Conte pour adultes avertis

Ne requiert pas 18 ans et plus, mais ça prend tout de même un coeur solide.

Notre conte s’intitule: La petite gang qui voulait être aussi grosse que les boeufs

Le petit Bourassa

Il était une fois un petit Bourassa. Le petit Bourassa était un fédéraliste convaincu. Mais après qu’on ait tenté de le noyer au Lac Meech, une fée lui apparut:

– Salut petit Bourassa ! Te rends-tu compte que tes petits amis canadiens essaient de te noyer toi et le Québec ? Car j’ai une solution pour toi.

– Ah oui ? Et laquelle, fée ?

– Hé bien, tu demandes à tes amis canadiens d’avoir plus de pouvoir, d’arrêter de centraliser tous les pouvoirs dans la cour de récré d’Ottawa.

– Mais qu’est-ce que je fais s’ils ne veulent pas ?

– Hé bien, tu fais comme le petit Lévesque à l’époque: tu menaces de te séparer !

– Wow ! Mais qui es-tu, grande et sage fée ?

– Appelle-moi Jean Allaire ! Tiens, voilà mon rapport pour t’aider.

Le petit Bourassa emmena le rapport de la fée Allaire (dépeinte ci-dessous) à ses amis libéraux.

La fée Jean Allaire... oui, elle manque de féminité un peu...

Tous approuvèrent les plans de la fée, surtout les jeunes amis du petit Bourassa qui avaient eux aussi leur chef: le petit Mario. Or, dans la cour de récré d’Ottawa, on n’a pas aimé ça du tout que le petit Bourassa se fasse séduire par la fée Allaire. Alors, ils envoyèrent leur chef Brian Mulroney qui, avec sa voix grave, hypnotisa le petit Bourassa:

– Allez, Robert, viens à Charlottetown qu’on signe un accord qui sera « bon pour le Québec ».

– Oui, maître…

Si certains libéraux furent aussi pris de la transe qui envahit leur chef, d’autres petits amis furent choqués de voir qu’ils tournaient le dos au rapport de la fée Allaire. C’est alors que le petit Mario rejoignit la fée en question dans un élan de détermination:

– Fée, fée ! Bourassa a été capturé par les méchants amis d’Ottawa !

– Oui, j’ai vu qu’il ne put résister aux pouvoirs du grand menton. Que comptes-tu faire petit Mario ?

– Je vais non seulement prendre ton rapport, mais je vais rallier les Québécois autour d’un parti qui représentera ton enseignement.

– C’est bien, je suis fier de toi. À partir de ce jour, on t’appellera Super Mario.

Super Mario !

Enveloppé d’une aura de super-héros, Super Mario attira quelques petits amis (dont la petite Grégoire, le petit Caire, la petite Barrette qui allait devenir sa petite copine et d’autres) dans un nouveau clan de la cour de récré québécoise: l’Action démocratique. Tous ceux qui ne voulurent pas entrer dans la gang de séparatistes ou de fédéralistes joignirent ce groupe marginal dans la cour. Évidemment, au début, personne n’écoutait Super Mario mis à part ses quelques amis.

– Il faudrait qu’on trouve quelque chose d’intelligent à dire, s’exclama la petite Grégoire.

– De quoi ? demanda Mario.

– D’intelligent ! Bâtard ! Force-toi un peu Mario !

Mais au loin, en dehors de la cour de récré, de grands sourires machiavéliques se dessinaient en regardant Super Mario chercher autre chose à dire que le petit rapport de la fée Allaire…

En chemin vers chez lui, Super Mario rencontra quatre individus dans des longs manteaux gris. Ils portaient des pantalons gris également et deux d’entre eux fumaient d’énormes cigares, aussi énormes que leur tour de taille. Le troisième était de corpulence normale, mais ne cessait de scruter partout de manière frénétique, renfrogné presque hargneux.  Le quatrième, plus mince, s’avança vers Super Mario qui ne comprenaient pas pourquoi ils lui bloquaient le chemin.

