Conte pour adultes avertis

Ne requiert pas 18 ans et plus, mais ça prend tout de même un coeur solide.

Notre conte s’intitule: La petite gang qui voulait être aussi grosse que les boeufs

Le petit Bourassa

Il était une fois un petit Bourassa. Le petit Bourassa était un fédéraliste convaincu. Mais après qu’on ait tenté de le noyer au Lac Meech, une fée lui apparut:

– Salut petit Bourassa ! Te rends-tu compte que tes petits amis canadiens essaient de te noyer toi et le Québec ? Car j’ai une solution pour toi.

– Ah oui ? Et laquelle, fée ?

– Hé bien, tu demandes à tes amis canadiens d’avoir plus de pouvoir, d’arrêter de centraliser tous les pouvoirs dans la cour de récré d’Ottawa.

– Mais qu’est-ce que je fais s’ils ne veulent pas ?

– Hé bien, tu fais comme le petit Lévesque à l’époque: tu menaces de te séparer !

– Wow ! Mais qui es-tu, grande et sage fée ?

– Appelle-moi Jean Allaire ! Tiens, voilà mon rapport pour t’aider.

Le petit Bourassa emmena le rapport de la fée Allaire (dépeinte ci-dessous) à ses amis libéraux.

La fée Jean Allaire... oui, elle manque de féminité un peu...

Tous approuvèrent les plans de la fée, surtout les jeunes amis du petit Bourassa qui avaient eux aussi leur chef: le petit Mario. Or, dans la cour de récré d’Ottawa, on n’a pas aimé ça du tout que le petit Bourassa se fasse séduire par la fée Allaire. Alors, ils envoyèrent leur chef Brian Mulroney qui, avec sa voix grave, hypnotisa le petit Bourassa:

– Allez, Robert, viens à Charlottetown qu’on signe un accord qui sera « bon pour le Québec ».

– Oui, maître…

Si certains libéraux furent aussi pris de la transe qui envahit leur chef, d’autres petits amis furent choqués de voir qu’ils tournaient le dos au rapport de la fée Allaire. C’est alors que le petit Mario rejoignit la fée en question dans un élan de détermination:

– Fée, fée ! Bourassa a été capturé par les méchants amis d’Ottawa !

– Oui, j’ai vu qu’il ne put résister aux pouvoirs du grand menton. Que comptes-tu faire petit Mario ?

– Je vais non seulement prendre ton rapport, mais je vais rallier les Québécois autour d’un parti qui représentera ton enseignement.

– C’est bien, je suis fier de toi. À partir de ce jour, on t’appellera Super Mario.

Super Mario !

Enveloppé d’une aura de super-héros, Super Mario attira quelques petits amis (dont la petite Grégoire, le petit Caire, la petite Barrette qui allait devenir sa petite copine et d’autres) dans un nouveau clan de la cour de récré québécoise: l’Action démocratique. Tous ceux qui ne voulurent pas entrer dans la gang de séparatistes ou de fédéralistes joignirent ce groupe marginal dans la cour. Évidemment, au début, personne n’écoutait Super Mario mis à part ses quelques amis.

– Il faudrait qu’on trouve quelque chose d’intelligent à dire, s’exclama la petite Grégoire.

– De quoi ? demanda Mario.

– D’intelligent ! Bâtard ! Force-toi un peu Mario !

Mais au loin, en dehors de la cour de récré, de grands sourires machiavéliques se dessinaient en regardant Super Mario chercher autre chose à dire que le petit rapport de la fée Allaire…

En chemin vers chez lui, Super Mario rencontra quatre individus dans des longs manteaux gris. Ils portaient des pantalons gris également et deux d’entre eux fumaient d’énormes cigares, aussi énormes que leur tour de taille. Le troisième était de corpulence normale, mais ne cessait de scruter partout de manière frénétique, renfrogné presque hargneux.  Le quatrième, plus mince, s’avança vers Super Mario qui ne comprenaient pas pourquoi ils lui bloquaient le chemin.

