La culture de mort

Artiste: Casey Brown

Difficile de ne pas parler des propos de Monseigneur Ouellet qui viennent de rallumer le débat sur l’avortement. Déjà la question se pose: était-il vraiment éteint ? Il me semble que depuis que les Conservateurs sont au pouvoir avec Harper, on frôle le reniement de ce droit acquis depuis quelques décennies à peine.

Ce qui est amusant des fanatiques catholiques, c’est qu’ils ressortent toujours le même argument quand vient le temps de parler soit de l’avortement, des homosexuels, des féministes ou de la contraception:  « Ce sont tous des éléments qui participent à la culture de mort ambiante. »

La culture de mort ? Vraiment ? S’il est vrai que dans l’avortement, il y a une question de décès, pour le reste, j’ai du mal à comprendre cette fameuse « culture de mort » dont ils se servent si souvent comme argumentaire.

Et puis, bon, vous me direz que je ne suis qu’un pion, un participant de cette culture de la mort et donc mon opinion équivaut à une fiente de moineau, mais voici ce que je perçois.

Alors, on a une religion qui  :

  • A voulu exterminer une culture complète (musulman au temps des Croisades)
  • A assassiné des centaines de milliers « d’hérétiques » grâce à l’Inquisition (hérétiques en question = scientifiques, personnes d’autres croyances, libres penseurs, femmes célibataires)
  • A commis des meurtres en leur propre sein (amusez-vous à faire des recherches sur les papes assassinés)
  • Laisse mourir des millions de personnes du VIH en Afrique en leur conseillant de NE SURTOUT PAS PORTER DE CONDOM
  • Par leur position extrêmement violente contre l’avortement, obligent près de 68 000 femmes par année à avoir recours à des avortements clandestins qui vont les tuer et qui vont laisser des séquelles à des millions d’autres (d’ailleurs, Monseigneur Ouellet serait « content » d’apprendre que pour la plupart, elles avortent à cause d’un viol)
  • A plusieurs militants – particulièrement aux États-Unis et dans l’Ouest canadien – qui sont pour la peine de mort, le port d’armes à feu et pour les systèmes de santé privés qui laissent mourir ceux qui sont sans-le-sou
  • En brimant la sexualité de leurs prêtres, a fermé les yeux sur certains d’entre eux qui ont brisé la vie de centaine de milliers d’enfants

Mais non, ce sont les féministes, celles qui avortent et les homosexuels qui sont LA CAUSE de la culture de mort dans le monde. Ben ouais…

Ça me fait penser à un sketch de Kaamelott que j’adore. Ça se passe entre le Répurgateur (joué par Eli Semoun) et le roi Arthur (Alexandre Astier). Le Répurgateur, homme de Dieu dévoué s’il en est un, demande au roi de se confesser.  Évidemment, on parle d’un roi celte/breton élevé par les Romains alors les confessions catholiques, il ne s’y connaît pas trop. Donc, il demande un exemple de faute à confesser. Alors, le Répurgateur lui dit (je simplifie ici, ce n’est pas le texte mot à mot):

– Ben, par exemple, avez-vous déjà ôté la vie à quelqu’un ?

– Ben… ouais. Plusieurs, en fait.

(mal à l’aise) – Ah ouais, parce que ça, c’est super mal vu, c’est un péché suprême. Dans quel contexte, c’est arrivé ?

– Ben à la guerre !

(soulagé et en souriant) – Ah, mais ça, ça ne compte pas. C’est pas la même chose !

– Ah bon ?!

– Ah non, c’est correct. La guerre, là, on a droit le tuer. En plus, est-ce que c’était en lien avec la quête du Graal ?

– Ben oui, c’est toujours un peu lié…

– Alors là, c’est encore mieux ! Si c’est pour Dieu, vous pouvez buter, sans problèmes. Même que dans ces cas-là, vous pouvez les torturer autant que vous voulez. (Intéressé, presque sadique) D’ailleurs, dans ces hommes que vous avez butés, il y en avait qui suppliaient leur mère que vous leur rendiez grâce ?