– Nous sommes heureux de te rencontrer Super Mario.

– Qui êtes-vous ?

– (Il pointa le premier obèse.) Lui, c’est Québec Inc. qui voudrait devenir America Inc. L’autre, c’est les lobbys pour la privatisation de tout au Québec. (Il pointa le nerveux.) Lui, c’est l’intolérance contre tout sauf les Québécois de souche hétérosexuels dont les femmes restent à la maison. Et moi, je suis le patronat du Québec.

– Ah bon… Qu’est-ce que vous me voulez ?

– On a vu Super Mario que tu cherchais quoi dire et que tu ne pognais pas beaucoup avec les gens dans ta cour d’école. Rappelle-toi le concours de popularité de 2003, tu t’es fait « clencher ».

– Je sais, dit Mario d’un air piteux.

– Mais nous, Super Mario, on peut t’aider à te rendre populaire.

Super Mario les regarda, fâché :

– Je suis capable tout seul ! J’ai une belle bouille et les gens vont finir par m’aimer !

– Tu crois ?

Les deux costauds lui crachèrent la fumée de leur cigare au visage et le nerveux lui dit:

– La petite Grégoire est partie ainsi que d’autres membres de ta gang quittent peu à peu. Sans compter que tes sondages sont très mauvais.

Il lui tendit une feuille de papier. Super Mario frémit à la vue des chiffres:

– Ah non ! Que puis-je faire ?

– Hé bien, déclara le mince, si tu nous écoutes dans les prochaines années, tu pourrais avoir du pouvoir…

– Oui, je veux du pouvoir !

– Parfait !

Aussitôt, Super Mario eut un mauvais pressentiment. Et si ces hommes abusaient de sa naïveté comme le petit Bourassa à l’époque ? À travers la fumée que les gros continuaient de lui jeter dessus, il vit le mince sortir une grande spirale qui tournoyait…

– Non, vous ne m’aurez pas comme Bourassa ! Je ne serai pas à votre solde !

– Mais voyons Mario, qui te parle d’être à notre solde !

– Vous essayer de me mettre sous votre emprise avec votre roue qui tournoie…

– Mais non ! C’est juste le rapport de la fée Allaire qui défile.

– Ah bon… Pourtant, le rapport ne ressemble pas à ça à mon souvenir…

– Mais si, ça parle d’anti-étatisme, anti-syndicalisme, anti-environnement, anti-justice bonbon sauf pour les entreprises, anti-pauvres…

Super Mario tentait de lutter, mais ce rapport qui tournait, ces mots qui semblaient si doux, la fumée de cigare, la soif de pouvoir…

– Anti-gauche, bref  ? dit Mario à demi-confus.

Le mince sourit, le plan avait marché à merveille. Ils avaient le petit héros sous leur emprise.

– Exact, maintenant, écoute bien ce qu’on va te dire…

Et pendant des mois, Mario répéta sans cesse les messages des quatre acolytes. Au départ, les gens continuaient de rire de lui. Puis, arrivèrent une bande d’étranges dans la cour d’école… Ils demandaient un peu trop d’accommodements pour leurs religions diverses, des demandes parfois rétrogrades. Tous avaient peur et le petit mouton Charest ne savait que faire. C’est alors que, conseillé de ses nouveaux amis, arriva Super Mario. Drapé de lumière, il se présenta devant les étranges et leur dit :

VOUS NE PASSEREZ PAS !

Aussitôt, la cour de récré québécoise applaudit. C’est alors que vint au même moment le concours de popularité 2007. Les élèves ne voulaient pas voter pour Grandes Dents Boisclair car il insistait pour un référendum, même s’il se trouvait minoritaire. Une idée qui ne plaisait pas aux petits amis qui préféraient rester dans le confort d’une cour de récré dirigée par Ottawa. Quant à Mouton Charest, il était arrogant depuis qu’il était chef de la récré et ils en avaient marre. Certains virent alors Super Mario comme un sauveur, celui qui allait changer le fonctionnement de la cour. Super Mario ne réussit pas à remporter le concours de popularité, Mouton Charest remportant en soudoyant les grâce aux anglophones et les votes ethniques qui n’avaient pas aimé les propos de Super Mario.

