C’est intimidant parler d’intimidation

Désolé du silence, mais mon boulot – même s’il est minuscule comparé à la majorité d’entre vous – m’a demandé beaucoup de trucs en ce début de semaine. Un début de semaine difficile, franchement. Mais bon, hé, j’ai maintenant le temps de vous parler un peu. 🙂

Bon, je n’ose pas parler du drame de Piedmont. Franchement, je pognerais les nerfs pour rien. Je dirais juste une chose là-dessus: on attend quoi ? Qu’un père ou une mère assassine tous les enfants d’une maternelle avant de se dire: « Hé, phoque, on a peut-être un problème de société… » Et une dernière question: en quoi augmenter les ressources pour les hommes en détresse – bref, pour donner des moyens d’empêcher que des drames du genre se passent pratiquement chaque mois – est un geste antiféministe ? On peut fournir de l’aide aux organismes aux femmes et aux hommes en même temps, non ? C’est pas ça la véritable égalité des sexes ? M’enfin !

Non, je voulais parler d’un autre drame qui a été un peu éclipsé par le drame de Piedmont: la fugue de David Fortin. Cet étudiant saguenéen victime d’intimidation qui en a eu assez. Depuis les événements de la semaine dernière, beaucoup de documents et de révélations sortent sur l’intimidation. Y a Patrick Lagacé qui a été touché par un texte d’un blogueur, y a Pierre Foglia qui a reçu des témoignages qu’il a diffusé dans sa chronique et y a même le petit homme de Dominc Arpin qui a fait un joli slogan là-dessus: « L’intimidation: ça ne passe pas avec moi ».

Bref, c’est un peu comme quand on parle d’agression, de viol… Il arrive toujours que ça vienne rejoindre des victimes qui ont tout d’un coup le courage de parler. Je ne dis même pas le besoin car pour moi, c’est bien plus du courage qu’un besoin. C’est un peu là où je me dis que peu importe notre orientation politique, constitutionnelle ou sociale, il y a des parties de l’être humain qui deviennent des phares d’humanité. Une lumière à laquelle on s’identifie tous.

Sans grande surprise, vous ne serez donc pas surpris d’apprendre que – oh oui ! – votre humble serviteur a été « chouchouté » par les « bullies », les petites brutes, les frappes (surtout au primaire). À la limite, je peux comprendre: j’étais un petit être gêné, pas très bon en éducation physique mais qui pétait des scores dans toutes les autres matières. Bref, sans le savoir, j’étais la cible idéale des brutes qui, souvent, avaient beaucoup moins de facilité à l’école. Pourtant, je n’étais pas vantard. Je détestais ces périodes à l’école où on comparait nos notes. Pour moi, je m’en fichais. L’important était: « Ai-je réussi ? Oui ? Bon, tant mieux. Next ! » Mais forcément, parmi mes camarades curieux, il y en avait un ou une qui ne pouvait s’empêcher de s’exclamer: « Hein ? Alex a eu 98% dans sa composition de français ! » Ou, horreur, lorsqu’un professeur avait le malheur de dire – tout fier – que j’étais soit le meilleur ou un de ceux qui avaient le mieux réussi sa dictée… Argh ! Je voulais me transformer en souris et aller me perdre dans les murs de l’école.

Pourtant, je ne crois pas que c’est la seule raison qui fait que j’ai eu parfois droit à des « poussages dans les cases », des remarques d’une méchanceté impacable et – oh que de beaux souvenirs ! (dis-je avec sarcasme) – les fameux « lavements » où on me foutait dans la neige, s’assurant que mon manteau, ma tuque, mes bottes soient bien remplis de neige, que je revienne chez moi mouillé et la peur dans le ventre, c’est peu de le dire. Je crois qu’il y avait autre chose. Je crois, étrangement, que c’était une attaque contre moi, parce que je leur tapais sur les nerfs. Je ne saurai jamais pourquoi. Et puis, je ne peux pas dire que ça m’arrivait tous les jours. Ayant une mère poule, je peux vous assurer que la direction de l’école était au courant le lendemain des événements et qu’il y avait des mesures disciplinaires en conséquence. Ce qui faisait que rapidement, les brutes me laissaient tranquilles étonnamment. Car j’étais à une époque où les parents punissaient plus (et les directions d’école par le fait même): si son jeune était « accusé » d’intimidation, de bousculade, les parents avaient plus tendance à les sermonner qu’à dire, comme aujourd’hui: « C’est impossible, mon enfant ne ferait jamais ça. »

