On peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres

C’est un peu de la répétition de ce que mon collègue de la Kaverne racontait aujourd’hui, mais c’est que ça m’impressionne de voir la logique implacable des Conservateurs et leur habileté machiavélique à manipuler les faits. Franchement, c’est du pur génie ni plus ni moins !

Pensons-y : prenons l’affaire de Statistiques Canada qui, selon Stockwell Day (le « grand penseur » de l’Alliance canadienne si vous vous souvenez de votre histoire politique canadienne), ne révélerait pas de bons chiffres sur le crime. Effectivement pour un conservateur qui rêve chaque nuit de voir les gens de la gauche dans des camps de concentration établissements de réforme, qui souhaite voir pousser des prisons comme de la moisissure et qui veut établir de régime de terreur, des chiffres indiquant une baisse de la criminalité, ça défait la fête un peu.

Alors, pour se justifier, il sort des « sondages » indiquant que beaucoup de Canadiens ne dénoncent pas des crimes auxquels ils sont témoins. 1) Déjà, ça part mal quand tu utilises le terme sondages de manière vague sans les citer. 2) Qu’est-ce qu’on entend pas crime non dénoncés ? Parce que, par exemple, j’ai vu souvent sur la route des chauffards chauffeurs pour qui, malheureusement, les clignotants semblaient être une option (particulièrement sur les voitures munies des trois lettres suivantes: B M & W). Il est donc vrai que je n’ai jamais dénoncé cela à la police. Ou une voiture qui grille un feu rouge. J’ai déjà connu des gens qui se faisaient payer sous la table pour des services. C’est effectivement illégal et je ne les ai pas dénoncés. Donc, oui, si on me posait la question dans un sondage, je pourrais dire que j’ai déjà omis de dénoncer un « Canadien » ayant commis une infraction à la loi. Or, il me semble que quand on parle de crimes graves, on parle de fraudes, de cambriolages, de hold-up, d’agressions, de tentatives de meurtre, d’homicides et de viols. Or, il doit pas y avoir TANT de Canadiens qui se la bouclent quand ils assistent à ce type de crimes. Mais, 3) cela va directement dans la stratégie conservatrice de manipuler les faits pour ses besoins.

Ce sont comme les supposées milliers de plaintes que Maxime Bernier (alias M. Joe Louis ou M. J’oublie des documents confidentiels chez ma maîtresse) aurait reçues sur le recensement alors qu’officiellement, seulement 3 plaintes en 10 ans sur le fameux formulaire composé pour nous transformer en zombies de l’État. Mais là, encore, manipulons les chiffres pour alerter la population: c’est horrible, cette version va dans votre intimité et veut savoir VOTRE REVENU !!! Ouh ! Donc, si je suis cette logique, l’an prochain lors de la période des impôts, je pourrais refuser d’envoyer mes formulaires. Après tout, on cherche à savoir un chiffre intime:  combien j’ai gagné dans l’année.

Ce qui est amusant dans toute cette bataille commencé en plein milieu du mois de juillet (façon que le public ne s’intéresse pas à l’histoire), c’est de voir les grands partisans de la droite sur Internet crier que le recensement est une laisse étatique pour nous contrôler (j’imagine qu’on tombe en transe en prenant le papier en question), MAIS lorsque vient le temps de nous démontrer qu’on tue la richesse au Canada avec nos impôts, que le niveau de vie des pauvres n’est pas aussi dramatique que le disent les organismes de gauche, ils sont les premiers à ressortir les chiffres de l’entité qui veut laver nos cerveaux au détergent Statistiques Canada.

Comme quoi, on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres…

Pierre-Hugues Boisvenu et la paranoïa

Sur ces fameuses statistiques de la criminalité qui n’est, du moins, pas en progression fulgurante comme le croit M. Day, le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu crie littéralement au complot. J’imagine que ce sont les corps de police du pays qui ont arrangé le tout pour pouvoir se prendre le beigne à deux mains…

