L’aveu

Vous dire que j’ai hésité à faire ce billet est un euphémisme. Si je n’ai pas recommencé dans ma tête 20 fois le billet, je ne l’ai jamais recommencé. Sans compter un brouillon que j’avais enregistré il y a 2 mois et que j’ai effacé, par peur ou parce qu’il n’était pas à mon goût. Mais ça fait 3 mois que je blogue. Malgré toute la sincérité et l’authenticité de mes billets, j’ai parfois l’impression d’être un menteur. Ah ! Ce n’est pas un grand mensonge, c’est un mensonge pieux, en fait (quoiqu’on pourrait poser la question: existe-il des mensonges réellement pieux ?). Mais c’est un mensonge qui affecte bien sûr, certaines de mes phrases, de mes syntaxes, de mes sous-entendus. Car je dois trafiquer ce que, en temps normal, j’aurais dit tout simplement avec le sourire et relaxation. Alors, quel est le contre-poison du mensonge ? La vérité. Alors, je vais vous la dire (motivé par ce billet de Noisette), elle est simple. Elle comporte 3 mots: je suis homosexuel.

Et voilà ! C’est dit ! J’ai failli le dire il y a deux mois, lors de la journée internationale de l’homophobie. Peut-être certains s’en sont doutés dans mes propos (de ce billet ou ailleurs). Peu importe. Mais je n’étais pas prêt. Ça m’écoeurait un peu, je vous avoue. Après tout, je suis sorti du placard (dieu que je hais cette expression) il y a maintenant 7 ans pour mes proches. Alors, comme m’a dit un ami gai que j’apprécie beaucoup et qui se reconnaîtra en lisant ces mots car il vient assez souvent sur le blogue: « Tu sais, mon grand, tu n’as pas une obligation de « coming out » ! C’est à toi de le faire si tu te sens prêt à le faire ! » Premièrement, vous remarquerez qu’il est super gentil: il m’appelle « mon grand » alors que je mesure 5’4 ». 😛 Deuxièmement, c’est vrai. J’aurais pu aussi fermer ma gueule. Ne jamais le dire. Or, ça serait renier une partie de mon être. Et puis, comment pourrai-je le justifier à l’égard de ce billet plus que honnête cité ci-haut de Noisette sociale ou les histoires crues de bisexualité du défunt Papa me fourre qui a remporté un succès sur la blogosphère ? De plus, je me trouvais dans des situations parfois déroutantes. En effet, je ne pouvais pas me mettre à discuter de quel comédien je trouvais le plus beau avec Noisette sociale par exemple sans me trahir. Comment dire à Renart L’éveillé que j’étais d’accord avec ses positions sur l’Église homophobe sans ajouter le « parce que moi-même on m’a rejeté de cette Église pour cause de mon orientation sexuelle » ? Je devais cacher au Médiateur Farceur que sa lettre de rupture coquine et cruelle m’a fait penser à une lettre que j’avais reçu en rompant avec mon premier copain et au Détracteur Constructif que son fameux Carcajou qui revient sans cesse dans son blogue me fait penser à un surnom d’un gars sur un site de clavardage pour homosexuel… Oups ! Désolé, là, je déconne un peu. C’est le stress vous comprenez ? 😉 Si vous me permettez, je vous raconterai un peu les aléas d’un « coming out » brièvement (ne vous inquiétez pas, pas de détails sexuels ni même amoureux ici). Pour les autres qui seraient pressés, sautez au paragraphe suivant pour une conclusion de billet ! 😛