Il semble que David se faisait traiter de fif continuellement par ses « camarades » (j’utiliserais bien un terme qui commence par « trou », mais ça serait vulgaire). Join the club, Dave ! C’est chiant, hein ? Particulièrement si, contrairement à moi, tu ne l’es pas et tu sais que tu ne l’es pas. Et puis, même si tu l’étais, ça ne changerait rien à toute la méchanceté derrière les 3 lettres. Parce que je connais des gens qui utilisent le terme quand  quelque chose les agace ou pour commenter: « Maudit meuble de fif qui ne tient pas ! » Sauf qu’ils ont beau utiliser le terme à outrance, ça n’aura jamais la hargne que le mot peut avoir lorsqu’il est pointé, le doigt tremblant de rage, sur quelqu’un. Un gars, à tout coup. Parce que la connotation « fif » pour les gars, c’est la mort. La fin d’un statut de société. Parce que quand on t’accole le terme « fif », tu tombes à peu près au même niveau que les esclaves dans l’Antiquité. On peut te traiter comme de la merde, te tromper, te sous-payer, te marcher dessus, etc. : t’es juste un fif !

Forcément, on apprend avec le temps que c’est à nous d’aller au-delà de l’étiquette « fif », de démontrer sa valeur aux autres. Sauf que quand on a l’âge de David, on ne le sait pas ça. On pense que c’est la fin du monde. En plus, quand on voit que nos professeurs et l’école sont débordés, qu’ils ne peuvent « rien faire pour nous aider », quand on voit les parents de ces « bullies » qui les surprotègent et que ses propres parents se retrouvent donc impuissants… On se dit que la fuite est la meilleure solution possible.

Si je pouvais parler à David, je lui dirais que je comprends sa fugue (que d’ailleurs, je souhaite qu’elle reste une fugue et non un juste plus malheureux), mais que ses parents méritent de savoir qu’il est en vie, du moins. Qu’il attende pour dire où il est, soit, mais il devrait donner signe de vie à quelqu’un, qu’on cesse de s’inquiéter autant. Et surtout, je sais que ça a l’air idiot, mais un jour, cette période pourrie finit. Cette foutue adolescence de merde finit et on commence à juger les individus pour ce qu’ils sont vraiment et leur apport à la société.

C’est toujours intimidant de parler d’intimidation. Parce qu’on ne veut pas paraître comme victime (l’ayant déjà été autrefois), mais en même temps il faut dire qu’on a vécu des choses infernales. Puis, il y a aussi l’autre aspect de la médaille: le bourreau. Probablement que des bourreaux liront ceci en se disant: « Mon dieu ! Regardez le faiblard qui n’a pas été capable de passer par-dessus ça ! » Ce n’est pas que je n’ai pas réussi à passer outre, mais quand on a été victime d’intimidation, ça reste tout le temps dans le fond de nous-mêmes comme une trame sonore. Parfois, ça a du bon, ça nous rappelle qu’il ne faut pas se prendre la grosse tête, qu’on a déjà été une victime pratiquement en-dessous de tout. Par contre, parfois ça nous rebondit au visage, venant faire quelques trous dans une estime de soi déjà fort fragile.

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Alors, je suis un mauvais garçon…

Très intéressant cette mort/résurrection brève de la blogosphère. Tout d’abord, je me suis rendu compte qu’il y en a beaucoup qui auraient été attristé de ma « mort virtuelle ». Je vous en remercie. Par contre, le cadavre n’était même pas froid que déjà on supposait de ma « soi-disant violation de termes avec WordPress ». Je ne vous en veux pas. Quand quelqu’un disparaît sans qu’on ait de raison, ça peut avoir l’air louche.

Non, en fait, c’est surtout un commentaire sur cette chronique « Blogosphère » de Renart qui m’a allumé. Un pauvre Renart qui a eu peur, je suis touché je l’avoue. Un Renart qui a pourtant des choses encore plus importante à se soucier que la disparition de mon blogue ou de celui de Jean-Luc Proulx (qui s’est probablement fait avoir par le même spammeur que moi, malheureusement 😦 ). M’enfin !