Néanmoins, Super Mario était maintenant le deuxième groupe en importance dans la cour. Plein de nouveaux amis – dont plusieurs ne connaissaient malheureusement rien des règles – il se mit à galvaniser l’attention des élèves avec des clips médiatiques chocs et de grandes déclarations sans apporter de réelles solutions. Après tous, ses acolytes de l’ombre disaient que les gens ne comprendraient pas leurs solutions. Bien sûr, certains essayèrent de lui faire voir d’autres points de vue que ceux de ses acolytes, mais il refusait de les entendre. Après tout, seul ses membres influents possédaient la vérité et ils le lui rappelaient souvent à coup de séance « d’influence à peine hypnotique ». Sauf qu’à force d’utiliser leur emprise sur Super Mario, ils abusèrent un peu et il se mit à dire n’importe quoi n’importe quand. Il devint totalement dogmatique à leur cause, au point d’effrayer l’électorat.

Ce qui fit qu’un jour, alors que tout semblait relativement calme, Super Mario s’écria:

– Je veux faire tomber Mouton Charest parce qu’il n’abolit pas les commissions scolaires !

Tous le regardèrent, éberlués. Avait-il perdu la tête ? Ce soir-là, les quatre acolytes de Super Mario l’abandonnèrent et se mirent du côté de Mouton Charest et Castafiore Marois. Son taux de popularité chuta et lorsque Mouton Charest provoqua un autre concours de popularité en décembre 2008, les élèves jetèrent dehors presque tous les amis de l’ADQ. Étant moins d’une dizaine et voyant qu’il avait mis le beau rêve de la fée Allaire par terre à cause de son aveuglement dogmatique, Super Mario déclara alors:

– Je quitte pour le bien de ma gang.

Il quitta, laissant ses petits amis inexpérimentés se débrouiller. Seuls. Lui, de son côté, alla propager son amertume dans un canal de télévision rempli de jeux insignifiants et surtout pas de nouvelles, celles-ci coûtant trop cher. Aussitôt Super Mario parti, ils durent trouver un nouveau chef pour remplacer quelqu’un d’aussi fort… en gueule.

Pendant ce temps, la fée Allaire, déprimée, décida de déchirer son rapport et de se positionner du côté des fédéralistes. Les quelques amis restant de l’ADQ se disputaient entre un ancien ami du patronat (Vieux croûton Taillon) et un autre qui était lui aussi attirés par les chants de sirène des anciens acolytes de Super Mario et même des républicains américains (Extrémiste Caire).

Or, dans la cour de récré, plus personne n’avait d’intérêt pour eux. Et quand Vieux Croûton Taillon remporta par à peine une ou deux voix, dont une fausse faite par un petit coquin de la télévision; des amis quittèrent la gang, trouvant qu’elle ressemblerait trop à la gang de Mouton Charest ou de Castafiore Marois. Extrémiste Caire bouda et décida de torpiller son ancienne gang d’amis en quittant le groupe… il n’était plus que quatre. Vieux Croûton Taillon déclara alors qu’il quitterait son poste lorsqu’un nouveau chef viendra, mais viendra-t-il dans une gang qui n’a plus sa place dans cette cour de récré si serrée ? Ils attendirent et attendirent… en vain. Le groupe se dissipa comme les dernières feuilles d’automne. Au loin, Extrémiste Caire sympathisait avec Dictateur Gendron, un maire qui désirait aussi faire du Québec le cinquante et unième État des États-Unis.

La morale de cette histoire, les enfants, c’est que quand tu bâtis un parti uniquement sur un conte de fée (comme le Rapport Allaire) et que tu te laisses influencer par des forces extérieures sans prendre en compte l’ensemble global et emmener des solutions rassembleuses, tu ne peux bâtir qu’un échec.