– Je ne sais pas. Possible…

– Ah ouais, parce que j’aime bien quand ils couinent !

Ça représente tellement bien, même dans un contexte humoristique, ce qu’est l’Église: une entité hypocrite de part en part. D’un côté, elle joue la carte de la moralité, mais quand ça s’applique à ELLE – ah ben là ! – la moralité prend, tout d’un coup, un aspect d’une flexibilité étonnante.

Vive le deux poids, deux mesures j’imagine !

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Un jour qu’il faut continuer de souligner

C’est la journée internationale contre l’homophobie aujourd’hui. Je sais, je sais. On aime bien croire que ça ne sert à rien d’en parler, mais…

voici

quelques raisons

pourquoi cette journée

est si importante.

Je ne laisserai que les liens parler pour moi. Ils valent leur pesant d’or.

Aidez un conservateur à comprendre l’homosexualité

Parce que la droite sociale a bien de la difficulté à comprendre la présence d’homosexualité et en lien avec ce billet de Valérie Borde du 7 août 2009 (pas 1989, 2009) de l’American Psychological Association qui a enfin tranché que – tiens – les techniques pour tenter de modifier l’orientation sexuelle d’une personne sont vaines… Wow ! Imaginez, ça fait seulement UNE SEMAINE dans l’histoire de la psychologie américaine qu’il y a enfin consensus sur la question. D’ailleurs, fait hyper troublant amusant : une étude de mars 2009 révélait que 17 % de 1300 professionnels interrogés avait tenté « d’aider » des gays et lesbiennes à changer d’orientation sexuelle.

Alors, pour tous ces « grands génies », un petit vidéo dans la langue de Shakespeare pour en apprendre sur ce « phénomène mystérieux » de la gaieté (dans le sens de… 😉 ):

Huh ? What ?

Y a des jours comme ça où on a l’impression qu’il y a quelque chose dans l’air de bizarre. Par exemple, quand je regarde mon agrégateur et que je vois  – sur le blogue de Richard Hétu – Ted Olson, un Républicain très républicain (le genre qui a tout fait pour mettre Clinton dans l’eau chaude avec le scandale Lewinsky et qui adulait Bush) dire qu’il va se battre pour faire déclarer inconstitutionnelle (ayoye ! j’ai plogué ce mot dans un vrai contexte ! 😛 ) la décision de la Cour Suprême de Californie qui a validé la proposition 8 contre le mariage gay dans l’État.

Citation de Monsieur Olson prise du blogue de M. Hétu et traduite en français par votre humble serviteur:

Ce n’est pas une question d’être libéral ou conservateur, Démocrate ou Républicain. Nous sommes (NDT: lui et David Boies, un démocrate) là en partie pour symboliser cela. La question ici est celle de l’égalité des droits, garantie à tous les Américains par la constitution des États-Unis. Depuis trop longtemps, les gays et les lesbiennes qui recherchent une relation stable, des relations d’amour dans l’institution du mariage se sont fait refuser ce droit fondamental.

Mais que se passe-t-il dans le GOP (Grand Old Party) ? Quand ce n’est pas Ted Olson qui va se battre contre la décision de la Cour Suprême, c’est la fille de John McCain qui déclare qu’on devrait cesser d’ostraciser les homosexuels… Pourtant, d’autres forces républicaines s’associent également avec la droite religieuse anti-gay… Est-ce que le parti républicain vivrait un schisme ? Ça m’étonnerait, mais si un grand défenseur des républicains, qui sous Bush  étaient très homophobes, qui  se porte à la défense des droits des homosexuels, il y a clairement quelque chose qui se passe chez nos voisins du Sud… Ou, soyons cyniques, serait-ce parce que de plus en plus d’Américains ne voient plus d’inconvénients à ce type d’unions et que les Républicains veulent des votes pour en 2010 ?

