L’argent a une odeur

Source : La Presse Canadienne / Paul Chiasson

Hier quand j’ai vu ça aux nouvelles, j’ai capoté. Je me suis dit: ça y est ! Le Québec se lève debout pour une cause. Ça doit être grandiose pour que deux pétitions et une manifestation soient organisés. Puis, j’apprends la raison de ce soulèvement populaire…

Alors, si je comprends bien les Québécois: on perd 40 milliards à la Caisse de dépôt, on chiale un peu dans notre salon, on grogne mais on ne bouge pas et on revote PLQ.

La planète se meurt ? On se désole, on achète des sacs réutilisables pour se donner bonne conscience, mais  on ne proteste surtout pas…

Par contre, un joueur qui – excusez-moi la vulgarité – « se contre-crisse » de où il joue, qui ne joue que pour le fric et qui, on l’a vu juste cette année, jouait seulement quand ça lui tentait de bien jouer risque de quitter le (censuré) Canadien de Montréal… Hé, vite, sortez les pancartes, faites un téléthon, donnez de l’argent public !  Pauvre petite bête !

Hé bien, ces Québécois aux priorités « à la bonne place » seront malheureux d’apprendre que leur soulèvement soudain n’a rien changé et que leur « Kovi » fout le camp à Ottawa où on lui a offert 1 à 2 millions de plus qu’à Montréal.

J’ai adoré ce passage dans cette chronique (écrit avant la nouvelle de Kovalev allant à Ottawa) de Bertrand Raymond sur Rue Frontenac (un des mis en « lock-out » depuis 6 mois et ça c’est drôle, personne ne manifeste pour ça ou ne boycotte le Journal de Montréal, m’enfin…) qui résume bien ma pensée sur cette affaire « capitale »:

Comment expliquer que Kovalev n’ait pas encore trouvé une équipe pour l’accueillir? J’en ai entendu une bonne à ce sujet. Kovalev attendrait que le Canadien se ravise parce qu’il aime Montréal et qu’il se plaît chez le Canadien, une organisation avec laquelle il aimerait terminer sa carrière.

S’il tenait tant à jouer à Montréal, pourquoi n’a-t-il pas accepté l’offre très généreuse qui était sur la table mercredi dernier? À 36 ans, quand on se voit offrir une entente de deux ans se situant quelque part entre huit et neuf millions de dollars américains, comment peut-on faire la moue en répliquant: «Je vais y penser…»?

Kovalev a joué gros. Il a cru que le Canadien rajouterait un peu plus d’argent et probablement une année de plus au contrat. Il a joué et perdu. Point final.

S’il avait aimé autant le public que les fans l’aiment, il n’aurait pas couru le risque de tout perdre en jouant à la roulette russe. S’il avait eu de la reconnaissance envers Montréal et le Québec, qui lui ont pardonné si souvent le fait de disputer un bon match sur trois, il aurait accepté sa dernière proposition de contrat avec un brin de soulagement.

Mais non, le Russe a préféré l’argent à la fidélité. Constat cruel dont j’aimerais que les fanatiques y retiennent une leçon, mais évidemment que non. Voyant leurs attitudes depuis quelques années, j’ai – comment dire – laissé tomber l’idée qu’ils soient, un jour, ne serait-ce qu’un brin objectif avec leur équipe de hockey.

Au moins, comme l’a souligné Nicolas Racine dans son blogue hier, y avait hier Roger Federer qui a repris son titre de Grand Chelem à Wimbledon (son 15ème, battant le record de Pete Sampras)  et la tête du classement de l’ATPgrâce à sa victoire dans un match marathon incroyable qui a démontré un Andy Roddick beaucoup plus en forme et intéressant qu’autrefois… Une victoire cruelle pour l’Américain et rêvée pour le Suisse qui peut enfin jouer en relaxant: il a enfin battu le record de Grand Chelem de Sampras et a enfin obtenu cette année le seul titre de Grand Chelem qui lui manquait, Roland-Garros. Pourtant, je crois que l’Helvète en gagnera quelques-uns encore avant la fin de sa carrière qui, comme il l’a dit hier, n’est pas dans un futur proche. En fait, le tournoi entier de Wimbledon était intéressant cette année, montrant des vieux de la vieille reprendre du poil de la bête et gagner des places au classement (exemples: Lleyton Hewitt, Tommy Haas, Juan Carlos Ferrero, etc.) avec des performances extraordinaires. Désolé de cette parenthèse tennis, mais j’adore franchement et j’ai été content de pouvoir suivre ce tournoi.