La semaine prochaine, nous vous raconterons l’histoire de l’Idiot et la Bête: un ancien coach de hockey sympathique mais bête et naïf se fait entraîner dans les griffes d’une bête conservatrice voulant mettre un peuple à ses pieds. Une histoire d’horreur à glacer le sang.

(Billet inspiré par l’actualité adéquiste, bien sûr, et le billet de Chantal Hébert que j’ai trouvé très drôle. En plus, toujours dans la tendance du rire, je me demande si ma collègue trouve toujours la décision de Taillon hilarante ? En espérant que ce conte la fasse encore rire. C’est drôle, hein ? On a tous parlé de la mort de l’ADQ après le départ de Dumont mais franchement, je ne savais pas que ça viendrait aussi vite.)

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Souverainiste, autonomiste, hé cr…


Je n’ai jamais été un fan fini du PQ. Ça m’a d’ailleurs causé quelques problèmes à l’époque où je connaissais un partisan fini du Parti où tout ce que faisait le parti était bon et etc.

Ce fanatisme exacerbé m’a rendu malade de la formation politique, mais avec le temps et surtout avec le fait que je suis souverainiste, forcément, on n’a pas trop le choix. C’était ça ou voter pour le fédéralisme de soumission (Parti libéral) ou un fédéralisme mou où « on-espère-que-peut-être-Ottawa-va-nous-donner-plus-d’autonomie-mais-bon-on-ne-fera-pas-de-crise-si-jamais-ça-n’arrive-pas » (ADQ). Bon, alors, on comptait sur le PQ avec sa souveraineté par voie de référendum.

Sauf que la  grande dame de Charlevoix ne voit pas les choses du même œil et propose, sous un PQ régnant, une série de référendums pour rapatrier petit à petit des pouvoirs d’Ottawa au Québec… Les partisans s’exclamant même que sous leur gouvernance, le Québec aura une position « très autonomiste ». Euh… Si vous êtes pour adopter le programme de l’ADQ, dites-le tout de suite que je ne vote pas pour vous autres dans 3 ans.

Oui, je sais… L’heure souverainiste sonne croche dernièrement. Il n’y a plus de mouvement de masse, un référendum serait perdant à l’heure actuelle, etc. Sauf que pourquoi copier mot à mot une résolution adéquiste ? C’est drôle, je sens que le PQ n’a toujours pas digéré sa défaite de 2007, voyant les adéquistes les dépasser… Alors, la stratégie péquiste: « On va copier les grandes lignes de l’ADQ. Leur parti sans Mario Dumont va s’effondrer et on pourra reprendre des votes dans la région de Québec et ailleurs. » Sauf que ceux qui votaient PQ ne voulaient surtout pas voter pour des résolutions adéquistes. Le PQ était le dernier refuge (excluant Québec Solidaire) pour ceux qui ne voulaient pas voter pour un parti de droite et un parti de centre-droit.

Alors, si je vous ai bien compris, vous êtes en train de me dire de voter Québec Solidaire la prochaine fois…

Ah oui, bon, j’oubliais le Parti indépendantiste mais comment dire, mis à part Victor Lévy-Beaulieu qui gueulait fort, ce parti était facile à oublier, mettons.

Le billet du jour: Le gros Bon Sens qui parle de ce nouvel acte d’éclat questionnable de la PETA (excusez mon pléonasme= le manque de jugement dicte la majorité de leurs actions). Alors, comme ça en boycottant le sirop d’érable canadien, ils pensent arrêter le massacre des blanchons (bébés phoques). Une petite nouvelle pour ces ignorants: ça fait une vingtaine d’années que la chasse aux bébés phoques est interdite. En fait, s’ils ont trouvé des bébés phoques morts dans les dernières années, on pourrait même se demander si ce ne sont pas eux qui sont en arrière de ces meurtres… Après tout, pour certains, la fin justifie les moyens. Même Christian Vanasse qui a déjà défendu le groupe n’en revient pas de leur position actuelle. Parfois, en voyant cela, j’ai l’impression que les végétariens et les gens qui ont à coeur le bien-être animal sont représentés par les Talibans de la protection de la faune…