Comment s’amorce la gaieté si je puis dire ? Je crois que dans mon cas, il y a eu un moment en cinquième année du primaire qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille à l’époque. Il y avait un gars, nous l’appellerons Maxime ici. Maxime avait doublé une année (je crois, la troisième), oui c’était à l’époque où le doublage à l’école existait. Alors, il était plus grand et plus gros que tous les autres élèves de la classe. Pour vous dire franchement, il me faisait peur. Au début. Puis, un jour, plusieurs mois après la rentrée scolaire, je ne me rappelle plus pourquoi, un élève voulait me péter la gueule dans la cour d’école. Évidemment, trouillard comme je suis, j’allais me défendre en m’apprêtant à manger une mornifle. Puis, la grosse main de Maxime se déposa sur l’épaule du gars: « Ça suffit, laisse-le ! » L’autre l’a envoyé se promener. Maxime a gentiment répété, mais avec un brin de fermeté dans la voix: « Laisse-le tranquille ! » À ce moment, un prof remarqua l’altercation, il y eut explications, le jury opta en ma faveur et le prof isola l’élève en question. Je me rappelerai toujours, alors que la cloche sonnait pour qu’on forme le rang et entrer dans l’école le visage de Maxime qui me regarda avec un beau sourire: « Ça va aller Satellite ? » Je hochai la tête en le remerciant. Puis, nous allâmes vers le rang silencieux. Dans ma tête, quelque chose qui clocha: non seulement le gars dont j’avais peur ne m’a jamais voulu de mal et, en plus, je le trouve beau… En effet, j’étais un peu plus loin dans le rang et je le voyais sous le soleil du midi: sa taille haute et forte était superbe, son visage blême éclairé par deux cercles rougeauds sur ses joues. Pourquoi je le trouvais beau et pas les autres gars ? Sur le chemin du retour, avec un ami, j’osai lui demander innocemment pendant que l’on marchait le long de la rue: « Tu sais, les filles n’arrêtent pas de parler de gars qu’elles trouvent beau et elles capotent sur eux. Mais sérieusement, toi, y as-tu un gars que tu trouves beau ? » L’autre de me répondre immédiatement: « Ouach ! Non ! C’est juste les filles qui trouvent des gars beaux ! » À ce moment, je compris que je n’étais peut-être pas normal. Mais bon, de là à sauter à la conclusion homosexuelle… Quant à Maxime, après cette année-là, je ne l’ai jamais revu. Je ne devins jamais son ami proche, mais il me souriait et me saluait à pratiquement chaque jour, était très gentil avec moi, aimait mes oraux et bref, il devint un camarade comme tant d’autres. Sauf que pour moi, c’était un BEAU camarade… C’est avec le recul que je pus avouer que Maxime a peut-être été le premier béguin de ma vie. 🙂 Puis, arriva l’adolescence. Là, c’est l’enfer: désolé, mais on ne trouve pas ça ni cool, ni chouette, ni formidable d’être gai. C’est le calvaire, ça nous fait chier et on ne veut pas le croire. On se dit que c’est une passe, que c’est uniquement parce qu’on n’attire pas la gent féminine. Je me rappelle, entre autres, en cinquième secondaire, m’être fait accroire que j’avais le béguin pour une fille. Ah ! Elle était jolie, gentille, intelligente, avait un bon sens de l’humour, mais à chaque fois que je m’imaginais dans l’intimité avec elle… C’était la panique ! Je n’étais pas attiré par elle ! Alors, nul besoin de vous dire que je n’ai jamais dit mes sentiments, même si quelque part, ça aurait pu marcher (elle n’était pas indifférente à mon égard… peut-être pas attiré, mais disons qu’elle aurait peut-être été intriguée par une « date » avec moi). J’en suis heureux pour elle. Le mal que je lui aurais fait… Mais ça, c’est une anecdote plus comique de ma réalité. Car l’année d’avant, dans une autre école, j’ai brisé des vieilles amitiés parce que je ne m’acceptais pas. Hé oui ! J’étais dans une gang que je sentais – peut-être que j’avais tort – très fermée aux gens qui étaient ou avaient des opinions différentes. Le genre qui fait beaucoup des jokes de fif et dont certains membres étaient dégoûtés par l’homosexualité, de ce que je sentais. Il y avait aussi un bel environnement de « parlage dans le dos » qui me rendait paranoïaque. Alors, lorsque j’eus 16 ans, je pétai ma coche: je menacai de me suicider, je me mis à mentir, à monter des membres les uns contre les autres, avoir des délires de persécution, aller jusqu’à mentir au psychologue de l’école comme quoi certains voulaient ma mort… Le cauchemar, à certains moments, j’avais presque l’impression d’être sorti de mon corps tellement j’étais guidé par un mouvement d’auto-destruction ! Puis, la direction m’a fait venir dans les bureaux et je ne devais plus jamais leur reparler. Ils avaient tous raison: j’étais malade, malade de moi-même à un point que je m’en veux encore aujourd’hui et je leur demande pardon de ce que je leur ai fait subir ! Mais malgré que je me retrouvai isolé, il fallut qu’ils se vengent et me harcelèrent tout le reste de l’année, mirent des menaces de mort dans mon casier, me traitèrent de fifs TOUS LES JOURS, etc. Malgré des tentatives de la direction pour cesser le tout, ça ne fonctionna pas. Puis, je changeai d’école à la fin d’année, brûlé par une année exténuante qui m’emmena dans un centre de prévention du suicide (car là, je menaçais de le faire). Ce qui est le plus sarcastique ? J’appris, quelques années après, que 2 autres gars de la gang se retrouvèrent à faire leur coming out aussi… La vie est ironique à souhait ! Mais ne vous inquiétez pas, depuis, j’ai suivi une thérapie pour expliquer ce qui s’était passé et c’est là que j’ai compris que je ne m’acceptais pas et que j’avais pété ma coche. Bref, ne vous inquiétez pas ! Je ne suis pas un sociopathe fini ! Finalement, arriva le collégial et un groupe littéraire auquel je participai. Puis, je rencontrai un gars superbe dont j’eus le coup de foudre. Malheur ! Je me devais d’admettre que j’étais gai i ! Or, là, je n’allais pas gâcher une nouvelle gang – celle de ce collégial- que je venais de me faire. Le gars était gentil et très sensible alors, je me disais que ça serait la meilleure personne pour lui dire sans avouer mes sentiments envers lui évidemment… Je lui demandai un matin si je pouvais lui parler en privé. Nous allâmes dans un coin tranquille et je lui avouai mon orientation sexuelle. Il sourit et fut d’une extrême douceur. Il y avait de quoi… il m’avoua derechef que lui aussi était gai. Alors, je ne sais pourquoi, je lui admis mes sentiments pour lui et ce fut réciproque ! Donc, vous imaginez qu’il y eut un… baiser. 😉 Puis, quelques minutes plus tard après notre LONGUE conversation (j’ai même manqué un cours pour jaser avec), alors que le gars devait se rendre à un cours, je rencontrai une collègue de théâtre et lui avouai mon orientation en jasant avec elle. La réaction fut plus que positive et en une heure, déjà 5 collègues de mon groupe le surent et furent super content que je sois capable de l’admettre (poussée par cette collègue enthousiaste). Cette journée-là, qui pourtant avait une couverture nuageuse forte dans le ciel, fut celle la plus lumineuse de toute ma vie. Je rentrai chez moi ce soir-là et j’admis à ma mère ce que j’étais. En fait, en une semaine, une bonne partie de mon entourage le sut. Et tous réagirent plutôt « bizarrement » pour moi qui m’était fait tant de scénarios d’horreur d’aveu de mon orientation sexuelle : soit trop contents pour moi, soit en hochant la tête en s’en doutant, soit même en étant « presque » indifférent, en voulant dire « ouin, pis ? ça change quoi à qui tu es ? ». Toutes ces réactions, je les ai mises dans ma tête et dans mon cœur en me disant que – sans vouloir porter l’insigne « gai » dans le front – je ne vivrais plus dans la peur de ce que je suis. Bon, vous allez me dire que c’est sarcastique étant donné que j’avoue être stressé le dire sur le Net, mais pour moi, c’est différent. Je vais m’expliquer…