Vous savez, M. Boisvenu, je vous l’avoue, je ne l’aime pas. J’ai été très touché par la mort de sa fille (voire ses filles car une autre est morte dans un accident de la route) par un meurtrier. Mais – comment dire ? – son deuil s’est carrément mal fait. Au départ, ça semblait pourtant constructif. Il avait conçu un organisme de défense des victimes, il apportait des points intéressants dans un système de justice qui croule un peu trop sous la paperasse et qui fait durer des procès indéfiniment. Sauf que le problème de M. Boisvenu, c’est qu’il est toujours au stade « colère » du deuil. C’est ainsi qu’il en est venu à dire des énormités sur les détenus, à voir tous ceux en prison sur le même pied: comme des psychopathes sanguinaires et violeurs. Il a tenté de soutirer de l’argent au corps policier de Sherbrooke, réclamant vengeance. Cela lui fut refusé par la Cour car, même s’il est vrai que les policiers auraient pu arrêter le meurtrier de sa fille plus rapidement, il n’y a jamais eu de mauvaise foi de leur part.

Et c’est à cet homme qu’Harper a offert un poste de sénateur. À un homme qui, visiblement, est loin d’avoir fait le deuil de sa fille. Un homme ultra en colère a désormais le pouvoir de voter des législations au Parlement ? Y a-t-il rien que moi qui voit les dérives que cela peut entraîner ? Cet homme avait la capacité de faire quelque chose de bien. Il est tombé dans le côté sombre. Bien sûr, pour tous, il sonne comme le « Robin des bois des victimes » et il trouve facilement son public chez ceux en quête d’une justice sanglante. Mais le pire, dans tout ça, c’est que cette « guerre aux criminels » ne lui ramènera ni sa fille ni même un bien-être qu’il cherche visiblement.

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Le Bye Bye du Satellite: 6 décembre 2008

Catherine : Bonjour, ici Catherine Pourrie. Vous écoutez « On fait tous du show… mage », l’émission culturelle de Radio-Cacanada que personne n’écoute parce que ça joue le dimanche après-midi. Alors, cette semaine, je demande à mon panel d’artistes manqués quel produit culturel ils ont le goût de démolir ou quelle tendance du Plateau qu’on va tenter de faire rentrer de force au peuple québécois. On commence avec Vincent Boldem…
Vincent : OK. Ne finis pas ce jeu de mots hyper prévisible, s’il te plaît !
Catherine : Bon. Alors, tu veux nous parler de disques que tu as apprécié ?
Vincent : Oui, c’est mes coups de cœur québécois de l’année 2008. Alors, j’ai adoré les Couple by Two avec leur disque « We vomit but we’re ok with it », un album plein de finesse, plein de mélodies accrocheuses. Vraiment excellent.
René-Hautain : S’ils pouvaient juste arrêter de parler de ce qui sort de la bouche.
Catherine : René-Hautain Roy ! Attendez votre tour s’il vous plaît !
Vincent : Non, mais je suis pas d’accord René-Hautain. Oui, ils font 13 tounes sur le vomi, mais je ne sais pas. Je trouve que ça transcende l’idée simplement du fait qu’ils dégueulent dans une toilette. Je veux dire. Prends la chanson : « Thanks Crane for doing toilets so I won’t have to vomit on my girlfriend » Pour moi, c’est une dénonciation puissante de la société de surconsommation, du placement de produits.
René-Hautain : Une chance qu’il y a cette chanson-là d’ailleurs sinon le disque serait exécrable.
Vincent : Je ne suis pas d’accord !
Catherine : On se calme, on se croirait à la Zone mais avec des commentateurs qui ont un quotient intellectuel ! Bon, rapidement Vincent, avant d’aller à la pause, as-tu d’autres suggestions de disques québécois ?
Vincent : Absolument. Alors, il y a aussi le disque « Don’t puke on me » des Smashed Pineapples qui a d’excellents textes, y a le disque « Oh man ! I think I drank too much and I have to… BARF ! » de iPod Head. J’ai bien aimé les mélodies naïves du groupe Simple Dummies avec leur disque « Julie Couillard was my babysitter too ». Forcément cette année, on ne peut pas passer sous silence le Pascale Picard Band qui est un bijou de disque et la référence musicale au Québec en 2008.
Tous : Ah, c’est sûr !
Vincent : Et si tu me permets Catherine, je vais juste glisser une petite critique sociale. En 2008, on a appris que Montréal s’anglicisait de plus en plus et franchement, il va falloir un jour réagir et arrêter de se plier aux anglophones. Alors, la prochaine fois que vous achetez un disque des Simple Dummies au centre-ville, dites-leur : Hé, je suis québécois, je suis fier de ma langue et je l’encourage !
Catherine : Bravo Vincent ! Beau message. Alors, on va à une courte pause et on revient.