Le Bye Bye du Satellite: 18 décembre 2008

Hé les enfants ? Tu as envie de t’amuser ? Tu as envie que tes parents attrapent une insolation solaire à force de marcher au soleil et d’attendre en ligne pour des manèges ?  Hé bien, demande à tes parents de t’emmener au 2008 LAND, le nouveau parc d’attractions entièrement dédié à l’année 2008.

Voici quelques attractions MÉGA TRIPPANTES qui t’attendent au 2008 LAND:

  • Rencontrez le trio de magicien Black, Lacroix et Maddoff: Donnez-leur votre argent et pouf ! Il va se retrouver dans leurs poches !
  • Allez dans les montagnes russes « Economic Crisis »: un manège terrifiant qui ne fait aucun looping, mais des hausses et des descentes vertigineuses qui vous donneront mal au coeur !
  • Pourquoi ne pas faire une ballade dans « The Car History »: vous commencerez une montée spectaculaire avec votre véhicule énergivore pour ensuite, descendre et vous écraser dans le mur du « Future of Automobile Industry ».
  • Pour ceux qui veulent relaxer, allez dans la maison de l’Afghanistan: déguisé en soldat de l’armée canadienne, vous devrez vous promener dans une maison de type « maison aux miroirs » mais bourrée d’explosifs artisanaux et de mines antipersonnelles. Ceux qui en sortiront sans être estropiés ou tués gagneront un toutou et un traumatisme de guerre au choix !
  • Faites un tour dans le « Canada Coalition Ride »: un bateau pirate pas solide soutenu par trois poutres dont une, la poutre bloquiste, qui veut se séparer des deux autres. Manège qui risque d’être mis hors fonction en janvier 2009 puisqu’on a changé la poutre libérale qui veut elle aussi se séparer de la coalition. Faites vite !
  • Il y a également le cinéma animé: le Hapernosaure. Synopsis: Un vieux dinosaure conservateur aux idées rétrogrades et se nourrisant aux gras trans et à l’huile de pétrole tente de mettre le monde sous sa domination à l’aide de son arrogance tranchante et de la Bible. Une aventure qui vous donnera une frousse bleue, particulièrement à la fin lorsque le Harpernosaure met le Canada dans le trou en ne faisant rien pour l’aider. En français, mais sous-titré pareil pour les bouts où la Élizabeth Mayosaure essaie de combattre le Harpernosaure, vu que son français est proche du serbo-croate.

Essayez également nos jeux d’arcade pour des minutes de plaisir:

  • Le jeu de mémoire ADQ: essayez de nommer plus que cinq députés adéquistes des 41 qu’il y avait dans le gouvernement minoritaire à Québec.
  • Le Bouchard Taylor Revolution: un jeu de danse qui ne mène à rien puisque qu’il veut trop faire plaisir à tout le monde en allant dans toutes les directions
  • La cravate chanceuse: essayez de lancer une cravate affreuse au cou de l’entraineur des Canadiens de Montréal, Guy Carbonneau, et faites gagner les Canadiens de Montréal (en théorie).
  • Et finalement, le « Shoe pitching arcade game »: amusez-vous à tirer des chaussures dans la face de George W. Bush. Faites vite ! Vous avez jusqu’au 20 janvier prochain avant que ce jeu ne ferme !

Convaincus ? Vous avez intérêt mes petits criss amis ! Alors, va convaincre tes parents en leur menaçant de faire une fugue et viens au 2008 LAND !

