Perdu dans l’espace

Espace: ultime frontière. Là où la main de l'homme n'a jamais le pied - dixit une ancienne série télé. Et peut-être que c'est pour le mieux quand on y pense.

Ouaip… Contrairement à ce que tous ont cru, je ne suis pas mort. En fait, réutilisant la métaphore du satellite, disons que j’ai perdu mon orbite depuis – oh là là ! – plusieurs mois.

Après plusieurs événements malheureux par-dessus événements malheureux, je vous avoue que j’ai eu une seule réaction: celle de l’huître. On se referme sur soi et on se la ferme !

J’ai délaissé Facebook qui me projetait un reflet ultra négatif de moi-même. Pourquoi ? Parce que j’avais l’impression de ne pas être à la hauteur des quelques bonnes âmes ayant bien voulu m’accorder leur intérêt. Tant de vies pleines et heureuses alors que la mienne… Et ne vous inquiétez pas, je le sais: j’en suis pleinement responsable. Et on s’arrêtera là, c’est déjà trop de dévoilement !

Pratiquement adieu à ce blogue aussi qui me donnait presque la nausée. Depuis l’été dernier, je n’avais plus aucun plaisir ici. Je ne répondais plus aux commentaires malheureusement. J’avais une anxiété monstre qui se bâtissait à chaque fois que ma boîte courriel affichait un « Un nouveau commentaire a été posté sur [nom du billet]. »

Quand j’ai créé cet endroit il y a 2 ans, il me semble que je n’avais que du plaisir. J’écrivais inconsciemment, sur tout et sur rien, les commentaires me passionnaient et même si parfois j’étais affecté par certaines critiques, je finissais toujours par retomber sur mes pattes.

Sauf que depuis l’été dernier, je me suis mis… à me prendre au sérieux, malgré moi. Oh le blasphème du blogueur que je viens d’admettre ! Car voilà le danger: croire que notre petit espace Web gratuitement offert a un quelconque impact sur la vie des gens. Oh bien sûr, ils viennent nous lire mais changent-ils vraiment d’idée ? Après tout, soyons honnêtes: des grandes gueules ont parfois énormément d’espace média. Suis-je pour autant influencé par ce qu’ils disent ? Nah… Ils me font rarement changer d’avis.

Disons que tout d’un coup, je me suis mis à croire qu’il fallait dénoncer à tous vents les Harper et Charest de ce monde, les injustices et les imbécilités comme si – et voilà le péché (désolé pour cet autre terme judéo-chrétien) mortel – j’étais un des juges en importance sur cette planète.

« Pardon mon petit père ?!! » dit ma raison tout ébaubie d’une telle idée. « Te rends-tu compte que tu n’es qu’un simple citoyen et que par moment, il y a des dossiers qui te dépassent ?!! »

Dur jugement, certes, mais pas totalement dénué de sens. Je me suis parfois embarqué sur des terrains extrêmement minés dont je ne connaissais pas toute l’ampleur. Normal car rapidement on se rend compte de 2 choses lorsqu’on aborde sans cesse politique et actualités:

1) On ne peut pas avoir une opinion sur tout: horrible à dire, mais il y a des sujets dont je ne peux pas m’étendre sur un billet de 300, 500, 700 ou 2000 mots. Par exemple, le sujet de Clotaire Rapaille à Québec. Je pourrais m’étendre en long et en large et utiliser de nombreux épithètes pour choquer le lecteur. Pourtant, ma pensée se résume ainsi: quel gaspillage d’argent pour une ville qui avait déjà une super carte de visite et tout ça  dans les poches d’un moulin à paroles (sic) qui dit n’importe quoi. Point. Je ne peux m’y attarder plus car comment dire, c’est seulement ça qui me vient.

2) Il faut avoir l’esprit militant 365 jours/année, 24h/24: Disons que les vrais bons blogues sur l’actualité sont capables de s’alimenter et de brûler de tous leurs feux grâce au militantisme qui les anime. Or, ce n’est pas qu’il n’y ait pas de causes qui me tiennent à coeur, mais je ne suis pas toujours militant. Ou disons que le militantisme à tous les moments de ma vie crée chez moi des frustrations qui s’en ressentent dans mes propos et mes attitudes… ce qui fait que je nuis 100x aux causes qui me tiennent à coeur.

