Polanski est coupable

Ce billet va prouver à quel point il m’arrive aussi de pencher à droite dans ma vision des choses. Faut bien que je fasse du Martineau de temps en temps. 😉 Non, c’est que j’ai l’impression que ce mouvement de sympathie envers le cinéaste Roman Polanski, arrêté dimanche en Suisse, est un peu trop grand.

Vous le savez, je déteste le deux poids deux mesures. Alors quand je vois certaines personnes prendre la défense de M. Polanski alors que je m’excuse, mais il a commis le même genre d’acte envers une fillette de 13 ans qu’un certain Guy Cloutier a fait à une Nathalie Simard à l’époque et pourtant, ces mêmes personnes ont traîné – avec raison – l’ancien producteur dans la boue, je ne comprends plus rien.

Ah, c’est vrai ! C’est Polanski, cinéaste supposément raffiné (excusez-moi, mais s’il a fait des chef-d’œuvres, je le concède, il a aussi fait des daubes genre The Ninth Gate ou un énième remake de Oliver Twist), le genre qui fait baver les critiques alors que Guy Cloutier produisait des gros shows gras de popularité, des artistes populaires et des shows télé où l’utilisation de neurones était facultatif (et j’avoue que ce n’est faux là aussi).

Donc, si je comprends bien: c’est t’es un gros dégueu populiste, t’as pas le droit de violer une jeune fille. Mais si tu es un cinéaste oscarisé et plébiscité par les critiques, ah là, permets-toi toutes les conneries que tu veux mon homme ! On va te défendre !

Honte à Cassivi et Lussier !

Je pense que la cerise sur le gâteau, ce sont les réactions de Marc Cassivi et Marc-André Lussier qui osent prétendre qu’un festival de films, ça devrait être comme dans une église, tu as une immunité face à la police. Euh… NON ! Déjà que je ne comprends toujours pas pourquoi quelqu’un qui va se réfugier dans une église est à l’abri de la police…

Alors, si je comprends leur logique, un producteur/réalisateur/scénariste/acteur tue quelqu’un volontairement pendant un festival de films, on devrait laisser tomber les accusations ? Ben quoi, ça s’est passé pendant un festival de films ! Alors, c’est génial, à Cannes, à Venise, à Berlin, à Namur et même à Montréal, pendant quelques semaines dans l’année, si vous faites partie du monde cinématographique, vous avez le droit de commettre tous les actes criminels répréhensibles par la loi et on n’a pas le droit de vous arrêter ! C’est le fun, hein ? Belle jurisprudence que ça fait.

Je suis conscient effectivement que son arrestation en Suisse était un peu… moche et surprenante. Surprenante parce que ça fait des années qu’il vit en France, comment ça se fait qu’on ne l’a pas arrêté plus tôt ?!! Surtout que le gars s’est déclaré coupable ! Sauf qu’après une quarantaine de jours en prison, il a fui. Ça lui tentait plus. Car ça a beau être le réalisateur de The Pianist, mes amis, ça reste un FUGITIF !

Et ça n’a rien à voir, contrairement à ce que dit Cassivi, avec la liberté d’expression. On ne parle pas d’un cinéaste qui fait un film dont les propos ne plaisent pas à quelques pays. On parle d’un gars d’une une quarantaine d’années qui s’est amusé à badiner avec une jeune fille de 13 ans (pas 16, 17 ans sur le bord d’être majeure… 13 !!!) et l’a violée, s’arrangeant pour la droguer  afin qu’elle soit « consentante ».

Oui, mais la victime dit qu’on peut abandonner les poursuites. Euh… à ce compte-là, y a bien des criminels qui seraient dans les rues car bien des victimes abandonnent en cours de route par peur de représailles ou découragées du processus. Or, c’est la société qui poursuit M. Polanski, pas la chère dame.