Désolé du long récit, il faut croire qu’il y en avait long à dire. Je sais que je prends de gros risques en vous faisant cet aveu. Premièrement, je prends le risque de recevoir des commentaires de bêtise, de haine, d’homophobie car le Net est rempli de gens ouverts comme de gens obtus. Même si les blogues que je consulte sont pour la plupart progressistes et « ouverts d’esprit », on s’entend que certains visiteurs peuvent être choqués par ce texte. Deuxième risque, celui d’être catégorisé blogueur gai. Bref, que tout d’un coup, mon orientation sexuelle passe au-devant de mes points de vue, mes écrits, comme un filtre malsain qui va teinter en arc-en-ciel tous mes propos. 😉 Dernier point, en avouant tant de choses sur moi, il se peut que certains lecteurs assidus soient déçus, choqués ou ne sachent pas comment réagir face à tout cela. Qu’ils aient peur que tout d’un coup, ce blogue dévie vers des sujets uniquement orientés sur l’orientation sexuelle. Premièrement, je vous rassure sur ce dernier point. Le blogue garde le cap sur ce que j’ai voulu et non, je ne parlerai pas nécessairement plus d’homosexualité que je le faisais avant. Pour le reste, il y a les commentaires pour ceux qui voudraient afficher leurs réactions face à cet aveu… Je leur laisse cet espace démocratique !  J’espère, néanmoins, que cela ne changera pas trop votre image de moi (négativement, du moins) et que ceux qui commentent souvent et me lisent régulièrement comme Noisette, Molécule, Renart, Pascal, La Fêlée et tant d’autres ne seront pas effarouchés par ce billet. En tout cas, maintenant, je vous ai sorti quelques squelettes du placard et je peux dire que je suis vraiment honnête. 🙂 Donc, si vous me permettez, je vais aller me reposer : j’ai dû perdre dix livres de sueur en écrivant ce billet, j’ai tremblé comme si je me trouvais sur une sécheuse et – comment dire – certaines larmes ont retrouvé le chemin de mes deux yeux en me rappelant tous plein d’événements aussi horribles que beaux. Ça, un jour, j’en parlerai peut-être. Pourquoi faire un « coming out » doit pratiquement toujours se faire en pleurant ou les larmes aux yeux ? 😉 Merci encore de votre patience infinie, je vous salue bien bas.