Bon, est-ce donc à dire que ce blogue va dériver et mourir comme beaucoup de blogues ces temps-ci (exemple tout récent: Le Petit Émerillon) ? Hé bien…

Non. 😉 Sauf que disons que je prendrai une tangente différente. Je crois que je veux revenir à mes débuts: plus de légèreté, plus de plaisir, plus de passion. Donc, en contrepartie, un peu moins d’opinions politiques et sur l’actualité.

Est-ce à dire que je laisserai totalement mon mouton frisé de l’Assemblée nationale et ses amis les clowns qui lui servent de cabinets, la Castafiore de Charlevoix, les gamins de la droite (alias l’ADQ), le Moïse trompeur (alias M. Lucien Bouchard) ou ma tête carrée albertaine préférée (sic) à Ottawa lorsqu’ils feront des bêtises ? Non… Mais je ne le ferai que par parcimonie, si je sens que je suis à l’aise avec le sujet et disons que je risque de citer des gens plus « bollés » que moi en la matière.

Le rythme de publication sera aussi plus raisonnable. Un billet par 2 jours environ. Parfois un peu plus, parfois moins.

Disons qu’il faut que je m’approprie deux nouveaux mots dans ma vie: « plaisir » et « positivisme ». Et ça commence à partir de maintenant. 🙂

Quand à mes collègues blogueurs qui croient que je les ai boudés, soyez sans craintes. Je vous ai toujours lu même dans les plus durs moments de ces derniers mois. Vous savoir toujours présent était rassurant. D’ailleurs, pour vous indiquer mon retour, il est possible que vous revoyez ma prose dans les prochaines heures et jours. 😉 Oh et à partir d’aujourd’hui et les billets à venir, je répondrai aux commentaires quand je le peux.

Bon, hé bien, le Satellite a été retrouvé. Il est bien amoché, mais il paraît que tout est réparable, non ? 😉 Alors, en selle mon gaillard et surtout – message à moi-même – fais-toi plaisir !

P.S.: Tiens, pendant que j’y suis, je fais un léger appel à tous. Y a-t-il des gens patients et gentils qui voudraient m’enseigner à gazouiller ? Je compte m’y mettre bientôt et j’aimerais être informé sur cet univers, ma foi, assez unique de ce que je peux comprendre…

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Je suis fasciné par la Clique

Source: La Clique du Plateau via Cyberpresse

Source: La Clique du Plateau via Cyberpresse

… en fait, je devrais plus dire que je suis fasciné par les gens qui commentent sur la Clique mais j’expliquerai le tout plus tard.

Il faut le dire, je n’ai connu ce blogue que très tard. Alors que celui-ci a fêté sa première année de vie, je n’ai commencé à le lire que cet été (vers le mois de juin). Il n’empêche que personne n’est indifférent à l’égard de ce blogue: on l’aime ou on le déteste. Rare sont ceux qui se trouvent entre les deux. Et pourtant, je fais partie de cette rare catégorie en flottement: par moment, je le trouve hilarant et certaines de ses critiques et commentaires assassins me font sourire et par bout, je le trouve extrêmement dur et certains de ses billets flirtent avec le « je n’écris ceci que pour provoquer « .

Mais c’est le but forcément. Il a même des publicités (qui parfois, franchement sont énervantes pour l’oeil à souhait même si je comprends bien que ça paye l’hébergement du site). Pour l’auteur derrière la Clique, son site Web est un défouloir de tout ce qui l’énerve : veudettes s’exposant dans les médias, commentaires du veudettariat, oeuvres d’art et artistes surexposés, critiques qui n’ont pas de sens critique, articles de journaux idiots, etc.

Je vous l’avoue, parmi tous les choix d’identité qu’aurait pu avoir ce blogueur anonyme à la plume assassine, j’avais penché pour celle-ci: « Un étudiant qui fait son doctorat », quoique dans son cas j’aurais dit un baccalauréat ou une maîtrise en communications, n’étant plus capable de supporter la flagornerie dans les médias et le culte de la « veudette ». Alors, je suis resté assez surpris de lire dans cette chronique de Patrick Lagacé – alias un de ses fans numéro un 😉 – qui a réussi à parler face-à-face à ce blogueur au masque de clown que:

Aucun lien avec les médias ou le showbiz. Un gars ben ordinaire, 30 ans, qui habite loin de Montréal, qui travaille à temps partiel. Ce qui lui laisse beaucoup de temps avec ses deux jeunes enfants. Et avec La Clique

Alors, je vous avoue que je suis d’autant plus fasciné par la Clique après la lecture de cet article. Mais qu’est-ce qui peut pousser un jeune père à consacrer autant de temps à un blogue où il peut cracher son venin ? Surtout s’il ne travaille pas dans le milieu. Il y a un besoin quelque part. Et quand on lit les commentateurs du blogue, on se rend compte que ce besoin semble généralisé chez une certaine partie du lectorat qui semble prendre un malin plaisir à torturer les différentes vedettes et phénomènes culturels ou autres écorchés par le site.