Oui, mais c’est une erreur de jeunesse. Wô ! Depuis quand violer une fille de 13 ans fait partie des « erreurs de jeunesse » ? Conduire saoul ou faire du « car surfing », oui. Consommer un mélange d’un paquet de drogues ensemble, oui. Baiser avec une fille/un gars sans condom pour un « one night stand », oui. Voler un dépanneur, oui. Violer une mineure… Hum… Me semble que ça ne fait pas partie du processus normal. En plus, peut-on parler d’erreur de jeunesse ? Le gars avait les 40 ans dépassés quand c’est arrivé !

Oui, mais il vient d’une époque qui était libertine sur le plan sexuel / mais il a vécu des choses terribles comme sa femme enceinte se faisant assassiner par Charles Manson. OK, oui, c’est vrai que son passé a été dur. Mais à ce compte-là, y a bien des criminels qui ont un passé terriblement dur (abandon parental, toxicomanie, inceste, etc.). Devrait-on tous les acquitter ? Et puis, ne me sortez pas l’argument de l’époque de la libération sexuelle ! Parce que si vous me sortez cet argument, je vous demanderais: comment réagiriez-vous si, hypothétiquement, je vous disais que je viens d’un milieu où il était bien vu à chaque semaine d’éventrer des bébés chats et percer l’hymen des jeunes filles avec un couteau de chasse ? Me pardonneriez-vous le fait que j’attaque des jeunes filles avec un couteau en raison de cela (ce que je ne fais pas, c’est un exemple) ? Non, hein ? Vous feriez bien ! Heureusement, d’ailleurs, que je ne viens pas de ce genre de milieu. 😉

Oui, d’accord, il n’a fait qu’une victime. OK, ça fait un bon bout de temps et la justice pourrait lui donner un pardon. Sauf qu’il faut qu’il assume et aille justement devant la justice pour le demander. C’est pas en restant en Europe comme un fugitif qu’il va s’aider et je ne trouve pas qu’on envoie un bon message en disant aux agresseurs sexuels: hé, les gars et les filles, si vous êtes des génies dans votre domaine, on va vous pardonner vos actes répréhensibles car on vous aime bien !

Je suis d’autant plus traumatisé de voir les réactions françaises qui défendent gros comme le bras le cinéaste qu’ils avaient accueilli sous leur aile. Euh… C’est quoi ? En France, c’est bien vu de coucher avec des filles de 13 ans ?

Bon ben sur ce, pendant que vous me traitez de vieux réactionnaire coincé, je vais aller subir une douche de « démartineausation ». Parce que ouf, c’est dur d’écrire avec la veine sortie du front comme ça. 😉

Publicités

Si Jésus était vivant aujourd’hui…

Animation de Patrick Boivin

Nous sommes Vendredi Saint. Forcément, il est de bon goût de parler de Jésus… ou est-ce le cas ?

Je m’étais toujours promis de faire ce billet éventuellement sur le blogue. J’aurai réussi à le faire avant l’anniversaire de celui-ci qui viendra mercredi prochain. C’est un billet un peu naïf/provocateur/pas fait pour les cathos extrémistes.

Je l’ai déjà dit, une bonne partie de mon enfance a été dans la religion catholique. Non pas que j’allais à la messe tous les dimanches, mais il y a eu une époque (de 11 à 12 ans environ) où je l’avoue, j’y allais fréquemment. J’ai fait tous mes sacrements et comment faire autrement venant d’une famille de croyants. À l’époque, j’étais carrément inconscient des inégalités, des injustices, du double discours « légèrement » hypocrite de la « plus belle religion du monde ». Il y a quelque chose que j’aimais dans la religion: l’idée de respect des autres, de partage, d’amour entre les hommes. Je me rappelle – oh la honte ! – à notre bibliothèque municipale, il y avait des BDs sur la vie de Jésus. Je les avais dévoré. Pourquoi ? Parce que Jésus me faisait le même effet que certains ressentent face à un gars comme Che Guevara, par exemple. Jésus était un révolutionnaire de l’époque: il était le seul féministe de son époque (il n’avait aucun problème à se tenir avec des femmes et des enfants), le seul qui osait voir les exclus,  le seul qui faisait chier les hommes de loi et de la religion…

