Un terrain miné

Bonjour ! Vous avez passé un bon week-end ?

  • Si vous répondez oui, je vous dis excellent ! 🙂
  • Si vous répondez non, je dis « Hon ! Je suis désolé ! Veux-tu me dire ce qui a mal été ? »

Bref, je regardais ma blogosphère récemment et je me disais: ouin, tu dois être un des rares à ne pas t’être prononcé sur le terrible conflit isréalo-palestinien qui fait rage (encore !). Mais je vous avoue, je ne sais pas quoi dire. Parce qu’avouons-le, le sujet est un terrain miné.

Oui, bon, je sais. Théoriquement, je devrais être enragé noir contre Israël, scander des slogans anti-sionistes et tout… mais, je n’y arrive pas. Attention ! Ne nous méprenons pas ! Je condamne violemment Israël, particulièrement lorsqu’elle ne cesse de se dire « menacée » alors qu’elle a l’armée la plus forte du monde (fournie énormément par les Américains) et qu’on a juste à voir le nombre de morts dans les deux camps depuis la fin décembre pour se rendre compte de la démesure du rapport de force.

Sauf que… Je ne sais pas si c’est le visionnement de plusieurs oeuvres de guerres, de lectures sur le sujet, mais à mon avis, il me semble que dans la majorité des guerres et des conflits  (excluons, entre autres, la fameuse Deuxième Guerre Mondiale qui était – disons-le – « spéciale »), les deux camps sont fautifs. Oui, je veux bien croire qu’Israël est fautive par son arrogance, le fait qu’elle continue de se coloniser dans des territoires palestiniens, qu’elle confine les Palestiniens dans la Bande de Gaza parce qu’il y a rien qui intéresse ceux-ci dans la bande de Gaza… sauf que de l’autre côté, qui les Palestiniens ont-ils élus comme gouvernement ? Le Hamas, des extrémistes islamistes qui rêvent tous les soirs à l’éradication complète d’Israël et des Juifs par la même occasion. Bref, deux peuples qui voient la réalité mais complètement à l’envers l’une de l’autre.

Au collégial, j’avais pris un cours optionnel qui s’appelait « Jérusalem, 3000 ans d’histoires ». Vous savez quoi ? À la fin du cours, franchement, on ne savait toujours pas qui avait vraiment fondé et à qui appartenait cette « ville sainte ». Parce que les ramifications, les coups tordus, la violence et les larmes ont constitué cette ville. Bref, c’est plate à dire, mais Jérusalem est maudite depuis sa création: condamnée à être les témoins de violence perpétuelle jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi d’ailleurs quand j’entends qu’on souhaite une paix dans la région, je souris en me disant: « Continuez de rêver les gars… »

Parce que ce n’est pas près d’arriver. Comment dire ? Pour qu’un conflit puisse  se résoudre, il faut éventuellement que les têtes dirigeantes du conflit s’adressent la parole et veuillent négocier. Or, personne dans chacun des deux clans n’est d’accord, chacun a une vision excessivement brutale de l’autre: dans un camp, on souhaite que les Israéliens disparaissent et dans l’autre, on considère les Palestiniens comme des animaux qui font exprès de se manger des bombes pour avoir une image de victime dans les médias occidentaux… Alors, la paix au Moyen-Orient ? Mon oeil ! Faudra des dirigeants de part et d’autre beaucoup plus conciliants que les actuels. Faudra aussi un désir des deux populations de cesser ce combat qui dure et perdure.

Par contre, j’ai peur par moments. J’ai peur qu’un jour, il y aura un dirigeant occidental qui se tannera solidement de cette guerre interminable  et qu’il sorte l’argument ultra simpliste – que j’ai déjà entendu de la bouche de certaines personnes malheureusement: « Ah pis ce maudit conflit ne finira jamais ! Pourquoi on lâche pas une belle tite bombe A là ? Y en aura plus de chicane, ils vont être morts ! » Le genre de solutions qui ne rassure pas sur l’espèce humaine…

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Quel monde de sex.. de dro… de malbou… quel monde moralisateur finalement !

Je l’avoue, j’ai eu l’idée de ce court billet en lisant cette chronique de Richard Martineau où on apprend que demain – pour l’Halloween – certaines commissions scolaires vont refuser que les enfants reçoivent des bonbons à l’école ou en apportent.  Je veux dire: oui, c’est sûr que c’est pas l’idéal pour le poids, les caries, etc. Mais PHOQUE, c’est UNE FÊTE ! Ce n’est pas comme si ça se produisait tous les jours !