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Note du Satellite Voyageur: Évidemment, ce parc d’attractions n’existe pas.ça existe sur le Web par contre ! 😀 Merci à Steve Proulx pour le lien. Par contre, un jeu où on peut lancer des chaussures au visage de George Bush, ça,

Se tirer dans le pied, façon Gendron

La carcasse du chef adéquiste Mario Dumont étant bel et bien une carcasse qui ne risque pas de se relever en mort-vivant, les vautours commencent à rôder sur la place du siège. Un gars comme Stéphane Gendron qui a toujours voulu le pouvoir absolu au Québec y flaire une bonne affaire. Ça ne m’étonne pas vraiment. Gendron a toujours été un droitiste affirmé (mais ça m’a étonné, il n’a pas appuyé le Parti Conservateur de Harper) qui a PARFOIS (et je souligne le parfois car ça n’arrive pas souvent) des idées intéressantes mais dans la majorité du discours est noyé dans l’exagération et le populisme de bas étage (le populisme mauvais). Bref, un candidat idéal pour remplacer Mario Dumont à titre de clown chef adéquiste !

Sauf que… Sauf qu’aujourd’hui, le maire vient de se tirer dans le pied, pas à peu près. J’aimerais retrouver l’entrevue qu’il avait donné aujourd’hui et où il a dit une phrase malheureuse qui affirmait que « récemment, dans un caucus, les membres de l’ADQ auraient dit à Mario Dumont que l’ADQ avait un problème de leadership ». Et ça, c’est se mettre à dos des membres de l’ADQ, surtout ceux qui travaillent à ce parti depuis une décennie. Parce que premièrement, d’où tient-il une telle information ? D’une rumeur ? Big deal ! Les rumeurs pleuvent en ce qui concernent les politiciens et le taux de vérité parmi celles-ci est plutôt bas.

Et même si c’est vrai… De un, en quoi c’est un argument ? Je veux dire que tous les partis disent à leur chef de changer telle ou telle chose. Rappelons-nous le document critiquant Pauline Marois en début de campagne. De deux, il y a une règle non écrite en politique: ce qui se discute dans un caucus reste dans le caucus. Tu ne vas dire ça sur la place publique. Encore plus si tu comptes devenir chef ! Tu t’arranges pour être une candidature rassembleuse. Or, si quelques populistes qui « trippent » sur l’homme médiatique qu’est le maire (et qui votent pour l’ADQ pour les clips que faisaient Mario Dumont), y en a d’autres, comme Marie Grégoire du Club des Ex (une des fondatrices de l’ADQ), qui sont la gueule à terre face à cette candidature probable. D’ailleurs, ce midi, Mme Grégoire a répondu avec beaucoup d’aplomb que si Gendron devenait chef de l’ADQ, elle ne voterait plus pour ce parti. Ouch !

Dans son article, Renart souligne un extrait de Pratte qui est très révélateur (quand je vous disais que je ne suis pas toujours en désaccord avec… 😉 ):

En même temps, il me semble trop radical et trop impulsif pour diriger un parti politique, et surtout pour faire de ce parti une formation crédible.

Preuve de son impulsivité ? Il vient à peine de dire qu’il serait intéressé qu’il agit comme si il était déjà couronné. J’aime particulièrement cet extrait:

Dans 4 ans, il nous reviendra de créer ce rendez-vous avec l’Histoire – celui qui n’arrive qu’une fois par siècle.

Ayoye ! Obama Gendron avec ça ? Commencez donc par vous faire élire par l’ADQ en essayant de ne pas vous mettre trop de monde à dos avant de crier victoire. Parce que, excusez-moi, mais il y a juste Napoléon qui s’est couronné lui-même, je vous le rappelle. Et on sait à quel point le pouvoir est monté à la tête de celui-là… Là, je ne parle pas que de Napoléon. 😉

Y a des images qui fessent plus que d’autres

Je l’ai dit un peu plus tôt, je hais Mario Dumont le politicien. Mais ça ne m’empêche pas d’être tout de même un peu touché par ses malheurs (même s’il a creusé sa propre tombe avec ses idées). Particulièrement cette photo de La Presse qui fait mal, je trouve, à voir:

mario-dumont-defait

Disons que le voir aussi vulnérable avec sa fille, près des larmes, c’est quand même voir un homme brisé…

Avouez que c’est quand même plus triste que Simon-Pierre « The Censor Man » Diamond qui a été défait (image aussi de la Presse). 😛 Ça, par contre, ça me fait sourire ardemment. Hooon que je suis méchant !

spd-defait

Par la même occasion, je souligne que le Bye Bye du Satellite aura bien un sketch aujourd’hui mais plus tard que d’habitude. Je ne peux dire d’heure précise, mais bon, il y en aura un.