Alors, en grandissant, je me suis rendu compte que la représentation de Jésus sur Terre (qui est censée être l’Église) a complètement occulté cette aspect révolutionnaire de leur prophète… Ce qui m’a profondément dégoûté et pour de bon. Ce que je veux dire, c’est que si Jésus était vivant de nos jours, il capoterait (sic !) de voir ce que l’Église est. Je suis certain qu’il serait le premier à inviter tous les catholiques à s’apostasier. Il serait horrifié de voir à quel point on a détourné son message au nom de la « loi divine », celle que LUI-MÊME combattait parce qu’elle plaçait l’homme dans un état de frustration, de soumission.

Il serait dépité par la place des femmes dans l’Église, des rejets systématiques que cette religion a fait EN SON NOM. Le Jésus dont j’ai lu le message dans les %*%# d’évangiles n’approuverait pas les actions de mongols qui se promènent avec des pancartes « God hate fags » aux États-Unis, il maudirait les Américains pour avoir osé mettre le nom de Dieu sur leur argent, il pèterait une coche de voir comment on le cite à toutes les sauces (surtout à la sauce d’intolérance), il serait scandalisé de voir un pasteur dire (comme certains l’ont fait) que les attentats du 11 septembre 2001 ont été causés par des féministes, je pense qu’il se permettrait une gifle à Benoît XVI sur les propos par rapport au condom…

Je veux dire que lorsque Jésus a dit à Simon-Pierre : « Pierre, tu es pierre et c’est sur cette pierre que tu bâtiras mon Église », je ne crois pas qu’il avait en tête ceci: « Hé, Pierre ! J’aimerais ça que tu bâtisses une organisation où, premièrement, vous allez vous entretuer pour savoir si je suis divin ou non, deuxièmement, vous allez bâtir une super grosse hiérarchie pour développer des luttes de pouvoir comme les organisations politiques et troisièmement, vous allez cracher sur le monde en oubliant carrément tout ce que j’ai dit dans les dix dernières années. » C’est malheureusement ce qui est arrivé. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir été torturé par les Romains qui les ont rendus aussi acerbes et méfiants, mais ils n’en aura pas fallu plus pour qu’ils développent une structure hiérarchique si étouffante avec un code de loi si pénible qu’elle aura eu droit à quelques scissions.

C’est bizarre. À chaque fois que l’Église sort dans les médias, ça fout le bordel total. Et pourtant, dans des entrevues, les ecclésiastiques sont toujours là à répéter que l’Église offre un message d’amour et de tolérance. Je suis en train de me demander si ce n’est pas leur moyen de calmer une tempête médiatique. La petite couverture d’amour pour cacher la montagne d’intolérance. J’ai déjà lu d’un chrétien – à propos des dernières tempêtes qu’a subies l’Église cette année – que la religion catholique était une religion sur le pardon et qu’il fallait faire preuve du même pardon face aux hommes d’Église. Ce n’est pas faux sauf que pour avoir droit à un véritable pardon, il faut que la personne ou l’entité regrette. C’est du moins ce qu’on m’a appris. Or, ce n’est JAMAIS le cas de l’Église. Alors, pardonner quelqu’un qui n’admet pas ses fautes, ça ne marche pas.

Et puis, j’en reviens à Jésus un peu. On dit que la religion catholique est une religion de pardon. Je comprends: elle est tellement castratrice et culpabilisante ! Or, encore une fois, était-ce vraiment le message de Jésus ? Je me répète mais dans la version de la Bible que j’ai lu, il me semble que justement c’était les pharisiens qui culpabilisaient et Jésus qui disait qu’il fallait arrêter ça ce cycle de culpabilisation. Mais forcément, ça ne fait pas une très bonne religion, des gens qui se sentent heureux et libres dans leur spiritualité…