Pour finir, si vous me permettez, je vous laisserai avec un poème que j’ai écrit en avril 2003 sur le sujet et qui m’a valu beaucoup de bons commentaires même si techniquement, il n’est pas terrible:

Le suicide de mon secret

Quand le ciel est bas et pèse lourd comme un couvercle,
Il me rappelle les douleurs sucrées que j’ai engobées,
Où un mal grandissant finissait par former un cercle,
Et par sentir l’acariâtre goût des yeux crevés.

Comme un enfant devant des grappes de raisin,
Je m’accrochai sans vertige à de sombres destinées,
Où la morale t’arrache aux doux flancs d’un essaim,
De passions torrides que je devais cacher.

Je ressentais la peau aux couleurs d’une pêche,
Ses doux flancs maculés de forêts,
Où j’y pénétrais avec la douceur de l’eau fraîche,
Dans un nirvana dont je ne reviendrais jamais.

L’odeur du sang me rappelle le silence,
Je noie ma passion dans le rhum.
Quelle serait la réaction de la potence
Si je disais: « J’aime un homme. »

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Blogue-Hebdo

Je m’excuse, j’écris pas vraiment cette fin de semaine. Beaucoup de fatigue accumulée et ça me permet de me taper un lot d’épisodes d’X Files avant la sortie du deuxième film dans à peine 2 semaines… Pourtant, j’arrive à faire mes exercices quotidiens et tâches qui doivent être faites. Allez savoir ! Je suis plus vaillant que le croyais ! Néanmoins, c’est comme un congé de blogue jusqu’à demain. Par contre, comme la blogosphère ne dort pas, voici quelques billets à voir :

Deux articles de la Fêlée : Céliiiiiine qui gaspillerait l’eau sans bon sens (peut-être qu’elle veut faire du kayak…) et ces charmants accessoires pour bébés… Vraiment ?

Belz qui nous amène une histoire plutôt troublante qui va peut-être encore plus lever les barrières entre Québécois et Arabes (remarquez ici que je n’ai pas dit musulman… il y a une différence !).

L’histoire d’amour/haine entre le Détracteur Constructif et les bananes et, également, sa sortie contre Nestlé qui donne à réfléchir.

Noisette sociale nous rappelle que Bell aime perdre sa clientèle sans arrêt en la traitant comme de la m

Renart L’éveillé nous parle que le pape Benoît XVI et des cardinaux vont lire la bible du début à la fin pendant 6 jours sur Internet… Donc, on aura un excellent somnifère si jamais on n’arrive pas à dormir pendant ces 6 jours ! 😛

Finalement, Molécule se retrouve comme Joachim Alcide: battu, humilié et triste. 😉 Pas que je veuille être méchant avec monsieur Alcide – je n’ai pas vu le combat – sauf que je trouvais que sa défaite malheureuse faisait écho avec la planche de Molécule. 😛

Bonne fin de fin de semaine et on se reparle demain !

Sur le divan

Ces derniers temps, j’aimerais pouvoir retourner en psychothérapie juste pour qu’on m’aide à analyser des rêves que je fais. Car, oui – oh my god ! – votre humble serviteur est déjà allé voir une psychologue. 2 ans et demi environ. Pour se donner des outils et se comprendre. L’avantage, c’est que c’était dans un contexte communautaire et qui ne coûtait pas cher. Aujourd’hui, je fais les finitions du travail amorcé à l’époque sans aide. Ce n’était pas une psychanalyse contrairement à ce que parle la BD que j’ai trouvée ici. Non, c’était plus un mélange entre psychologie cognitive avec une pointe d’humanisme et de psychanalyse. Désolé, j’ai eu des cours de psycho, ça paraît, hein ? 😉