– Nous sommes heureux de te rencontrer Super Mario.

– Qui êtes-vous ?

– (Il pointa le premier obèse.) Lui, c’est Québec Inc. qui voudrait devenir America Inc. L’autre, c’est les lobbys pour la privatisation de tout au Québec. (Il pointa le nerveux.) Lui, c’est l’intolérance contre tout sauf les Québécois de souche hétérosexuels dont les femmes restent à la maison. Et moi, je suis le patronat du Québec.

– Ah bon… Qu’est-ce que vous me voulez ?

– On a vu Super Mario que tu cherchais quoi dire et que tu ne pognais pas beaucoup avec les gens dans ta cour d’école. Rappelle-toi le concours de popularité de 2003, tu t’es fait « clencher ».

– Je sais, dit Mario d’un air piteux.

– Mais nous, Super Mario, on peut t’aider à te rendre populaire.

Super Mario les regarda, fâché :

– Je suis capable tout seul ! J’ai une belle bouille et les gens vont finir par m’aimer !

– Tu crois ?

Les deux costauds lui crachèrent la fumée de leur cigare au visage et le nerveux lui dit:

– La petite Grégoire est partie ainsi que d’autres membres de ta gang quittent peu à peu. Sans compter que tes sondages sont très mauvais.

Il lui tendit une feuille de papier. Super Mario frémit à la vue des chiffres:

– Ah non ! Que puis-je faire ?

– Hé bien, déclara le mince, si tu nous écoutes dans les prochaines années, tu pourrais avoir du pouvoir…

– Oui, je veux du pouvoir !

– Parfait !

Aussitôt, Super Mario eut un mauvais pressentiment. Et si ces hommes abusaient de sa naïveté comme le petit Bourassa à l’époque ? À travers la fumée que les gros continuaient de lui jeter dessus, il vit le mince sortir une grande spirale qui tournoyait…

– Non, vous ne m’aurez pas comme Bourassa ! Je ne serai pas à votre solde !

– Mais voyons Mario, qui te parle d’être à notre solde !

– Vous essayer de me mettre sous votre emprise avec votre roue qui tournoie…

– Mais non ! C’est juste le rapport de la fée Allaire qui défile.

– Ah bon… Pourtant, le rapport ne ressemble pas à ça à mon souvenir…

– Mais si, ça parle d’anti-étatisme, anti-syndicalisme, anti-environnement, anti-justice bonbon sauf pour les entreprises, anti-pauvres…

Super Mario tentait de lutter, mais ce rapport qui tournait, ces mots qui semblaient si doux, la fumée de cigare, la soif de pouvoir…

– Anti-gauche, bref  ? dit Mario à demi-confus.

Le mince sourit, le plan avait marché à merveille. Ils avaient le petit héros sous leur emprise.

– Exact, maintenant, écoute bien ce qu’on va te dire…

Et pendant des mois, Mario répéta sans cesse les messages des quatre acolytes. Au départ, les gens continuaient de rire de lui. Puis, arrivèrent une bande d’étranges dans la cour d’école… Ils demandaient un peu trop d’accommodements pour leurs religions diverses, des demandes parfois rétrogrades. Tous avaient peur et le petit mouton Charest ne savait que faire. C’est alors que, conseillé de ses nouveaux amis, arriva Super Mario. Drapé de lumière, il se présenta devant les étranges et leur dit :

VOUS NE PASSEREZ PAS !

Aussitôt, la cour de récré québécoise applaudit. C’est alors que vint au même moment le concours de popularité 2007. Les élèves ne voulaient pas voter pour Grandes Dents Boisclair car il insistait pour un référendum, même s’il se trouvait minoritaire. Une idée qui ne plaisait pas aux petits amis qui préféraient rester dans le confort d’une cour de récré dirigée par Ottawa. Quant à Mouton Charest, il était arrogant depuis qu’il était chef de la récré et ils en avaient marre. Certains virent alors Super Mario comme un sauveur, celui qui allait changer le fonctionnement de la cour. Super Mario ne réussit pas à remporter le concours de popularité, Mouton Charest remportant en soudoyant les grâce aux anglophones et les votes ethniques qui n’avaient pas aimé les propos de Super Mario.

