Alors, je suis un mauvais garçon…

Très intéressant cette mort/résurrection brève de la blogosphère. Tout d’abord, je me suis rendu compte qu’il y en a beaucoup qui auraient été attristé de ma « mort virtuelle ». Je vous en remercie. Par contre, le cadavre n’était même pas froid que déjà on supposait de ma « soi-disant violation de termes avec WordPress ». Je ne vous en veux pas. Quand quelqu’un disparaît sans qu’on ait de raison, ça peut avoir l’air louche.

Non, en fait, c’est surtout un commentaire sur cette chronique « Blogosphère » de Renart qui m’a allumé. Un pauvre Renart qui a eu peur, je suis touché je l’avoue. Un Renart qui a pourtant des choses encore plus importante à se soucier que la disparition de mon blogue ou de celui de Jean-Luc Proulx (qui s’est probablement fait avoir par le même spammeur que moi, malheureusement 😦 ). M’enfin !

Bref, dans les commentaires de la chronique, quelqu’un a dit que mon sort n’était pas étonnant, que j’étais diffamatoire… Hé ben dis donc ! Donc, je suis « un bad boy », un Jeff Fillion de la blogosphère donc ? Incroyable ! Incroyable tout d’abord qu’avant aujourd’hui, je n’avais jamais reçu un commentaire de la sorte. Pourtant, il n’aurait pas été censuré et j’aurais pu lui parler et peut-être lui donner raison.

C’est vrai que des fois, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère. Je suis « rough and tough ». Mais premièrement, contrairement à bien des blogueurs, je ne fais pas de vendettas personnelles envers d’autres blogues. Lorsque je dis des trucs « méchants », ça concerne toujours des personnalités publiques, qui s’exposent aux médias. Ou des groupes tellement vastes que ça ne change pas grand chose. Oui, OK, ils ont des coeurs eux aussi et elles ne méritent peut-être pas le traitement subi. Sauf que… Dans bien des cas:

1) C’est de l’humour donc faut prendre les « méchancetés » avec des pincettes

2) Y a du sarcasme qui, oui, peut démontrer un élan d’antipathie envers une personne ou un groupe de personne, mais c’est du sarcasme alors faut prendre ça au deuxième degré. Là, je dirais bien que plusieurs ne comprennent malheureusement pas au-delà du premier degré à l’ère du Web 2.0, mais j’imagine que je serais diffamatoire si j’osais dire cela…

3) Y a eu des fois où j’ai avoué être allé trop loin

4) Pour bien des cas, pour une petite taloche que je faisais, je pouvais en lire des dizaines et des centaines pas mal plus salées que moi. Est-ce que ça les justifie ? Non. Sauf qu’avant de m’accuser d’animateur de CHOI Radio X, y a une marge à ne pas franchir.

Alors, j’ai compris le message, il n’y aura plus de sketches de fin d’année du Satellite. Premièrement, ça énervait bien des gens  et deuxièmement, je m’éviterai de propager ma ligne de mauvais garçon.

SAUF QUE… Je n’ai pas l’intention de démordre quand un sujet ne fais pas mon affaire. J’adoucirai peut-être un peu le ton, j’en suis conscient, je me suis même relu et y a certains billets dont je ne suis pas fier. Sauf qu’adoucir le ton ne veut pas dire rester impassible comme certains souhaiteraient que je le sois. Oh que nenni ! Avec tout ce qui se passe dans le monde, ne rien dire serait donner raison à ceux qui veulent qu’on s’assoit sur notre steak.

Mais bon, qui sait ? Peut-être que le Temps des Fêtes 2008 va me rendre sage comme une image ?… À suivre…

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Faire attention…

Je sais, vous avez eu peur. Tout d’un coup, le blogue a « disparu » ou plutôt a été suspendu.

Moi aussi, j’ai eu peur. Hier, j’ai été absent toute la journée et ne voilà-t-il pas que j’apprends par le biais du blogue de Louis-Philippe, ce matin, que mon blogue a disparu ?!!!!

Beaucoup de panique pour pas grand chose (de plan me rendre malade), car il paraîtrait qu’il y avait un lien vers un site interdit par WordPress (avec raison). Donc, probablement, un lien dans un commentaire qui aurait passé la barre de Akismet. Mais bon, WordPress aurait réglé le tout et me revoilà !

Donc, il ne s’agissait pas de censure, mais simplement d’un problème de sécurité. D’ailleurs, pour les connards qui s’essaieraient à nouveau, disons que je me suis amusé à mettre quelques mots interdits dans les commentaires. Désolé, mais chat échaudé craint l’eau froide.

Sur ce, je vais aller me remettre de mes émotions. Ouf !

L’effet Cédrika

Ouais, bon, là, je me risque à un sujet délicat… Après tout, y en a qui ont reçu des menaces de mort en abordant ça… Mais bon, cette semaine,  ça fera un an que la petite de Trois-Rivières a disparu. Évidemment, tout le monde a son hypothèse sur ce qui s’est passé. Forcément aussi, les corps policiers se blâment mutuellement pour la lenteur du dossier et ça a forcé ceux-ci à se prémunir d’éventuelles situations du genre. Cédrika aura rappelé qu’on n’a pas nécessairement besoin de l’Internet pour enlever ou abuser de la naïveté des enfants. Les vieux trucs du chien perdu et des bonbons, ça marche encore. Et là, je ne blâme pas la petite ni les parents, c’est une constatation. Depuis un an, donc, la population québécoise est sur le qui-vive face à tous ces adultes qui tournent autour des enfants. Pas nécessairement une mauvaise chose. Les enfants aussi sont sur leurs gardes. Or, depuis un an, c’est la psychose de l’enlèvement. Dès qu’un enfant « disparaît » (ce qui n’est pas arrivé souvent, mais bon…), on agit vite et en masse.

On ne peut pas blâmer personne. Cependant, il est arrivé à une ou deux reprises que ces « enlèvements » n’en soit pas, comme en fin de semaine. Alors, on se demande si l’effet Cédrika n’a pas provoqué chez les jeunes une « excuse » pour soit leurs fugues ou leurs sorties interdites ou juste pour avoir un peu de célébrité et qu’on parle d’eux dans les médias. Je ne dirai pas que c’est commun, après tout, un ou deux cas dans une année, ce n’est pas si mal. Mais ça porte à réfléchir… Est-ce que l’effet Cédrika n’a eu que du bien ? Parce que, par exemple, de voir tous ses parents qui se sont mis à porter et chercher leurs enfants, ne faisant même plus confiance aux autobus ou à ce qu’ils marchent dans la rue quelques minutes, on peut se demander si la psychose collective de la disparition de Cédrika n’a pas créé un effet presque traumatisant sur les enfants… Parce qu’il me semble que chez nous, étant jeunes, on nous rappelait de se méfier des inconnus, mais ça ne nous empêchait de marcher pour aller à l’école primaire, de jouer dehors, de vivre bref !

Or, effectivement, on pourra me dire: « Mais est-ce qu’on peut prendre une chance Satellite ? Avec tous ces pédophiles qui reçoivent leurs pardons ? » À la lumière du véritable enlèvement – raté, heureusement – d’il y a quelques semaines, on peut se poser également cette question…