtout le jeu des comédiens et comédiennes était… ouf ! Sans compter le décor exagéré et parfois, le récit se décousait. Alors, on devait comme travail de faire la critique de la pièce. Ayant été profondément déçu par la pièce, j’ai écrit une critique assassine (le terme est faible) de la pièce. Je ne fus pas le seul, une majorité d’entre nous avons écrit des critiques pleines de hargne… et nous fûmes nombreux à échouer ce travail. Pourquoi ? Pas parce que nous étions déçus de la pièce comme aura dit notre professeur, mais nous avions perdu tout sens objectif. Nos critiques n’étaient qu’un déversement de fiel, une espèce de vengeance pour « l’impression d’avoir perdu notre temps ». Bref, oui, on aurait pu écrire une critique négative, mais il ne fallait pas que cela devienne une vendetta. La bonne critique se situe justement dans la zone grise entre le léchage de derrière et la dissertation dithyrambique. Le bon critique arrivera à tenter de trouver ne serait-ce qu’ un point négatif ou positif tout en argumentant sur sa perception que l’oeuvre est une merde ou un chef d’oeuvre.

Quant à la deuxième question, peut-on critiquer un film québécois sans se faire regarder de travers, on en discutera au prochain billet. 😉

Ouin, ben ça va mal dans le monde…

De retour, enfin (ou trop tôt selon les points de vue). J’ai pris congé d’aggrégateur pendant 5-6 jours et voilà t’y pas que j’apprends que deux blogueurs disparaissent de la carte: Noisette sociale et Lutopium.

Pour Noisette, j’avais malheureusement des doutes étant au courant des derniers développements assez poches merci qui se sont passés. Pour le merdeux « anonyme » qui a eu sa tête, j’espère qu’il a vécu son petit « trip power », il va pouvoir retourner à sa vie de (censuré pour cause de « bitchage »). Dans le cas de Lutopium, par contre, c’est l’appel du militantisme qui est en cause. Alors, je lui souhaite bonne chance dans ces projets. Sincèrement. 🙂

Sinon, ah oui,  Ahmadinejad a été remis au pouvoir… probablement d’ailleurs grâce à la technique Duplessis (on met des beaux « goons » dans les bureaux de vote au cas où certains oublieraient de voter du bon bord). Les tensions Iran-Occident ne feront donc que s’accentuer dans les prochains mois…

Oh formidable aussi d’hypocrise cette affaire de la FTQ qui veut, via son Fonds de solidarité, aider PKP à acheter le Canadien pour une convergence à son meilleur… Je ne sais pas pourquoi, mais il y a comme des « lock-outés » -membres de la FTQ – qui ne le prennent pas. Mais vraiment pas. Très hypocrite en tout cas d’un syndicat qui dénonçait haut et fort les manières de faire de Quebecor de pactiser avec l’ennemi pour faire quelques bidous… C’est du cynisme à l’état pur, mes amis. Ces jours-ci, si le cynisme était coté en Bourse, il vaudrait cher tellement il en pleut !

Côté personnel, je reprends du poil de la bête, fatigue mentale s’estompant graduellement. Cependant, mon ami le Chibougameux n’est plus… car il est revenu de Chibougamau après un an. 😉 Ça fait partie des bonnes nouvelles de mon côté.

Bon sur ce je vais revenir tranquillement au blogue, même si je suis encore secoué de la perte de deux blogueurs… Cependant, est-ce que je peux vous faire confiance pour éviter des guerres de blogueurs ici, s’il vous plaît ? Que j’aie pas à faire un dictateur de moi-même encore une fois ? Est-ce que ça peut être civilisé s’il y a des commentaires ? Non, mais c’est qu’avec tout ce que j’ai entendu dans les dernières semaines, je me demande si ça se peut encore jaser sans se tomber dessus…

Une souris verte

Bon, c’est le Jour de la Terre, vous savez cette mal-aimée qu’on exploite sans vergogne en se disant que c’est son boulot d’être exploitée. M’enfin, on espère que tous ces témoignages d’enfants qu’on voit dans les médias en cette journée se transformeront en une génération qui se préoccuperont de la planète et non pas juste du profit.

