Le fou rire de la fin de la semaine

Bon, il semble que la visite d’Obama au Canada s’est déroulée rondement. Le coquin a même fait une petite visite « délinquante » (ou prévue, mais pas dite aux journalistes) dans un centre d’achats pas loin de l’ambassade américaine où monsieur s’est payé une queue de castor (c’est un dessert, et non pas, la queue coupée d’un castor qu’on mange) en plus de quelques gâteries pour la petite famille j’imagine. Mais franchement, via Steve Proulx qui cite le blogue de Marie-Claude Lortie, j’ai vu la photo la plus drôle et – comme le dit le chroniqueur – qui résume tout de la visite  du président américain. Je me permets de la mettre ici, mais en vous signalant qu’il s’agit d’une photo d’Ivanoh Demers de La Presse:

Obama éclipsant Harper

Non, mais quand on dit que l’un est plus populaire que l’autre… En tout cas, je la ris encore. 😛

P.S.: Oui, je sais que ce n’est qu’une question de prise de vue, mais pareil… Avouez que ça illustre bien la visite du président. 😉

Publicités

Tellement pas d’accord avec Pratte

Bon, ce n’est pas très étonnant. Je ne suis pas un fédéraliste alors, forcément, les paroles d’André Pratte me semblent souvent des illusions tricotées dans de la feuille d’érable. N’empêche, je n’ai pas une haine horrible du gars et bon, il assume ces idées. C’est déjà ça. Sauf que je ne peux pas être en accord avec son éditorial pour un gouvernement libéral majoritaire. Voici des extraits où j’accroche dans sa logique :

Tout d’abord, il dit:

Pauline Marois a toute l’expérience requise pour devenir première ministre du Québec. C’est injustement que ses adversaires lui font porter la responsabilité de tout ce qui va mal en santé et en éducation, deux ministères qu’elle a dirigés avec compétence. Mme Marois a fait preuve d’un leadership certain en maîtrisant une formation réputée pour son indiscipline.

Quel est le problème alors ? C’est ce qui suit ce paragraphe:

Cela dit, le Parti québécois reste un parti indépendantiste, les péquistes promettant de «gouverner comme des souverainistes». Cela présage d’affrontements incessants avec le gouvernement fédéral. Le PQ propose aussi de faire adopter une constitution québécoise et d’amender la loi 101, ce qui promet de plonger le Québec dans des débats stériles. En cette époque d’incertitude, ces conflits internes nous feront perdre temps et énergies.

Ah, parce que c’est vrai que se plier aux quatre volontés d’Ottawa – particulièrement de Harper, un maniaque assoiffé de pouvoir et plus à droite que n’importe qui au Canada, c’est un signe d’intelligence et de respect des Québécois. Et je ne vois pas en quoi c’est stérile de vouloir que même dans les petits commerces, on parle français ? Ah, mais j’oubliais ! À la Presse, l’anglicisation de Montréal, c’est pas un problème… Bref, selon Pratte, en temps de crise il faut fermer sa gueule quand Ottawa perd la tête et veut nous mettre au pas ? Wow !

Mais le meilleur s’en vient en ce qui a trait aux Libéraux:

Les premières années du gouvernement Charest ont été très difficiles. Le gouvernement semblait désorganisé, il provoquait inutilement la colère populaire, faisait souvent preuve d’incompétence. Depuis la deuxième moitié de leur mandat initial, les libéraux ont corrigé le tir. Le premier ministre est à l’écoute des citoyens et le gouvernement est maintenant géré de manière efficace. En fait foi le taux de satisfaction élevé dont jouissent l’un et l’autre depuis plusieurs mois.

Dans la deuxième moitié du mandat 2003-2007, ils ont corrigé le tir ? Euh… Non ! Ça a été aussi moche et il a été tout aussi arrogant que dans la première partie. Si la deuxième moitié du mandat avait été si extraordinaire, on n’en serait pas venu en mars 2007 avec un gouvernement minoritaire, non ? « Le premier ministre est à l’écoute des citoyens… » Il n’a pas le choix, il est minoritaire ! S’il reprend le pouvoir majoritairement demain soir, comptez sur moi qu’il va reprendre ses bonnes vieilles habitudes arrogantes (comme un certain Harper qui a mis le Canada en crise politique…) et préparez-vous à des festivals de manifestations devant l’Assemblée nationale comme en 2003, 2004, 2005 et 2006 (je ne compte pas 2007 puisqu’il a déclenché les élections tôt dans l’année) ! Je veux dire, a-t-il écouté le débat notre bon prêcheur du fédéralisme de la Presse ? N’a-t-il pas vu le premier ministre cramoisi qui essayait tant bien que mal de contenir sa rage devant ses deux autres adversaires ? Quant au supposé taux de satisfaction: big deal, le gars n’a rien fait dans les derniers 18 mois ! Et comme 90% de la population est complètement ignorante face à la politique (votant majoritairement pour 1) le parti qu’ils ont toujours voté sans se poser de questions ou lire le programme électoral 2) pour la couleur de la cravate ou « ça ferait un bon gendre/ une bonne bru » ou 3) pour personne), pour eux, un Premier Ministre qui ne fait rien et qui ne cause donc pas de manifestations ou de hargne dans l’opinion publique, le crétin l’électeur moyen va se dire: « Hé, il est bon comme Premier Ministre, personne le critique ! »