Julie : Ah, come on, hein ! Dis-moi le Max , hein! Pourquoi tu tiens tant que ça à ravoir cette enveloppe, hein ?
Maxime : Julie Couillard, je ne peux pas te dire ça au téléphone !
Julie : Ben voyons, hein ! On a été ensemble pendant un an, hein. Inquiète-toi pas, je vais te la redonner ton enveloppe, hein. Je veux juste savoir ce qui y a dedans, hein.
Maxime : OK… Y a personne qui écoute ?
Julie : Ben non, hein. Je ti-coute !
Maxime : Dedans, y a des documents top secret du ministère des Affaires étrangères. Pis bon, tu sais comment je suis un des pires ministres des affaires étrangères de l’histoire canadienne ?
Julie : Ça, c’é-ti-vident, hein !
Maxime : Alors, s’ils apprennent que j’ai oublié les documents chez vous, je suis dans la merde. Bon, ça va bien passer auprès de mes électeurs beaucerons, c’est une bande de crétins facile à manipuler, mais Harper va me tuer !
Julie : Ok, hein.
Maxime : Tu ne le diras pas à personne, hein ?
Julie : Ben non, hein. HÉ, le gars qui pose des micros dans ma chambre ! Appelle les journalistes et dis-leur que Maxime Bernier a oublié des documents top secrets chez nous !

L’enveloppe de Krach risque de donner à vos repas un goût amer. C’est un amalgame de 3 fromages pourris : du harper, du droitisme et du malade mental.
Krach : dévoilez votre secret… et perdez votre job !

Catherine : Bon, de retour à « On fait tous du show…mage » ! Alors, Rebecca Déconnait, tu avais le goût de lancer un sujet brièvement de discussion.
Rebecca : Oui, Catherine. Je suis inquiète pour notre cinéma québécois.
René-Hautain : Pfft !
Rebecca : René-Hautain, laisse-moi finir ! Je ne comprends que le cinéma québécois n’ait pas obtenu le succès escompté cette année. Me semble pourtant que juste la liste des titres est alléchante et j’en nomme quelques-uns :

Le déserteur du cinéma
Ce qu’il faut pour vivre après avoir vu un film québécois
La pellicule brisée
C’est pas moi qui a fait ce film-là, je le jure
Un été sans point ni box-office
Maman est n’importe où sauf dans un cinéma à écouter un film québécois

Je veux dire que si ce n’est pas le meilleur du cinéma québécois, je ne sais pas ce que c’est.
René-Hautain : C’est pas compliqué, on ne s’est pas intéressés aux cinéphiles et on leur a proposé des époques cent fois visités par des visionnaires comme Arcand, Forcier ou Carle.
Rebecca : Ah, ah, ah ! N’importe quoi !
René-Hautain : Pis je vais vous dire une chose, il est temps que les jeunes cinéastes apprennent ce qui importe pour le public québécois. Alors, il faudrait que leur prochain film concerne des jeunes hommes et femmes superficiels dans un jacuzzi à qui on promet une maison et de l’argent ou des politiciens qui se mettent des perruques sur la tête.
Catherine : Bon, bon, bon… Et vous, René-Hautain, c’est quoi votre coup de gueule 2008 ?
René-Hautain : Non, je viens vous parler d’un coup de cœur cette année.
Tous : Ben voyons donc !
René-Hautain : Je vous le dis ! Alors, c’est la chanson que j’écoute en boucle sur mon iPasdevie. La chanson de 2008 faite par un jeune artiste de 50 ans : John Charry. Ça s’appelle « J’ai baisé l’électorat » et c’est un régal. Le rythme reste dans la tête, les paroles sont pleines de vérité. On croirait que c’est un politicien néo-libéral de Sherbrooke qui a écrit ça.
Catherine : Bon ben comme c’est rare que René-Hautain a un coup de cœur, on se quitte sur la chanson de John Charry.