Néanmoins, Super Mario était maintenant le deuxième groupe en importance dans la cour. Plein de nouveaux amis – dont plusieurs ne connaissaient malheureusement rien des règles – il se mit à galvaniser l’attention des élèves avec des clips médiatiques chocs et de grandes déclarations sans apporter de réelles solutions. Après tous, ses acolytes de l’ombre disaient que les gens ne comprendraient pas leurs solutions. Bien sûr, certains essayèrent de lui faire voir d’autres points de vue que ceux de ses acolytes, mais il refusait de les entendre. Après tout, seul ses membres influents possédaient la vérité et ils le lui rappelaient souvent à coup de séance « d’influence à peine hypnotique ». Sauf qu’à force d’utiliser leur emprise sur Super Mario, ils abusèrent un peu et il se mit à dire n’importe quoi n’importe quand. Il devint totalement dogmatique à leur cause, au point d’effrayer l’électorat.

Ce qui fit qu’un jour, alors que tout semblait relativement calme, Super Mario s’écria:

– Je veux faire tomber Mouton Charest parce qu’il n’abolit pas les commissions scolaires !

Tous le regardèrent, éberlués. Avait-il perdu la tête ? Ce soir-là, les quatre acolytes de Super Mario l’abandonnèrent et se mirent du côté de Mouton Charest et Castafiore Marois. Son taux de popularité chuta et lorsque Mouton Charest provoqua un autre concours de popularité en décembre 2008, les élèves jetèrent dehors presque tous les amis de l’ADQ. Étant moins d’une dizaine et voyant qu’il avait mis le beau rêve de la fée Allaire par terre à cause de son aveuglement dogmatique, Super Mario déclara alors:

– Je quitte pour le bien de ma gang.

Il quitta, laissant ses petits amis inexpérimentés se débrouiller. Seuls. Lui, de son côté, alla propager son amertume dans un canal de télévision rempli de jeux insignifiants et surtout pas de nouvelles, celles-ci coûtant trop cher. Aussitôt Super Mario parti, ils durent trouver un nouveau chef pour remplacer quelqu’un d’aussi fort… en gueule.

Pendant ce temps, la fée Allaire, déprimée, décida de déchirer son rapport et de se positionner du côté des fédéralistes. Les quelques amis restant de l’ADQ se disputaient entre un ancien ami du patronat (Vieux croûton Taillon) et un autre qui était lui aussi attirés par les chants de sirène des anciens acolytes de Super Mario et même des républicains américains (Extrémiste Caire).

Or, dans la cour de récré, plus personne n’avait d’intérêt pour eux. Et quand Vieux Croûton Taillon remporta par à peine une ou deux voix, dont une fausse faite par un petit coquin de la télévision; des amis quittèrent la gang, trouvant qu’elle ressemblerait trop à la gang de Mouton Charest ou de Castafiore Marois. Extrémiste Caire bouda et décida de torpiller son ancienne gang d’amis en quittant le groupe… il n’était plus que quatre. Vieux Croûton Taillon déclara alors qu’il quitterait son poste lorsqu’un nouveau chef viendra, mais viendra-t-il dans une gang qui n’a plus sa place dans cette cour de récré si serrée ? Ils attendirent et attendirent… en vain. Le groupe se dissipa comme les dernières feuilles d’automne. Au loin, Extrémiste Caire sympathisait avec Dictateur Gendron, un maire qui désirait aussi faire du Québec le cinquante et unième État des États-Unis.

La morale de cette histoire, les enfants, c’est que quand tu bâtis un parti uniquement sur un conte de fée (comme le Rapport Allaire) et que tu te laisses influencer par des forces extérieures sans prendre en compte l’ensemble global et emmener des solutions rassembleuses, tu ne peux bâtir qu’un échec.