Une chance est sûre: le dicton qui dit que l’argent n’a pas d’odeur vient d’être brisé aujourd’hui. Une odeur qui a emmené ce joueur qui, supposément, « adorait Montréal » à une ville rivale, Ottawa.

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Ouin, ben ça va mal dans le monde…

De retour, enfin (ou trop tôt selon les points de vue). J’ai pris congé d’aggrégateur pendant 5-6 jours et voilà t’y pas que j’apprends que deux blogueurs disparaissent de la carte: Noisette sociale et Lutopium.

Pour Noisette, j’avais malheureusement des doutes étant au courant des derniers développements assez poches merci qui se sont passés. Pour le merdeux « anonyme » qui a eu sa tête, j’espère qu’il a vécu son petit « trip power », il va pouvoir retourner à sa vie de (censuré pour cause de « bitchage »). Dans le cas de Lutopium, par contre, c’est l’appel du militantisme qui est en cause. Alors, je lui souhaite bonne chance dans ces projets. Sincèrement. 🙂

Sinon, ah oui,  Ahmadinejad a été remis au pouvoir… probablement d’ailleurs grâce à la technique Duplessis (on met des beaux « goons » dans les bureaux de vote au cas où certains oublieraient de voter du bon bord). Les tensions Iran-Occident ne feront donc que s’accentuer dans les prochains mois…

Oh formidable aussi d’hypocrise cette affaire de la FTQ qui veut, via son Fonds de solidarité, aider PKP à acheter le Canadien pour une convergence à son meilleur… Je ne sais pas pourquoi, mais il y a comme des « lock-outés » -membres de la FTQ – qui ne le prennent pas. Mais vraiment pas. Très hypocrite en tout cas d’un syndicat qui dénonçait haut et fort les manières de faire de Quebecor de pactiser avec l’ennemi pour faire quelques bidous… C’est du cynisme à l’état pur, mes amis. Ces jours-ci, si le cynisme était coté en Bourse, il vaudrait cher tellement il en pleut !

Côté personnel, je reprends du poil de la bête, fatigue mentale s’estompant graduellement. Cependant, mon ami le Chibougameux n’est plus… car il est revenu de Chibougamau après un an. 😉 Ça fait partie des bonnes nouvelles de mon côté.

Bon sur ce je vais revenir tranquillement au blogue, même si je suis encore secoué de la perte de deux blogueurs… Cependant, est-ce que je peux vous faire confiance pour éviter des guerres de blogueurs ici, s’il vous plaît ? Que j’aie pas à faire un dictateur de moi-même encore une fois ? Est-ce que ça peut être civilisé s’il y a des commentaires ? Non, mais c’est qu’avec tout ce que j’ai entendu dans les dernières semaines, je me demande si ça se peut encore jaser sans se tomber dessus…

« Peoplise » mon politicien

S’il y a quelque chose que je déteste de la couverture médiatique de la politique, c’est la « peoplisation ». Franchement, j’en ai rien à foutre que tel politicien est avec telle madame depuis 22 ans, rien à faire de savoir que telle députée est grand-maman 3 fois, ça me passe par-dessus la tête de savoir quelle sorte de chien a le président ou le premier ministre. « Ça nous les rend sympathiques, Satellite ! » Oui, mais c’est ça le problème: je veux pas être leur ami et connaître leur intimité, je veux qu’ils soient compétents et fassent leur boulot ! Le reste, j’en ai rien à faire.