(sur l’air de I kissed a girl de Katy Perry)

C’était tout à fait dans mes plans
Je vous l’avoue
Car je veux qu’on me donne un gouvernement
Majoritaire, c’est tout
Oui, j’aime ça les élections
Car c’est rien que là-dedans
Qu’en tant qu’homme je suis bon
Pour le reste, j’suis ignorant

Refrain :
J’ai baisé l’électorat
Et j’en suis fier
Goûter à la victoire facile
J’ai baisé l’électorat
Grâce à mon caractère
Et parce que le peuple est docile
Je sais que c’est pas bien, que c’est immoral
Qu’on me dénonce dans le journal
Mais je m’en fous
Car je vais gagner
Je vais gagner

Oui, je m’en fous de vos priorités
Je focusse sur l’économie
Tant pis le système de santé
Et l’environnement aussi
Car pour moi gouverner
Ça veut juste dire des chiffres
Le peuple ça les fait chier
Mais moi je m’en fiche

Refrain

Nous les politiciens c’est poche
On a l’intelligence d’une roche
Le vide complet dans la caboche
Mais je vous avoue, ça nous fait rien
C ’est vous qui vous faites passer un sapin

Refrain

Dernier billet de campagne électorale

En fait, je viens de faire mon politicien: je reparlerai sûrement des résultats des élections mercredi, mais c’est mon dernier billet avant le jour du scrutin – demain le 14 octobre de 8h à 20h, je le rappelle. Mais bon, faire un billet demain sera trop tard puisque vous serez aux urnes de toute façon (sauf si vous me lisez d’ailleurs qu’au Canada). Je n’aurai peut-être pas fait une campagne blogesque aussi importante et bonne que lutopium (que je félicite par la même occasion), mais j’espère au moins que vous aurez compris mon message déjà pris par plusieurs: n’importe quoi sauf Harper majoritaire. Parce que, personnellement, je sens le gouvernement conservateur minoritaire, mais pas majoritaire. Je le souhaite en tout cas. Y aurait toujours l’option de coalition NPD-Libéral qui serait bien, mais je ne suis pas sûr que ça se fera.

Mais bon, pour ceux qui branleraient dans le manche et qui considèrent l’option Harper par dépit, une petite liste de trucs pour vous rappeler que ce n’est pas le choix le plus intelligent que vous pouvez faire:

1 ) Il y a deux ans, ce « grand leader » faisait un cabinet de ministres avec une ministre de l’environnement à la solde de l’industrie pétrolière et, surtout, une ministre de la Culture UNILINGUE ANGLAISE !

2 ) Il a changé Bev Oda pour Josée Verner… Sauf qu’une cruche ferait mieux que Josée Verner qui n’a JAMAIS expliqué par quoi elle changerait le 45 millions coupés, ce qui aurait évité aux artistes et blogueurs de critiquer le gouvernement.

3 ) Stephen Harper songe à augmenter le budget militaire… (dépenses fortement inutiles si vous voulez mon avis)

4 ) Stephen Harper dit ne pas flirter avec la droite morale, mais pourtant il a une candidate membre de l’Opus Dei, il a déjà eu un ministre créationniste, il s’est fait convaincre par un pasteur évangélique du projet de loi C-10 (pour censurer des oeuvres à la moralité douteuse… selon l’Église catholique qui a la notion du vice pas mal trop large), …

5 ) M. Harper n’a aucun respect pour les langues officielles, alors qu’il a pratiquement voulu enlever la commission aux langues officielles.

6 ) Il a adopté une série de mesures pour « barrer » le travail des journalistes sur la Colline parlementaire.

7 ) Mise à part lui, où étaient ses candidats sur la place publique ? Ah oui ! Muselés, sauf les têtes « populaires » comme Michael Fortier et Josée Verner.

8 ) Parlant de Michael Fortier, rappelons-nous que monsieur Harper a mis le gars ministre sans qu’il soit élu et pas pendant quelques mois comme le nouveau ministre de la Santé à Québec Yves Bolduc, mais pendant 2 ans alors qu’il y a eu des partielles pendant cette période de temps-là !

9 ) Monsieur Harper a proposé un super plan pour les gaz à effets de serre qui seront réduits… en 2050. C’est-à-dire quand il sera mort et que ça coûtera au Canada des milliards de dollars par année pour les catastrophes naturelles. D’ailleurs, savez-vous que ça coûte déjà plus d’un milliard de dollars les dégâts et problématiques causées par les problèmes de pollution, changements climatiques et etc. ? Mais évidemment, selon Harper, IL Y EN A PAS DE PROBLÈMES ! Ben non !