Bref, tout ça pour dire qu’autant ce n’est plus terriblement tabou d’en parler comme à l’époque où on disait « tous ceux qui vont en psychothérapie sont fous », autant certains peuvent ressentir de la gêne à se dire « merde, j’ai besoin d’aide avec moi-même ». Chez les filles, ça semble moins gênant que chez les gars. C’est « normal »: les gars ont la pression sociale d’être forts, impassibles et résistants à toutes les tempêtes. Or, on le voit, des hommes qui pètent les plombs et tuent leurs proches, ça arrive à chaque année à de multiples reprises ! Je ne dis pas que tout le monde en aurait besoin. Non. Parfois, de bonnes discussions avec des proches en qui on a entièrement confiance suffise. Sauf que quand on sent que c’est profond, il est peut-être préférable d’en discuter avec un professionnel. Et là, c’est comme une scie sauteuse, ça se magasine ! Noisette sociale, avec qui je discutais hier, faisait un article là-dessus au début du mois de juin. Moi, j’ai eu la chance de tomber sur une femme très gentille, assez jeune en plus (donc plus proche de ce que je vivais à l’époque) et pleine d’empathie, souriante. Bref, ce que j’avais de besoin. Mais forcément chaque personne a des besoins différents selon sa problématique, son tempérament, sa personnalité entière en fait. Si vous sentez qu’il serait peut-être bien de parler à un spécialiste de votre problème, ne vous gênez pas ! Or, faites attention ! Si les psychologues et psychiatres doivent être accrédités par leur ordre pour pratiquer, les psychothérapeutes, pas toujours. Il y a parfois des charlatans et des farfelus dans le métier (lire « Les thérapies dangereuses » diffusé le 18 novembre 2003 ou le 15 juin 2004)…

Et comment ça se passerait si je passais sur le divan aujourd’hui ? Hé bien, pour vous, je l’ai fait et je vous ai pris le meilleur de ma rencontre avec le docteur…
Docteur: Bon, alors, comment ça se passe aujourd’hui ?
SV : Ben ça va pas mal, mais… Je sais pas, ces temps-ci, j’ai comme des conflits.
Dr: Hum, hum…
SV: Des conflits avec mon blogue, en fait, je dirais.
Dr: Hum, hum…
SV: Je ne saurais trop décrire ça. Et là, si vous dites « Hum, hum… » encore, je vous balance par la fenêtre, c’est-tu clair ?
Dr: Agressif…
SV: Non, je ne suis pas agressif ! C’est juste que ça me donne LE GOÛT DE TUER QUAND ON NE M’ÉCOUTE PAS !
Dr: Je vous écoute. Alors, vous parliez de conflits avec votre blogue récemment. Pouvez-vous me dire quelle est la nature de ces tensions ?
SV: Ben je trouve que notre relation est plus aussi bonne qu’avant. Avant, le blogue aimait ça que j’écrive 4-5 fois par jour, mais là… Je suis fatigué et anyway, j’ai l’impression que je lui parle et ça ne l’intéresse même plus.
Dr: Pouvez-vous expliquer ?
SV: Ben, regardez, hier soir je voulais faire un billet politique… Ramener la magie dans notre union ! Et là, il m’a dit: « Ah pas ce soir, j’ai mal à la tête ! Vas-y avec un billet personnel à la place, ça va être plus simple ! » Alors, je regarde ça et je ne le comprends plus. Ça va faire 3 mois la semaine prochaine qu’on est ensemble et… je sais pas quoi faire pour l’exciter, pour ramener la magie des premiers billets. J’ai pensé lui acheter, vous savez, un beau bouquet de vidéos YouTube, mais… Il est désabusé, il dit que ça sert à rien et que ça fane au bout de deux jours. Bon ! Pourtant, s’il les mettait dans l’eau aussi… Ah pis s’il y avait rien que ça. Vous savez, il me force de temps en temps à faire des billets personnels, à m’exposer et bon ça fait plaisir à la visite, mais…
Dr: Vous ne vous sentez pas à l’aise là-dedans ?
SV: Ben oui et non et c’est surtout que malgré mes confidences, je lui en cache beaucoup et ça l’énerve. Il me passe souvent à l’interrogatoire. Récemment, il m’a fait une crise de jalousie terrible. Je parlais par MSN avec Noisette sociale et forcément, on s’est mis à jaser de trucs peut-être un peu plus personnels que ce qu’il y a sur les blogues… Il m’a pété une crise: « Pourquoi tu t’es pas confié à moi ? J’en aurais parlé à la visite ! Tu ne me fais pas confiance ! Bla bla bla… » Alors, là, je suis comme désemparé ! En plus, c’est vrai qu’il y a certaines choses que je pourrais partager mais je suis trop gêné de le faire pour le moment. (Quelques minutes et une centaine de « Hum, hum » plus tard…) J’avais une idée récemment… pour notre troisième mois ensemble… une idée un peu farfelue, une page sur le blogue spéciale, amusante, touchante… Bref, un peu original. Avec peut-être même une genre de mascotte, mais je le connais: il va me dire que la visite aimera pas ça, que ça va faire des rénovations pour rien, que je vais me retrouver à la supprimer… Mais j’ai le goût en même temps, est-ce que je peux faire ce qui me tente dans mon espace Web ? Au pire, oui, je la supprimerai, mais je me serai amusé à le faire ! En tout cas…
Dr: Écoutez, si j’étais vous, je diminuerais un peu la cadence des billets pour que votre partenaire puisse respirer mieux, apprécier davantage vos billets. Rien ne vous empêche, de temps en temps, d’en faire plusieurs, mais diminuer pour que votre couple se redécouvre. Pour votre projet, pourquoi vous n’y allez pas ? Vous êtes capable vous-même d’être lucide là-dedans et vous comprenez que c’est pour vous amuser. Quant aux confidences, je vous dirais de prendre votre temps. Gardez-vous un jardin secret aussi ! Allez-y au gré de la visite, si vous êtes à l’aise avec elle, elle sera à l’aise avec vos propos ! Moi, je dis qu’on travaille là-dessus jusqu’à la prochaine séance, ça vous va ?
SV: Oui. Au fait, docteur, j’ai un sujet qu’on pourrait aborder lors de la prochaine séance.
Dr: Quoi ?
SV: Mes analogies. Elles sont rendues de plus en plus douteuses. J’ai fait un billet avant de venir vous voir sur les psychologues et les psychothérapies et j’ai osé faire l’analogie suivante: « Et là, c’est comme une scie sauteuse, ça se magasine ! » Pensez-vous qu’on pourrait travailler là-dessus ?
Dr: …
SV: Docteur ?
Dr: Hum… C’est juste que je ne suis pas un faiseur de miracles, je suis juste psychologue vous savez…