C’est aujourd’hui d’ailleurs que sort « Terre », le documentaire de la nouvelle branche de Disney: Disney Nature. On sait déjà que l’an prochain, à pareille date, ça sera « Océans » qui sortira sur les grands écrans. Bon, c’est bien beau des documentaires animaliers et sur la nature, mais il faudrait peut-être que la compagnie en elle-même fasse des efforts pour réduire son empreinte écologique.

En mars dernier, la compagnie créatrice de la souris Mickey affirmait que l’objectif à long terme de la compagnie était de réduire à zéro les déchets non recyclables et les gaz à effet de serre. Wow ! Ainsi, Mickey deviendrait une souris verte. Sauf que c’est peut-être moi qui est un éternel insatisfait, mais je trouve ça comme de belles paroles lancées en l’air. Tout d’abord, remarquez le « à long terme » sans date butoire. Ce qui veut en dire en termes « business » : « éventuellement, quand ça sera bénéfique économiquement, on atteindra le zéro de déchets non recyclables et de gaz à effet de serre ». Il me semble que les bons voeux de Disney auraient déjà plus d’impact avec une date butoire.

C’est bien beau vouloir réduire ses gaz à effet de serre. Je trouve ça admirable d’un multinationale comme Disney de le faire. Alors, j’aurais une suggestion pour eux: arrêter de faire fabriquer toutes vos « bébelles » en Chine, ça serait déjà ça de gagné ! Ou faites-les faire en Chine pour la marché asiatique, pas pour le monde entier. Parce que transporter des lots de marchandises en partance d’usines chinoises partout dans le monde, ça gaspille énormément de carburant donc des gaz à effet de serre.

Bon, évidemment, les mauvaises langues diront que Disney pourrait arrêter de fabriquer des « bébelles » inutiles et de faire du « merchandising » éhonté par rapport à leurs films, mais ça…

Je sais, j’ai déjà fait un billet similaire il y un an. On pourrait croire que je déteste Disney. Pas du tout. Les films de Disney sont fort bons. Sauf que je trouve ça hypocrite que la compagnie se prenne d’un soudain élan de virage écologique tout en continuant d’être un important acteur de la surconsommation… Parlez-en à mon oncle qui a offert un robot Wall-E à son fils dernièrement et qui était tellement suremballé que ça faisait peur. D’ailleurs, il n’avait pas honte de son achat… il avait la supra-honte. Pauvre Robin des emballages ! 😉

Comme quoi, même les plus écologiques se retrouvent parfois dans des situations pas très vertes. Je ne crois pas qu’il faille réclamer la vertu pure et dure (même dans les religions, on n’y parvient pas ou peu alors…), mais forcément en ce Jour de la Terre et tous les autres jours de l’année, il faudrait songer à adopter le plus possible des attitudes vertes. Il faudrait que les projets proposés aux citoyens soient verts, que les entreprises soient punies pour des actions qui endommagent l’environnement, etc. C’est la tangente qu’il faut prendre. Ce n’est pas d’en faire une religion autant que d’arrêter de penser uniquement à soi, mais de penser à cette planète qui nous permet de vivre.

Le billet du jour: Ah, cré Noisette qui nous parle aujourd’hui des concepts passés date en humour et c’est tellement juste (surtout sur le concept du clown triste de son sort de clown… 1000x fait, toujours aussi peu drôle).

Blogue, blogue, jase, jase

Je ne sais pas si vous vous rappelez de cet appel à tous que j’avais fait au début du mois de mars ? J’avais demandé à des blogueurs s’ils voulaient bien répondre à un appel à tous pour une chronique mensuelle que je fais dans le Sans-Papier, le journal électronique de la TÉLUQ. Hé bien ! J’ai eu pas mal de réponses positives et c’est aujourd’hui que l’article est en ligne ! C’est gratuit, alors on ne se gêne pas pour lire. Pour la peine, je fais une récapitulation des blogueurs qui ont participé à ces échanges:

De plus, je me suis permis de citer dans l’article les blogues suivants pour des raisons qu’on a parlé d’eux dans l’article ou simplement parce qu’ils m’ont donné une chance dans cette blogosphère : Renart, Radicarl, Leif (qui sous son pseudonyme Molécule a été un des premiers à commenter 😛 ), Pascal Colpron

Et j’en ai omis plein dans l’article… Je vous aurais tous mis,  mais il aurait été trop long malheureusement. Mais bon, hé, c’est à ça que sert la Communauté du Blogue !