La semaine prochaine, nous vous raconterons l’histoire de l’Idiot et la Bête: un ancien coach de hockey sympathique mais bête et naïf se fait entraîner dans les griffes d’une bête conservatrice voulant mettre un peuple à ses pieds. Une histoire d’horreur à glacer le sang.

(Billet inspiré par l’actualité adéquiste, bien sûr, et le billet de Chantal Hébert que j’ai trouvé très drôle. En plus, toujours dans la tendance du rire, je me demande si ma collègue trouve toujours la décision de Taillon hilarante ? En espérant que ce conte la fasse encore rire. C’est drôle, hein ? On a tous parlé de la mort de l’ADQ après le départ de Dumont mais franchement, je ne savais pas que ça viendrait aussi vite.)

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Une direction puérile

Forcément, il fallait bien que la présence de Dumont à V aille un impact plutôt négatif. Bon, je ne parle pas de sa pastiche pathétique à la Anderson Cooper son émission que je n’ai pas regardée (je ne vois pas pourquoi j’écouterais un gars qui me tapait déjà sur les nerfs du temps qu’il était politicien), mais de cette nouvelle à l’effet que la station de télévision V a retiré les publicités du magazine Voir car Steve Proulx (chroniqueur/journaliste que j’ai souvent cité ici) a fait une critique virulente de la station.

Bon, je suis d’accord: V est une compagnie privée, elle a tout à fait le droit de choisir où elle va mettre ses promotions. Sauf que ça emmène quand même à la question qu’on se posait plus tôt cet été: peut-on encore critiquer au Québec ? Il semble que non. Enfin, pas dans un média qui a besoin de la publicité pour survivre. Sur un blogue comme ici, oui. Ce qui est dommage.

N’empêche que vous ne trouvez pas ça un peu « bébé » de la part d’un diffuseur comme V qui théoriquement ne devrait pas voir dans une chronique acerbe du Voir une menace ? Je veux dire, s’ils croient en leur produit, ils peuvent envoyer paître le chroniqueur en se disant: « Nous, on sait que ça va marcher. » Et tout ça, ça ne vous rappelle pas un certain Mario Dumont qui avait boycotté Tout le monde en parle, prétextant que l’émission était arrangée, humilié lors de la campagne 2007 (alors que c’était à lui d’avoir un… comment ils disent ?… un programme !)…

Mais là, ce que je trouve amusant, c’est que j’ai entendu dire que l’émission de Dumont avait été très durement critiquée dans le Journal de Montréal. Alors, c’est quoi ? Va-t-on boycotter également le Journal de Montréal (quoique je serais d’accord pour que tous les annonceurs boycottent ce journal de scabs) ? Et la Presse qui parle du sujet ? Va-t-on boycotter tous les médias écrits sous prétexte qu’elle ne nous donne pas toujours bonne presse ?

C’est un choix libre et dont ils ont le droit, certes, mais un choix puéril. Quelque part c’est renier une autre liberté dans la société: la liberté de presse. Et ça présage mal ces enfantillages d’un réseau sur la corde raide (qui fait, il faut le dire, mieux que la dernière année de TQS, mais quand même…).

Quelle surprise !

Source: Monaerick (via Branchez-Vous !)

Source: Monaerick (via Branchez-Vous !)

Alors comme ça, « Petit Mario » qui quittera la politique officiellement vendredi prochain aura son émission de télévision cet automne à TQS ? C’est drôle, ça ne m’étonne pas. J’ai toujours senti qu’il aurait une carrière plus prometteuse d’animateur polémiste que de politicien. Mais bon, hé, je vais être gentil et admettre que le gars avait raison en ce qui a trait de l’horrible bilan de la Caisse de dépôt.

Sauf que je regarde ça: André Arthur le midi et, maintenant, Mario Dumont. On voit quelle orientation politique l’ancien mouton noir va prendre disons. Or, ça m’embête car TQS a dit que son nouveau créneau était « les gars de 18-34 ans, en ciblant les régions ». Donc, pour TQS, les gars de 18-34 ans de région sont tous à droite politiquement ? Hiiii… En tout cas, je dois être dans une Twilight Zone par chez moi parce que je ne ressens pas ça.