Bref, dans les commentaires de la chronique, quelqu’un a dit que mon sort n’était pas étonnant, que j’étais diffamatoire… Hé ben dis donc ! Donc, je suis « un bad boy », un Jeff Fillion de la blogosphère donc ? Incroyable ! Incroyable tout d’abord qu’avant aujourd’hui, je n’avais jamais reçu un commentaire de la sorte. Pourtant, il n’aurait pas été censuré et j’aurais pu lui parler et peut-être lui donner raison.

C’est vrai que des fois, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère. Je suis « rough and tough ». Mais premièrement, contrairement à bien des blogueurs, je ne fais pas de vendettas personnelles envers d’autres blogues. Lorsque je dis des trucs « méchants », ça concerne toujours des personnalités publiques, qui s’exposent aux médias. Ou des groupes tellement vastes que ça ne change pas grand chose. Oui, OK, ils ont des coeurs eux aussi et elles ne méritent peut-être pas le traitement subi. Sauf que… Dans bien des cas:

1) C’est de l’humour donc faut prendre les « méchancetés » avec des pincettes

2) Y a du sarcasme qui, oui, peut démontrer un élan d’antipathie envers une personne ou un groupe de personne, mais c’est du sarcasme alors faut prendre ça au deuxième degré. Là, je dirais bien que plusieurs ne comprennent malheureusement pas au-delà du premier degré à l’ère du Web 2.0, mais j’imagine que je serais diffamatoire si j’osais dire cela…

3) Y a eu des fois où j’ai avoué être allé trop loin

4) Pour bien des cas, pour une petite taloche que je faisais, je pouvais en lire des dizaines et des centaines pas mal plus salées que moi. Est-ce que ça les justifie ? Non. Sauf qu’avant de m’accuser d’animateur de CHOI Radio X, y a une marge à ne pas franchir.

Alors, j’ai compris le message, il n’y aura plus de sketches de fin d’année du Satellite. Premièrement, ça énervait bien des gens  et deuxièmement, je m’éviterai de propager ma ligne de mauvais garçon.

SAUF QUE… Je n’ai pas l’intention de démordre quand un sujet ne fais pas mon affaire. J’adoucirai peut-être un peu le ton, j’en suis conscient, je me suis même relu et y a certains billets dont je ne suis pas fier. Sauf qu’adoucir le ton ne veut pas dire rester impassible comme certains souhaiteraient que je le sois. Oh que nenni ! Avec tout ce qui se passe dans le monde, ne rien dire serait donner raison à ceux qui veulent qu’on s’assoit sur notre steak.

Mais bon, qui sait ? Peut-être que le Temps des Fêtes 2008 va me rendre sage comme une image ?… À suivre…

Vengeance sur les pubs

Vu mon humeur massacrante, il a fallu que je trouve un « défouloir » et quoi de mieux que la sortie des publicités télés de nos « incroyables » (lire par incroyable = poche) partis pour assouvir la colère du dragon – comme le diraient les Chinois. Évidemment, les pubs sont – comment dire – poches ? Pas très étonnant, déjà j’écrivais au printemps 2007 que franchement les pubs télés de l’époque ne volaient pas haut non plus. Ainsi, je vais parodier le texte. À partir de la pub officielle que j’afficherai ici, j’écrirai ma version -celle plus proche de ce qu’aurait dû être la publicité en question. 😉 Pour ne faire aucun favoritisme, les trois partis seront écorchés éviscérés éventrés massacrés parodiés à mon grand plaisir. Évidemment, ma parodie ne sera que textuelle mais vu que vous aurez la pub originale, vous pourrez alors vous amusez à mettre mes mots sur nos politiciens « chouchous » (lire par chouchous = punching bag).

Commençons avec le connard qui nous a mis en élection, Johhny Boy !

Jean Charest: Quand une crise financière touche toute la planète, le gros bon sens voudrait qu’on se munisse de politiques fortes pour contrer les effets négatifs. Mais pas au Parti Libéral. Il faut avoir un plan ambitieux qui consiste à se tourner les pouces, développer des projets sans jugement, injecter des fonds dans des infrastructures qui vont péter au bout de cinq ans, dans de l’énergie qu’on va vendre aux Américains à un prix ridiculement bas, appauvrir les familles en montant tous les tarifs possibles et décider qui va avoir de l’emploi ou non – demandez aux gens de Donaconna. On a ce plan et j’ai une équipe expérimentée qui vous prouve depuis cinq ans qu’on est capables de couler le Québec encore plus creux.