Par contre, je me sers aussi de ce billet pour rectifier une impardonnable bévue. Un autre blogueur s’était intéressé à mon appel à tous. Le très gentil et amusant Dark Remi of Doom, gardien de l’Antre de la Vérité. Sauf que malheureusement, des problèmes de communication auront fait que nous n’avons pas pu nous parler à temps avant la remise de l’article. Par contre, comme il a pris le temps de m’écrire ses réponses, j’ai décidé de lui donner l’espace présent pour les mettre. Alors, les voici (avec une répétition des questions):

1. Comment as-tu commencé à bloguer ? Qu’est-ce qui t’a motivé ? Un autre blogue que tu lisais, tu as entendu parler du phénomène ?

Initialement, je voyais le blogue comme un outil d’une médiocrité peu commune avec lequel les adolescents déblatéraient sur leur vie en écrivant des textes « emo » vides tout en affichant régulièrement des photos d’amis en écrivant quelque chose du style « Change pas *surnom X* j’t’aime fow. » Ceci dit, j’ai éventuellement fait la connaissance du Détracteur Constructif qui m’a fait porter un regard nouveau sur ce phénomène. À force de lire différents blogues pertinents, j’ai révisé ma position et j’ai décidé de m’y mettre moi-même afin d’assouvir un besoin croissant d’écriture qui me tenaillait depuis belle lurette puisque je n’ai pas vraiment l’occasion d’écrire en français dans le cadre de mon travail ou de mes hobbys.

2. On sait qu’autant il y a des blogueurs qui font des billets très rares que des gens (genre Patrick Lagacé) qui en font 4-5 par jour, voire plus. D’après toi, quel est le bon rythme pour afficher des billets ? 1 par jour, 2 par jour ? Plus ?

Je serais bien mal placé pour juger d’un nombre décent de billets puisque je suis très irrégulier dans mon horaire. Je crois que ça dépend tout autant du type de blogue que de son écrivain. En ce qui me concerne, j’aimerais tenter d’écrire au moins un billet par semaine mais c’est parfois difficile alors je me rattrape parfois la semaine suivante. Le fait est que, pour moi, le but n’est pas tant d’établir un auditoire fixe que d’écrire aléatoirement ce qui me passe par la tête pour mon propre plaisir et en dépit de ce que les gens en pensent. Pour ceux qui ont des blogues avec une thématique d’actualité, de politique et/ou qui établissent un large auditoire et une routine fixe, il est évident que les messages ont intérêt à être plus réguliers. Je dirais donc que 2 à 3 billets par semaine seraient les bienvenues.

3. Certains parlent du renouveau du journalisme (journalisme citoyen) lorsqu’on parle de blogue. D’après toi, quel est l’impact d’un billet ? Y en a-t-il vraiment un ? Ne parle-t-on pas qu’à ceux qui nous ressemblent ?

Comme toute tribune, l’impact du message est extrêmement variable selon le message véhiculé, sa pertinence et les gens qui sont là pour en profiter. L’avantage majeur du blogue est qu’il offre une fenêtre sur le monde pour quiconque décide y regarder. De ce fait, les gens qui ont un message à offrir et qui sont en mesure de le partager avec d’autres internautes qui partagent leur champ d’intérêt rejoignent rapidement bon nombre de gens. Contrairement à un journal populaire qui fait partie de la routine du commun des mortels, le blogueur doit construire son auditoire par divers moyens, comme en étant actif un peu partout sur la blogosphère et en se faisant connaître. Beaucoup d’efforts sont donc requis pour atteindre un niveau acceptable de notoriété sur la blogosphère mais lorsque l’on est connu et qu’on traite de sujets chauds, il est de plus en plus facile d’atteindre l’effet « boule de neige » en rejoignant rapidement les habitués et en attirant d’autres gens par les moteurs de recherche. De ce fait, il est probablement plus facile d’avoir un impact quelconque en divaguant sur les déboires de Britney Spears qu’en élaborant exhaustivement sur des sujets mathématiques complexes. Il est donc très difficile de juger de l’impact réel d’un billet sinon que c’est possible d’affecter les gens par ce médium. Si on réussit à vendre son produit et à attirer des lecteurs, il va sans dire que, à petite ou grande échelle, on fait une différence dans la vie des gens qui prennent la peine de lire.