Alors, ai-je besoin de vous dire que j’avais la mâchoire à terre en voyant qu’on en faisait tout un plat avec cette histoire d’amour entre la ministre des affaires municipales Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel… C’est aujourd’hui que j’ai réalisé que la politique québécoise devient peu à peu « people » comme elle l’est en France et aux États-Unis. Il suffisait de voir le « scrum » auquel a eu droit le député Bonnardel pour voir que les journalistes étaient assoiffés de scandale. Mais il y en a pas: ce sont deux êtres humains qui s’aiment, point final. Ça le serait davantage si madame avait transmis des documents ou informations délicates à monsieur, ça le serait si monsieur était critique des affaires municipales. Mais là, il en est rien. Que la chose soit mise au clair et transparente au public, parfait. Maintenant, on change de sujet.

Parce que oui il s’agit de deux adversaires politiques, oui, ça ne sera pas toujours évident, mais ça, ça fait partie de leur intimité. Pour les questions éthiques, évidemment, il faudra surveiller MAIS À CE NIVEAU-LÀ SEULEMENT. De toute façon, ce sont surtout les partis concernés qui vont devoir vivre avec ça et, parfois, marcher sur des oeufs. Pour le reste, je ne veux rien savoir et tant qu’il n’y a pas preuve de collusion, je reste peut-être naïf mais j’ai le goût de dire comme Daniel Lavoie: « laissons-les s’aimer » et surtout que les médias laissent la vie privée en dehors du champ médiatique. Sinon, on tombera dans de belles tendances comme la « Sarkozyte » en France où on suit les détails intimes du président à chaque jour comme un feuilleton.

Et franchement, si on tombe là-dedans, il est clair que mon intérêt pour la politique va descendre en chute libre…

Les « Glori… chou ! »

Bon, fini les séries pour le Canadien. Fini cet interminable centenaire… (quoiqu’en fait, il fini en décembre) Là, on va ranger les mautadits fanions du club sur les automobiles tout d’abord. Ça va faire du bien au paysage. Ensuite, tous joueront au gérant d’estrade en critiquant l’équipe et en se disant que ça n’avait pas d’allure et etc. Mais Réjean Tremblay résume quand même ce qui arrivera l’automne prochain à la toute fin de son texte:

Mais faut pas s’inquiéter, ils vont être 21 350 au premier match la saison prochaine. C’est ce qui compte, les profits.

Et c’est ça le problème. Tant que les gens continueront à remplir le Centre Bell malgré de piètres performances, pourquoi le club se forcerait à avoir de bons joueurs, un bon entraîneur, etc. ? Définitivement, le hockey est comme une religion au Québec: malgré toutes les conneries qu’ils font ou disent, on continue à croire tout à coup que…

Le billet du jour: Bon, on le sait, Fox News, c’est le bébé de Robert Murdoch et le monsieur en question adore la propagande pro-Républicaine. Fox, le réseau qui a tant trippé sur la guerre en Irak qu’on avait le goût de dire à ses « journalistes » d’y aller eux-mêmes au front s’ils aimaient tant l’armée… Dieu merci, il n’y a pas que des propagandistes à Fox News. Il y a aussi des gars comme Shepard Smith à qui il arrive de critiquer les positions républicaines comme nous le montre le Prof Solitaire. Surtout quand Obama ressort des preuves comme quoi l’administration Bush a bel et bien usé de torture sur prisonniers. Surtout quand même des Républicains sont contre la torture (exemple: John McCain qui a tenté d’être président l’automne dernier) et sont scandalisés de voir que les allégations de torture étaient véridiques et pas juste des fabulations de « some left-wing people ». Bref, gros malaise aux États-Unis et particulièrement pour les anciens de l’administration Bush.