Pardonnez le délire ici de votre humble serviteur. Je ne sais pas ce que j’ai, je suis comme en feu au niveau des délires en tout genre. Demandez à Molécule, il va vous parler de mes commentaires récents… 😉

J’ai le blues de vous

Passé une super soirée avec copains hier, l’appartement de mon ami était super agréable et on a eu beaucoup de plaisir. Ceci dit, je ne sais pas ce qui se passe chez moi, mais j’ai comme un coup de cafard qui vient de me prendre. Peut-être est-ce à cause du Chibougameux qui retourne demain chez lui continuer à s’installer et à vivre à 10 heures de route ou la slush Won Ton (slush à saveur de thé glacé en fait) d’une compagnie de dépanneurs qui m’est tombé sur le coeur (elle est pas super, pour ceux qui auraient envie de l’essayer) ? Bref, j’ai un peu les blues… au point même que je me suis amusé à parodier une chanson classique du répertoire québécois (la chanson mélancolique par excellence) dans mon commentaire quotidien sur la planche de Molécule ! Ça arrive… Je vais me changer les idées avec un peu en écoutant la radio.

Annonceur: Et on va écouter à l’instant, un classique de Joe Dassin, Si tu t’appelles mélancolie…

shit !

😉

On « trashe » comme on peut…

Non, ce n\'est pas ma famille

Alors que Noisette vit la grande aventure du « trash » où elle se pète probablement la tête sur les murs, s’enivre de musique rock et d’alcool, moi, je me prépare à… une réunion familiale. LÉGÈREMENT moins « trash », mais qui sait ? Un scandale peut arriver à tout moment… 😛 Sans farces, ça devrait être plaisant : on souligne la fête de membres de la famille dont c’était la fête récemment ou à qui ça sera bientôt l’anniversaire, on souligne la Fête des Pères (je sais… une semaine après tout le monde, mais c’est pas grave) et on discute. Et si je me fie au niveau habituel des discussions dans ma famille, ça devrait être assez intéressant. C’est une des autres affaires le « fun » de vieillir, passer des discussions superficielles qui n’intéressent que ceux de ton âge à des discussions plus philosophiques ou sociales avec des gens de tout âge. Méchante différence…