Mais bon, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles en télévision non plus (heureusement).

Se tirer dans le pied, façon Gendron

La carcasse du chef adéquiste Mario Dumont étant bel et bien une carcasse qui ne risque pas de se relever en mort-vivant, les vautours commencent à rôder sur la place du siège. Un gars comme Stéphane Gendron qui a toujours voulu le pouvoir absolu au Québec y flaire une bonne affaire. Ça ne m’étonne pas vraiment. Gendron a toujours été un droitiste affirmé (mais ça m’a étonné, il n’a pas appuyé le Parti Conservateur de Harper) qui a PARFOIS (et je souligne le parfois car ça n’arrive pas souvent) des idées intéressantes mais dans la majorité du discours est noyé dans l’exagération et le populisme de bas étage (le populisme mauvais). Bref, un candidat idéal pour remplacer Mario Dumont à titre de clown chef adéquiste !

Sauf que… Sauf qu’aujourd’hui, le maire vient de se tirer dans le pied, pas à peu près. J’aimerais retrouver l’entrevue qu’il avait donné aujourd’hui et où il a dit une phrase malheureuse qui affirmait que « récemment, dans un caucus, les membres de l’ADQ auraient dit à Mario Dumont que l’ADQ avait un problème de leadership ». Et ça, c’est se mettre à dos des membres de l’ADQ, surtout ceux qui travaillent à ce parti depuis une décennie. Parce que premièrement, d’où tient-il une telle information ? D’une rumeur ? Big deal ! Les rumeurs pleuvent en ce qui concernent les politiciens et le taux de vérité parmi celles-ci est plutôt bas.

Et même si c’est vrai… De un, en quoi c’est un argument ? Je veux dire que tous les partis disent à leur chef de changer telle ou telle chose. Rappelons-nous le document critiquant Pauline Marois en début de campagne. De deux, il y a une règle non écrite en politique: ce qui se discute dans un caucus reste dans le caucus. Tu ne vas dire ça sur la place publique. Encore plus si tu comptes devenir chef ! Tu t’arranges pour être une candidature rassembleuse. Or, si quelques populistes qui « trippent » sur l’homme médiatique qu’est le maire (et qui votent pour l’ADQ pour les clips que faisaient Mario Dumont), y en a d’autres, comme Marie Grégoire du Club des Ex (une des fondatrices de l’ADQ), qui sont la gueule à terre face à cette candidature probable. D’ailleurs, ce midi, Mme Grégoire a répondu avec beaucoup d’aplomb que si Gendron devenait chef de l’ADQ, elle ne voterait plus pour ce parti. Ouch !

Dans son article, Renart souligne un extrait de Pratte qui est très révélateur (quand je vous disais que je ne suis pas toujours en désaccord avec… 😉 ):

En même temps, il me semble trop radical et trop impulsif pour diriger un parti politique, et surtout pour faire de ce parti une formation crédible.

Preuve de son impulsivité ? Il vient à peine de dire qu’il serait intéressé qu’il agit comme si il était déjà couronné. J’aime particulièrement cet extrait:

Dans 4 ans, il nous reviendra de créer ce rendez-vous avec l’Histoire – celui qui n’arrive qu’une fois par siècle.

Ayoye ! Obama Gendron avec ça ? Commencez donc par vous faire élire par l’ADQ en essayant de ne pas vous mettre trop de monde à dos avant de crier victoire. Parce que, excusez-moi, mais il y a juste Napoléon qui s’est couronné lui-même, je vous le rappelle. Et on sait à quel point le pouvoir est monté à la tête de celui-là… Là, je ne parle pas que de Napoléon. 😉

Y a des images qui fessent plus que d’autres

Je l’ai dit un peu plus tôt, je hais Mario Dumont le politicien. Mais ça ne m’empêche pas d’être tout de même un peu touché par ses malheurs (même s’il a creusé sa propre tombe avec ses idées). Particulièrement cette photo de La Presse qui fait mal, je trouve, à voir:

mario-dumont-defait

Disons que le voir aussi vulnérable avec sa fille, près des larmes, c’est quand même voir un homme brisé…