4. Tu as décidé, dans ton blogue, de faire des textes plutôt amusants sur des thèmes plus ou moins sérieux. Explique-moi ton choix éditorial.

Tel que mentionné précédemment, le but premier de mon blogue est de me divertir moi-même. Étant une personne plutôt humoristique et colorée, j’aime élaborer sur ce qui me passe par la tête sans nécessairement savoir ce que ça va donner. Il m’arrive souvent de commencer un billet sans savoir comment il va finir ou, au contraire, de cesser d’écrire après deux paragraphes parce qu’une idée qui semblait bonne à la base me semble momentanément moins bonne. Le fait est que j’ai plusieurs passe-temps, plusieurs goût très prononcés qui semblent parfois douteux pour les êtres humains dits « normaux » mais j’adore manifester explicitement mon intérêt pour des choses qui n’intéressent pas vraiment les gens ou qui ne suscite tout simplement pas de réflexion habituellement. C’est le genre de chose que je fais normalement sur une base orale au cours de festivités bien arrosées mais j’ai décidé de mettre le tout sous forme de texte pour le simple plaisir de l’écriture et du partage, caricaturant ma propre personnalité et espérant que les gens vont avoir autant de plaisir à me lire j’ai moi-même du plaisir à écrire. Bien que les gens qui ne me connaissent pas n’ont aucun moyen de le savoir, mon blogue est tout bonnement une fenêtre sur mon esprit que quiconque me côtoie régulièrement connaît déjà très bien. Je n’ai aucune limite, aucune restriction de sujet ni aucun but précis si ce n’est de divertir et inciter à la réflexion pour qui sait lire à travers mon humour empreint de sarcasme et d’ironie.

5. (Question avocat du diable) Le principe même du blogue veut qu’il offre une plateforme de discussion autant pour les blogueurs que pour ceux qui commentent. Or, n’importe qui peut commenter sur un blogue. N’ouvre-t-on pas la porte là à l’excès, au dérapage ?

Il est évident que le blogue est une porte grande ouverte pour les dérapages en tous genres, comme l’Internet en général d’ailleurs, mais il faut savoir modérer son blogue. Il existe probablement qui tirent partie de ce phénomène pour créer le chaos mais je crois que les outils mis en place par les différents fournisseurs de cette plate-forme sont suffisants pour faire taire les éléments perturbateurs. De plus, si les blogueurs ne voulaient pas de dérapage, ils évideraient sûrement de traiter de sujets qui risquent d’en créer. On récolte généralement ce que l’on sème.

6. (Autre question avocat du diable) Y a-t-il une blogosphère de droite importante ? Parce que quand je voyage personnellement sur la blogosphère, je vois beaucoup de blogues de gauche, mais la droite me semble silencieuse à part quelques exceptions (Richard Martineau, Martin Masse). Est-ce parce que dans la fond, la blogosphère est très divisée en clique et que la blogosphère de droite existe et je ne la vois pas en tant que blogueur de gauche ? Connais-tu la blogosphère de droite un peu ou tu l’évites ?

Malheureusement, je ne suis pas très politisé et j’ai tendance à me perdre dans les dédales infinis de la complexité gouvernementale. Bien que j’aie un intérêt marqué pour les différents enjeux de notre société, j’ai une approche plutôt philosophique de la chose et je me contente généralement d’élaborer sur les différents sujets de ce genre d’un point de vue personnel qu’en me rattachant à une idéologie pré-définie. Ne fréquentant pas vraiment ces blogues, il m’est donc difficile de répondre avec des faits mais je me permet quand même une réflexion sur le sujet. Je crois que le mouvement gauchiste est mieux représenté pour la simple et bonne raison que ses adeptes sont probablement plus jeunes, plus motivés, idéalistes et révolutionnaires tandis que ceux qui prônent la droite sont de la vieille école et prennent leur idéologie pour acquise. Pourquoi prendre le temps de défendre la logique pure contre une bande de hippies?