Par exemple, prenez son billet sur les Gémeaux. Amusez-vous à lire les commentaires: c’est parfois 100x plus acide que les propos du billet même ! Et c’est ce que j’ai remarqué de la Clique: c’est un méga défouloir, majoritairement anonyme, pour tous ceux qui en ont contre tel ou telle du milieu artistique. C’est là qu’on peut voir à quel point l’anonymat du Web permet des propos d’une méchanceté extraordinaire. Ce n’est pas un blâme de l’auteur du blogue véritablement, ni même en tant que tel des commentateurs aux dents longues. Non, c’est un questionnement que j’ai et qui me fascine. Parce que peut-être que tous ces gens sont de bonne foi et détestent le culte de la « veudette », mais de l’autre côté, comment voulez-vous qu’il tombe quand des revues comme le 7 Jours, Écho Vedettes, La Semaine ou Le Lundi (pour ne nommer que les revues québécoises) se vendent comme des petits pains chauds ? Qu’est-ce qu’ils cherchent ? Uniquement du gros défouloir ? À savoir qui sortira la plus grosse « bitcherie » ?

Mais l’auteur souligne déjà un début de réponse dans la chronique de Lagacé:

Je ne hais personne. Mais je n’aime pas que tout le monde aime la même affaire. Dans les médias, tout le monde aime Louis-José Houde. On dirait qu’on ne peut pas ne pas aimer Louis-José Houde! Moi, je ne le trouve pas bon. Il fait la même chose depuis 10 ans. Et sais-tu quoi? C’est pas tout le monde qui l’aime! Mais personne ne le dit.

En sachant cela, on comprend peut-être mieux le fond du propos général. Il n’empêche que j’aimerais bien jaser avec ce blogueur et comprendre le phénomène que je lis moi-même mais dont j’ai l’impression de lire de loin et de ne pas faire partie du truc. Un peu comme vous savez cette gang qui rit fort dans un party avec le gars – centre d’attraction du groupe – qui raconte des blagues que tu entends de loin et dont tu en ris quelques-unes tout en ne comprenant pas pourquoi tu les ris tout seul avec ton verre à la main… Mais ce n’est pas grave car tu auras quelques blagues à ramener à la maison.

M’enfin, métaphore boiteuse ici, mais l’essentiel est que je serais très curieux de discuter du phénomène. Curiosité trop grande de ma part j’imagine.

Commentaire inutile à m’envoyer (©La Clique du Plateau): « Faut-tu » pas avoir de vie pour être curieux d’un blogue fait par un « loser » qui n’a rien de mieux à faire au lieu de torcher ses « p’tits » que de « bitcher » des vedettes  sous le couvert de l’anonymat ?

Je suis la Suisse

Je ne vais vraiment pas. Je suis en t%*#!$% ! Alors, je me défoule ici. Je me défoule parce qu’il faut toujours qu’éventuellement, ça me revienne dans la face et je suis un peu tanné. Ce karma commence à me peser.

Voulez-vous bien me dire pourquoi je me retrouve toujours au milieu de conflits ? Tout le temps. Depuis que je suis haut comme trois pommes, je me retrouve toujours prisonnier en sandwich entre deux personnes qui se haïssent, se chicanent ou ont juste le goût de se bitcher. Au secondaire, l’année avant que je pète ma coche, je me suis retrouvé à devoir À CHAQUE PÉRIODE DE COURS entendre les bitcheries d’un collègue de ma gang sur un autre de la gang. Car chaque membre de la gang étaient séparés par les cours, sauf que moi, je me retrouvais toujours avec un ou deux de ceux-ci dans chacun de mes cours.

– Hé, y est-tu con Cédric (nom fictif) !

– Ah, vraiment, Karl-Henri (nom fictif) est ben amusant dans les partys, mais christie qu’il est pas intelligent.