Je sais, le billet est naïf. Après tout, on ne sait rien de Jésus. Certains doutent même de son existence historique. Cependant, il me semble qu’on ne peut pas être contre les valeurs d’acceptation, de respect, d’amour, de partage, de générosité et d’entraide. Ce sont les valeurs que le Jésus mythologique a laissées. Il est juste terriblement dommage que ces valeurs aient été carrément mis aux oubliettes par l’Église…

Alors, c’est Pâques: faites-vous un cadeau, faites votre apostasie ! 😉 (Je blague, mais c’est vrai que ça pourrait être un super slogan ça. 😛 )

Sur cette extraordinaire bande-annonce d’un road-movie mettant en vedette Jésus et le Führer revenus à la vie, je vous souhaite de Joyeuses Pâques ! 😀

Non, c’est non !

Bon, sujet très personnel, mais hé, ce blogue  me permet de me défouler ! 😉  Mois de novembre 2008: après des années sous le service de la compagnie ci-haut présentée, nous décidâmes en famille de changer de fournisseur. La compagnie nous ayant servi toutes sortes de trucs poches (appels interurbains qu’on n’avait jamais fait, frais bizarres, etc.). Donc, le sort en est jeté dans l’avant-dernière semaine de novembre, nos liens avec cette compagnie jadis représentés par des castors sont rompus.

Sauf que depuis ce temps, Bell (puisqu’il faut la nommer) semble paniquer ou je ne sais quoi. Parce que depuis que nous avons coupé les ponts, jamais autant la compagnie nous a inondés de courrier pour nous ravoir dans leurs rangs (une lettre aux 3 jours environ), sans compter ce fameux appel que je pris, un soir:

– Oui, bonjour ?

– (accent haïtien (attention, ce n’est pas un commentaire raciste ou une moquerie méchante, juste pour vous mettre dans l’atmosphère)) Oui, j’aimewais paler à Madame X, s’il vous plaît.

– Elle est pas là. (ce qui était vrai)

– Alows, est-ce que je peux paler à Monsieur X ?

– Il est absent. (vrai aussi)

– Ah… Êtes-vous un membe du foyer ?

– Oui.

Erreur FATALE de ma part. Maudite honnêteté !

– Ah ! Voilà, c’est Bell Canada et nous voulions savoi —

– Non, je vous arrête tout de suite. On a changé de compagnie de téléphone et on est plus intéressés.

– Je sais et c’est pou ça que je voudwais vous paler de note nouvelle offwe…

– Non, écoutez monsieur, on n’est vraiment pas intéressés, désolé.

– … cette nouvelle offwe est exceptionnelle, monsieur, pace que…

Il continue ?!!

– Non, monsieur, je suis certain que c’est une bonne offre, mais ça (mettant l’emphase sur le reste de la phrase) ne nous intéresse pas !

– … elle compwend les sévices téléphoniques et la télé numéwique…

Devant cette indifférence totale à mes réponses négatives, sous le choc d’un tel déni, j’ai raccroché. Non, mais ! Me semble que quand tu as quelqu’un au bout de la ligne qui semble convaincu de son « non », tu raccroches ! Tu arrêtes ça là ! Je sais, ils sont engagés pour être taches. Je sais, j’aurais dû l’envoyer chier. Mais je ne peux pas. Ça me prend beaucoup pour envoyer promener quelqu’un, surtout quelqu’un qui fait du job ingrat de télémarketing. Désolé, mais bien qu’ils me tapent sur les nerfs aussi, je me dis que la personne à l’autre bout du fil vit probablement une job merdique. Des journées complètes à se faire dire « non », à se faire envoyer paître, à se faire raccrocher la ligne au nez, à vivre le stress d’une grande entreprise qui veut des bidous, des primes à la vente…

De l’autre côté, je n’ai pas de pitié pour Bell. Coudonc, ne comprennent-ils pas que non, c’est non ! Franchement, leur attitude tache ne me font non seulement pas regretter d’avoir changé de compagnie mais je crois qu’avant de me retrouver avec eux, je vais faire affaire avec tous les autres pour m’assurer de ne pas me faire harceler comme là.