En tout cas, aujourd’hui, je me sens comme si c’était le monde à l’envers…

Le billet du jour: Dominic Arpin affiche sur son blogue une très troublante campagne polonaise sur la perte de patience des parents qui peut mener à une plus grave perte de contrôle… La première image de cette petite fille sur la table me donne le frisson et celle du petit garçon rend le tout très triste. En tout cas, une fichue de belle trouvaille à voir et qui fait réfléchir.

On est loin de vivre en paix

Nous sommes le 17 mai, jour international contre l’homophobie. Il y a 40 ans, Pierre Elliot Trudeau passait son bill omnibus qui tout d’un coup décrétait que l’État ne se mêlerait plus de ce qui se passe dans les chambres à coucher, particulièrement entre adultes consentants (de sexe différent ou de même sexe). Un des rares bons coups de sa carrière politique, n’en déplaise aux souverainistes qui se lèvent pour l’haïr (avec raison)…

Le thème de cette année est « L’homosexualité n’a pas de frontières », ce qui rappelle à certains que partout sur la planète, l’homosexualité existe et que même les lois strictes et dures ne changent rien, quitte à ce que le tout se fasse dans la clandestinité bien souvent (voir l’Iran, pour ne citer que cet exemple). Car on n’a qu’à sortir à l’extérieur du Québec pour se rendre compte que les homosexuels hommes ou femmes sont persécutés et victimes de discrimination par la population et surtout les gouvernements qui aiment bien les diaboliser.

On n’a qu’à voir l’exemple de la Russie qui a interdit une manifestation pour souligner cette journée internationale du 17 mai… Définitivement, on est loin de vivre en paix avec sa sexualité. C’est peut-être pourquoi, l’an dernier, j’étais si hésitant à dire mon orientation. Je voulais le dire en cette journée contre l’homophobie, puis… Effrayé, je l’avoue, j’ai repoussé le projet de 2 mois. Et pourtant, jamais un geste n’a été aussi libérateur que ce soit lors de mes premiers aveux il y a plusieurs années jusqu’à celui de l’an dernier.

David Gendron emmenait une question intéressante: peut-être que la lutte pour les droits des homosexuels est mal placée. Peut-être que c’est l’hétérosexisme (idée d’une supériorité des hétéros sur les gays à cause d’une « supposée » normalité) qui doit être dénoncé… Je n’en sais rien, je vous avoue. Il n’empêche que l’idée mérite d’être débattue à tout de moins.

Il n’empêche qu’aujourd’hui, je dirais comme il est dit ici, qu’est-ce que ça change ce qui passe dans la chambre à coucher entre adultes consentants ? Certains aiment se faire fouetter, certains aiment le faire couverts d’huile ou de chocolat, certains utilisent des jouets en plastique et d’autres se défèquent l’un sur l’autre. Et il y a des choses plus douces – plus ordinaires – comme deux hommes ou deux femmes qui s’aiment et veulent passer une (ou des) nuit(s) d’amour ensemble.  Ce n’est pas une question de perte de valeurs, de la supposée perte de Dieu, ce n’est pas un choix ni une mode, c’est une question bassement instinctive et humaine. L’être humain fait partie de ces rares animaux qui succombe à des passions, à des fantasmes, à l’amour… Alors, qui sommes-nous pour juger de ce qui se passe dans les chaumières une fois la lumière éteinte ? Bien souvent, les pires moralisateurs sont les plus pervers… Tôt ou tard, les bas instincts ressortent d’une façon ou d’une autre.

Ce qui me fait peur néanmoins, comme le faisait remarquer le Détracteur dernièrement en envoyant cet article, c’est que la droite religieuse qui panique devant le « supposé manque de valeurs contemporain » voudrait nous ramener à l’époque d’avant le bill omnibus… Bref, un beau petit retour en arrière de 40 ans. Et malheureusement, plus ils sont riches et  forts plus leurs pressions de faire marche arrière risquent de donner des résultats…

On est loin d’avoir la paix, croyez-moi. Alors, oui, peut-être que le mouvement gay est parfois énervant de rappeler constamment ses batailles, mais… Elle ne peut pas se permettre de retourner à l’ère des bars clandestins, de la honte, de l’obscurantisme. Surtout que  je ne comprends toujours pas quelle menace avons-nous sur le monde ? Nous n’empêchons personne de vivre sa vie… Nous faisons partie de vos vies quotidiennes sans jamais vous rappeler nos pulsions comme on ne vous demande pas les vôtres. Je ne devrais même pas avoir à parler comme si j’étais une classe à part. Et pourtant, ponctuellement, on me rappelle que je suis à part et certains se permettent de dire le terme « menace à la morale ».