Alors, le 8 décembre, dites « Oui » à une bande de bourgeois arrogants qui n’ont aucune conscience de la réalité du vrai monde !

Jean Charest: La famille, c’est le coeur et l’âme d’un peuple. Or, comme je ne veux pas que les Québécois se proclament un peuple hors du Canada, c’est pourquoi je me suis employé depuis cinq ans à détruire les politiques familiales au Québec. Et nous irons plus loin: on va créer de fausses places en garderie, une banque de congés augmentée (mais dont vous paierez le prix par l’augmentation de TOUT ce que vous payez) et des crédits d’impôts pour passer à ma Maison Rona. Remarquez que je dis des promesses creuses avec des images « cutes » de petits bébés et de jeunes enfants pour que ça ne paraisse pas que notre programme familial tient sur un timbre-poste. Oui, c’est mon plan et c’est mon équipe d’incompétents qui vont s’en charger.

Alors, le 8 décembre, dites « Oui »… si vous voulez que je me jette en bas d’un escalier en ciment pour me fracturer le crâne.

Le PQ, maintenant, ils n’en n’ont qu’une malheureusement:

– Tout le monde parle de milliards, tout le monde parle de chiffres.
– Tout le monde parle de réformes. Vous voulez savoir ce qu’est une réforme ?
– Vous allez être surpris, car le plan Marois est fort sur les réformes.
– La réponse: une réforme péquiste, plein de problèmes.
– C’est facile à comprendre: une réforme péquiste, plein de problèmes.

Pauline Marois: Le plan Marois, c’est le don de se mettre encore dans des réformes à tout casser qui n’ont pas fait leurs preuves et qui foutent la merde.  C’est notre plan pour un Québec perdant !

(ou variante encore plus axée sur les positions du Parti Québécois)

– Tout le monde parle de milliards, tout le monde parle de chiffres.
– Tout le monde parle de constitution. Savez-vous quand on fera le prochain référendum ?
– Elle as-tu dit référendum ?
– Phoque, je pense que oui !
– Oui, j’ai dit référendum !
– Non, écoutez la pas ! Elle n’a pas dit référendum !
– Ben oui !
– Ben non !
– Écoutez, je suis une militante du Parti Québécois, je veux qu’on parle de souveraine…
(La candidate reçoit un coup de planche de « plywood « dans le front et s’effondre.)

Pauline Marois: Euh… Le plan Marois… Euh…
– Ça va, madame Marois ?
Pauline Marois: Oui… Bon, le plan Marois, c’est le gros bon sens pour diriger le Québec avec aplomb… C’est notre plan pour un Québec perdant et sans référendum… Euh… JE N’AI PAS DIT QU’IL Y EN AURAIT PAS LÀ, mais pas tout de suite. On verra selon les conjonctures… (fade out de Marois qui essaie de s’expliquer…)

Et finalement, la cerise sur le gâteau, l’A-Plein le Q du Québec avec « Mario »…

Linda Lapointedetarte / Gratineau : OK, groupe, on fait comme d’habitude à l’ADQ, on ne parle pas de politique.
Gérard Dentelle / Chevreau : Oui, moi j’aimerais qu’on parle des grands projets qu’on pourrait promettre aux riches pour avoir leurs votes. Vous vous souvenez de l’époque au Québec où on avait la peine de mort pis on tuait les pauvres ?
Sébastien Proutte / Trois-Congénitaux: Oui, mais aujourd’hui, ça a l’air qu’on ne peut plus détruire des quartiers de BS pour y mettre des vrais bâtiments comme dans le temps du Stade Olympique.
Éric Carie / La « Pantry » : Pis là, on va démolir un hôpital pour en bâtir un autre pour le système public, ça n’a pas d’allure !
Simon-Pierre Diadème / Marguerite Dix-30 : Même moi, je risque de ne pas voir ce CHUM là étant donné que d’ici là, on va m’avoir jeté dehors du Québec à grands coups de pied dans le cul !

Mario Dumont / El leader: Dans la vie-là, y a un moment où il faut savoir être populiste et lancer des idées en l’air en espérant que ça va « pogner » dans l’isoloir ! Donnez-vous dont le pouvoir de nous sacrer à la porte !