Signes de l’apocalypse

Ça y est, je le dis. C’est l’apocalypse. Comme bien des malades intégristes fanatiques chrétiens fort croyants, je proclame que l’Apocalypse avec un grand « A » est proche. Premier signe: le pape est en train de se mettre à dos une quantité incroyable de catholiques (même du clergé lui-même !!!) avec ses propos qui viennent de l’an 1000 avant Jésus-Christ.  Deuxième signe: les États-Unis vont signer une déclaration des Nations Unies (non contraignante par contre) pour dépénaliser l’homosexualité. J’entends d’ici les fanatiques évangélistes et mormons en tout genre hurler d’horreur et ça me fait tellement sourire. Dernier signe et non le moindre: Carbonneau a été renvoyé du Canadien de Montréal la semaine dernière.

Ah, le renvoi de Carbo… Je n’en ai pas parlé la semaine dernière. 1) Parce que je suis que de très loin le Canadien de Montréal et franchement, leur sort m’indiffère. 2) Parce que ça a pris tellement de place dans les médias que ça en devenait franchement gênant. Quand tu dis que ça a pris plus de place que Henri-Paul Rousseau qui commentait sur la Caisse de dépôt (avec ces fameux « Je suis content de votre question »)… 3) Me semble que les 110% de ce monde ont tout dit, ont tous pété leur coche et qu’il est l’heure de passer à autre chose.

Là, attention, je vais dire quelque chose de terrible, mais je vais le dire pareil: au pire, c’est juste une ÉQUIPE DE HOCKEY. C’est incroyable toute la place médiatique que ça prend, sans farces. Cet automne, je riais quand je voyais ce cours de l’Université de Montréal disant que le Canadien de Montréal était une religion. Aujourd’hui quand je vois qu’on accorde 1h30 de temps d’antenne à ce sujet (voire plus) sur LCN et RDI… Je me dis que oui, c’est définitivement plus gros que la religion catholique elle-même.

Alors, bon, maintenant que Moïse Carbonneau est parti (puisqu’il faut parler en termes religieux), qui va emmener nos Glorieux (dont 90% environ ne parlent pas un traître mot de français sauf les sempiternels « bonjour » et « merci ») vers la Terre Promise ? On ne sait pas. On ne sait même pas s’il devrait parler français. Bon, moi qui aime le français, je dirais que OUI. Déjà que l’équipe est de moins en moins francophones, est-ce qu’on pourrait de grâce avoir quelqu’un qui s’exprime en français ? Question de rappeler – à défaut de l’appliquer – qu’au Québec, la langue d’usage et principale est le français. Mais bon, il semble qu’on préfère quelqu’un qui nous emmenera à la Coupe Stanley (l’inaccessible rêve) à quelqu’un qui s’exprime en français. Soit. On pourrait peut-être commencer à parler en anglais partout, maybe this blog should be english-only, no ?

En fait, je déconnais tantôt avec mes signes de l’Apocalypse. Mais il y a peut-être lieu de s’inquiéter pour le français au Québec quand la Caisse de dépôt est dirigée par un unilingue anglophone et que les Québécois sont prêts à renier leur langue tout ça pour avoir une parade sur la Ste-Catherine pour admirer une coupe argent qu’ils perdront l’année d’ensuite.

Le billet du jour: Avez-vous peur du cancer ? Qui ne le serait pas ? Le mot revient TOUS LES JOURS dans les médias et chaque semaine, une nouvelle étude nous dit que tel truc est cancérigène ou qu’au contraire, prend tel aliment est un anticancérigène. Steve Proulx aborde le sujet alors que des médias ont pratiquement colporté que Facebook était cancérigène… Moi, qui a une tendance à l’hypocondrie (j’en reparlerai éventuellement), j’ai abandonné. Sans farces, j’en ai plein le derrière de me farcir de la peur à la petite cuillère. À écouter toutes les études qui se font, TOUT EST CANCÉRIGÈNE. Bientôt, on va nous apprendre que les souliers à crampons,  marcher sur les mains, les toutous de Bob l’Éponge, regarder les Simpsons entre 16h et 20h et flatter un chat à la pleine lune les mois qui finissent par un 30 sont cancérigènes. Une question comme ça, je ne suis pas médecin mais j’ai une hypothèse: est-ce que ça ne serait pas possible que ce soit notre mode de vie, nos relations humaines centrées sur nous-mêmes et le refoulement de nos problèmes et émotions qui causent le cancer ? Je dis ça de même…