Je veux dire que oui, je suis d’accord qu’il faut se mettre en forme, que c’est une excellente idée de sortir la malbouffe de nos écoles et d’encourager la population à bouger et à manger sainement. Sauf qu’un moment donné, ça devient à la limite de la Sainte Inquisition leur affaire. Je veux dire que quand c’est rendu que l’an passé, il y avait des spécialistes qui disaient que l’image du Père Noël est pas bonne car il est trop gros et il devrait maigrir… j’ai le goût de dire à ces diététiciens: « get a life ! ». Non, mais un moment donné… D’ailleurs, j’ai même entendu cette année que l’Association des Pères Noëls du Québec veut et va diminuer le tour de taille du bonhomme dans les centres d’achat (moins de « bourrure », prendre des gens plus en formes pour le faire) pour donner le bon exemple… Non, mais c’est qu’un moment donné, est-ce qu’on peut « respirer par le nez » ? Oui, la situation d’obésité est inquiétante, mais je ne crois pas qu’un jeune décide de devenir gros pour imiter le Père Noël. Je crois plus qu’il le devient parce qu’on le laisse manger n’importe quoi (et trop souvent des cochonneries), qu’on ne lui trouve pas d’activités physiques intéressantes et qu’on ne l’encourage pas à en faire, qu’on le laisse devant l’ordi/télé/console de jeux 12 heures par jour… Qu’on commence par là avant de capoter parce que – oh horreur ! – on vend des hot-dogs au Centre Bell, qu’on donne des bonbons à l’Halloween et que le Père Noël est dodu.

Je veux dire, si on est rendus parano à ce point-là, soyons logiques: interdisons la malbouffe partout ! Que les McDo’s de ce monde et toutes cantines, pizzérias et restaurations rapides ferment sous décret gouvernemental. Qu’on interdise la vente de croustilles, popcorns, chocolat, bonbons, etc. Logiquement, on le ferait. Or, c’est comme l’industrie du tabac: on ne veut pas l’interdire totalement. Pourquoi ? Parce que ça fait rouler l’économie. Parce que le jour où on dit à Lays ou à M. Christie, par exemple, qu’on n’accepte plus leurs croustilles ou leurs biscuits, on met à pied des centaines de travailleurs et des centaines de milliers (voire millions) de dollars en taxes qui partent en fumée. Et pire que ça, dans le cas de la malbouffe, le jour où ça sera interdit, que les gens se seront tous pris en main et seront minces et presque tous de capacités d’athlètes olympiques (le rêve du diététiste): adieu tous les Montignac, compagnies de produits de régime, amaigrissants, coupe-faim, etc. Je dirais même: adieu les diététistes ! Non, mais s’il n’y a que des bonnes choses à manger, à quoi ça servirait de payer quelqu’un pour nous culpabiliser sermonner dire quoi manger: il n’y aura plus rien de trop gras, trop salé, trop sucré, etc.

Non, mais sérieux, j’ai peut-être l’air adolescent en disant cela: mais on peut-tu, de temps en temps, avoir du plaisir dans cette maudite vie moralisatrice ? Je veux dire: oui, c’est important de se mettre en forme, d’avoir- le plus possible – un poids raisonnable, de bien manger, de ne pas fumer, de ne pas se droguer et d’avoir du sexe raisonnablement. Mais cibole, on est pour la plupart des adultes… On peut-tu se lâcher « lousse » de temps en temps ? Même les enfants, est-ce possible qu’ils aient droit de temps en temps à vivre des excès d’enfants comme on en a vécu ?!! Désolé, mais ce moralisme à l’extrême m’irrite au plus haut point. Alors, sur ce je vais bouffer mes sentiments, je vais manger des chips des bonbons des petites barres de chocolat des carottes… Argh ! Même moi, je moralise mes billets ! 😉

Le comble pour un « geek »

Bon, dernièrement, j’ai comme eu moins de temps avec le blogue et la blogosphère en général. Je ne commente presque plus et mes billets sont sporadiques. C’est qu’il est arrivé une situation surréaliste dimanche dernier. En ce lendemain d’anniversaire que j’ai passé avec des amis (ce fut bien plaisant d’ailleurs), c’était le tour de passer du temps avec ma famille plus proche (à savoir ma mère et son amoureux). Nous avions prévu un souper dans un restaurant, et bon, ils avaient des courses à faire avant. Dans un magasin à grande surface (quoique aujourd’hui, c’est vague dire ça: tous les magasins déménagent dans des affaires à plus grande surface !), je perds un peu mon temps dans la section électronique. Vous savez la section majoritairement composé de bébelles pour gars (et aussi de DVDs et de CDs) ? Bref, je flâne là. Ma mère surgit de nulle part et on se met à jaser – je vous passe les détails. Puis, on est devant les vitrines derrière lesquelles se trouvent les « bébelles vidéoludiques de p’tits gars ». Je jase avec elle de la X Boîte  360 de Microcrosse avec laquelle on a joué un peu samedi et de la « Wii, je suis Nintendo et je veux faire du cash ». Et là, venant de nulle part:

– Qu’est-ce que tu dirais que je t’achète une Wii pour ta fête ?

