C’est juste de la TV…

Oui, je sais, je vous néglige. Bien occupé, je suis, et pas toujours sûr de pouvoir écrire, je suis également. Je ne suis pas fin, mais c’est peut-être parce que 2008 avait été trop intense que 2009 a été plus bas. M’enfin, je vais revenir peu à peu. Réapprivoiser le média du blogue qui commençait à me stresser plus qu’à m’emballer.

Mais bon, pas pour ça que je vous écris. Je vous écris car ceux qui connaissent un peu ARTV, vous devez connaître l’émission « C’est juste de la TV » avec André Robitaille, Marc Cassivi, Liza Frulla et Anne-Marie Withenshaw qui analysent la télévision. Hé bien, pour leur dernière avant les Fêtes, ils font une émission avec le public… et devinez qui était dans le public ? Votre humble serviteur. Hé oui ! J’ai été invité comme un paquet de gens intéressants que vous verrez intervenir dans l’émission pour parler de la télé et de notre automne.

Attention SPOILERS !

Et ça sera difficile de me manquer: et non, ça ne sera pas uniquement la voix insupportable et la vision qui risque de faire sauter votre téléviseur HD seulement qui me trahiront mais le fait que je suis carrément dans la première rangée, qu’on me voit souvent et que je parle 4 fois dans l’émission dont à Serge Boucher (ça, par contre, c’est mon coeur de coeur: j’ai pu lui parler à cet auteur de théâtre de talent et scénariste d’Aveux… dommage que ce soit ma voix insupportable qui ait été le seul à souligner la qualité d’Aveux).

FIN DES SPOILERS

Comme je disais, difficile de me manquer: avec ma voix, mon petit look nerd et je suis complètement en avant et la manière dont je suis placé (ils ont assigné les places), si je me tourne pour voir quelqu’un jaser dans mon estrade, on me voit majoritairement. Je tiens à dire que ce n’est pas vraiment pas volontaire. En plus, il me semble qu’on me voit me gratter le nez (au moins, je me fouille pas dedans)… C’est bizarre, car sur place, je n’étais pas si nerveux. Ça ne paraît pas quand je parle, mais quand même, je le confirme. Ce qui est dommage c’est qu’on n’a pas tant de temps, alors je n’ai pas pu m’étaler de long en large sur les divers sujets… mais c’est peut-être mieux ainsi, avec ma voix arrache-oreille.

Bref, je vous avoue que je ne risque pas de le regarder tout de suite. Ma famille va probablement l’enregistrer et tout alors… Mais bon, si vous voulez me voir, je vous invite à régler votre télé sur ARTV:

Vendredi 4 décembre à 21h
Dimanche 6 décembre  à midi et minuit
Lundi 7 décembre à 10h et 19h
Mardi 8 décembre à 16h
Jeudi 10 décembre à 19h

L’émission dure une heure trente, soit-dit en passant et je vous rassure, je ne suis pas là si souvent… 😉 Pour ceux qui n’auraient pas le câble (fort possible), je crois bien que l’émission sera en ligne à partir du vendredi 4 décembre à 22h et ce jusqu’au jeudi 10 décembre.

Mais je suis bien critique envers moi, mais j’ai passé un super bon moment à enregistrer le tout. Ce fut fort plaisant ! Et pour ceux qui diront: mais ton nom est révélé, je leur dirai que ce n’est pas un problème. Je ferai d’ailleurs probablement des changements sur le blogue pour qu’il apparaisse. De toute façon, il suffisait d’aller voir mes quelques articles « plogués » du Sans-Papier pour voir mon nom et ma face. Alors…

Vous laisserez des commentaires si ça vous plaît sur ma « performance » (remarquez les gros guillemets)… 😉

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Garder « mongrain » de sel pour soi

Bon, c’est la vidéo virale de l’heure. On en a parlé chez la Clique, chez Dominic Arpin, chez Patrick Lagacé, etc. Mongrain qui pète sa coche à propos d’absurdités de la rentrée… On y voit un gros mouvement d’appui à l’animateur, mais il est rassurant – pour moi – de voir aussi des « ho là » à ce pétage de coche. Tout d’abord, un courriel d’une enseignante sur le blogue de Lagacé (plein de fautes, je le concède, mais sûrement écrit sur le coup de la colère) et puis, ce collègue blogueur qui fait aussi toute une critique sociale de pétage de coche en ondes. Parce que, je vous avoue, même si c’est drôle, les absurdités dites dans ce segment d’émission m’horripilent.