L’éditorialiste le dit à la fin de son papier: la prochaine année, surtout, sera difficile économiquement. Or, dans un contexte comme celui-là, il faut prendre de bonnes décisions. Donc, si je comprends la logique de Pratte, il faut donner le pouvoir à un gars qui, par exemple,  a sacrifié des centaines d’emplois d’une usine pour qu’une autre usine reste ouverte ? Oui, ça a évité que le double d’emplois soient perdus… Sauf que quel beau message que ça a envoyé au secteur manufacturier: « Hé les gars, le PM Charest, c’est une carpette. Tu menaces de fermer et il va tout faire pour te plaire. Tu peux t’essuyer dessus, cracher dessus, y en a pas de problèmes ! »

Donc, donnons le pouvoir à la carpette du fédéral et des corporations !!! Vous vous ennuyez des manifestations massives de syndicats et autres groupes de la société bafoués par des lois libérales (comme en décembre 2003 ou 2004, je ne sais plus) ? Réjouissez-vous ! Elles vont revenir à grand pas dans les années à venir.

Pourquoi on vous dit de ne pas croire aux promesses…

De mes promesses, jen ai accompli zéro ! - Jean Charest

"De mes promesses, j'en ai accompli zéro !" - Jean Charest

En effet, quand on regarde, le bilan Charest, beaucoup de gens avec peu de mémoire diront que « bof ! ce n’est pas si pire ! ». Sauf que Denis Lessard de la Presse nous rappelle aujourd’hui que les promesses de Charest en 2003 pour « redéfinir le Québec »… Ben on n’en voit pas encore la trace. Extrait plutôt révélateur de l’article :

Pour lui (Jean Charest), il était intolérable que le niveau de vie des Québécois soit au 52e rang sur les 60 États ou provinces de l’Amérique du Nord.

«C’est le prix payé pour des gouvernements qui ont manqué à leur devoir, à leur devoir de réviser périodiquement leurs façons de faire», soutenait-il, solennel.

Le programme électoral du PLQ, publié à l’automne 2002, promettait déjà de «hisser le Québec dans la première moitié des 60 États et provinces du nord du continent où le niveau de vie est le plus élevé d’ici 10 ans». «Il n’est pas acceptable que le niveau de vie des Québécois les place au 52e rang», martelait le document qui promettait de «Réinventer le Québec».

Cinq ans plus tard, le Québec est… au 53e rang, selon une étude récente de l’Institut économique de Montréal. Une autre étude sur l’investissement, publiée le printemps dernier par le gouvernement du Québec, le reléguait même au 55e rang, selon les données de 2006 !

Content de voir que quelqu’un se rend compte que le PLQ sous Charest a autant pratiqué l’immobilisme que les gouvernements précédents. Aussi, content de voir M. Lessard arrêter de s’acharner sur le PQ, surtout après son article peu pertinent sur la « fatigue » de Madame Marois.

Par la même occasion, mon collègue Anarcho s’intéresse à Jean Charest qui bloguerait… Non, pardon, c’est plutôt Jean Charestt et disons que son « bilan » nous rappelle que ça lève pas fort au PLQ. 😛 (Bravo au Petit Émerillon pour cette trouvaille comme me le rappelle Anarcho.)