– Hein ? Non, écoute…

– C’est sûr que ça serait une partie de Noël aussi…

– Maman, je m’en fous de ça ! Tu vas quand même pas payer (mettre montant ici) pour ça ?!!! Te rends-tu compte ?

– Ben quoi !

– Je te l’ai jamais demandé !

– Je sais.

– De toute façon, ils en ont plus !

– Ben on peut vérifier (nom du magasin). Ou (nom du magasin).

– Mom !

– Laisse-toi dont tenter un peu !

Finalement, vers 17h dimanche, on est allés dans une place où il faisait une promotion console + n’importe quel jeu sorti en prime. Je me suis senti mal toute la soirée de dimanche avec ça, mais comment dire… J’y ai proposé de la rembourser et je me suis fait regarder comme si j’avais dit que Hitler était un incompris:

ON NE REMBOURSE PAS UN CADEAU !

C’est juste que – comment dire ? – il me semble que c’est énorme, qu’il n’y aucune justification à ÇA. Mais bon, le petit garçon en moi est comblé car depuis lundi après-midi, j’ai ceci:

Je sais. Nintendo, c’est – pour certains – presque l’empire du mal et une industrie polluante. Je sais aussi que beaucoup de « geeks » diront que j’aurais été mieux avec une X-Boîte parce qu’il y a plus de jeux à date et plus de bons choix. Peut-être, mais je me suis toujours dit que j’aimerais avoir une Wii. C’est peut-être moi mais il me semble que la console m’allume et il y a plein de jeux que je veux essayer là-dessus. 😉 Hé oui… Je suis juste un horrible « geek » ou « nerd »: choisissez l’épithète préféré. N’empêche que je ne peux pas dire que je n’ai pas eu un beau cadeau de fête (même si franchement, je me serais contenté de peu de choses). En plus, le Chibougameux – le seul ami qui n’était pas présent le 13 mais qu’on verra au début octobre pour une fête conjointe (la sienne et celle d’un ami en commun) – est très heureux car ça vient de lui donner une catégorie de cadeau pour moi… 😉 Il était désespéré le pauvre.

Bref, je suis maintenant dans la nouvelle génération de console. Pour un « geek », c’est le comble. Pour les autres, ils vont attendre un autre billet de ma part parce que ça ne les intéresse pas du tout. 😉

Dimanche soir, alors que je me sentais encore un peu coupable de l’achat à venir, ma mère me disait: « Regarde, si c’est pour que tu te sentes mieux, dis-toi que c’est pour nous autres ! » avec le clin d’oeil complice voulant dire « mais elle va être à toi ». Alors, je vais la prendre au mot et l’initier à Wii Sports en fin de semaine. Compte-rendu sur ce blogue prochainement. Ça devrait être très amusant ! 😉

La foire aux malheurs

J’écrivais cet avant-midi que je me sentais responsable un peu du décès de la mère de mon ami car à peine 24 heures auparavant, je parlais de la mort sur ce blogue. Je sais, c’est irrationnel ! Non seulement, c’est irrationnel mais c’est carrément égocentrique: comme si le monde entier et son destin tournait autour de mon petit être et qu’il décidait de ses malheurs en fonction de mes actions. C’est juste qu’il y a plusieurs fois où j’ai eu l’impression qu’à cause de mon existence, un malheur était arrivé en ce bas monde. Je vais être plus clair, la période autour de mon anniversaire a été cause dans les dernières années de quelques tragédies et je ne sais pourquoi. Ça a commencé en 2000 avec la mort d’une de mes tantes du cancer le lendemain de la célébration de mon jour de naissance. Puis, un an plus tard, 2 jours avant mon anniversaire, il est arrivé cela…

Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose...

Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose...