Avouez que c’est quand même plus triste que Simon-Pierre « The Censor Man » Diamond qui a été défait (image aussi de la Presse). 😛 Ça, par contre, ça me fait sourire ardemment. Hooon que je suis méchant !

spd-defait

Par la même occasion, je souligne que le Bye Bye du Satellite aura bien un sketch aujourd’hui mais plus tard que d’habitude. Je ne peux dire d’heure précise, mais bon, il y en aura un.

Ça peut être décevant, mais…

Bon, il est 23h00 et on peut confirmer que les résultats de l’élection confirme que les libéraux seront majoritaires.

Bon, je sais, c’est décevant… 4 autres années, voire 5 (je crois pas qu’il y aura d’élections avant 2013) de Libéraux et surtout de Charest. Mais bon, ceux qui ont voté auront alors d’excellentes occasions de chialer.

Et puis, malgré que moi aussi je suis très mal à l’aise avec l’aspect de discrimination positive envers les femmes comme Louis-Philippe l’a déjà dit, je trouve ça drôle que Québec Solidaire réussisse à élire un député… un homme. LOL 😛 Excusez, mais avouez que l’ironie est bonne pareille !

Autre sujet de réjouissance, la claque solide de l’ADQ qui a reçu de plein fouet la vague qui l’avait porté étrangement à l’opposition officielle en 2007… Néanmoins, je ne pensais pas que cette image que j’ai fait rapidement un soir serait prémonitoire
anti-dumont

Mais là, je suis un peu trisse… Sur quel crétin populiste je vais m’attaquer maintenant ? Mon beau-père m’a dit que c’est sa femme qui prendrait le flambeau, qu’elle gagnerait plein de votes auprès des mères de famille de la classe moyenne. J’en doute. Parce que même si elle a de la gueule, les idées de l’ADQ restent des idées de droite complètement déconnectées – même pas des BONNES idées de droite (car on pourrait – comme le propose Jean-François Lisée – prendre des idées de droite et les recycler à la sauce sociale-démocrate) ! Mais bon, je n’ai pas peur pour Dumont. Il pourra facilement se recycler dans le Conseil du Patronat ou comme animateur polémiste de lignes ouvertes. 😉

Et puis, bon, même si je continuerai toujours à mépriser le politicien, j’ai quand même été touché par l’homme brisé ce soir. Le gars qui a vu son parti réduit en lambeaux partout au Québec n’avait pratiquement pas le choix. Comment justifier sa place comme chef quand, alors que le parti goûtait presque au pouvoir, il est retombé aussi bas qu’à une époque pas si lointaine ?

Puis, finalement, le taux de participation serait de 56,5%… 56,5% ?!!! Calvaire ! Ça, ça veut dire qu’il y a à peu près 2 millions de lâches au Québec ? D’ailleurs, t’as Lagacé qui a dit: moi, j’ai pas voté car aucun m’attirait. Moi, non plus, Lagacé mais j’ai voté parce que je voulais avoir le droit de critiquer. Un droit qu’on devrait peut-être enlever au chroniqueur de la Presse. Ou disons qu’il n’a pas un mot à dire pour les prochaines années en termes de politique provinciale… Dire qu’une annulation de vote aurait été rapide à faire.  Mais bon, je vais arrêter, ça me met trop en tabar… Et puis, je sais que ça ne donne rien, il va continuer pareil.

Et puis bon, on pourra rejaser élections provinciales dans 4-5 ans, non ? 😉 Et ça va faire du bien au Québec, une petite période sans élections (même si j’aurais préféré que ça ne soit pas Charest au pouvoir pour cette période).