C’est vrai que 17 reliures, c’est beaucoup pour un élève. C’est vrai que l’organigramme du ministère de l’Éducation est engorgé (et tant qu’à y être celui de la DPJ aussi). C’est vrai que l’affaire des pantoufles est un peu loufoque à première vue. Mais est-ce qu’on a cherché à comprendre le pourquoi de ces règles absurdes ? Non. Non, parce que ça nécessiterait l’effort de montrer les deux côtés de la médaille, ça nécessiterait de montrer à quel point notre système public d’éducation tire le diable par la queue.

Les guerres

J’en ai marre d’entendre que les profs ont 2 mois de congés payés. So what ?! Ce n’est pas un argument. Premièrement, parce que ce n’est pas tout à fait vrai. Déjà en août, ils recommencent à se préparer pour la nouvelle année scolaire. Mais oui, ils ont un mois de juillet de vacances et un mois d’août plus relaxe avant. Deuxièmement, ils travaillent à l’année pour éduquer une classe qui déborde d’élèves où ils doivent faire affaire avec des problèmes cognitifs et émotifs, doivent s’assurer que tout le monde suit en même temps, doivent « dealer » avec des parents qui ne prennent que pour leur enfant lorsqu’il y a un problème, doivent se battre avec les directions d’école pour avoir un peu de sous pour une activité, etc. Et ça, c’est sans compter les nombreuses heures non payées où ils doivent corriger, concevoir le contenu des cours, régler des problèmes interpersonnels d’élèves, etc.

Je lisais un commentaire sur le blogue de Lagacé qui disait que les profs étaient gras dur: super bien payés et qui travaillent juste 6 heures par jour sans compter tous les congés. Super bien payés ? Si c’est le cas, comment se fait-il qu’il y a pénurie ? Après tout, on devrait se battre pour faire « autant d’argent ». 6 heures de travail par jour ? Il ne faut vraiment pas connaître un prof pour dire une telle idiotie. Il ne faut pas se fier uniquement à l’horaire des enfants pour deviner du temps de travail d’un prof : les profs travaillent avant et après cette période ! Mais ce genre de commentaire démontre très bien tout le mépris qu’a la population pour les enseignant(e)s en général. Même si je suis d’accord: il y a des profs cons, plates et méprisables, mais on peut dire la même chose des parents aussi.

Cette semaine, on parle beaucoup d’éducation car la ministre de l’éducation Michelle Courchesne a dévoilé son « super » plan pour lutter contre le décrochage scolaire. Le problème c’est que ce plan – qui risque d’échouer comme tous les autres avant (oui, c’est cynique, je l’admets mais soyons honnêtes… c’est un plan du PLQ, ça ne peut être autrement), c’est qu’on refuse de voir la réalité en face: il y a des guerres en ce moment. Des guerres entre professeurs et parents, directions et professeurs, ministère de l’Éducation et système d’éducation. Personne ne s’entend.

Voici leur vision propre de l’éducation à chacune et vous comprendrez pourquoi notre système chambranle:

Ministère de l’éducation: l’éducation est faite pour former de futurs travailleurs uniquement. Or, plus ça décroche, plus gros sont les risques de devoir donner des chèques d’assistance sociale alors il faut lutter contre le décrochage scolaire pour éviter que ça nous coûte plus cher.

Directions d’école: peu importe l’idéologie, il faut qu’on arrive à faire de l’argent un peu avec nos activités. Comme la majorité d’entre nous n’y arrivons pas au public, on se tourne vers le privé.

Professeurs: On ne s’entend pas sur quelle direction donner, on est bousculés par les réformes. Certains d’entre nous veulent former uniquement pour former des travailleurs, d’autres aimeraient former des citoyens. Certains d’entre nous sont conformistes, d’autres voudraient avoir plus de possibilités uniques d’enseigner. Certains d’entre nous sommes blasés, d’autres sont plein d’enthousiasme. Bref, on est tellement un « melting pot » qu’on donne mal à la tête aux parents et aux enfants qui peuvent passer d’un prof super à un prof plate en deux ans. Mais une chose nous rassemble : la CSQ (ce qui est pas nécessairement une bonne chose car elle perpétue l’image du syndicat braillard et fatigant).

