Nouvelle réglementation sur les commentaires

Petit billet aujourd’hui pour signifier un changement que je vais faire désormais pour les commentaires.

Bon, premièrement, vous avez remarqué, ce fut de trop longues vacances de ce blogue. Plusieurs mois sans rien y apposer à cause du boulot qui demandait beaucoup et d’autres occupations qui demandèrent de mon temps. Vrai, j’aurais pu prendre une petite demi-heure chaque jour pour écrire, mais je ne trouvais pas que ça aurait été digne d’intérêt. Mais bon, là, j’aurai pas le choix de venir du moins tous les jours ou presque sur mon tableau de bord pour deux raisons. Premièrement, je ne recevrai plus vos commentaires directement dans ma boîte courriel car elle est déjà assez bien remplie et ça m’éloignait du site. Deuxièmement, je n’aurai pas le choix de le faire pour que vos commentaires s’affichent.

Car désormais même ceux ayant commenté auparavant devront avoir leurs commentaires approuvés de ma main. Attention ! Cela ne veut pas dire que je ne publierai plus les commentaires qui ne sont pas en accord avec moi. La majorité des commentaires seront publiés comme d’habitude. Néanmoins, vous avez dû entendre parler de ce jugement où Canoë fut obligé de déverser plus de 100 000$ en intérêts à une avocate attaquée sur des commentaires publiés sur le blogue de Richard Martineau.  Bref, ce jugement fait jurisprudence puisqu’il dit que les blogueurs sont également responsables des commentaires publiés sur leur espace virtuel.

Contrairement à ce qu’affirme Richard Martineau, je ne crois pas que ce soit la fin du blogue à proprement dit. En tout cas, ici, la discussion aura toujours sa place. Par contre, il faut modérer… Et dans mon cas, je ne ferai pas d’exception pour quiconque. Après tout, certains blogues le font déjà.  Néanmoins, c’est une bonne nouvelle pour vous car ça m’obligera à venir plus régulièrement sur mon tableau de bord WordPress et une fois que j’y suis, je ne peux m’empêcher d’écrire un petit truc ! 😉

Comme le dirait Renart, la modération a bien meilleur goût !

L’art de la guerre selon Shu Fitzu Tremblay, le livreur de chinois

Après ce billet, ça sera le 300ème billet du blogue. Oui, je sais, c’est énorme (pour certains), mais faut pas oublier qu’il y en a de toutes les tailles (dont des petits) et, parfois, je fais des « blocs de blogue » où j’écris plusieurs articles et je les fais paraître au fil d’une journée où je serai occupé, pour que vous ayez l’impression que je suis toujours avec vous. 😉 Ainsi ça me donne une omnipotence sur mon petit « terrain » du Net, un peu comme Dieu ou Julie Couillard (quoi, elle n’est pas partout ces temps-ci ?). Sauf que, justement, ça fait 300 billets que je fais et bientôt 3 mois que je suis sur la blogosphère. Et là, je voudrais vous jaser de quelque chose. C’est que, voyez-vous, si je reçois beaucoup de commentaires flatteurs et que je me suis fait des « connaissances Internet », il n’en reste pas moins qu’il y a des visiteurs pour qui, bon, mes écrits les énervent ou ils n’aiment pas mon style et mes opinions. Et ils le manifestent. Jusque là, ça serait parfait (c’est le miracle de la démocratie !), si ce n’était que la plupart de ces critiques (pas toutes, mais plusieurs) sont plutôt des petites attaques envers moi. Je veux dire qu’au lieu de contre-argumenter sur mes points, on lance subtilement (ou non) que je serais hautain, que j’aurais la science infuse, on ironise mes propos sans expliquer pourquoi…

À la limite, je veux bien l’accepter, après tout je me refuse de ne pas diffuser un commentaire (sauf s’il contient des propos véritablement haineux genre homophobie, xénophobie, misogynie, féminisme extrémiste anti-homme – ce qui n’est jamais arrivé encore), sauf que je voulais faire une mise au point. Premièrement, où il est écrit que je possède la science infuse sur ce blogue ? Nulle part sur ce site et je ne crois pas avoir écrit des billets où je dise carrément: C’EST MOI QUI DÉTIENT LA VÉRITÉ ! Et je ne le ferai jamais parce que qui peut prétendre avoir la vérité infuse de nos jours ? Pour chaque information diffusée, une contre-information arrive. Même que si on prenait le temps, on pourrait lire mon sous-titre de blogue: Il sonde les médias et la société à la recherche d’un sens. Il n’est pas écrit: « Détenteur du savoir universel » Si je le fais un jour, là vous pourrez me critiquer ! 😉 Bien sûr, quand quelque chose (une cause, une opinion) nous tient à coeur, il peut parfois sembler qu’on affirme que nos dires sont à 100% parfaites et indiscutables. Or, on le sait que c’est faux ! On ne veut pas l’admettre, orgueil oblige, mais on le sait. De plus, j’utilise l’ironie et le sarcasme beaucoup. Parce que ça me fait rire (et ça en fait rire plusieurs) et ça permet de canaliser la colère ou la frustration pour éviter de sortir des phrases à la Gilles Proulx – excusez mon langage grossier dans la prochaine phrase: « LE MINISTRE EST JUSTE UN GROS TROU-DE-CUL SALE, UN MANGEUX DE BATTES QUI DILAPIDE NOS FONDS ET QUI DEVRAIT SE FAIRE PENDRE PAR LES COUILLES JUSQU’À CE QUE MORT S’EN SUIVE ! » Vous comprenez ? Évidemment, le sarcasme ça ne plaît pas à tous, ce n’est pas compris par tous et ça peut faire paraître quelqu’un comme étant au-dessus de son affaire !