Parce que leur nouveau credo devrait être: Bell et bien chiant !

Pointilleux, moi ?

OK, bon, ça va sentir la frustration cette semaine sur le blogue. Frustration car c’est la #!//%%&? de semaine sur l’AMOUR: la St-Hypocrisie qui réussit à faire survivre des milliers de fleuristes et de fabricants de chocolat à 5 cents. Mais bon, on aura tout le temps d’en reparler de cette fête qui me pue, me tanne, me lève le cœur (et pas juste parce que je suis célibataire, oh que non !)…

Mais bon, c’est une petite affaire qui me turlupine. Bon, je suis allé dans un restaurant sportif connu que je ne nommerai pas ici (disons juste que ça commence par « Cage » et ça finit par « Sports » 😛 ) et je ne pouvais m’empêcher de regarder les chandails des employés. Pas parce qu’ils étaient beaux, non, mais parce qu’à l’endos, c’était inscrit: STAFF.

Bon, OK. Je sais que le mot est permis par la langue française (à ma grande stupéfaction), je sais que le milieu du sport est TRÈS anglophone, j’ai même remarqué que le mot « employé » ne paraîtrait pas bien à l’endos… Mais « staff » ? Pourquoi utiliser le terme anglais et pas juste un logo de la compagnie pour spécifier qu’il s’agissait d’employés ? « Oh, Satellite, on s’en fout ! C’est un terme accepté par la langue française, alors décroche ! » N’empêche que je commence légèrement à en avoir assez de notre langue qui – semble-t-il – se plie devant l’anglais comme un petit chien soumis. Un moment donné, on s’entend-tu que « staff » c’est carrément anglophone ? Et puis, qu’est-ce qu’ils ont les vieux croûtons de l’Académie française à accepter maintenant n’importe quoi ? Si c’est ça, je ne vois pas pourquoi je me mettrais à bien écrire. Pk je n’écrierai pas de mème debord ?

Peut-être parce que j’aime ma langue et je tente – sans y arriver à tout coup – de la préserver du mieux que je peux. Le pire, c’est l’indifférence de la situation. Alors que je trouvais que l’utilisation du terme « staff » était franchement dérangeante, tout le monde s’en foutait. Et je ne peux même pas me plaindre à l’Office de la langue française puisque le terme est accepté dans le dictionnaire… Argh !

Mais bon, qui sait ? Je suis peut-être un vieux pointilleux amer. Alors, la prochaine fois que je verrai un article sur l’état du français dans les écoles, j’écrirai au journaliste ou à la journaliste en disant: « man, j’vois pa pk tu kpot avek le franssais anyway tlm sans fou du franssais de ns jour la lange c l’anglè pour tou et c mieu de mème »

Je sens que la semaine va être longue… (et une chance que je ne suis pas professeur dans une école, je pense que les élèves et les parents me trouveraient chiants sur l’usage du français)

Non, mais ta g…

J’écoutais le retour de Tout le monde en parle (parce que, franchement, j’en avais rien à foutre du SuperBowl) hier et franchement, je m’attendais à mieux. Ou disons que l’émission qui semblait prometteuse a été gâchée par un invité en particulier: Richard Martineau.

Bon, je sais qu’il est bien vu dans la blogosphère de démolir Richard Martineau. Ici, je ne ferai pas ça. Pour moi, l’homme a droit de parole. On peut être totalement en désaccord avec ses positions (genre son billet insipide sur le mandat de Radio-Canada), mais il a droit de s’exprimer. Sauf que… Hier, c’était l’hystérique Martineau. Hystérique avec un grand « H ». Et surtout celui qui coupait la parole À TOUT LE MONDE.