– Des fois, j’aurais le goût de fesser Pierre-Jean-Jacques (nom fictif) tellement y est gossant !

Au point que je me disais: « Merde, ça veut dire que dans les cours où je ne suis pas avec tel et tel, ils doivent me bitcher solide ! » Bref, une belle gang qui se tient uniquement en apparence ! Parce qu’en pratique…

Et moi, en plus, ne voulant surtout pas déplaire, je hochais la tête comme un « Bobble Head ». Je donnais raison à tout le monde tout en calmant parfois leurs ardeurs mais jamais plus. Bref, une vraie Suisse. S’il y avait un Hitler du conflit interpersonnel, il me laisserait tranquille et tous ceux qui voudraient fuir les conflits auraient à se tenir avec moi. Peut-être que ça explique mon goût du chocolat, du fromage et le fait que j’aime Roger Federer… 😉

Sauf que c’est épuisant être la Suisse. Et je suis assez grand maintenant pour, tout en acceptant mon rôle de pays d’Europe centrale, ne plus vouloir embarquer dans le délire de l’un et de l’autre qui se chicanent. Surtout que souvent, c’est tellement pour des futilités. Alors, quand on me demande d’endosser des propos, je refuse. Non. À toi de te défendre mon gars ou ma fille ! Je ne veux pas prendre parti dans un conflit auquel je ne fais pas partie, justement. Parce que bien souvent en tant qu’observateur extérieur, on ne connaît pas tous les détails. Parfois, voire bien souvent, les deux sont fautifs. Alors, se prononcer, c’est se mettre dans la merde jusqu’au cou. Surtout entre deux personnes que tu aimes bien. Ou quand tu connais bien une personne et l’autre moins. Je le sais, j’ai déjà été le parti neutre entre ma soeur et une de ses amies de fille de l’époque. Dieu que c’est chiant  et que j’ai été placé dans des positions sociales inconfortables !

Je ne dis pas que c’est la conduite à suivre parfaite, c’est la mienne bien souvent. Très rare que je me prononce (à moins vraiment d’avoir tous les faits ou que ça me touche directement).

Et là, depuis un an et deux mois, je suis sur la blogosphère. Là aussi, y a des conflits de blogueurs et de blogueuses. Or, y est hors de question que j’embarque là-dedans. J’évite comme la peste les billets qui me semblent être un règlement de compte ou je ne commente pas ceux-ci. Et plus d’une fois (oh misère, oui !), on a tenté d’utiliser mon blogue comme place à règlement de compte. Or, je tiens à le dire: quand je vois cela, ça m’enrage et j’efface.

Pas démocratique vous dites ? Pas mon (censuré) de problème ! C’est mon espace Web et je refuse que ça devienne la place à bitcherie de part et d’autre sur mon blogue.

Vous voulez régler vos comptes avec un blogueur ou une blogueuse ? Faites-le ailleurs ! Sur votre blogue, peut-être !

Et ne me demandez surtout pas que j’embarque dans vos conflits sur vos blogues respectifs. Vous ne verrez aucun commentaire de ma part à ce sujet.

Dernièrement, y a un commentaire assez peu élogieux qui a glissé ici d’un blogueur sur un autre blogueur. Même si c’est d’un blogueur dont j’aime les écrits, je m’excuse, mais j’ai effacé. Et que je ne vois pas cet autre blogueur touché répliquer car il subira le même sort sans appel. Pas question que mon blogue devienne un champ de bataille, EST-CE QUE C’EST ASSEZ CLAIR POUR TOUS CEUX QUI LISENT ? Y est pas question que j’embarque dans des guéguerres de blogueurs, surtout quand ils font partie de ma blogoliste et que je les aime chacun pour des raisons différentes.

Vous avez un conflit avec quelqu’un d’autre ? Vous êtes des adultes ? Réglez dont ça entre adultes ! Nous ne sommes plus en maternelle cibole !

Sur ce, votre humble serviteur va prendre une pause blogue et blogosphère. Je pense que j’en ai besoin. Ne serait-ce que quelques jours, question de faire le vide. C’est pourquoi aussi je ferme les commentaires de ce billet. Pas question que ça dérape en mon absence. Je vais surveiller les autres billets ici, au cas où. De toute façon, pas comme si ça se bousculait aux portes pour me lire ces derniers temps.