Sébastien « The Fat One » Proutte / Trois-Connards : Ben là, on n’avait pas dit qu’on ne parlait plus de politique, nous autres ? On n’est pas bons là-dedans !
Simon-Pierre « Sucker » Diadème / Marguerite D’Hyperespace : On peut parler d’éducation si tu veux, à défaut d’en avoir nous-mêmes. On peut parler de Marois… ben, je pense… Hein Mario ? On peut-tu dire ça où il faut que je censure tout le monde encore ?
Gérard « Je profite de la notoriété que m’a fait… TQS, je sais c’est poche » Dentell / Chevroleau : Ah oui, le fameux système d’éducation faits par les « péquisses ». Moi, en tant que parent, je ne comprends rien du bulletin de mes enfants. Faut dire que je ne sais pas lire.
Diane « La garde xéno du 450 » Bellemarde / Bertrand & Jules (joke de castors flushés par Bell): Ben oui, une réforme qui fait peur à nos enfants à leur apprenant que les ethnies, ça peut être fin ! N’importe quoi ! (sonnerie du cellulaire) Excusez-moi ! Allô ? Oui, chéri, attache bien l’esti de nègre pour la cérémonie d’à soir… Non, je n’oublierai pas les capuches blanches !
Pierre « Nobody » Rien / Simonmoinepouvaitdanser : Pis là, on ne parle pas du décrochage scolaire là. C’est un fléau: je regarde juste ma famille et moi, on a tous décroché du système ! Pour ça que je suis à l’ADQ !

Mario Dumont / Dictateur bien-aimé: Ben y a un pouvoir qu’on a: faire peur au monde le plus possible avec des mensonges, demander d’être élu et tout faire pour y arriver. Quitte à péter les jambes à une couple d’électeurs comme dans le bon vieux temps… Parce que c’est ça que le Québec mérite, se faire diriger par des amateurs comme l’Action Démagogique du Québec.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je ressens une telle jouissance après écriture de ça. 😀 Pis, bon, c’est pas si méchant que ça… Ben un peu, mais rien de bien grave si on compare à RBO. 😉 Et c’est de l’HUMOUR (au cas où certains le prendraient trop personnel).Par la même occasion, je vous fais une annonce.

En effet, dans à peine 2 semaines, on sera rendu en décembre, le dernier mois de 2008… Hé oui ! Déjà ! Or, j’ai eu une idée il y a quelques semaines pour le blogue. En effet, dès le premier jour de décembre, le Satellite Voyageur tombera en mode « Bye Bye 2008 ». À chaque jour, un petit sketch écrit parodiant l’actualité 2008 qui – comment dire – a été fertile en événements de toutes sortes. Ce billet est d’ailleurs un petit avant-goût. Évidemment, malheureusement, je ne pourrai faire de sketchs audio ou vidéo, mais bon… Qui sait ? L’an prochain peut-être ? Et là, ça n’empêcherait pas la publication d’autres billets de mon cru pour commenter l’actualité ou autres choses. Mais j’ai le goût d’écrire de l’humour comme ce billet qui m’a bien fait rigoler ou mes affiches « démotivantes » qui ont inspiré un certain Anarcho… 😉

J’ai déjà commencé à ramasser des thèmes de 2008 et à écrire des sketchs pour les premiers jours de décembre. Bon, je ne peux pas trop m’avancer non plus. Après tout, il peut arriver plein de trucs en décembre qui méritent d’être parodiés. 😉 Mais ça bouillonne dans ma tête… Vous allez me dire que ça n’a pas de sens comme projet, je le sais… Or, je ne peux m’empêcher d’avoir des idées de fou de même. 😛 Allez, bonne fin de semaine ! Car demain, c’est congé de blogue pour moi.

Ding dong ! Connaissez-vous la bonne nouvelle ?

Il est samedi, 9 heures du matin: quel meilleur moment pour parler de Témoins de Jéhovah ? 😉 Non pas que j’en suis un – LOIN DE LÀ – mais c’est qu’hier, en entrant dans le bloc appartement, j’aperçois un merveilleux « Réveillez-Vous ! »/Tour de Garde sur le plancher du lobby, abandonné… Alors, je me dis qu’il y a un Jéhovah qui a laissé ça traîner. Mes yeux brillants ont alors vu là l’occasion de mettre de superbes perles de cette revue sur le blogue.