10 ) Il a confié un ministère aussi important que celui des relations internationales à un amateur comme Maxime « Jos Louis » Bernier qui a été – selon tous les analystes, même des pro-conservateurs – LE PIRE ministre des affaires extérieures du Canada.

11 ) M. Harper dit que les autres partis vont faire des dépenses stupides. Pourtant, il est prêt à payer pour des centres de prison pour les 20-30 jeune contrevenants d’en bas de 16 ans qui commettent des crimes graves… Logique !

12 ) M. Harper a une désinvolture presque malsaine face à la crise économique actuelle, allant jusqu’à encourager les gens à acheter des actions alors que le marché est clairement instable. Bravo ! Belle sensibilité cowboy !

13 ) Oui, M. Harper a déclaré qu’il y avait une nation québécoise… Sauf que le titre ne vaut rien et quand Jean Charest parle d’un type de souveraineté culturelle (dans le sens qu’on s’occupe nous-mêmes de la culture au Québec), là, M. Harper a oublié son « fédéralisme d’ouverture » assez sèchement merci.

Bon, je sais que mon billet n’aura aucun impact sur ceux qui sont déjà très conservateurs et là, je ne nommerai pas l’électeur conservateur type, ça serait méchant et ça ne voudrait rien dire. N’empêche que j’aimerais qu’on y pense à deux fois avant de mettre au pouvoir à nouveau un ancien gars du Reform Party, un parti fédéraliste tellement moraliste et avec des idées de contrôle que ça fait peur…

Mais bon, c’est votre choix ! Et voilà, le dernier paragraphe de la campagne électorale: il est essentiel que vous alliez voter demain. Peu importe votre choix – même en désaccord complet avec moi – il faut le faire. C’est que je dis ça alors qu’hier, à Tout le monde en parle, le très comique Pierre Légaré a dit quelque chose qui m’a fatigué. Il a dit qu’il ne votait plus et que c’est un geste qui ne valait pas la peine. Je comprends un peu le sens de son discours qui est un peu anti-étatique, un peu comme un certain blogueur très appréciable sur le Net (quoique les idées ne sont pas exactement pareilles entre les deux). Mais de dire que voter est inutile… pour lui, OK, et heureusement, il n’a pas dit de ne pas aller voter. Néanmoins, sur une tribune aussi forte que l’émission de Radio-Canada, dire que le vote ne sert à rien alimente le cynisme et le taux de participation faible alors que c’est notre seule chance d’avoir un léger pouvoir dans notre supposée démocratie. Alors, votez en grand nombre ! C’est important !

Une leçon de morale d’un immoral

Jacques Nadeau pour le Devoir (source)

Jacques Nadeau pour le Devoir (source)

Alors, comme ça, notre parti conservateur préféré en a fait des siennes vendredi dernier en ayant le culot – grâce à la brillante stratégie de Michael Fortier – de faire un panneau prétextant que le Bloc Québécois a coûté 350 millions aux contribuables pour « rien ». Évidemment, ce n’est pas étonnant: c’est la stratégie du Parti de faire passer le Bloc pour inutile. Sauf que le messager derrière ça n’est pas blanc comme neige et ça, c’est drôle, on semble l’oublier.

Parce qu’on oublie trop aisément que ce crétin de Fortier a eu un poste de ministre alors qu’il n’a pas été élu. Pourtant, il y a eu au moins 3 partielles au Québec… Jamais il ne s’est présenté. Parce qu’on a beau dire que Yves Bolduc, ministre de la santé par intérim, n’a pas été élu non plus, n’empêche qu’il se présente dans la partielle qui aura lieu bientôt dans la région de Québec. Fortier aucunement. Raymond Giroux a écrit un excellent texte là-dessus, disant que pour un non élu il a dépensé en #*&(*# avec les fonds publics. Ce qui est le plus sarcastique c’est que Stephen Harper qui HAIT le Sénat d’une manière monumentale a quand même trouvé l’outil utile quand vint le temps de nommer un ministre non élu. Mais ce n’est pas étonnant tout ça: Michael Fortier et Maxime Bernier, ce sont des nuls de la politique. On le voit clairement à leurs actions toutes plus questionnables les unes après les autres. Or, pourquoi leur fait-on confiance ? Simple. L’un avait un père député, l’autre est ami avec le cowboy albertain. En politique, encore plus que dans la vie normale, avoir des connexions est plus important qu’être compétent.