Oh, et un dernier message, aux deux blogueurs en question qui se reconnaîtront dans ce billet. Peut-être que ma position vous choque, mais je l’ai dit: je continue à lire vos deux blogues. Pour des raisons différentes, des raisons qui m’appartiennent ! J’aime lire vos commentaires respectifs. Mais il est hors de question que je devienne le champ de bataille de votre guéguerre qui vous regarde, peut-être vous, mais PAS MOI ! Maintenant,  si vous voulez me bitcher sur vos blogues et ne plus me lire pour cette position, qu’il en soit ainsi ! Au point où j’en suis de toute façon… 😦 Sans rancune, j’espère ! La Suisse a besoin de repos.

Jean Charest mérite une statue

J’entends déjà les mauvaises langues qui ont lu le titre. Après tout, tout l’intelligentsia médiatique s’est moqué des libéraux qui ont pratiquement mis John sur un pied de stalle la fin de semaine dernière, à côté de Lévesque et Lesage pour ne nommer que ceux-ci. Non seulement des petits baveux comme Lagacé, mais même des alliés fidèles comme André Pratte ont eu le culot de vouloir descendre l’homme aux boucles infinies à l’échelle des petits mortels que nous sommes.

Pourtant, Jean John Charest mérite sa place au panthéon des premiers ministres comme un des grands.

Qui aura réussi à foutre en rogne tous les syndicats en même temps, en décembre 2003 ? Jean Charest.

Qui a réussi, avec ses défusions municipales, à rendre la ville de Montréal complètement ingérable et chaotique ? Jean Charest.

Qui a réussi à garder le statut quo de l’aspect pitoyable des urgences au Québec et ce en choisissant deux pitoyables ministres de la Santé ? Jean Charest.

Qui a réussi à mettre toute la population ou presque contre lui avec ses projets de subventions aux écoles privées juives, au Suroît et à la privatisation du parc du Mont Orford ? Jean Charest.

Et qui a dû reculer dans ces 3 dossiers ? Jean Charest.

Qui a réussi à diminuer le budget de la Saint-Jean-Baptiste pour qu’on oublie les discours nationalistes ? Jean Charest.

Qui a réussi, avec sa nouvelle politique de gestion de risque à la Caisse de dépôt et placement, à mettre la Caisse dans le trou de 40 milliards, une des plus grosses pertes de l’histoire de la Caisse et faisant de la Caisse le fonds de retraite canadien qui a le plus perdu d’argent en 2008  ? Jean Charest (aidé de plusieurs « génies » de la Caisse, il faut le dire).

Qui a créé les conseils de la fédération pour faire accroire que ce genre de réunions donne une voix aux provinces face au têtu gouvernement fédéral ? Jean Charest.

Et qui s’écrase à chacun de ces conseils quand vient le temps de défendre des motions unanimes à l’Assemblée nationale ? Jean Charest.

Ah oui, moi aussi j’ai été de ces minables vermisseaux qui ont osé cracher sur le grand maître, homme de ma région qui plus est. Mais aujourd’hui, je me rends compte plus que jamais que Jean Charest est un grand homme, un homme qui mérite une statue. Ce premier ministre mérite sa statue de grand bâtisseur.

Grand bâtisseur de troubles, oui.

Les billets du jour: Tout d’abord, je voulais souligner une magnifique citation sur le blogue de mon oncle sur pourquoi nous ne maîtrisons pas notre rapport sur la nature. À réfléchir, vous m’en donnerez des nouvelles. 😉 Puis, je ne pouvais passer sous silence le 100ème billet de Ras-le-blogue de notre ami Blogue l’Éponge. Le pauvre a cherché longtemps quoi faire pour ce centième billet et finalement, la simplicité l’a emporté. Et il a bien fait. Surtout qu’il pensait presque nous dire « au revoir » avec ce billet, mais non. Ouf… Au contraire, je crois que ça lui aura botté le train de voir que oui, il avait des lecteurs et qu’on avait hâte de le relire car aujourd’hui, il nous sert un billet en nuance sur les fameux clowns dans les centres pour personnes âgées.

Huh ? What ?

Y a des jours comme ça où on a l’impression qu’il y a quelque chose dans l’air de bizarre. Par exemple, quand je regarde mon agrégateur et que je vois  – sur le blogue de Richard Hétu – Ted Olson, un Républicain très républicain (le genre qui a tout fait pour mettre Clinton dans l’eau chaude avec le scandale Lewinsky et qui adulait Bush) dire qu’il va se battre pour faire déclarer inconstitutionnelle (ayoye ! j’ai plogué ce mot dans un vrai contexte ! 😛 ) la décision de la Cour Suprême de Californie qui a validé la proposition 8 contre le mariage gay dans l’État.