7. Dans ton cas, tu as décidé de bloguer sous un pseudo. Pourquoi ?

En ce qui me concerne, j’ai tout bonnement décidé d’opter pour le pseudonyme que j’utilise sur MSN Messenger depuis plusieurs années. Je trouve que ça donne bien et que ça cadre bien avec mon style d’écriture. Quoi qu’il en soit, la plupart de mes visiteurs me connaissent personnellement et je n’ai aucun intérêt à cacher mon identité. D’ailleurs, je fournis quelques liens vers des critiques musicales et personne ne m’a jamais demandé mon nom. Bref, aucune raison outre la sonorité et l’esthétisme.

Et voilà ! Merci encore Dark Rémi pour tes réponses très appréciées. 🙂 Par la même occasion, je voulais profiter de l’occasion de ce billet joyeux et plein de franche camaraderie blogesque pour dire ceci: bon, je le répète encore mais je tenais à le dire, le 15 avril prochain, ça sera le premier anniversaire de ce blogue. Pour ce faire, j’aimerais faire quelque chose de spécial, quelque chose que VOUS voudriez que je fasse, des idées farfelues ou moins farfelues. Évidemment, la décision finale resterait à ma discrétion (quoiqu’il n’est pas dit que je ne vous demanderais pas votre avis dans un sondage ou autres…) et il n’est pas impossible qu’il y ait un autre billet d’ici le 15 abordant ce sujet, mais vous pourriez déjà lancer des idées comme ça. Je trouverais ça intéressant, en tout cas.

De plus, et là, peut-être que j’en demande trop, mais comme on dit: un gars s’essaie. 😉  Je sais qu’il y a des lecteurs de ce blogue qui dessinent/gribouillent, qui font du montage, etc. Bref, qui ont 1000 fois plus de talent que moins avec le visuel (surtout le dessin). Là, je lance ça dans les airs, mais pensez-vous que ça serait possible qu’il y en ait parmi vous qui fasse un petit dessin spécial d’ici le 15. Je trouverais ça amusant une petite galerie « bloganniversaire » où je pourrais afficher vos oeuvres avec vos noms (surnoms) et tout… Mais bon, on s’entend que c’est juste une suggestion et c’est pas grave s’il y en a pas. Cependant, si ça vous branche et que vous avez du temps, faites-moi signe ! 😉

Bon, allez, il se fait tard: cessons ce billet interminable et on se reparle ! Merci encore aux blogueurs qui ont participé et même aux autres dans mon aggrégateur. 😉 Pas de billet du jour aujourd’hui, demain par contre…

Mise à jour (13h52): J’ai oublié d’ajouter qu’effectivement, cette initiative de ma part ressemble à ces très intéressantes entrevues de Il Blogue. Mais bon, les questions sont différentes et je n’ai pas pu en mettre autant que lui, ça aurait été cacophonique à plusieurs blogueurs en même temps. N’empêche que je trouve intéressant ce genre de travail, alors, je voulais le souligner. Donc, finalement, c’est mon billet du jour si on veut. 😉

Dans le désert

Billet un peu fourre-tout aujourd’hui, mais j’avais le goût de bloguer. Sauf que je suis dans un drôle d’état et j’en parlerai en fin de billet dans la partie personnelle (bref, la partie que vous pouvez sauter mouhahahaha).

Tout d’abord, un mot sur le Commissaire au lobbyisme qui a décrété que Philippe Couillard n’avait pas commis d’infractions au lobbyisme en ayant des rencontres avec deux membres de la compagnie pour laquelle il travaille AVANT sa démission l’an dernier. J’entends déjà des gens dire: « Bon, voilà, bande de gau-gauchistes, vous vous êtes énervés le poil des jambes pour rien ». Premièrement, je n’ai jamais dit qu’il y avait eu infraction là-dessus. Jamais. Ça ne m’est même pas venu en tête. Deuxièmement, pas d’infractions ne veut pas dire qu’un point de vue éthique, c’était la meilleure décision de la part de M. Couillard. Mais bon, il semble que selon le bon voeu populaire le terme éthique = « truc qui fait ralentir la richesse du Québec ». Je m’excuse, mais dans ma tête, il y aura toujours un doute entre les bons mots du docteur et ce qu’il pensait et disait à son ministère, peut-être un peu influencé par ses « amis du lobby ».