Les parents: Jaloux des congés des profs (alors que si en tant que société, on voulait plus de congés obligatoires comme en Europe, il suffirait de se lever debout et de le demander aux gouvernements, mais on préfère s’assoir sur notre cul et chialer), on aimerait que l’école s’adapte à notre horaire: c’est-à-dire ouvert 365 jours par année pour qu’on puisse y laisser nos enfants comme on le fait avec eux  depuis qu’ils ont 8 mois en les laissant à la garderie. On veut que l’école soit une annexe de la maison, que les profs obéissent donc à nos moindres demandes et qu’ils s’occupent personnellement de nos enfants même s’il en a 40 dans sa classe. Trop occupé le professeur ? Pas grave, on le paie avec nos taxes alors qu’il courre et sue l’enfant de chienne ! Quant à la pédagogie, on s’en sacre: on veut juste que nos jeunes apprennent les matières de base pour pouvoir aller travailler plus tard. De toute façon, on ne sait même pas ce que ça veut dire pédagogie… (Ok, c’est chien, mais c’est en lien avec cette nouvelle très troublante qui est sortie cette semaine.)

Oui, ces visons sont un peu caricaturales, mais représente les dialogues de sourds qu’il y a dans le milieu de l’éducation. Alors, le plan de Mme Courchesne ne pourra fonctionner: on ne s’entend même pas sur ce que devrait être l’école. Un formateur de citoyens (tout en donnant des compétences pouvant servir sur le milieu du travail) ou un formateur de main d’oeuvre ?

Et au lieu de faire un débat de la sorte, un vrai débat utile et de fond, Jean-Luc Mongrain préfère péter sa coche sur des pantoufles et des crayons que l’on doit identifier. D’ailleurs, je ne sais pas quand sont allés ses enfants à l’école, mais moi qui vais avoir un quart de siècle dans 48 heures devait aussi identifier ses crayons de couleur et à mine à l’école. Pour éviter les guéguerres inutiles de crayons et de qu’est-ce qui est à qui, une situation que les professeurs aiment éviter. Alors, je ne vois pas c’est quoi le problème.

C’est bizarre ce que je vais dire, mais des fois, j’ai l’impression qu’il était plus posé à TQS qu’à LCN… M’enfin. Suggestion à M. Mongrain: allez donc faire un petit tour dehors en fin de semaine question de se calmer ou, mieux, allez donc dans une école quelques temps, question que vous voyiez comment c’est dur d’enseigner.

Une direction puérile

Forcément, il fallait bien que la présence de Dumont à V aille un impact plutôt négatif. Bon, je ne parle pas de sa pastiche pathétique à la Anderson Cooper son émission que je n’ai pas regardée (je ne vois pas pourquoi j’écouterais un gars qui me tapait déjà sur les nerfs du temps qu’il était politicien), mais de cette nouvelle à l’effet que la station de télévision V a retiré les publicités du magazine Voir car Steve Proulx (chroniqueur/journaliste que j’ai souvent cité ici) a fait une critique virulente de la station.

Bon, je suis d’accord: V est une compagnie privée, elle a tout à fait le droit de choisir où elle va mettre ses promotions. Sauf que ça emmène quand même à la question qu’on se posait plus tôt cet été: peut-on encore critiquer au Québec ? Il semble que non. Enfin, pas dans un média qui a besoin de la publicité pour survivre. Sur un blogue comme ici, oui. Ce qui est dommage.

N’empêche que vous ne trouvez pas ça un peu « bébé » de la part d’un diffuseur comme V qui théoriquement ne devrait pas voir dans une chronique acerbe du Voir une menace ? Je veux dire, s’ils croient en leur produit, ils peuvent envoyer paître le chroniqueur en se disant: « Nous, on sait que ça va marcher. » Et tout ça, ça ne vous rappelle pas un certain Mario Dumont qui avait boycotté Tout le monde en parle, prétextant que l’émission était arrangée, humilié lors de la campagne 2007 (alors que c’était à lui d’avoir un… comment ils disent ?… un programme !)…

Mais là, ce que je trouve amusant, c’est que j’ai entendu dire que l’émission de Dumont avait été très durement critiquée dans le Journal de Montréal. Alors, c’est quoi ? Va-t-on boycotter également le Journal de Montréal (quoique je serais d’accord pour que tous les annonceurs boycottent ce journal de scabs) ? Et la Presse qui parle du sujet ? Va-t-on boycotter tous les médias écrits sous prétexte qu’elle ne nous donne pas toujours bonne presse ?