Le Bye Bye du Satellite : 4 décembre 2008

Radio-Cacanada présente le coffret DVD de la saison 1 des Parent, deux pauvres adultes qui sont pris avec 3 petits morveux chefs de parti. Revoyons quelques bons moments :

Un peu avant l’an 2100 et après l’âge de pierre
Vivait dans un parlement, 3 petits parlementaires
3 petits parlementaires
Aussi dangereux que du nucléaire


Nous sommes dans la salle à manger du Parlement, Pauline boude.
Maman : Pauline, qu’est-ce qui se passe ?
Pauline : Rien.
Maman : Pauline, je te vois ben bouder. Qu’est-ce qui se passe ?
Pauline : Les amis du Parlement disent que je suis snob.
Maman : Ben voyons ! Tu sais ben qu’ils disent ça juste parce qu’ils sont jaloux parce que t’es une chef comme tes deux frères.
Pauline : Tu dois avoir raison…
Maman : C’est certain que j’ai raison.
Pauline : Bon… Je vais aller manger mon caviar dans ma chambre avec ma couverture Vuitton et en écoutant ma collection de disque baroque. Peux-tu dire à mon majordome de venir me masser les pieds tantôt, s’il te plaît ?

On entend des bruits dehors de manifestants.
Papa : Jean !
Jean : Quoi, papa ?
Papa : C’est quoi ça ?
Jean : Les manifestants ?
Papa : Oui, qu’est-ce que tu as fait encore ?
Jean : Rien…
Papa : JEAN !
Jean : J’ai juste coupé des services aux démunis pour faire de la rationalisation.
Papa : Tabarnine ! Jean ! On va encore avoir des manifestations dans la face pendant 3 jours !
Jean : Ben c’est rien ça, papa.
Papa : Comment ça ?
Jean : Parce que bientôt, ça va être de même pendant 4 ans.

Papa : Là, Mario, ça va faire ! JE VAIS ME FÂCHER !
Maman : Qu’est-ce qu’il y a ?
Mario : JE VEUX PAS CHANGER D’IDÉE, BON !
Maman : Sur quoi, il ne veut pas changer d’idée ?
Papa : Il s’obstine encore sur son idée que le cours d’éthique et culture religieuse, c’est une conspiration pour retirer les sapins de Noël des écoles.
Maman : Laisse-moi m’en occuper !
Papa : Ah, parce que tu sais comment le faire changer d’idée toi ?
Maman : Regarde-moi bien aller… Je te comprends Mario sur ton idée. C’est juste tellement dommage…
Mario : Comment ça ?
Maman : Parce que j’écoutais les lignes ouvertes à la radio et tout le monde disait qu’ils étaient faveur du cours.
Mario : Hein ?
Maman : Pis dans le journal de Montréal, y avait un sondage qui disait que 95 % étaient en faveur…
Mario : Pour vrai ?!
Maman : Hum, hum…
Mario : Ben finalement, je pense que c’est un pas pire cours… Je vais aller dire ça à mes amis en région !
Mario quitte.
Papa : Wow ! Tu m’impressionnes ! Mais qu’est-ce que tu aurais dit si le truc des sondages n’avait pas marché ?
Maman : Très simple. J’aurais dit que sa sœur et son frère disent qu’ils n’aiment pas le cours. Il aurait fait n’importe quoi pour dire le contraire d’eux autres !

Pauline : Jean, je te hais !
Mario : C’est pas juste !
Jean : Gna, gna ! Vous allez perdre, vous allez perdre !
Papa : Qu’est-ce qui se passe encore ?!
Mario : Jean a déclenché des élections !
Pauline : Il avait pas le droit !
Maman : Jean, c’est pas vrai, tu n’as pas fait ça ?
Jean : Maman, on est en temps de crise, on peut pas être 3 à conduire le bicycle !
Maman : C’est pour ça qu’on vous a acheté un bicycle « multi places » en 2007 Jean ! Es-tu en train de dire qu’on a dépensé tous ces millions-là pour rien ?!
Pauline : Niaiseux, ça va nous coûter full cher !
Mario : Trou-de-cul !
Papa : Bon, ok, les enfants ! Surveillez votre langage ! Jean, pas que je veuille péter ta balloune, mais tu sais que tu peux perdre tes élections mon gros.
Jean : Ça m’étonnerait, ‘pa, je me suis assuré du vote des chambres de commerce avec mon slogan, je me suis assuré que le président de la Caisse de dépôt soit bâillonné et les gens ne se rappellent plus de mon arrogance entre 2003 et 2007. J’ai donc le champ libre, papa, LIBRE !
Papa : C’est moi chérie ou on a élevé un crosseur de la pire espèce ?
Maman : Rappelle-moi le pas !
Les « enfants » continuent de se disputer pendant que maman et papa se prennent la tête à deux mains.