De plus, j’aimerais souligner quelque chose. Pourquoi tout le monde capote avec la fameuse ligne « Un enfant, une place en garderie » du PQ ?  Car après la juge (ancienne juge) Ruffo chez les crétins militants adéquistes, y a le docteur Chicoine – par le biais de Richard Martineau – qui s’insurge.  Premièrement, arrêtez de capoter: c’est une promesse électorale ! Les chances que ça se produise sont de 0,05%. Et là, je suis généreux. Deuxièmement, je comprends le point des deux intervenants : « Il ne faut pas que la garderie devienne le lieu où on élève les enfants, où on les « garroche » selon notre bon vouloir comme certains le font. » Vrai. Or, ce que « promet » l’équipe Marois, c’est que vous savez ces parents qui DOIVENT travailler le jour et qui sont pratiquement obligés de réserver leur place à une garderie cinq ans… avant la naissance de l’enfant. Hé bien, pour ces parents, un gouvernement péquiste s’arrangerait pour que ce soit plus facile pour eux d’avoir une place sans courir dans tous les CPE en espérant en obtenir une (comme ce qui se passe avec les médecins de famille).

Oui, je suis tout à fait d’accord: ce n’est pas aux garderies d’élever les enfants et ceux qui jettent leurs enfants inutilement dans les CPE pour leurs caprices d’adultes sont des irresponsables dont on devrait songer sérieusement à retirer les droits parentaux. Sauf que la majorité des utilisateurs de CPE sont des gens qui en ont besoin et pour qui trouver une place, c’est un cauchemar. Alors, c’est si grave que ça leur miroiter l’idée que « PEUT-ÊTRE », ils pourraient avoir une place en garderie plus facilement ?

Can you speak ze French, please ?

Billet billet inspiré par 2 textes: tout d’abord, la Fêlée sur le français et les SMS ou, comment nos jeunes parlent et écrivent à l’ère des « ptis mo sr lé cell ». 😉 Puis, un autre qui est devenue une « affaire » presque sur Cyberpresse, l’affaire « Fleur-de-lys », une fille (à ce que j’ai lu) qui a écrit un texte virulent à André Pratte sur l’indépendance, un texte bourré de fautes que l’éditorialiste a souligné et publié en disant le message suivant: comment se prétendre à la défense du français en écrivant des missives bourrées de fautes ? D’ailleurs, il a fallu que l’éditorialiste s’excuse presque du ton hautain que pouvait avoir son article sur ce courriel. Bon, je ne suis pas un admirateur de Pratte. Sa presque éjaculation écrite lorsque Harper a déclaré que le Québec était une nation (déclaration qui ne donne rien de concret – malgré ce qu’il prétend), m’a mise fort mal à l’aise. Sauf que là-dessus, il n’a pas tout à fait tort.

J’ai toujours trouvé très comique les gens qui parlent de la sauvegarde du français, du nationalisme et de la langue française… en faisant un tas de fautes. Je ne dis pas qu’il faille parler et écrire comme l’Académie française le voudrait. Or, je rigole beaucoup quand je vois, par exemple, mon beau-père décrier le manque de connaissances en français des immigrants et qu’ensuite, il écrit sur son ordinateur des trucs comme « sintèse » ou « ortographe ». C’est juste qu’il me semble que ça donne l’effet « faites ce que je dis, et pas ce que je fais ». Alors que, par exemple, un gars comme le Dernier Québécois qui a une belle plume, écrit sans fautes pratiquement et me parle de nationalisme, il me semble que je le prends plus au sérieux. Attention ! Ça serait la même chose pour un fédéraliste incapable d’écrire 3 mots en français. En fait, je crois que dès que le message est bourré de fautes (et on ne parle pas de fautes d’inattention qu’on commet tous ici), le message est dilué. Il ne passe pas parce que nos yeux saignent devant une syntaxe et des mots mal orthographiés.  Oh ! Je ne me proclame pas expert, j’en fais aussi des erreurs d’inattention. J’essaie, du moins, de me relire et je fais appel quand je ne suis pas sûr d’un mot à un dictionnaire. Une habitude qui semble se perdre…

Oh ! Ne vous inquiétez pas ! J’ai été ado, il n’y a pas si longtemps. Si les SMS et les cellulaires pour les gens de mon âge étaient rares à l’école, il n’empêche pas que c’était étrangement mal vu de bien parler (c’est-à-dire utiliser des mots au-delà du seuil de langage familier) et écrire le français. Je le sais, j’étais regardé comme un extra-terrestre quand j’étais un des rares à avoir dans les hauts 90%  (95% à 99%) ou 100 % en faisant des dictées. Nous étions une espèce à part, celle de ceux qui étaient vraiment bons en français. Ça se passait dans des groupes enrichis ! Imaginez comment on m’aurait regardé en régulier ou avec élèves en difficulté…