Bon, je suis un peu déçu, j’ai pas trouvé de propos vraiment controversés. Par contre, on se rend compte d’une chose : il y a des extraits de la Bible PARTOUT. Ça tient carrément de l’argumentation leur affaire: « Ben oui, c’est comme ça puisque dans Isaïe, il est dit… » Écoutez, sur un article informant sur les robots – d’ailleurs, ça m’étonne qu’ils en parlent, je croyais que les Jéhovah haïssaient la technologie et finalement, ils font un article ben « cute » sur les robots – ils arrivent à ploguer des extraits bibliques (surtout à la fin du texte). Autre affaire amusante, j’ai remarqué qu’aucun article n’était signé ou ça dit seulement « de l’un de nos rédacteurs au Bénin » ou de « l’un de nos rédacteurs au Japon », etc. Pourquoi c’est moi ou j’ai l’impression que c’est la même personne qui écrit tous les articles ?

Néanmoins, sachez que dans le numéro de septembre, on nous dit de ne pas s’inquiéter sur la vie après la mort: non, mes amis, vous savez la vision clichée du paradis comme un grand jardin d’Éden où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ? Hé bien, les Jéhovahs y croient. Ils ont même mis en image ce paradis dont cette image qui m’a marqué:

Oui, mes amis, au paradis, les animaux vont être nos toutous et on pourra les câliner sans qu'ils bronchent

Oui, mes amis, au paradis, les animaux vont être nos toutous et on pourra les câliner sans qu'ils bronchent

Vous apprendrez que les titres honorifiques sont superficiels et que seul la bénédiction de Dieu vaut un véritable prix, que les gens avec la foi peuvent aider les gens atteints du syndrome d’Asperger, que grâce à Dieu les goélands peuvent garder de la chaleur dans leurs pattes même sur la glace (allô petite tentative d’aborder le créationnisme), que les croyances religieuses peuvent vous permettre de surmonter le stress scolaire…Vous croyez que c’est fini ? Es-tu malade ?!

Dans la « Tour de Garde », on vous demande si vous connaissez votre Père Céleste ? C’est pas le Père Noël, ça ? Ah non, c’est vrai ! C’est le Père du meuble ! D’ailleurs, n’ayez pas peur d’appeler Dieu par son p’tit nom:  Jéhovah ! Par la même occasion, on parle des NOMBREUX AVANTAGES À DEVENIR TÉMOIN… Surprenant… On parle aussi des premiers chrétiens et apôtres qui – NON ! – malgré les dires des méchants historiens athées n’étaient pas analphabètes. Du moins, pas comme on l’entend aujourd’hui. Ensuite, après les inévitables témoignages (« Dieu a sauvé ma vie ! Il m’a donné une piscine ! » – Non, OK, c’est pas vraiment ça, mais ça me fait rire car c’est toujours des trucs qu’ils reçoivent genre amour, travail et famille. Allô l’esprit d’individualisme !), on tombe où là j’ai éclaté de rire: Jésus et Jéhovah, le duo suprême, va nous sauver du réchauffement climatique.

Oh yes, mes amis ! Tout d’abord, très hilarant. Ils nous montrent un schéma avec le cycle de l’eau où – en légende – il est écrit: « La Bible a décrit le cycle de l’eau des siècles avant que des écrits non bibliques n’en parlent. » Pour prouver leur point, dans le texte, voici la science PRÉCISE du cycle de l’eau selon la Tour de Garde:

À propos de ce qui se passe dans l’atmosphère, considérez sa déclaration rapportée dans la Bible il y a plus de 2700 ans: « La pluie torrentielle descend […] du haut des cieux et ne retourne pas en ce lieu sans avoir vraiment saturé la terre. » (Isaïe 55:10) Quelle description succincte du cycle de l’eau ! (p.27, Tour de Garde du 1er septembre 2008)

Succincte, tu dis ? Je dirais plutôt que plus vague que ça, tu meurs ! Mais le meilleur est à suivre sur la même page, quelques lignes plus bas:

La Parole de Jésus a révélé des détails étonnants sur le système climatique des siècles avant que des écrits non bibliques n’en parlent. Cela ne vous incite-t-il pas à avoir confiance dans le Créateur et dans ce qu’il est capable de faire ?