Maman : Pauline, si tu veux gagner contre Jean, pourquoi tu ne demandes pas à ton amie Françoise de t’aider ? Avant, vous étiez de bonnes amies, non ? Pourquoi, ça n’a pas marché ?
Pauline : Ah maman, tu ne comprends pas. Françoise est partie sur une balloune avec des idées qui n’ont pas d’allure ! En plus, elle m’a reproché d’être riche. Ben oui ! Voir si comme elle, je vais mal m’attriquer et je vais me tenir dans des soupes populaires.
Maman : Ben, ça te rendrait sympathique auprès des pauvres !
Pauline : Maman… c’est pas les pauvres qui ont du pouvoir aux élections, c’est les riches. Regarde Jean, c’est pas les pauvres qui sont ses amis. C’est le conseil du Patronat et les chambres de commerce qui votent pour lui. Alors, si je veux m’attirer leurs votes, il faut que je sois aussi téteuse que mon frère là-dessus.
Maman : Pourquoi tu ne parles pas de souveraineté ? (soupir de Pauline) Tu as toujours dit que c’était ta priorité !
Pauline : J’ai pas dit que je ne ferais pas la souveraineté. J’ai juste dit que moi et mes amis, on a mis la souveraineté dans une dimension parallèle en attendant que le fantôme de René Lévesque revienne du ciel dans une colonne de lumière avec une armée fantomatique de Patriotes pour redonner le goût de la souveraineté aux Québécois.
Maman : Euh… Pis tu dis que les idées de Françoise David n’ont pas d’allure ?
Pauline : AH ! M’MAN ! TU COMPRENDS RIEN À LA POLITIQUE ! Si on me cherche, je boude dans ma Mercedes !

Jean est en train de manger une tartine de beurre d’arachide en regardant un journal, relax. Mario, excité, vient s’asseoir à côté de lui.
Mario : Hé Jean ! Sais-tu ce que j’ai dit aux bérets blancs ? J’ai dit que tu voulais rejeter toutes les valeurs chrétiennes dehors du Québec alors ils vont voter pour moi !
Jean : …
Mario : Pis j’ai dit à la Chambre de Commerce de Montréal que tu pigeais dans la Caisse de Dépôt pour payer des cadeaux à Michou.
Jean : … (tourne une page de journal)
Mario : Pis j’ai dit aux petits vieux que s’ils t’élisaient, ils allaient perdre leur pension !
Jean : …
Mario : Pis j’ai dit aux gens du Saguenay que j’abolirais Tout le monde en parle !
Jean : …
Mario : Pis j’ai dit au maire de Québec que si j’étais élu, on aurait les Olympiques en 2018 !
Jean : …
Mario : Pis j’ai dit aux gens de la Mauricie que tu étais en fait un martien qui était là pour voler nos cerveaux !
Jean : Tu sais vraiment plus quoi faire pour remonter dans les sondages, hein ?
Mario : (en pleurs) Je ne sais plus quoi faire.
Jean : C’est ça que je disais.

Tenté par cette saison ? Procurez-vous-la dans la boutique de Radio-Cacanada ! Par la même occasion, la société d’État vous rappelle que la deuxième saison des Parent commence le 9 décembre 2008. Qui de Jean, Pauline ou Mario règnera ? À voir lors de la prochaine saison des Parent… une saison qui risque de durer 4 ans !