C’est un choix libre et dont ils ont le droit, certes, mais un choix puéril. Quelque part c’est renier une autre liberté dans la société: la liberté de presse. Et ça présage mal ces enfantillages d’un réseau sur la corde raide (qui fait, il faut le dire, mieux que la dernière année de TQS, mais quand même…).

Faut que j’arrête de tomber sur Call-TV

Je n’écoute plus TQS depuis plus d’un an et pourtant, depuis quelques semaines, lorsqu’il est tard le soir je ne peux pas m’empêcher de tomber sur Call-TV, ce moyen facile pour une station de se refaire le plein d’argent en économisant sur le staff en faisant faire l’émission en Autriche chef d’œuvre de la télévision québécoise, un questionnaire qui va passer dans les annales.

On le sait, Call-TV, c’est une grosse arnaque loterie téléphonique. C’est le principe de mettre un petit papier dans une boîte en carton en espérant qu’il soit pigé. Ainsi, oui, vous pouvez participer plusieurs fois mais à chaque fois, ça vous coûte 1$ si vous ne tombez pas sur une ligne chanceuse et si vous ne répondez pas bien. Une magnifique crosse idée qui a fait son chemin dans plusieurs pays.

Théoriquement, c’est le genre d’émission qui me fait décrocher au point de 2 minutes. Surtout avec leur décor bleu pétant qui donne mal à la tête, leurs animatrices prises dans le fond d’une boîte de « Cracker Jack » qui meublent du temps vu que le jeu est truqué pour que seuls les petits montants soient souvent remportés, les deux même musiques de fond qui jouent (du Batman et du Pirate des Caraïbes) et leurs jeux à deux sous.

Or, faut que j’arrête de tomber là-dessus car – et c’est là le côté machiavélique de mettre une émission à cette heure-là – mon épais intérieur, celui qui ferait confiance les yeux fermés à Earl Jones, Vincent Lacroix et Jean Charest, se met à me parler pendant cette émission-là. Il me force à rester là pendant une vingtaine de minutes. Parce qu’il essaie de me convaincre de participer, surtout quand il y a des gros montants et que ce qu’il demande est facile.

Heureusement, ma raison reste quand même éveillée et me rappelle que justement c’est facile et c’est tentant pour qu’on appelle et qu’on donne de l’argent à une station de télé qui aurait peut-être mieux fait de mourir quand on voit ce qu’ils vont en faire… Je n’ai donc jamais décroché le combiné pour téléphoner. N’empêche que je n’aime pas que cette émission réussit à faire parler mon épais en moi. Déjà qu’il parle dans tellement d’autres domaines (boulot, amitié, amour…), qu’il me laisse ma distance critique télévisuelle s’il vous plaît !!!

Ouf, ça a fait du bien d’en parler. Là, mon épais intérieur a tellement honte qu’il ne tentera plus de me faire tomber dans le piège. 😉 Merci de m’avoir lu. Pas impossible que j’en reparle de mon épais intérieur.

Allons enfants de la Patrie

Oui, je sais, une image de Paris pour résumer la France, cest aussi réducteur quune image du Château Frontenac pour résumer le Québec...

Oui, je sais, une image de Paris pour résumer la France, c'est aussi réducteur qu'une image du Château Frontenac pour résumer le Québec...

Alors, c’est le 14 juillet ! C’est la fête des Français ! 🙂 Il y a 220 ans exactement, à la même date, c’était la prise de la Bastille, un événement de la plus haute importance puisque c’était le début de la Révolution française.

Alors, à tous les Français qui liraient ceci, je vous salue et je vous souhaite de bien fêter dans le plaisir et l’abus de bonnes choses puisque de toute façon, comme le Jour de l’An, « ça n’arrive qu’une fois par année ! » 😉

D’ailleurs, fait amusant, il y a un an environ, je critiquais le fait que la série Kaamelott (série française dérisoire sur le roi Arthur et sa Table Ronde) n’était toujours pas disponible en DVD au Québec. Hé bien, c’est aujourd’hui, alors que les Français fêtent, que nous avons droit à la sortie québécoise du Livre I (première saison) de ces sketchs hilarants ! 😉

Sur un côté plus personnel maintenant, vous remarquerez que j’écris peu de ce temps-là et je ne réponds même pas aux gentils commentaires qu’on me laisse. Hé bien, ces derniers temps, je prenais un peu des vacances et ne me sentant pas très bien, je me disais que mon écriture aurait été plutôt… maussade. Pour moi, je me sentais comme la température ici. Mais bon, je vais écrire plus souvent et répondre aux commentaires. 😉

À votre santé !