Y a aussi cette nomination fort controversée de Michael Sabia à la tête de la Caisse de dépôt. Bon, je ne connais pas vraiment le gars. Je sais une chose par contre: mon dieu qu’on n’a pas d’argument quand vient les critiques du type « il n’aura pas les intérêts du Québec à coeur ». J’écoutais le Club des Ex et il y avait Benoît Bouchard qui disait: « Franchement, quelles ridicules affirmations ! Le gars ça fait 16 ans qu’il vit à Montréal ! » Ah, parce que c’est une preuve qu’il va aimer le Québec Inc. ça ? Il y a des Anglais(es) qui vivent à Montréal depuis toute leur vie et méprisent les Québécois à fond. Ça ne veut rien dire. En plus, génial ! Un président de la Caisse qui ne parle pas français, ça va être beau à la remise du rapport annuel…

Mais le plus troublant ce sont les commentaires du milieu des affaires qui viennent autour de cette nomination maladroite et sortie de nulle part. Car je lis surtout que le gars n’a pas teriblement prouvé sa compétence avec BCE. Que le Devoir le souligne, soit. Mais à ce que je sache, le journal Les Affaires n’est pas une publication de gauche et pourtant, il y a de gros doutes face à cette nomination. Alors, c’est moi ou ce n’est pas rassurant ? M’enfin ! Ça sera peut-être du bonbon à blogueur… 😉

La partie que vous pouvez sauter

Bon, là, on tombe dans le moins intéressant. La partie personnelle. 😉 J’ai intitulé ce billet « Dans le désert ». Parce que j’ai l’impression d’être dans un drôle de désert. D’un côté, je vais bien. Je peux pas dire que bien des malheurs me tombent dessus, des petits emmerdements de temps à autre certes mais rien de dramatique.  Comme tout le monde, bref. Mais en général, mon humeur serait d’au moins 8.5-9/10 (ce qui est bon). Pour le blogue, ça va. J’ai l’impression d’avoir trouvé un rythme potable de fonctionnement. 🙂 Mais il y a quelque chose qui me titille, quelque chose qui se passe en moi. Ce n’est pas négatif, c’est juste… Des questionnements, des doutes. Quelque chose qui me tiraille les tripes sans me faire souffrir abondamment.

Et je ne peux pas en parler. Voilà l’affaire. Je me sens comme dans un désert où je suis armé pour survivre, il fait super beau, le décor est magnifique, mon périple se déroule relativement bien (lentement mais sûrement), mais… Il me manque un accompagnateur, quelqu’un qui dissiperait mes doutes quand j’ai l’impression de ne voir que des dunes devant moi. Et pourtant, ce n’est pas le choix qui manque au niveau amis, famille, etc. Or, aucune de ces personnes ne peut m’aider avec ça. À chaque fois, je me dis que « Ah non ! Ça serait trop complexe ! ». On dirait que je sais que je dois affronter ces doutes seul, mais je trouve ça dur parce que ça concerne des trucs irrationnels. Et c’est très difficile à expliquer (comme vous pouvez le voir 😉 ).

Alors, est-ce que je vais bien ? Oui. Parfaitement bien ? Non, je suis dans le désert à combattre des dunes de trucs totalement irrationnels. Et c’est un combat qui s’annonce long… (Excusez ce bout totalement émotif et confus, mais ça fait du bien de mettre une image sur ce qui se passe dans mon être qui peut être tordu à ce que vous pouvez voir.)

Le billet du jour: On reparle encore de police aujourd’hui. En fait, c’est Noisette qui nous parle des nouvelles mesures prises pour sélectionner les aspirants policiers. Je n’ai pas connu de recrues de policier, mais j’ai déjà entendu des histoires comme Noisette le raconte. Y a parfois des petites recrues baveuses qui deviennent rapidement des policiers baveux, malheureusement. Peut-être que les nouvelles mesures de sélection calmeront les ardeurs de ceux qui cherchent surtout à dominer le public…

J’aime ma blogosphère

… et bon, je ne sais pas si elle m’aime (comme le disait la Poune) mais ça m’est égale quand elle fait de bons billets, moi, j’adore. Ça faisait longtemps que je n’avais pas « pluggé » des collègues blogueurs et ça me manquait. Et puis dernièrement (dernièrement étant assez vaste), y a eu de bons trucs qui sont entrés dans l’agrégateur…

Tout d’abord, y a deux petits nouveaux dans mon agrégateur: le blogue du Prof Solitaire et le blogue de Martin Petit. Forcément, vous les retrouverez aussi dans ma Communauté du blogue à partir d’aujourd’hui.