J’ai hâte de trouver la paix.

L’effet Cendrillon

Ah, Susan Boyle… Je ne voulais pas en parler parce que j’avais l’impression que tous les médias avaient fait le tour de la question. Mais il semble qu’encore aujourd’hui, cette femme « pas belle mais à la voix ravissante » (quoique, je tiens à dire qu’elle fausse dans sa chanson, hum hum…) fait jaser, ramenant à la mode le fameux proverbe anglais « you can’t judge a book by its cover » (on ne peut juger d’un livre qu’à sa couverture). Et ce n’est pas la première fois qu’à Britain’s Got Talent, une personne pas jolie impressionne. On se rappelle tous de Paul Potts, ce vendeur de cellulaire ventripotent et à la dentition imparfaite qui a chanté un air d’opéra et remporté le concours…

On aime tous l’effet Cendrillon: le petit canard qui devient finalement la star du bal et a droit au conte de fées et à la fin heureuse. Sauf que… Je veux pas péter la balloune de personne, mais… Vous trouvez pas ça bizarre que ça arrive deux années en ligne pratiquement dans le même concours ? Moi, c’est drôle, je trouve que ça sent le marketing à plein nez: on va répéter l’histoire du petit canard pour faire beaucoup de sous sur le dos du petit canard.

Et en plus, affaire comique: dans les deux cas, on a rappelé que ces histoires nous enseignaient qu’il ne fallait pas juger les gens par leur apparence physique uniquement. Or, théoriquement, après l’histoire Paul Potts, on aurait dû avoir les mêmes « a priori » avec cette dame… Et pourtant, le cycle a recommencé: dans l’assemblée, on se moquait d’elle avant sa prestation et les juges étaient prêts à la foutre à la porte cul par-dessus tête… Bref, on n’apprend jamais. Nous sommes humains et superficiels, particulièrement dans des concours de talent.

Et puis, comme le disait Marc Cassivi il y a quelques semaines, il est fort possible que si la dame gagne (forte possibilité vu le succès immense de M. Potts), on la change carrément physiquement pour être « au goût du jour ». Et personne ne s’en formalisera car un laideron dans la chanson, ça ne passe malheureusement pas. D’ailleurs, je me permettrai de vous dire que j’ai été surpris dimanche dernier de voir Paul Potts qui a seulement changé sa dentition et qu’on ne l’ai pas lipposucé ou obligé à suivre une diète/entraînement…

Le billet du jour: Beaucoup ont dit qu’avec Obama à la présidence, la perception envers les Noirs allait changer… Mouin… Mettons que si dans certains cas, ça marche, dans d’autres, c’est assez perturbant de voir que les perceptions ne changent pas. Par contre, je ne sais pas, je me dis qu’il faut prendre les bonnes nouvelles quand il y en a. Par exemple, un sondage récent (datant du 27 avril dernier) fait aux États-Unis qui démontre que les Américains sont de plus en plus en faveur d’une législation (ne serait-ce que d’une union civile) entre conjoints de même sexe. Comme je dis, faut prendre les bonnes nouvelles quand il y en a. 😉

Signes de l’apocalypse

Ça y est, je le dis. C’est l’apocalypse. Comme bien des malades intégristes fanatiques chrétiens fort croyants, je proclame que l’Apocalypse avec un grand « A » est proche. Premier signe: le pape est en train de se mettre à dos une quantité incroyable de catholiques (même du clergé lui-même !!!) avec ses propos qui viennent de l’an 1000 avant Jésus-Christ.  Deuxième signe: les États-Unis vont signer une déclaration des Nations Unies (non contraignante par contre) pour dépénaliser l’homosexualité. J’entends d’ici les fanatiques évangélistes et mormons en tout genre hurler d’horreur et ça me fait tellement sourire. Dernier signe et non le moindre: Carbonneau a été renvoyé du Canadien de Montréal la semaine dernière.