De plus, c’est tout le côté du message: ça ne donne rien de voter pour un parti qui ne va pas au pouvoir. À ce compte-là, pourquoi on n’enlève pas le NPD et le Parti Vert ? Et au provincial, pourquoi on n’enlève pas Québec Solidaire ou le Parti Indépendantiste ? Il semble évident qu’à court terme, ils ne prendront pas la tête. Or, c’est la démocratie mon petit Stephen ! N’importe qui a le droit de former un parti et si la population juge que ce parti emmène quelque chose d’intéressant, ils vont voter pour eux. C’est tout ! À moins que tu comptes instaurer une dictature 100% canadian… Mais ça, tu vois, je ne suis pas certain que la population va te laisser faire.

*

Bon, sortons de la colère un peu ! C’est l’heure des « plogues » ! En fait, j’en ai 2 : tout d’abord, le Robin des bois du design qui me sert accessoirement d’oncle (c’est une farce ! 😛 ) va passer dans un reportage de l’émission « Club social » à TV5. Ouais, ben il est en train de devenir une bête médiatique mon oncle sur le l’éco-emballage… Disons qu’il est rendu à 3ème ou 4ème apparition télé sur le sujet. 😉

*

Pour les 3-4 que ça intéresse, ça y est, un autre chapitre est ajouté sur l’Île de Circé ! Un point tournant dans l’histoire car après ce chapitre, on va s’intéresser aux vies de nos protagonistes dans le désordre, mais ça devrait être compréhensible et encore plus amusant à écrire parce que moins compliqué que de faire parler 8 personnages de manière cohérentes avec la narration à la troisième personne… 😉 Bref, restez à « l’encoute », il devrait y avoir d’autres écrits cette semaine. 🙂 Je vais essayer d’être un peu plus régulier (sans dire que je vais en publier tous les jours). Par la même occasion, je souligne aussi l’excellente nouvelle écrite et publiée hier par le Médiateur Farceur. Je n’ai pas laissé de commentaires hier, je préférais ben plus faire une « grosse plogue plein de bons mots » sur mon blogue ! 😀 Bravo Médiateur, continue d’en écrire !

Les lionnes au Max

Canoë.ca (source)

Canoë.ca (source)

Ouais, ben dis donc, la saison va commencer en lion (sic!) pour les lionnes de Radio-Canada: elles vont recevoir lundi (bien que c’est déjà enregistré) le député Maxime Bernier, vous savez celui qui a le jugement d’un lapin en chaleur ? En effet, si vous êtes tombés à quelques reprises sur la société d’État, vous avez dû voir la promo où l’on voit le « pauvre petit Maxime » se plaindre de son traitement médiatique. Hé bon, je vais surveiller ça lundi, mais je suis presque certain que l’entrevue n’est composée que de jérémiades du député de St-Georges-de-Beauce et de hochements de tête compatissants des trois animatrices. On s’entend qu’il y en a pas une qui osera le contredire ou tenter de le coincer.

Parce que de l’entendre pleurer qu’il a longtemps été sur le « front page » des journaux, ça me fait rire. PAUVRE TI-PROUTTE ! C’est donc ben triste ça ! Mais c’est quoi le métier que tu fais ? Ah, tu es politicien ! C’est drôle car dans mon petit livre des métiers,  ça dit qu’en tant que politicien tu dois te justifier de tes actes. Particulièrement si tu laisses des documents top secrets chez une de tes ex… Or, a-t-il voulu se justifier dans le temps de la tourmente et ainsi éviter que ses filles – comme il dit – soient tristes ? Non. Il a usé de la méthode Harper: se cacher, ne pas répondre à personne et il a même fait de la propagande aux gens de son comté. Ce qui n’était pas difficile vu que la plupart sont déjà « brainwashés » aux Bernier.