Citation de Monsieur Olson prise du blogue de M. Hétu et traduite en français par votre humble serviteur:

Ce n’est pas une question d’être libéral ou conservateur, Démocrate ou Républicain. Nous sommes (NDT: lui et David Boies, un démocrate) là en partie pour symboliser cela. La question ici est celle de l’égalité des droits, garantie à tous les Américains par la constitution des États-Unis. Depuis trop longtemps, les gays et les lesbiennes qui recherchent une relation stable, des relations d’amour dans l’institution du mariage se sont fait refuser ce droit fondamental.

Mais que se passe-t-il dans le GOP (Grand Old Party) ? Quand ce n’est pas Ted Olson qui va se battre contre la décision de la Cour Suprême, c’est la fille de John McCain qui déclare qu’on devrait cesser d’ostraciser les homosexuels… Pourtant, d’autres forces républicaines s’associent également avec la droite religieuse anti-gay… Est-ce que le parti républicain vivrait un schisme ? Ça m’étonnerait, mais si un grand défenseur des républicains, qui sous Bush  étaient très homophobes, qui  se porte à la défense des droits des homosexuels, il y a clairement quelque chose qui se passe chez nos voisins du Sud… Ou, soyons cyniques, serait-ce parce que de plus en plus d’Américains ne voient plus d’inconvénients à ce type d’unions et que les Républicains veulent des votes pour en 2010 ?

En tout cas, aujourd’hui, je me sens comme si c’était le monde à l’envers…

Le billet du jour: Dominic Arpin affiche sur son blogue une très troublante campagne polonaise sur la perte de patience des parents qui peut mener à une plus grave perte de contrôle… La première image de cette petite fille sur la table me donne le frisson et celle du petit garçon rend le tout très triste. En tout cas, une fichue de belle trouvaille à voir et qui fait réfléchir.

Moi et…

Oui, bon, on ne s’inquiète pas, je ne suis pas mort, ni disparu. Juste dans le jus ou il arrive toujours de quoi qui fait que je n’ai pas cinq minutes pour m’installer et écrire quelque chose d’intéressant sur le blogue. Mais bon, on commence le mois de mai (yé !!!) et il est temps de laisser un petit quelque chose sur le blogue (qui a vu ses visites chuter aussi dramatiquement que les actions de la Bourse). 😉

Moi et… le boulot

Pas grand chose à dire sur le sujet à part que ça va bien. La semaine dernière, j’ai eu des félicitations de ma rédactrice en chef. Yé !! 😀 On le prend avec le sourire et comme une grande claque dans le dos.

Moi et… l’ordinateur

Je ne sais pas ce qui se passe avec mon ordinateur mais depuis quelques jours, il est lent, horrible… À croire qu’il s’est nourri au « junk food », il est pesant et réagit lentement. Et pourtant, il n’a aucun logiciels espions, pas l’ombre d’un virus… Heureusement, ce soir, il réagit mieux. Et là, tranquillement vient le dilemme: faudra-t-il augmenter sa mémoire vive ? M’enfin, on va espérer que non.

Moi et… les enfants

Vendredi dernier, mon demi-frère a eu son quatrième enfant (et dernier enfant de la famille, il s’est inscrit sur une belle liste d’attente pour une vasectomie) et on est allés le voir aujourd’hui. On m’a offert de le prendre et franchement, j’avoue que j’ai refusé. Je ne suis pas à l’aise de tenir des bébés, toujours l’impression de le faire mal et c’est toujours à ce moment là qu’ils se mettent à pleurer et là, tu deviens rouge comme une tomate alors qu’un des deux parents accourent pour reprendre le petit. M’enfin. C’est drôle, j’ai l’instinct parental bipolaire. Par moment, je remercie presque le ciel qu’il m’ait ôté la possibilité d’enfanter (oui, je sais, vous allez me dire qu’il y a l’adoption, mais ai-je besoin de vous dire que l’adoption pour les gays, c’est plus de trouble qu’autre chose ?) quand je vois les crises, comment il faut gérer avec ces différentes personnalités, tous les problèmes qu’ils peuvent accumuler au coeur de leur croissance, comment même avec une bonne éducation certains tournent mal… De l’autre côté, je vois des enfants et des adultes s’amuser, je vois des belles photos d’enfants adorés par leurs parents et là… Là me vient le « motton » de penser que je ne pourrai pas vivre ça. C’est bizarre. C’est définitivement bipolaire. Vite, un psy !!!