Comprenons-nous bien. J’aime quand les invités de l’émission parlent entre eux, argumentent et discutent entre eux. Ça rend l’émission dynamique et on sort de l’énergie « question de l’animateur / réponse de l’invité ». Sauf qu’il y a une règle qui dit que si on est poli, on laisse l’autre finir avant de continuer son argumentation. Ou on s’excuse de l’avoir coupé. Hier, alors que Jean-François Mercier essayait de s’expliquer, Martineau ne cessait de le couper à tous les deux mots. Et moi, c’est le genre de comportements qui m’exaspère au plus haut point.

Tellement que je n’ai pu m’empêcher de lâcher un « Non, mais ta gueule ! » à la télé hier soir. Et quand je l’ai vu s’offusquer que le président du syndicat ne lisait pas ses chroniques… MAN ! Si je devais m’offusquer de chaque personne qui n’a pas lu mes écrits, j’irais bouder dans une cabane en bois dans le fond du Grand Nord québécois. Pour un gars qui disait comprendre la « game » de l’argumentation, il serait peut-être temps que tu prennes des cours de « sang-froid 101 » parce qu’hier, t’avais l’air d’un enfant de 3 ans à qui on refusait d’acheter une bébelle dans un magasin à grande surface.

Et là, je suis chien pour les enfants de 3 ans…

Pour clore le dossier, ça aurait été bien que l’animateur au grand menton Guy A. Lepage fasse preuve d’un peu plus d’ordre. Juste de dire à Richard Martineau: « Richard, on peut-tu le laisser finir de dire ce qu’il y a à dire ? » ou « S’il vous plaît, on le laisse finir »… Je sais, habituellement, ce n’est pas son rôle. Mais quand ça devient chaotique comme hier, me semble que c’est la job de mettre de l’ordre là-dedans. Par contre,  excellente réplique quand Guy A. a répondu à la critique de Martineau qui s’est OUTRÉ que la direction de Quebecor n’ait pas été invité sur le plateau.

De toute façon, avez-vous vu bien souvent dans les dernières années Pier-Karl Péladeau sur les ondes de Radio-Canada ? Je ne pense pas, non. Et qui vous dit qu’ils n’ont pas tenté de les rejoindre ?

En tout cas, Richard, hier tu as prouvé que tu étais bel et bien le Goebbels de l’empire Quebecor. Quoi ? L’image du ministre de la propagande nazie est trop forte ? Désolé, c’est que j’ai étudié à la « Richard Martineau Academy » où on nous apprend à faire des comparaisons exagérées… Sans farces, je trouve ça dommage car j’aimais bien ta place de bulldog qui ne mâchait pas ses mots dans les Francs-Tireurs, mais plus ça va et tu ressembles au caniche à Pier-Karl.

Mise à jour (12h55): Intéressant billet de blogue de Richard Therrien sur l’émission d’hier.

Une chance qu’il n’est pas majoritaire !

Résumons:

  • Aucun argent injecté pour stimuler l’économie
  • Suspendre le financement public des partis politiques
  • Suspendre le droit de grève de la fonction publique
  • Abolir des programmes visant à l’équité salariale

C’est ça la vision économique d’un Parti Conservateur minoritaire ?!!!! Câlevasse ! Une chance qu’ils ne sont pas majoritaires parce que tout ça, et bien plus encore, passeraient comme une lettre à la poste. Et j’imagine que ça aurait été encore mieux dans les mois et années à venir. Probablement que ce blogue n’existerait plus, je me serais probablement fait arrêté par la brigade des mœurs et mis en prison à Yellowknife. Bon, j’exagère, mais on s’entend tu que, durant la campagne électorale, quand on disait que Harper flirtait avec le despotisme, on en était pas loin. J’aime d’ailleurs le billet de Vincent Marissal d’aujourd’hui qui disait qu’il s’agit peut-être d’une tactique conservatrice pour épuiser les fonds du Parti Libéral du Canada et voir à sa disparition. Ça a l’air parano dit comme ça, mais on le sait Stephen Harper est un tacticien qui n’est excité que par une chose: le pouvoir. Même sa femme ne lui fait pas cet effet. Bon, c’est compréhensible, c’est une Canadienne-Anglaise… (HON ! Méchant Satellite ! On va te taper sur les doigts !). Le pire, c’est que même si je ne suis pas un fan du tout des Libéraux, je trouverais ça horrible de perdre ce parti. Horrible pour la démocratie. Mais bon, Harper n’aime pas vraiment la démocratie alors sa stratégie va dans ce sens. Là, on parle de coalition possible NPD-PLC pour éviter d’autres élections… Faut-il être surpris de tout ça ? Pas vraiment. Comme le rappelle lattachépol :