Bref, ce sont des temps durs pour la langue française au Québec. C’est pour ça que je suis de ceux qui ne croient pas que NÉCESSAIREMENT une politique langagière plus forte va aider le français. Ça ne peut pas nuire, bien sûr, mais toutes les lois du monde ne pourront forcer les gens à cesser d’être paresseux avec leur langue. C’est un des gros problèmes. En passant, juste comme ça, je me suis procuré le dernier Larousse (édition 2009). Y était un peu temps je vous avoue: je vais dans le domaine des communications écrites et mon dictionnaire datait de 1997… Je ne dis pas qu’il n’était pas adéquat, mais après 13 ans, un peu de modernité, ça ne fait pas de torts. 😉 D’ailleurs, sachez que blog/blogue (car ils acceptent les deux) et blogosphère se retrouvent bien à la page 122 de celui-ci. Sachez que blog/blogue est un nom masculin et blogosphère est un nom féminin. 😉

P.S.: En passant, je sais que mon titre comporte des fautes. Ze est une parodie de « the » et on ne dirait pas Can you speak the French, mais Can you speak French. Je ne suis pas cancre à ce point ! 😛

Guerres d’empires

En fait, je ne devrais même pas être étonné de cette nouvelle. Après tout, que les deux empires de communication se tapent sur la gueule: big deal ! Quoi de neuf sous le soleil ? C’est avec presque un plaisir quotidien que le groupe Gesca (La Presse et compagnie) et Quebecor (TVA, Journal de Montréal et compagnie) s’écoeurent mutuellement dans leurs publications. J’aurais presque le goût de dire au détriment de la population, mais je me risquerais à une poursuite des deux groupes. Sauf que là, quand on en vient aux poursuites judiciaires… Bon, alors Richard Therrien et Patrick Lagacé sont poursuivis (quoique je pense plus que c’est Gesca qui est ciblé et on prend les deux journalistes comme boucs émissaires) parce qu’ils ont insinué dans l’affaire Maxime Bernier (que j’aurais le goût d’intituler: L’affaire sans fin) que TVA (et le groupe Quebecor) ont camouflé le visage de madame Couillard et caché son nom jusqu’à une entrevue ce lundi (exclusive, bien sûr) car Bernier et Péladeau seraient de bons amis… Bref, cette insinuation et je cite l’article du Devoir:

Par leurs propos jumelés, Lagacé et Therrien jettent un important doute sur la conduite professionnelle de TVA et Fortin ainsi que sur le corps journalistique de TVA, dont font partie Bruneau et Larocque, et tentent de détruire la confiance du public que ces derniers ont légitimement gagnée au cours des dernières années

Hum, hum… Donc, le groupe conclut que:

Le réseau TVA estime avoir subi des dommages de nature pécuniaire évalués à 500 000 $, des dommages moraux évalués à 250 000 $, en plus de 100 000 $ de dommages exemplaires, tandis que MM. Fortin, Bruneau et Larocque réclament respectivement 100 000 $ à titre de dommages moraux et 50 000 $ à titre de dommages exemplaires.

Bon, comment je dirais ben ça… Premièrement, passez-moi un mouchoir quelqu’un ! Je veux dire qu’on vienne me faire croire, SÉRIEUSEMENT, que TVA a réellement eu des dommages moraux là-dessus. Parce que je suis pas mal sûr que si je regarde les cotes d’écoutes d’avant l’affaire Bernier et après, il y aura aucune différence. Deuxio, mise à part quelques Internautes qui, comme moi, ont ri de la chose parce que partout ailleurs la photo et le nom de l’ex compagne du ministre s’y trouvait, ça change quoi ? (Note: D’ailleurs, le réseau dit que les deux journalistes ont oublié de mentionner que Radio-Canada aussi a censuré la photo et le nom de madame Couillard pendant un certain temps. Or, il se trouve que cette censure a duré au bas mot une couple d’heures au lieu de trois semaines par rapport à TVA, cherchez l’erreur !) Ah, c’est vrai ! Les accusations (qui sont plus quant à moi des insinuations qui cherchaient à faire réagir des membres de TVA pour qu’ils expliquent leur position qu’autre chose) ont jeté un doute sur le code journalistique de TVA.