Des blogues que j’ai connu grâce à Renart, l’infatigable Renart, qui nous montre encore qu’il est à peu près aussi multidisciplinaire que Grégory Charles avec ce dernier billet: belle oeuvre avec poésie. Bon, Renart, j’ai appelé à Ottawa pour te faire déclarer « trésor national », mais quand je leur ai dit que tu étais un artiste, tu comprends, ils ont rien compris. Tu sais comment les Conservateurs et les artistes vont de pair ? Quant à Québec, il semble que tout soit paralysé depuis que le sherbrookois frisé (j’ai jamais eu aussi honte d’être sherbrookois que depuis 2003) qui « voulait les mains sur le volant » nous a envoyé dans le mur. 😉 Ça devra donc attendre.

Dans un tout autre registre, y a Patrick Lagacé qui décrit tellement les sentiments que j’ai par rapport à la tragédie de Piedmont. C’est par lui ce matin que j’ai appris que les enfants avaient été poignardés. Poignardés, phoque ! En plus, je trouve ça dur que les journaux aient montré les photos des enfants. Franchement, personnellement, je n’avais pas besoin de les voir. Je comprends que ça met un « visage sur la tragédie », mais fiou…

Puis, bon, il y a pas juste les nouvelles qui font pleurer (car oui, je l’avoue, en moumoune, j’ai versé une larme en voyant la photo des deux petits ci-haut), il y a aussi de belles initiatives qui font sourire (heureusement). Tout d’abord, la nouvelle initiative de Louis-Philippe Lafontaine. Bon, pour ceux qui ne sauraient pas l’histoire, Louis-Philippe avait été invité par Franco Nuovo dans son émission de radio pour parler de journalisme-citoyen sur les blogues (quelque chose dont je ne fais pas partie mais qui me fascine). Cependant, pour des raisons qu’il explique dans ce billet, il n’a pu faire l’émission. Or, pour rattraper le coup, que fait-il ? Sa propre émission de radio sur son blogue ! Du coup, je voulais saluer l’initiative et vous inviter à écouter cette première  d’une série qui risque de se continuer.  Bon, soyez indulgents, il y a plusieurs « pof » dans le micro, mais c’est une première. Il pourra rajuster ces éléments techniques au fil du temps.

Autre belle initiative : Noisette qui, ma foi, fait un geste fort courageux, après avoir tourné le dos à l’école, va y retourner dans un domaine stimulant. Franchement, je trouvais ça tellement stimulant et, je vous l’avoue, je suis bien fier de cette démarche que je voulais « ploguer ». 🙂

Finalement, un petit « génial » glissé comme ça à 3 personnes. Tout d’abord, Dark Rémi of Doom, un autre que je vais ajouter à la Communauté… « L’antre de la vérité » est un parfait mélange d’humour et de raisonnement implacable (pas pour rien qu’il dit qu’il a raison) qui font que ses trop rares billets sont délectables. Celui d’aujourd’hui sur le bronzage en est encore un exemple. Il y a aussi une délicieuse MFL qui après une pause bien méritée revient sporadiquement nous délecter de sa prose ou d’une famille de chevreuil. 😉

Et il fallait que je fasse un « coucou » à Blogue l’Éponge qui m’a plogué dans deux de ces billets en février et qui a fait ma foi le billet essentiel sur Godzilla, alias connaître le gros monstre. Merci Blogue, franchement, on habiterait plus proche et je pense que tu serais dans mon cercle d’amis (comme bien des blogueurs à bien y penser). Quoiqu’on l’est déjà… par Facebook… C’est déjà mieux que rien. 😉

Et voilà, c’était mon trop plein d’amour pour la blogosphère. Je voulais faire ce billet vendredi mais des contretemps m’ont empêché de le faire. Bon, je tiens à vous signaler, amateurs de hockey, qu’il reste deux jours pour voter en masse pour Thetford Mines comme la Hockeyville. Puis, c’est le mois de mars, le printemps s’avance peu à peu vers nous. Il serait le temps que je me mette en forme. Mon programme d’exercices est fait et je commence aujourd’hui. Alors, a+ !