Je voudrais juste rappeler une chose à ces leaders d’opinion : Stephen Harper est un CONSERVATEUR! Ok? Pas un libéral à la trudeau, ni un red tory comme Mulroney. Harper, c’est un blue tory à la Mike Harris. Tellement que le ministre des Finances actuel du Canada est justement un ancien ministre des Finances de l’Ontario sous Harris. Ils ne croient tout simplement pas dans l’interventionnisme. John Maynard Keynes est un humoriste pour ces gens-là. Je ne sais pas à quoi vous vous attendiez d’eux. Harper et sa gang ne sont pas des rigolos. Ils croient vraiment dans les dogmes du conservatisme.

En tout cas, ce tourbillon à Ottawa amuse beaucoup Renart. Il y a également Alain Dubuc qui, à ma grande surprise, traite le gouvernement Harper d’irresponsable !!! Wow ! Pour que Dubuc dise ça, il doit être fâché noir contre Harper. Moi, tout ce que je peux dire, c’est qu’on dirait qu’Harper veut réellement nous ramener dans les années 50. Vous savez, l’époque où les partis politiques étaient financés par des petites enveloppes brunes qu’on n’avait aucun contrôle là-dessus ? Ben dans son cas, il aimerait bien ça. Parce qu’il pourrait recevoir plein d’argent de ses amis dans les pétrolières et autres sans qu’aucun journaliste ne mette la main dessus et le démontre à la population… Hé puis, ça serait un monde où tout le monde devrait faire son service militaire, où les femmes n’auraient pas le droit de travailler et resteraient à la maison en la gardant propre, propre, propre et en essayant d’avoir un teint de pêche et des joues rougeoyantes comme dans les publicités. Tout le monde se promènerait en voiture à essence, évidemment, même si c’est juste pour aller au dépanneur au magasin général au coin de la rue. Les immigrants seraient interdits et probablement qu’Harper se retrouverait au lit avec une pin-up comme Marilyn Monroe… Ah, c’est peut-être pour ça finalement qu’il veut retourner aux années 50… 😉

celle qui cuisine de bons petits plats et ferme sa gueule !

La femme idéale selon Harper: celle qui cuisine de bons petits plats et ferme sa gueule !

Désolé, mais…

… je ne laisse pas la section commentaires ouvertes à ce très court billet (et cette fois, c’est vrai). Parce que j’avais juste envie d’écrire que j’ai une lassitude. Pas du blogue, ne vous en faites pas. Mais j’ai une lassitude de petits trucs dans ma vie et dans le moral. Un moral qui n’arrive pas à lever très haut avec l’actualité : un effondrement de stationnement à Montréal (allô les infrastructures qui mériteraient qu’on les questionne), des attentats en Inde, Mario Dumont qui sort des complots de son chapeau

Bref, je décide qu’aujourd’hui sera une journée sans regarder des nouvelles continues, entre autre. Parce que si j’entends encore les mots campagne électorale, Jean Charest, Pauline Marois, Mario Dumont, attentat, ou promesse, je m’ouvre les veines (façon de parler). 😉 Je vous invite d’ailleurs à lire ce cri du coeur enragé (mais lucide) de Blogue l’Éponge (définitivement pas carrée 😛 ) face à la campagne électorale.

De mon côté, je vais aller manger mes émotions et engraisser me rouler en tite-boule en dessous du tapis frapper les candidats libéraux et adéquistes dans la région m’inscrire à un cours de relaxation, j’en ai foutrement besoin ! 😉