Également, je vous préviens, il est possible que dans les deux prochains jours, il y ait peu de billets. Réunion familiale et travail de psycho oblige, vous comprenez ? Néanmoins, j’essaierai de me rattraper un peu pour la St-Jean-Baptiste… 😉 Hon ? Vous avez peur de vous ennuyer ? Je vous invite alors à ce qui s’annonce une épopée « starwarsienne » chez Molécule, un éditorial très acide du Détracteur Constructif (tellement acide que j’ai pas osé m’y brûlé 😛  je suis peut-être pas assez destructif faut croire) ou, si vous voulez rire, comment un Têtard peut mettre des espoirs en miettes d’une pauvre maman qui ne voulait que sortir…  À plus !

P.S.: Non, la photo n’est pas celle de ma famille ! 😛

C’est la fête des « popas » !

Union des familles (source)

Hé bien, c’est la fête des papas ! L’occasion mercantile de dire à « celui qui cherche dans son rôle dans la parentalité » combien vous l’aimez. Moi, comment dire, j’ai souligné mon affection au conjoint de ma maman que j’apprécie, quant à mon papa… Sujet qu’on va éviter sur ce blogue car je ne veux pas entrer dans le trop personnel. C’est plus que complexe. C’est digne d’une tragédie grecque.

Alors, je souhaite une bonne fête des papas à tous les pères qui lisent ou passent sur ce blogue et tous ceux de ma Communauté du Blog, dont voici la nomenclature pour ceux dont je connais la paternité : les journalistes Dominic Arpin, Patrick Lagacé, Richard Martineau et Michel C. Auger, Leif (papa de 2 petits gars ou monstres dépendant de son humeur… 😉 ), Molécule, Pascal Colpron (dont sa charmante fillette qu’on peut voir dans ses planches…) et sans oublier Papa Crapaud, qui bien qu’il ne blogue pas, figure dans les histoires d’Omelette aux lardons ! À vous tous et tous ceux que j’oublierais, bonne fête des Pères ! Profitez-en bien !

Oh ! Message au Détracteur Constructif qui a apprécié cette semaine une ligne que j’ai écrite dans laquelle je disais que l’université devrait faire des citoyens et non juste des futurs travailleurs. Effectivement, je le pense parce que au départ, les universités furent créées pour ça: faire des érudits qui aideraient à améliorer le sort de la population. Or, aujourd’hui, on mise tellement sur la technique et il faut que le lendemain de la graduation, le jeune homme ou la jeune femme soient prêts à travailler et à faire tourner l’économie. Je veux dire: est-ce que ça serait si grave si un futur médecin ou un architecte avait un cours de philosophie dans leurs cours ? Seraient-ils vraiment moins compétents? Je ne pense pas. C’est pour ça que mon père ne comprend pas que je fasse un baccalauréat général: il se demande à quoi ça va me servir. Ce qu’il oublie, c’est que la diversité de cours que j’ai font que ça me donne des outils et de la culture pour travailler dans le domaine de la communication écrite… Ah ! Cré popa ! Il y aura fallu finalement que je parle de lui en cette fête des Pères finalement. 😛

On n’abandonne pas une molécule !

Une affaire quand on commence à s’intégrer à la blogosphère comme va le faire le Médiateur Farceur (j’ai hâte de voir ce que va donner son bébé blogue qui vient de naître… peut-être que je vais l’entrer dans la Communauté, j’aime déjà sa plume 🙂 ), meilleur ami de Noisette Sociale (qui semble apprécier le blogue puisqu’elle vient donner son grain de sel souvent récemment, et je la remercie de le faire et ne te gêne pas de continuer ma chère 😉 ), c’est que rapidement, on tombe « amoureux » des blogues et des univers particuliers de chaque blogue. Bon, OK, le terme est fort, mais avouons-le, c’est un peu comme une sorte d’amour. Même si on est tous des étrangers (ou presque) qui vivont sur différentes terres de cette planète, qu’on a différents parcours de vies, âges, aspects physiques, job, passions, opinions et etc., il n’en reste pas moins qu’on finit par développer une sorte d’attachement envers les différents blogueurs (blogueuses) de ce monde. Sérieusement, par moment, ça ressemble presque à un début de relation amoureuse: vous savez quand on attend sans arrêt que le téléphone sonne et que ça soit notre futur(e) qui appelle pour nous dire qu’il ou qu’elle s’ennuie de nous et etc. Avouez qu’on vit quasiment un peu la même chose avec les fils RSS et quand on les réactualise : on attend impatiemment que le nom du blogue se mette en gras pour savoir si pendant notre absence de charmants billets se sont ajoutés… Bon, OK, on s’entend que l’attente est pas aussi importante et grande qu’une relation amoureuse, MAIS… on est quand même content de voir que les blogues qu’on aime ont des nouveaux billets. Pour les lire et/ou pour réagir, peu importe.