Ah, le renvoi de Carbo… Je n’en ai pas parlé la semaine dernière. 1) Parce que je suis que de très loin le Canadien de Montréal et franchement, leur sort m’indiffère. 2) Parce que ça a pris tellement de place dans les médias que ça en devenait franchement gênant. Quand tu dis que ça a pris plus de place que Henri-Paul Rousseau qui commentait sur la Caisse de dépôt (avec ces fameux « Je suis content de votre question »)… 3) Me semble que les 110% de ce monde ont tout dit, ont tous pété leur coche et qu’il est l’heure de passer à autre chose.

Là, attention, je vais dire quelque chose de terrible, mais je vais le dire pareil: au pire, c’est juste une ÉQUIPE DE HOCKEY. C’est incroyable toute la place médiatique que ça prend, sans farces. Cet automne, je riais quand je voyais ce cours de l’Université de Montréal disant que le Canadien de Montréal était une religion. Aujourd’hui quand je vois qu’on accorde 1h30 de temps d’antenne à ce sujet (voire plus) sur LCN et RDI… Je me dis que oui, c’est définitivement plus gros que la religion catholique elle-même.

Alors, bon, maintenant que Moïse Carbonneau est parti (puisqu’il faut parler en termes religieux), qui va emmener nos Glorieux (dont 90% environ ne parlent pas un traître mot de français sauf les sempiternels « bonjour » et « merci ») vers la Terre Promise ? On ne sait pas. On ne sait même pas s’il devrait parler français. Bon, moi qui aime le français, je dirais que OUI. Déjà que l’équipe est de moins en moins francophones, est-ce qu’on pourrait de grâce avoir quelqu’un qui s’exprime en français ? Question de rappeler – à défaut de l’appliquer – qu’au Québec, la langue d’usage et principale est le français. Mais bon, il semble qu’on préfère quelqu’un qui nous emmenera à la Coupe Stanley (l’inaccessible rêve) à quelqu’un qui s’exprime en français. Soit. On pourrait peut-être commencer à parler en anglais partout, maybe this blog should be english-only, no ?

En fait, je déconnais tantôt avec mes signes de l’Apocalypse. Mais il y a peut-être lieu de s’inquiéter pour le français au Québec quand la Caisse de dépôt est dirigée par un unilingue anglophone et que les Québécois sont prêts à renier leur langue tout ça pour avoir une parade sur la Ste-Catherine pour admirer une coupe argent qu’ils perdront l’année d’ensuite.

Le billet du jour: Avez-vous peur du cancer ? Qui ne le serait pas ? Le mot revient TOUS LES JOURS dans les médias et chaque semaine, une nouvelle étude nous dit que tel truc est cancérigène ou qu’au contraire, prend tel aliment est un anticancérigène. Steve Proulx aborde le sujet alors que des médias ont pratiquement colporté que Facebook était cancérigène… Moi, qui a une tendance à l’hypocondrie (j’en reparlerai éventuellement), j’ai abandonné. Sans farces, j’en ai plein le derrière de me farcir de la peur à la petite cuillère. À écouter toutes les études qui se font, TOUT EST CANCÉRIGÈNE. Bientôt, on va nous apprendre que les souliers à crampons,  marcher sur les mains, les toutous de Bob l’Éponge, regarder les Simpsons entre 16h et 20h et flatter un chat à la pleine lune les mois qui finissent par un 30 sont cancérigènes. Une question comme ça, je ne suis pas médecin mais j’ai une hypothèse: est-ce que ça ne serait pas possible que ce soit notre mode de vie, nos relations humaines centrées sur nous-mêmes et le refoulement de nos problèmes et émotions qui causent le cancer ? Je dis ça de même…