Néanmoins, ça m’énerve ce genre d’attaques car ce sont les plus blessantes. Parce que un, tu ne comprends pas pourquoi l’attaque gratuite, deux, tu aimerais comprendre le point de vue de l’autre personne pour argumenter sainement avec elle et trois, tu aurais moins l’impression de te faire insulter si c’était les idées qui étaient attaquées. Car j’accepte qu’on critique mes idées: bien sûr, sur le coup, l’orgueil fait « Hé ! ». Mais en lisant une critique constructive et des arguments qui tiennent la route, malgré la légère et brève blessure d’orgueil, ça permet de voir un autre point de vue, de comprendre. Sauf que, que veux-tu répondre à quelqu’un qui te dit: « tu n’es qu’un pédant qui crache sur le Québec ! » ? Ça m’est arrivé mardi: quelqu’un m’envoie un commentaire (bourré de fautes) sur mon article de Y a-t-il un VRAI Québec ? du 28 mai 2008 en me disant que je ne suis qu’un français qui crache sur le Québec. Alors, j’ai répondu… Je n’ai pas été vraiment méchant… sauf un peu à la fin, parce que je trouvais que c’était gratuit comme attaque. Sauf que trois jours après, je me sens un peu nul. Surtout après avoir lu ce très lucide billet de Noisette sociale sur les commentaires. Tout d’un coup, je me suis dit: ai-je agi comme ces bébés qui sont incapables de prendre la critique ? Peut-être… Mais de l’autre côté, j’ai quand même l’impression d’être « correct »: je ne dis pas et n’ai jamais dit « ben si vous n’êtes pas content, allez ailleurs ! » D’ailleurs, ce n’est même pas le but de ce billet.

Il m’arrive moi aussi de consulter des blogues d’opinions et de ne pas être d’accord. Que ce soit le Détracteur, le Gros Bon Sens ou Richard Martineau (exemples comme ça car ça m’est arrivé dans plein de blogues de ne pas être d’accord avec tel ou tel autre billet), il m’arrive parfois de ne pas être d’accord avec eux. Sauf que je me donne toujours un code qui comprend deux options: 1) si je ne suis pas d’accord et que je n’ai pas d’argumentation solide, ou que je risque de tomber dans trop de démagogie, ou que je ne sens pas le besoin de répondre, je m’abstiens de commenter 2) si je sens que tel argumentation peut être intéressante, que je peux le démontrer sans accuser l’auteur(e) et que je sens que ça va emmener à une discussion intéressante et constructive, je le fais.

Autre chose qu’il faut rappeler, ce n’est pas un blogue affilié à un organisme de presse. C’est un blogue personnel. Donc, il peut arriver comme ce matin, que je parle par exemple de mes désillusions face aux États-Unis. Or, je n’ai pas toujours le temps de m’étaler en long et en large sur toutes les subtilités de mon rapport amour-haine envers ce pays, de tous ces points que j’aime et ceux que je n’aime pas. Et contrairement à un journaliste comme Patrick Lagacé qui doit justifier ses propos dans son blogue hébergé par un empire de communication car il peut recevoir des plaintes au Conseil de Presse, je n’ai pas à faire autant de justification sur chaque opinion que j’émets. Je veux dire qu’autant je peux faire un billet ultra documenté que je peux décider de juste expliquer un tant soit peu mes opinions sur un sujet. Bien sûr, une opinion « flottante » sur un sujet ne fait pas une argumentation solide: j’en suis conscient et qui a dit que c’était de la solide argumentation ? Si j’avais un blogue hébergé par un magnat de la presse écrite, bien sûr que je n’écrirais pas tout à fait de la même façon. Mes opinions flottantes, je les garderais pour moi ou mon entourage ou un blogue personnel (et encore !). Sauf que là, ce n’est pas le cas.

Bref, je voulais partager cette mise au point à la veille du 300ème billet. Car comme l’a écrit Shu Fitzu Tremblay*, le livreur de mets chinois, dans son oeuvre (à savoir le dos du menu), la première règle de son art de la guerre est: Livre à tes ennemis et tes amis le fond de ta pensée sur la guerre avant de te battre… et donne-moi mon pourboire ! 😛 Ainsi, vous pouvez continuer à être d’accord ou totalement en désaccord avec moi, mais faisons-le de manière civilisée ! Je sais, c’est un discours qui sonne creux à une époque où n’a qu’à écrire un gros « VA CHIER » dans un courriel et appuyer sur un bouton pour l’envoyer et se défouler, mais je tenais à le faire quand même. D’ailleurs, j’ouvre la discussion aussi aux blogueurs et aux commentateurs de blogue: vous êtes-vous déjà fait attaqués solidement dans un blogue ? Comment avez-vous réagi ? Que pensez-vous de la modération de blogue ? Comment devrait-elle se faire ?

Oh, par contre, avant de finir, laissez-moi un dernier conseil : on fait tous des fautes de temps en temps, particulièrement dans les commentaires où on ne peut pas modifier celui-ci après coup. Mais si vous voulez qu’on vous prenne au sérieux, essayez au minimum d’avoir une syntaxe et un orthographe qui se tient, sinon, ça fait beaucoup moins crédible ! Je dis ça comme ça…

*nom fictif, il n’existe pas