Personnellement, voulez-vous que je vous dise ce qui jette des doutes sur le code journalistique de TVA ? Des longs topos sur Star Académie mais pas sur les grands titres de l’international, des participants du Banquier qui passent aux bulletins de nouvelle, M. Poirier qu’on fait passer pour un journaliste alors que c’est un informateur et un négociateur de la police (rappelez-vous d’ailleurs de la bourde qu’il avait fait avec un véhicule dans l’affaire Cédrika…),  des longs reportages de Monsieur Larocque qui, pendant 9 jours, raconte des histoires d’horreur sur la bactérie C. difficile, le réseau fait un sondage PENDANT cette période et ensuite, on arrive au ministre de la Santé en disant: regardez, le monde ont peur des hôpitaux ! Euh… Je n’ai suivi que quelques cours de psychologie, mais je sais que quand on expose de manière prolongée des individus à un stimulus émotif comme la peur, ils finissent par avoir peur. Cours 101 de psycho. D’ailleurs, le ministre l’avait bien fait remarquer à l’époque qu’avec tous ces reportages, on avait fini par créer une psychose chez la population, ce qui expliquait les résultats du sondage.  C’est un des rares moments où j’ai été fier du ministre.

D’ailleurs, je trouve ça bizarre que monsieur Larocque et Bruneau soient de la poursuite. À ce que je sache, je n’ai pas lu aucun papier les ciblant particulièrement dans cette affaire. Mais s’ils aiment poursuivre, je leur suggère aussi une poursuite à faire après celle-ci: une poursuite envers leurs patrons pour nouvelles à sensation ridicules, obligations de « ploguer » les émissions de l’empire tentaculaire dans leurs bulletins et, surtout, pour censure. Parce que c’est drôle, hein, mais je suis pas certain que je dois faire confiance à un réseau qui omet de dire que l’empire auquel il appartient a mis au chômage forcé depuis plus d’un an un journal (et donc, tous ses employés) de la région de Québec, je dis ça de même… Bref, tout ça pour dire que j’ai de plus en plus peur pour l’information avec ces gros empires qui se font la guerre. À quand une nouvelle épopée cinématographique : Media Wars ?

Réaction de Patrick Lagacé sur la poursuite ici. (Le chanceux, il est en Islande !)

La méthode Dumas

Je lis les chroniqueurs de quotidiens sur le Web depuis un an au moins. Il me manque juste Le Devoir, mais je trouve qu’on est très restreint sur le site, mais ça aura tendance à changer au fil du temps. Je ne les lis pas tous, mais j’en lis pas mal. Un qui me fait rire par moment est Hugo Dumas. Au début, il ne m’intéressait pas et finalement, j’ai trouvé que certaines de ses formules assassines étaient très marrantes. Parfois injustes, mais je considère aussi que quand je déteste quelque chose, je peux être injuste sur le coup (certains diront démagogues mais bon…). Sauf qu’il y a une constante chez Dumas qui m’exaspère: son obsession des cotes d’écoute. Je ne sais pas si le gars a travaillé pour BBM, mais bâtard, il sort les *&?%(*&? de chiffres de cotes d’écoute à chaque chronique ou presque. Comme s’il s’agissait d’une valeur sûre en télé: la cote d’écoute. Alors qu’on sait qu’aujourd’hui, les gens enregistrent avec décodeurs numériques et/ou vidéos, qu’on achète beaucoup les séries en DVD, etc. Bref, ces chiffres, on le sait, servaient à la base aux annonceurs: pour savoir et négocier les prix pour mettre une annonce. Ce n’est en aucun cas un indicateur de qualité. Par exemple, aujourd’hui dans sa chronique, il répond à Martin Petit qui l’a attaqué sur ses propos sur le Gala des Oliviers de dimanche. Son argumentation ne serait pas si mal si ce n’est que cette phrase:

En passant, as-tu jeté un coup d’oeil à tes cotes d’écoute de dimanche soir? Houlala, ça dégringole vite, ces chiffres-là. De 1 540 000 téléspectateurs l’an dernier, l’audience des Olivier a fondu à 1 223 000 fans.

C’est vrai que c’est épouvantable: JUSTE 1 223 000 téléspectateurs ! Mon dieu, vite, sortez les sacs bruns pour M. Petit, je crois qu’il en aura besoin. (sarcasme ici) C’est ce qui me tue: quand je vois sa manie de tout vouloir expliquer le pourquoi d’une chute dans les cotes de telle émission cette semaine et etc. C’est simple, ça me donne le goût de fesser. Et non, je ne suis même pas de ces téléspectateurs des Oliviers, j’étais chez des amis dimanche soir. Je veux dire, pour moi, tu peux critiquer ce que tu veux dans une émission: son look, le jeu ou le travail d’animateur, la technique, la longueur, etc. Mais come on ! Tu n’attaques pas avec l’argument de la cote d’écoute ! Ça, c’est pas faire du journalisme, c’est faire du mémérage !

Alors, si La Presse considère que du mémérage, c’est du journalisme, j’imagine que je dois prendre Écho-Vedettes pour le plus grand hebdomadaire jamais créé par l’homme ?