Ça peut être décevant, mais…

Bon, il est 23h00 et on peut confirmer que les résultats de l’élection confirme que les libéraux seront majoritaires.

Bon, je sais, c’est décevant… 4 autres années, voire 5 (je crois pas qu’il y aura d’élections avant 2013) de Libéraux et surtout de Charest. Mais bon, ceux qui ont voté auront alors d’excellentes occasions de chialer.

Et puis, malgré que moi aussi je suis très mal à l’aise avec l’aspect de discrimination positive envers les femmes comme Louis-Philippe l’a déjà dit, je trouve ça drôle que Québec Solidaire réussisse à élire un député… un homme. LOL 😛 Excusez, mais avouez que l’ironie est bonne pareille !

Autre sujet de réjouissance, la claque solide de l’ADQ qui a reçu de plein fouet la vague qui l’avait porté étrangement à l’opposition officielle en 2007… Néanmoins, je ne pensais pas que cette image que j’ai fait rapidement un soir serait prémonitoire
anti-dumont

Mais là, je suis un peu trisse… Sur quel crétin populiste je vais m’attaquer maintenant ? Mon beau-père m’a dit que c’est sa femme qui prendrait le flambeau, qu’elle gagnerait plein de votes auprès des mères de famille de la classe moyenne. J’en doute. Parce que même si elle a de la gueule, les idées de l’ADQ restent des idées de droite complètement déconnectées – même pas des BONNES idées de droite (car on pourrait – comme le propose Jean-François Lisée – prendre des idées de droite et les recycler à la sauce sociale-démocrate) ! Mais bon, je n’ai pas peur pour Dumont. Il pourra facilement se recycler dans le Conseil du Patronat ou comme animateur polémiste de lignes ouvertes. 😉

Et puis, bon, même si je continuerai toujours à mépriser le politicien, j’ai quand même été touché par l’homme brisé ce soir. Le gars qui a vu son parti réduit en lambeaux partout au Québec n’avait pratiquement pas le choix. Comment justifier sa place comme chef quand, alors que le parti goûtait presque au pouvoir, il est retombé aussi bas qu’à une époque pas si lointaine ?

Puis, finalement, le taux de participation serait de 56,5%… 56,5% ?!!! Calvaire ! Ça, ça veut dire qu’il y a à peu près 2 millions de lâches au Québec ? D’ailleurs, t’as Lagacé qui a dit: moi, j’ai pas voté car aucun m’attirait. Moi, non plus, Lagacé mais j’ai voté parce que je voulais avoir le droit de critiquer. Un droit qu’on devrait peut-être enlever au chroniqueur de la Presse. Ou disons qu’il n’a pas un mot à dire pour les prochaines années en termes de politique provinciale… Dire qu’une annulation de vote aurait été rapide à faire.  Mais bon, je vais arrêter, ça me met trop en tabar… Et puis, je sais que ça ne donne rien, il va continuer pareil.

Et puis bon, on pourra rejaser élections provinciales dans 4-5 ans, non ? 😉 Et ça va faire du bien au Québec, une petite période sans élections (même si j’aurais préféré que ça ne soit pas Charest au pouvoir pour cette période).

Trop sensible ?