Moi et… le blogue

Alors, je suis désolé pour ces 4 jours d’absence, j’ai été bien chargé je vous l’avoue. Mais hé, on ne s’inquiète pas, je continue à alimenter ce blogue cette semaine. 😉

Le blogue du jour: En fait, je voulais vous dire que j’entre le blogue de Valérie Borde dans ma blogoliste. Enfin, un blogue qui se destine à analyser et donner l’heure juste sur le tas de nouvelles scientifiques qu’on reçoit chaque jour. Ça fait du bien, croyez-moi !

Chéri, on rompt

Bon, tout d’abord, je tiens à préciser que le titre ci-dessus n’a rien à voir avec ma vie personnelle (voir si je ferais une rupture via un blogue… ouach ! allô la sensibilité !), mais avec le fait que j’ai décidé de supprimer un blogue de mon aggrégateur.

Il y a à peine quelques semaines, j’affichais mon article du Sans-Papier sur les blogueurs et effectivement, on me faisait remarquer que c’était beaucoup un article de gauchistes. J’en étais conscient mais aucun blogueur de droite s’était manifesté (pourtant, j’aurais adoré ça discuter avec des blogueurs de droite) et il faut dire que j’en connaissais peu. Alors, Renart me propose un blogue de droite pas mal qui évite de tomber dans la démagogie et explique son point de vue. C’est du moins ce que je croyais aussi jusqu’à ce que je vois ce… billet. Un billet qui pue le mépris, le désir de se sentir supérieur et etc. Bref, le classique petit billet de (tiens, utilisons le même langage enfantin et pas subtil) droitiste populiste qui parle de « go-gauche » et de la menace rouge… Et ça, je ne suis plus capable et je n’ai plus le goût de perdre mon temps avec ça.

En fait, je romps avec ce blogue pour la même raison que je suis incapable de lire Reactionism Watch (et pourtant, théoriquement, je suis de « leur bord ») ou que je ne lis pas Antagoniste.net: tellement dans le « vomissage » sur l’autre au lieu d’expliquer ses positions que franchement, pourquoi je perdrais mon temps avec ça ? C’est pas que je n’aime pas les débats (au contraire), ce n’est pas que je ne comprends pas la passion qui peut animer chaque camp. Cependant, quand ça reste du niveau de l’enfantillage et de l’insulte, pourquoi je perdrais ne serait-ce que quelques minutes de ma courte vie à lire ça ? Je préfère aller marcher dehors, aller lire des romans, écouter de la musique…

Oui, je suis de la gauche et franchement, ça m’étonnerait que je change de côté. Sauf que je suis un intellectuel et j’aime bien comprendre les positions de chaque camp, l’argumentation qui les justifie. Je lisais le blogue avec lequel je romps avec, même si je n’étais pas vraiment d’accord avec beaucoup de leurs positions, une curiosité intellectuelle que j’étais content d’avoir. Mais non, il y a fallu que ça revienne au classique discours: au secours, le communisme est ici (alors que si oui, plusieurs membres de Reactionism Watch sont communistes, y a des gens qui vont peut-être aller à cette manifestation dont ils parlent sans l’être…).

Vous allez me dire que je leur laisse pas de chances. Pour un écart de conduite… Peut-être, oui, mais je n’ai plus le goût de perdre de temps. Je veux lire de vrais textes intéressants d’argumentation, je veux être plus éduqué en tout (parce que quand je regarde ma blogosphère, je me sens comme si j’avais les connaissances et les sources d’information d’un enfant de 5 ans). Je ne veux plus écouter et lire des propos de lignes ouvertes, je veux de la vraie rigueur autant à gauche qu’à droite de l’univers politique. Alors, j’irai chercher ailleurs, peu importe. Je ne sais pas où encore, mais je trouverai bien.

P.S.: Je ne dis pas que je n’ai pas parfois fait de ces raccourcis bêtes et de ces insultes sur le blogue… Absolument pas. Sauf que j’essaie de travailler là-dessus pour ne plus qu’il y en ait.