Il y a quelque chose que j’ai remarqué depuis un bout de temps et ça me démange de vous en parler. Je ne sais si certains d’entre vous écoutent la télévision américaine. Si c’est le cas, vous êtes inévitablement tombé sur une publicité de médicaments. Car aux États-Unis, contrairement à ici, ils ont le droit de faire de la pub de médicaments d’ordonnance. Sauf que j’ai bien l’impression qu’ils sont obligés de faire la nomenclature des effets secondaires, ce qui donne des pubs totalement surréalistes.

Tiens, je vais vous donner une idée de quoi ça a l’air si vous n’avez jamais vu…

Imaginons une jeune femme refaite retouchée avantagée par une superbe photographie jolie qui est sur une plage privée et qui appartient probablement au président de la compagnie pharmaceutique magnifique. Elle s’avance vers la caméra, vous regardant sérieusement dans les yeux:

Vous savez, le stress cause des maladies qui tuent près de 300 000 Américains chaque année*.

* Note écrit en petit en blanc tout en bas: recherche basée sur rien d’autre que des extrapolations faites à partir de vraies études sérieuses mais personne ne pourra prendre le temps de lire ces caractères et de faire une recherche eux-mêmes.

Moi-même, je faisais des crises d’angoisse qui m’empêchait de dormir et ainsi mettait mon système en danger. Alors, mon médecin m’a parlé de Guyagra, un puissant antioxiolytique  qui me permettrait enfin de retrouver ma quiétude. Et ça a marché. En quelques jours, j’ai pu retrouver le calme et la tranquilité qui me permettent de vivre une vie épanouie.

Et là, le fun commence. La madame en question est obligée de dire les effets secondaires du produit et les contre-indications:

Guyagra peut causer des maux de tête, de la nausée, des étourdissements, des saignements légers du nez, de la constipation ou de la diarrhée, des vomissements, des pertes de mémoire, de la confusion, peut créer des plaques rouges sur la peau, provoquer une poussée d’acné, causer la perte de cheveux, l’augmentation de la pilosité du torse et un affaiblissement des os chez certaines personnes.

Le produit est également déconseillé aux cardiaques, aux gens souffrant de troubles cérébraux, aux enfants, aux personnages âgées de 60 ans et plus, aux femmes enceintes, aux personnes souffrant d’embonpoint, aux asthmatiques, aux personnes allergiques ou à celles mesurant moins de 5’3 ».

Et là, après avoir entendu cette liste légèrement terrifiante, il faut bien finir avec une accroche rassurante:

Avec Guyagra, la vie est devant vous.

Oui, la vie est peut-être devant nous, mais il y a des risques qu’on soit à quatre pattes devant la toilette avec les cheveux qui nous tombe du crâne… Bon, ici, il s’agit d’une satire, mais il n’empêche que c’est incroyable à quel point on oublie que les médicaments ont des effets secondaires. TOUS, sans exception. Et franchement, quand on s’amuse à lire la liste de certains, on se dit que ouf… C’est à se demander si vraiment on se « guérit » avec ça.

Bien sûr, je comprends que certains de ces médicaments sont un mal nécessaire. Sauf que j’ai parfois l’impression qu’on « omet » volontairement dans le milieu médical (là, je parle surtout des médecins et des compagnies pharmaceutiques) d’aborder cela avec les patients.  Ce qui provoque des fois de très mauvaises surprises.

Peut-être pour ça qu’il vaut mieux prendre soin de sa santé avant qu’un cocktail de pilules le fasse à notre place. Personne ne pourra totalement éviter de prendre des médicaments, mais contrairement à ce qu’a dit un certain ministre Bolduc, je ne considère pas qu’une société qui prend plus de médicaments en fait d’elle une société plus en santé. Au contraire, ça me semble la preuve que quelque chose ne tourne pas rond au niveau de la santé publique…

Sur ce, voulez-vous une petite pilule rose avant de prendre la route ? Inquiétez-vous pas, il n’y a presque pas d’effets secondaires sinon que ça rend agressif, ça donne la migraine, tu peux développer de l’insomnie, des malaises gastriques, des réactions allergiques, de la diarrhée…