Alors, soudain, on a un peu la chienne: tout à coup que mon blogue préféré ferme ? Après tout, ce n’est pas impossible ! Les blogues – contrairement à Bernard Derome – ne sont pas immortels ! Alors, mon petit coeur a eu peur quand Yoh parlait peut-être en novembre dernier de fermer le blogue… pour se raviser quatre ou cinq mois plus tard ! Ouf ! Puis, je lis aujourd’hui, sur le blogue de Molécule que si ce n’était pas de moi qui commente tous les jours ainsi que Ultimo et Kikile (je les salue s’ils passent par ici et tiens, je suis tellement gentil que je « plogue » leur blogue en solidarité de blogueur 😉 ), il aurait abandonné. QUOI ?! m’exclamai-je et soudainement, mon coeur fit un tour. Parce que je tiens et j’exige les blagues philosophiques de ma molécule favorite du Web (bon, je sais que c’est un gars, mais le terme est féminin en bon français) tout comme je tiens aux critiques lucides du Gros BS (d’ailleurs, mea culpa maxima, j’ai oublié de mentionner à l’époque qu’il avait gagné le Blogu’Or du meilleur blogue d’opinions ! bravo !), j’ai besoin des débats lancés et des billets plus légers du Détracteur Constructif, je savoure les méandres de la pensée de la Noisette sociale, je déguste les traits de crayon du petit nombril, je retrouve ma joie avec les dessins et blagues de Yoh, je m’extasie devant les trouvailles du Web du Patrouilleur du Web Dominic Arpin qui va finalement ravoir son émission Vlog (en espérant qu’il continue un peu de « bloguer ») et j’aime rire et être touché par les aventures de Têtard et toute sa famille. Et là, j’en oublie d’autres, mais ils n’ont qu’à voir leur nom dans la liste des blogues pour savoir que je parle d’eux. J’en ai besoin parce que depuis 2 mois où je suis plongé comme eux dans la blogosphère, je découvre un univers fantastique grâce à eux et je m’améliore en tant qu’être humain grâce à eux. Certains blogues je les connaissais depuis longtemps. D’autres, plus récemment. Mais ce n’est grave. Ils font maintenant partie de mon quotidien.

Alors, même si je devrais aller me coucher, il faut que je fasse le plaidoyer du blogue de  Molécule: évidemment, c’est un blogue spécial. Il s’agit d’une BD qui se suit depuis janvier 2008 et qui raconte les histoires de la première molécule vivant sur terre. Le style est donc, au début, très surprenant. On s’entend qu’on est loin des « blablateux » dans mon genre ! 😉 Mais c’est fascinant. Les gags sont intelligents, punchés, ça amène plein de réflexions sur l’existence de Dieu ou non, sur l’orientation sexuelle, sur les différences, sur les relations homme-femme, parent-enfant, etc. Et tout ça, avec une ou des molécules qui flottent dans un univers « vide » (je le mets entre guillemets car ce n’est pas tout à fait vrai !) et sans, non plus, trop se casser la tête. Évidemment, vous êtes bien libres d’aller le voir ou non, mais essayez de le faire si vous le pouvez. Je suis sûr que certains d’entre vous vont adorer. Et ne soyez pas gênés: il aime discuter alors laissez-lui des commentaires. Au cas où certains se demanderaient, c’est une initiative personnelle. Je voulais en parler parce que je trouvais que je poussais beaucoup sur le blogue de Pascal Colpron ou du Détracteur récemment, mais pas assez sur ma drogue moléculaire quotidienne que j’aime beaucoup ! 😉 Bref, je lui fais de la belle pub gratuite sur mon blogue ! 😛 Lâche pas Molécule ! Et lâchez pas les autres blogueurs non plus ! On embellit le Web à notre façon. 🙂