Alors, on aura droit lundi à une entrevue du PAUVRE Maxime Bernier, l’homme qui avait l’ex la plus brillante qui soit pour capitaliser sur une bourde de la sorte (d’ailleurs, on attend le fabuleux livre Quebecor de la dame Couillard à venir dans toutes les bonnes pharmacies, à côté des somnifères). Bref, c’est pas facile être con politicien de nos jours…

Les « brainwashés »

Je pense que j’ai assisté à la chose la plus traumatisante de ma jeune vie. Je suis tombé sur RDI en début de soirée et j’y ai vu la fameuse déclaration de Maxime Bernier. Une déclaration ? Non. Une mascarade ? Peut-être, mais non. Une opération de relations publiques ? Même pas. Non, c’était un spectacle ultra bien huilé pour s’assurer que l’électorat était toujours derrière l’ancien ministre. En tout cas, à moins que ce soit des figurants excellents, monsieur Bernier semble déjà certain d’avoir son siège à Ottawa aux prochaines élections.

Bon, on va mettre une chose au point tout de suite: j’aime les Beaucerons. Je n’ai rien contre eux, ils sont fins, ils ont un petit accent super mignon et c’est la région voisine de la mienne. Alors, à ceux qui y verraient des propos anti-Beaucerons, il n’y a rien de plus faux. Sauf que… c’est quoi cette folie Maxime Bernier qui prédomine en Beauce ? Je veux dire quand j’entends la population dire: « Il a été honnête et transparent et ce qu’il a fait ce soir, c’est parfait, qu’on l’achale plus ! » Non, je m’excuse, c’est LOIN, LOIN, LOIN de la transparence ! Si Bernier était réellement transparent, il aurait donné une ou des ENTREVUE(S) à un ou des journaliste(s) en réponse à l’entrevue de madame 34C Julie Couillard. Pas une lecture d’un communiqué de presse fait par un relationniste spécialisé en gestion de crise. Et il ne se serait pas caché pendant 3 semaines pour préparer une mise en scène de la sorte, come on ! Or, à l’image de son parti politique, il a refusé toutes réponses aux médias, il a attendu le moment opportun, il a fait une sortie publique en essayant de nous faire gober sa vision des faits et il va se retirer sans rendre de comptes. Je peux comprendre maintenant pourquoi il s’entendait bien avec Harper…

Son père a évidemment fait une sortie pour nous dire que c’était un complot, qu’on en voulait à son fils qui était en train de devenir puissant. Bon, bon, bon… J’imagine que ce sont les cerveaux derrière les attentats du 11 septembre qui ont mis la petite pitoune madame Couillard sur sa route ? S’il vous plaît ! OK. Julie Couillard n’est clairement pas nette, c’est une croqueuse d’hommes ambitieuse, on s’entend tous là-dessus. Sauf que de là à dire qu’il y a un complot car on voulait la tête de Maxime Bernier…  À écouter les Beaucerons, on parle comme si on avait sacrifié le meilleur ministre que le Canada avait jamais eu ! Euh…  C’est quoi les réalisations SI FORMIDABLES de Maxime Bernier ? Tous les experts politiques s’entendent pour dire qu’il ne connaissait pratiquement rien aux dossiers des affaires étrangères et que c’était pitoyable de le voir défendre la mission militaire en Afghanistan (et là, je saute l’affaire des Jos Louis, je pense qu’on en a assez parlé). Je veux dire, c’est peut-être un bon député pour le comté, mais l’élever en dogme comme le meilleur ministre que le cabinet Harper avait… Wô !

Si je n’aimais pas autant les Beaucerons, je dirais qu’ils sont tous « brainwashés » par Bernier, bon sens !

Écoeuré de Julie

Presse Canadienne (source)

Plus capable d’entendre parler de la madame aux grosses boules Julie Couillard qui serait une supposée menace pour la sécurité du pays (quant à moi, les failles de sécurité de l’aéroport PET sont bien plus une menace qu’une ancienne flamme d’un ex ministre fade et insipide comme Bernier, alias « Agent 00Quotient » ou « Jos Louis Power »). Je veux dire, si c’est si grave que ça, qu’est-ce que la GRC attend pour faire une enquête criminelle ?

Oh, attendez ! On me dit à l’oreille que madame Couillard sortirait un livre. Merde, obligé d’endurer cette histoire pendant encore un bout ! Oh et c’est en plus Quebecor qui diffusera le livre ?!!! Et après ça, on poursuit des journalistes qui osent penser qu’il y a des liens entre Couillard et son entourage et le groupe Quebecor ? C’est vrai qu’il n’y faut voir là aucun lien, ce n’est qu’un hasard… (sifflotte sarcastiquement)