Hein ? Groupe ? Ça ne vous incite pas à louanger le Seigneur ? Non ? Pourtant, voici ce qui va arriver quand on va tous prier Dieu pour qu’il règle les changements climatiques et qu’il va le faire:

Regardez comme le monde sera beau... Remarquez surtout la femme à droite qui caresse un tigre. Pour moi, les Jéhovahs ont un "trip" malsain sur les grands fauves...

Regardez comme le monde sera beau... Remarquez surtout la femme à droite qui caresse un tigre. Pour moi, les Jéhovahs ont un trip malsain sur les grands fauves...

Non, mais ça vous donne pas envie d’entrer dans cette secte culte religieux fanatique religion d’amour à pied joints immédiatement ? Non… ? Vous avez raison. D’ailleurs, ce qui me fait « rire » c’est le fait qu’on parle de la Bible comme la Parole de Dieu. Or, c’est la parole des HOMMES QUI CROYAIENT EN DIEU. Méchante différence entre les deux…

Allez, brebis égarées, ayez un peu de spiritualité ce week-end et surtout répondez à cette question quiz :

Que manque-t-il dans cette image ?

Que manque-t-il dans cette image de dragon à six têtes menacant ? Je vous laisse le loisir de répondre à cette question. Moi, j’ai deux réponses:

La réponse « geek »: un chevalier qui va lui botter le derrière ?

La réponse méchante: des Jéhovahs qui se font bouffer ? 😛

La franchise derrière les « ça va »

Aujourd’hui, je ne sais pas ce qui se passe, mais je suis en tabar*** ! Vous savez, ce genre de journée où tout le monde vous demande: « Ça va ? » et vous répondez avec le sourire le plus hypocrite du monde: « Ça va, oui. » Finalement, une fois que la personne s’en va, tu murmures entre les dents: « Oui, ça va en cri*** ! »

La preuve est, entre autre, mon commentaire grognon et méchant sur le site du Détracteur et son billet sur les enfants. Bref, tout ça pour dire que malgré mon air ronchon (probablement causé par ce qui a motivé ce billet), si on me demande si ça va, je réponds « oui ». Pourtant, un gars qui privilégie l’honnêteté comme moi devrait dire: « Non, je suis grognon, je me pose plein de questions, je me sens triste. » On pourrait dire que ça entre avec le billet de Vegekat avec la question de l’honnêteté (quoiqu’elle parlait plus d’honnêteté pécuniaire). Je me suis amusé à faire une petite étude statistique personnelle qui évalue l’honnêteté de mes réponses à la fameuse question: « Ça va ? »

  • 80% du temps, environ, la réponse est honnête: je vais bien ou les petits ennuis que j’ai sont tellement mineurs que franchement, ça ne m’affecte pas.
  • Dans 15% à 17% des cas, je réponds une réponse préfabriquée de plastique pour couvrir mes véritables sentiments.
  • Finalement, 5% du temps environ (plus ou moins), je dis strictement que ça ne va pas quand ça va véritablement mal et j’expose mes tracas ou ma douleur. 😉

Pourquoi le 15 à 17 % ? Très simple. On ne veut pas déranger quiconque avec nos emmerdements, déjà qu’ils ont les leur. Et c’est surtout qu’on pense à la possibilité suivante: qui nous dit que ces mêmes personnes ne mentent pas sur leur état eux aussi ? Il y a aussi le fait que des fois, on n’a pas le goût d’en parler tout simplement.

Bref, on se met des masques pour passer incognitos, pour être la masse souriante qui fait son boulot… On se croise brièvement en espérant que l’autre aille bien, éviter d’avoir à endurer les jérémiades d’un autre. On ferme son coeur parce que la société te dit qu’un être qui ne va pas bien n’est pas un bon employé modèle. Alors, on rêve aux vacances parce qu’on se dit que ça sera mieux rendu là, on pourra être nous-mêmes. Or, c’est souvent pendant les vacances qu’on va voir des gens, qu’on reçoit et on doit alors encore mettre une double épaisseur de masque pour éviter d’hurler sur tous les pépins qu’on a en vacances (que ce soit la température, les emmerdements avec les enfants, le ou la conjoint(e), etc.). Puis, alors qu’on est plus épuisé qu’avant les vacances, on retourne au boulot avec une triple épaisseur de masque. On ressemble à des essuie-tout triple épaisseur ! Alors, ça ressemble à ça:

-Alors, ça va ? -Mais ça va très bien voyons ! Et toi ? - Numéro 1 !

À quand la véritable franchise avec un « ça va » ?