Le Bye Bye du Satellite: 2 décembre 2008

Les disques Has-Been présentent Marie Carmen

Oui, celle qui nous a saoulés avec son émotivité, ses relations en dent de scie avec le batteur des B.B. et son « christie » d’aigle noir tente de revenir dans le showbizz avec sa compilation de grands succès – car oui, oui ! il y en a ! – adaptés à l’actualité de 2008.

Retrouvez avec dégoût cette chanson qui a inspiré les mouvements massifs du MAPAQ contre la listériose qui auraient infectés les fromages québécois :

C’est par hasard
Que j’avais pris
Un Mamirolle et un cheddar

Mais qu’est-ce que j’ai de travers ?
Je vois des éléphants, des lutins verts
Que se passe-t-il ? Que m’arrive-t-il ?

Ça y est je panique (Wouhou)
Ça y est je panique (Wouhou)
Mais qu’est-ce qu’ils fabriquent
Avec les fromages qu’ils jettent ben vite
C’est la panique (Wouhou)
C’est la panique (Wouhou)
Le MAPAQ prouve
Qu’ils ne sont bons que pour nous mettre dans le rouge
Maudite panique !

Marie Carmen est sensible et braille aux 10 minutes, c’est pourquoi elle a voulu faire cet hommage à Stéphane Dion dans les heures suivants la défaite du 14 octobre dernier…


Ça sert à quoi, pas besoin de te mentir
Tu pars d’Ottawa pour ne plus revenir
On n’en mourra pas
On a l’habitude des libéraux
Qui ne gagnent pas
Ton plan vert, c’était pas fort
Faut le dire
On compte les heures qu’ils te restent
Avant que tu décampes

Ça sert à rien
Tu connais déjà le chemin
Entre Ottawa et Val-Alain
T’aurais peut-être eu besoin qu’on te tienne la main
Quand tu as eu à affronter Harper

Parce qu’Harper monte et toi tu tombes…

Ou quoi dire de cette complainte déchirante (pour les tympans) du maire Gérald Tremblay :

J’ai le blues de vous
Mon Grand Prix disparu
J’ai le blues tout court
Je cherche à remettre du pep dans la ville

Dans les bars, dans les rues
La joie de vivre est perdue
Même les infrastructures
Ont le goût de se jeter à terre
J’ai le blues tout court

Marie Carmen essaie de se rapprocher du peuple le plus possible et chante pour la seule affaire qui rassemble les Québécois de nos jours :

Tendresse, tendresse
Go Latendresse
Moi, je veux la Coupe
Toujours, toujours
Je veux un défilé cette année
Pour le centenaire, la Coupe Stanley
Sinon je vais chialer
À TQS…

Finalement, pour être sûr de faire le numéro un des ventes et donc vendre 500 CDs (pendant qu’il existe 150 000 versions piratés), Marie nous reprend cette chanson qu’on a trop entendu de l’aigle noir, sauce américaine :

Un beau jour
De novembre 2008
Près d’un Grand Lac, je suis resté ébahie
Car soudain, semblant provenir d’un rêve
Venant de nulle part
Surgit un président noir

Il était entouré de plexiglass
Il avait faut le dire beaucoup de classe
Dans la foule, ça pleurait à chaudes larmes
L’homme président couronné,
Veut sortir les États du drame

Président noir, tu risques de frapper un mur
Car les États sont parfois bouchés bien dur !

Oui, les grands classiques de Marie Carmen à la sauce 2008. Un disque qui vous méritera des claques au prochain party de bureau !