Alors, là, je crois que vous vous doutez un peu de ma date de naissance. 😉 Puis, un petit répit de 5 ans. Quoique pas vraiment car à chaque année, on se faisait rappeler la tragédie ci-haut à la grandeur des médias.  Puis, en 2006, la journée même de ma fête, j’ouvre la télé et j’assiste – comme bien des gens – à ça:

CBC)

Petite fusillade à Dawson, ça rappelle quelques souvenirs ? (source de l'image: CBC)

Bon, maintenant que vous savez tous le jour où je suis né 😉 , vous admettrez que ça fait de drôles de coïncidences pareil… Mais bon, je viens probablement de le dire, c’est des coïncidences. Or, je ne sais pas, il y a peut-être cette partie de moi (une Mère Thérésa ou un Superman) qui se sent plus responsable comme si ma naissance avait fait un point cosmique de catastrophe pour l’humanité. Mais bon, là, je divague. Je pense que c’est juste de la culpabilité mal placée plus qu’autre chose. 😛

La confesse écologique

Petit article ici parce que, en bon enfant chrétien, je me sens coupable. D’ailleurs, petite déviation comme ça, si j’étais psychologue je remercierais le catholicisme: il a rempli les bureaux de psy avec la culpabilité pour tout et pour rien. Pour en revenir à ma culpabilité, hier avec la grosse chaleur, on n’a pas eu trop le choix que d’installer des airs climatisés… Ouh culpabilité ! Parce que, oh que je le sais, c’est pas fin pour l’environnement. Bon, nos airs climatisés sont relativement neufs (ils ne coulent pas) et ils ne sont sortis que l’été et, d’ailleurs, ne fonctionnent pas quand la température est « correcte » dehors (c’est-à-dire une chaleur de 24 degrés Celsius et en dessous sans humidex). Sauf que, malgré tout, bien que je profite d’un peu de frais, j’ai comme l’impression que je vais me faire attaquer par des « amis de la Terre ». D’ailleurs, y en a un qui refuse de lâcher mon mollet qu’il tient avec ses dents parce qu’il m’en veut.

Bref, je suis loin d’être entièrement vert. Mais faut dire que le parallèle avec la religion est plus qu’exact. Par moment, en écoutant « certains » experts de l’environnement, on a l’impression d’écouter un sermon catholique des années 1950: « Et là, si vous n’êtes pas moraux (verts), vous irez en enfer (vous provoquerez la fin de la planète) ! » Bien sûr, certains diront qu’il faut être un peu de la sorte pour, justement, forcer les gens à faire des gestes environnementaux. C’est juste qu’il me semble qu’il y a moyen de le faire de manière plus positive.

Mais bref, je vous offre cette tribune comme confessionnal: confessez vos péchés environnementaux ici. Après tout, on a tous une certaine part d’idéalisme, mais la vraie vie nous rattrappe et nous rappelle que parfois on est en contradiction avec ce qu’on aimerait pour la planète. Bref, venez vous confesser comme je viens de le faire. Ça ne fera pas mal. Vous n’aurez qu’à réciter une dizaine de « Je vous salue Daniel Green » ou de « Notre Steven Guilbault ». 😉

Coupable jusqu’à preuve du contraire ?

L’affaire de Francis Proulx, principal suspect de l’affaire du kidnapping/meurtre de l’attachée politique Nancy Michaud, me fait réfléchir. J’ai l’impression, à entendre les médias et les observateurs, que parce qu’il a été arrêté par la police dans cette affaire, il est nécessairement coupable. Or, techniquement, selon notre système de justice, c’est un suspect. Méchant nuance entre les deux. Attention ! Ici, je ne veux pas le défendre ! S’il est bien le coupable dans l’affaire, il est ignoble et le crime est sordide et laisse, entre autres, deux jeunes orphelins de mère. Ce qui me brise le coeur comme la majorité des gens. Sauf qu’il me semble que de plus en plus, dès qu’on arrête quelqu’un, c’est automatiquement le/la coupable ! Or, on a décidé, dans notre système de justice, que l’on était innocent jusqu’à preuve du contraire. Ainsi, c’est aux policiers et aux experts de prouver que la personne a commis le méfait. Et bien que notre système de justice soit loin d’être parfait, je n’ai pas envie qu’on tombe dans le « coupable jusqu’à preuve du contraire » comme en Chine, par exemple… Je ne sais pas si vous avez déjà vu Red Corner avec Richard Gere où il joue un avocat qu’on accuse de meurtre en Chine alors qu’il n’a rien faire. Pas le meilleur film du monde, mais c’est là qu’on se rend compte que c’est plus difficile de prouver l’innocence de quelqu’un que la culpabilité. Même aux États-Unis où l’on aime la loi du Talion, on continue de garder la présomption d’innocence.

Bref, oui, on veut que les méchants soient punis, mais il ne faut pas tomber dans la démagogie lors de l’arrestation d’un suspect. Il faut attendre la fin du procès juste et équitable pour désigner une personne comme coupable. Je sais que ce sont des mots qui sonnent creux à une population qui rêve, parfois, de revenir à l’époque où on jetait les criminels dans une arène où ils se faisaient dévorer par des lions ou tuer par des gladiateurs, mais c’est tout de même plus éthique comme ça. Par contre, je vous l’accorde, parfois c’est dur en maudit de ne pas accuser tout de suite… 😉