Voir.ca

Voir.ca (source)

C’est la vidéo dont tout le monde parle au Québec. La parodie de l’émission de Télé-Québec de Christian Bégin « Curieux Bégin » que Marc Labrèche a parodié il y a deux semaines à 3600 secondes d’extase. Je vous avoue, quand je l’ai vue la première fois, j’étais plié par terre. Je trouvais ça très bon, de bon goût (sauf l’imitation de Marc Labrèche qui n’était pas toujours égale mais bon…). Ça parodiait gentiment l’émission culinaire de M. Bégin. Le sketch a été tellement apprécié qu’il est devenu viral sur YouTube et presque tous en ont parlé.

Sauf que là, j’apprends par Steve Proulx qui l’apprend par Sophie Durocher, que Christian Bégin serait à terre (dixit Mme Durocher). C’est là que je tombe sur le cul. Particulièrement en lisant ceci:

J’ai entendu à travers les branches que Christian Bégin était dévasté par cette imitation. On le serait à moins. Et ça pose la question: est-ce que les humoristes ont TOUS les droits? Incluant celui de briser une vie?

Briser une vie ? Coudon, est-ce que M. Bégin serait suicidaire ces derniers temps ? Parce qu’il me semblait que tout allait très bien dernièrement pour lui… Mais bon, c’est possible, après tout je ne lis pas les revues à potins. Elle sait probablement des choses que je ne sais pas. Et « On le serait à moins » ? Excusez-moi, mais je n’ai pas senti une graine de méchanceté dans le sketch. Oui, quelques petites taquineries avec la phrase répétée « Je suis comédien » et sur l’abus de vin, mais rien de terrible. Rien à voir avec certaines parodies de RBO.  Je veux dire, pour moi, l’opinion que j’avais de M. Bégin n’est pas pire qu’avant ce sketch.

Au contraire, j’ai senti un clin d’œil. C’est une parodie: forcément, on se moque de la forme de l’émission mais jamais j’ai senti d’attaques personnelles envers le comédien. N’importe qui de brillant se doute que cette parodie a exagéré la typographie du show, la consommation de vin de l’animateur/comédien et son fameux scooter qu’il utilise pour se promener. On suppose que ça serait une « vengeance » pour ses propos acerbes sur les chanteurs/humoristes et autres qu’on engage comme comédien. Hein ? Je suis le seul à ne pas voir ça ? Parce que sérieusement, j’aurais vu plus une vengeance de la sorte si c’était un humoriste ou un chanteur qui avait fait la parodie. Mais Marc Labrèche… À ce que je sache, c’est un comédien d’abord et avant tout !

Alors j’imagine que je suis insensible. Ou, peut-être que M. Bégin (quoique je dirais plus que c’est Mme Durocher) est trop sensible ? Allons, ne vous en faites pas M. Bégin: il n’y a pas de haine là-dedans. À moins que je sois carrément aveugle et ça, c’est pas impossible…

Par la même occasion, Richard Therrien nous apprend que Mario Dumont va être à Dieu merci ! bientôt… Vous croyez que je dénoncerais ce choix douteux du chef de l’ADQ. Que nenni ! Au contraire, c’est compréhensible: il préfère improviser dans une émission faite pour ça que dans une émission où on peut le coincer dans ses improvisations ! En tant que chef de la politique improvisée, je prédis déjà que Mario Dumont va remporter haut-la-main la porte bleue des mains d’Éric Salvail qui récompense le meilleur pour dire n’importe quoi… Vous voyez, Mme Durocher, ça c’est un commentaire méchant ! 😉

P.S.: Comprenons-nous bien: ce n’est pas un devoir d’aller à Tout le monde en parle. Absolument pas. M. Dumont est en droit de ne pas y aller. Sauf que quand ton parti traîne de la patte dans les sondages, il me semble que tu ne craches pas sur une tribune de 1,5 millions de personnes qui regardent en moyenne. Là-dessus, c’est sûr qu’il doit y avoir des indécis que tu peux rejoindre. Alors, tu en profites. Oui, au risque de se faire écorcher. Mais au pouvoir aussi, tu te fais écorcher. C’est quoi ? Un Dumont premier ministre interdirait toutes les mauvaises nouvelles à propos de son gouvernement ?