Le syndrome bipolaire « canadien »

Mon Québec.net (source)

Mon Québec.net (source)

Renart l’a quelque peu abordé récemment et Patrick Lagacé en est un bon exemple:  les fans finis du Canadien ressortent à cette période de l’année et ce jusqu’en mai. Bon, écoutez, j’ai rien contre les Canadiens en tant que tel. C’est sympathique, ils sont plaisants et je suis heureux quand ils ont du succès. Cependant, j’ai un détachement face à cette équipe qui fait que pour les fans finis, je suis un Martien. Parce que, personnellement, j’en ai rien à foutre de leurs performances. Oui, s’ils gagnent, je vais être content 2 secondes et ça finit là. Je suis bien plus préoccupé par les élections canadiennes et américaines que le fait que le Canadien a ramassé 5 points sur la route en ce début de saison…

Et j’en suis fort heureux. Parce que quand je vois certains fans, je me dis qu’il y a des cas qu’on devrait peut-être mettre sur le lithium pour stabiliser l’humeur. Par exemple, le Canadien a perdu son premier match de saison. Ça y est, c’est fini ! Ils ne gagneront pas la Coupe, ils vont finir 72ème au classement (alors qu’il n’y a pas 72 équipes), on a une équipe de merde, Bob Gainey est un connard et Carbonneau un imbécile, etc. 2 jours, plus tard, première victoire: LA COUPE EN 2009 POUR LE CENTENAIRE, GAINEY ET CARBONNEAU SONT LES ROIS ! Même Patrick Lagacé – qui dit ne pas avoir été pessimiste après le premier match – parle déjà de Coupe Stanley…

WÔÔÔÔÔÔÔÔÔÔ ! La saison commence tout juste et dure quasiment 9 mois ! On s’entend-tu qu’il peut s’en passer des choses d’ici là ? Surtout qu’on a tendance à avoir, à Montréal, des joueurs qui pognent toutes les blessures inimaginables et les virus également. Et personnellement, je ne veux pas trop m’avancer… mais je ne sens pas pantoute en mon for intérieur que le Canadien se rendra loin cette année. Au contraire, avec la pression du centenaire, celle des fanatiques, etc. Je sens que l’équipe ratera de peu les séries, juste pour faire suer les bipolaires du hockey… En tout cas, ça fera peut-être plaisir à Prof Solitaire qui a fait un hilarant dessin de fanatique de hockey.

Olé !

Ouest France (source)

Après 44 ans, l’Espagne remporte enfin le titre de l’Euro, l’édition 2008. Pendant 4 ans, elle pourra se vanter d’être la championne d’Europe de soccer. L’Espagne est en liesse et c’est tant mieux pour elle. C’est ce que j’aime du soccer, l’attachement aux équipes est, quant à moi, mieux que celle du Canadien qui fait bien souvent superficielle. Je m’explique: c’est-à-dire que des gens qui s’en foutent de l’équipe en début de saison, dès qu’elle est dans les séries ou quelque chose du genre, pouf ! Ils deviennent les grands connaisseurs et partisans de première heure du Canadien ! Il y a même des gens qui, lors des dernières séries éliminatoires, détestait l’équipe mais disait suivre le Canadien juste pour avoir la paix et ne pas se faire écoeurer par les fans. Ça c’est sans compter ceux qui démolissent l’équipe une journée après une défaite et la remettre sur un pied de stalle le lendemain s’ils remportent. Je ne sais pas, il me semble qu’en GÉNÉRAL (c’est sûr que les équipes de soccer ont aussi leurs partisans bipolaires…), les partisans de foot ou de soccer sont plus stables: ils aiment leur équipe dans l’adversité et dans la victoire. Alors que pour le Canadien, s’il y a aussi des vrais, beaucoup des partisans sont pratiquement bipolaires. Mais bon, je dis ça comme ça… En tout cas, bravo l’Espagne ! 😀