Un jour qu’il faut continuer de souligner

C’est la journée internationale contre l’homophobie aujourd’hui. Je sais, je sais. On aime bien croire que ça ne sert à rien d’en parler, mais…

voici

quelques raisons

pourquoi cette journée

est si importante.

Je ne laisserai que les liens parler pour moi. Ils valent leur pesant d’or.

Publicités

Bon, ça y est…

… après 7 ans d’attente pour les uns ou d’exaspération pour les autres, les XXIe Jeux Olympiques d’Hiver s’amorcent à Vancouver ce soir.

Je n’écrirai pas beaucoup là-dessus, je vous laisse lire un texte que j’ai fait à ce sujet au bout de ce lien.

Évidemment, si on est nationaliste québécois un brin, on va bientôt être noyé sous la feuille d’érable (même si, heureusement, l’infographie des Jeux se situent davantage dans des teintes de bleu, vert et blanc). Mais bon, puisque qu’on est TRÈS loin d’acquérir notre indépendance, aussi bien s’endurcir le temps de 2 semaines.

Disons qu’avec la température pluvieuse de la Côte Ouest et toute la morosité qui entoure ses Jeux (du moins dans plusieurs articles publiés dans les mois auparavant), c’est à se demander si le CIO a bien choisi en 2003…

Mais bon, au moins, on a trouvé un moyen de gagner des médailles d’or: on s’arrange pour qu’ils se blessent ou meurent sur les sites olympiques… (Je sais, ce n’est pas drôle mais comment vous expliquez que personne avant ne se soit rendu compte de la dangerosité de la piste ?!)

Le chant du cygne

Frédéric Niemeyer

Image provenant de l’excellent blogue de Paul Roux sur le tennis, ici.

Bon, vous me permettrez un petit billet sportif. Le Masters de tennis de Montréal a débuté aujourd’hui (en fait, les rondes pour se qualifier au tournoi étaient ce week-end mais le tournoi en tant que tel a commencé aujourd’hui).

Et déjà une grosse et bonne surprise. Le Québécois Frédéric Niemeyer qui a reçu une invitation au tournoi de Montréal (invitation veut dire qu’il n’a pas à passer par les qualifications pour entrer dans le tableau principal) a battu le Russe Igor Kunitsyn en deux manches. Ainsi, le Québécois passe au deuxième tour et jouera contre… Roger Federer qui a repris sa place de numéro un mondial en remportant le tournoi de Wimbledon.

Bon, théoriquement, ça devrait être une mauvaise nouvelle parce que franchement, ses chances contre le Suisse sont… pratiquement nulles. Cependant, pour Niemeyer, c’est une bonne nouvelle. Parce que de un, il passe en deuxième tour d’un tournoi Masters de 1000 points, ce qui veut dire plus de points dans la course ATP et d’argent même s’il finit en deuxième tour. Mais surtout, pour le joueur de tennis de 33 ans, c’est une magnifique façon de faire ses adieux à Montréal. Car il s’agit en effet de son chant du cygne, de sa dernière année au tennis. Même s’il aura atteint le 134ème rang mondial, Niemeyer aura connu toutes sortes de hauts et de bas dans sa carrière. Malgré deux présences olympiques en double, il n’aura jamais eu droit aux grands honneurs ou à des titres du circuit ATP.

Cependant, ce joueur de tennis de ma région aura droit à un superbe chant du cygne demain. Il jouera devant un Roger Federer (déjà un fichu de bel honneur) sur un court central qui risque d’être assez rempli. En tout cas, c’est le genre d’événement qui m’émeut, allez savoir pourquoi.

Et puis s’il gagnait ? Après tout, Federer n’a pas joué depuis cinq semaines et il est devenu père de deux petites jumelles à la fin de juillet… ça peut « maganer » un homme, ça ! 😉 Une chose est sûre, le Suisse ne sera pas condescendant face à Niemeyer, les deux hommes se connaissant et s’appréciant selon les dires.

À voir demain soir.

L’argent a une odeur

Source : La Presse Canadienne / Paul Chiasson

Hier quand j’ai vu ça aux nouvelles, j’ai capoté. Je me suis dit: ça y est ! Le Québec se lève debout pour une cause. Ça doit être grandiose pour que deux pétitions et une manifestation soient organisés. Puis, j’apprends la raison de ce soulèvement populaire…

Alors, si je comprends bien les Québécois: on perd 40 milliards à la Caisse de dépôt, on chiale un peu dans notre salon, on grogne mais on ne bouge pas et on revote PLQ.

La planète se meurt ? On se désole, on achète des sacs réutilisables pour se donner bonne conscience, mais  on ne proteste surtout pas…

Par contre, un joueur qui – excusez-moi la vulgarité – « se contre-crisse » de où il joue, qui ne joue que pour le fric et qui, on l’a vu juste cette année, jouait seulement quand ça lui tentait de bien jouer risque de quitter le (censuré) Canadien de Montréal… Hé, vite, sortez les pancartes, faites un téléthon, donnez de l’argent public !  Pauvre petite bête !

Hé bien, ces Québécois aux priorités « à la bonne place » seront malheureux d’apprendre que leur soulèvement soudain n’a rien changé et que leur « Kovi » fout le camp à Ottawa où on lui a offert 1 à 2 millions de plus qu’à Montréal.

J’ai adoré ce passage dans cette chronique (écrit avant la nouvelle de Kovalev allant à Ottawa) de Bertrand Raymond sur Rue Frontenac (un des mis en « lock-out » depuis 6 mois et ça c’est drôle, personne ne manifeste pour ça ou ne boycotte le Journal de Montréal, m’enfin…) qui résume bien ma pensée sur cette affaire « capitale »:

Comment expliquer que Kovalev n’ait pas encore trouvé une équipe pour l’accueillir? J’en ai entendu une bonne à ce sujet. Kovalev attendrait que le Canadien se ravise parce qu’il aime Montréal et qu’il se plaît chez le Canadien, une organisation avec laquelle il aimerait terminer sa carrière.

S’il tenait tant à jouer à Montréal, pourquoi n’a-t-il pas accepté l’offre très généreuse qui était sur la table mercredi dernier? À 36 ans, quand on se voit offrir une entente de deux ans se situant quelque part entre huit et neuf millions de dollars américains, comment peut-on faire la moue en répliquant: «Je vais y penser…»?

Kovalev a joué gros. Il a cru que le Canadien rajouterait un peu plus d’argent et probablement une année de plus au contrat. Il a joué et perdu. Point final.

S’il avait aimé autant le public que les fans l’aiment, il n’aurait pas couru le risque de tout perdre en jouant à la roulette russe. S’il avait eu de la reconnaissance envers Montréal et le Québec, qui lui ont pardonné si souvent le fait de disputer un bon match sur trois, il aurait accepté sa dernière proposition de contrat avec un brin de soulagement.

Mais non, le Russe a préféré l’argent à la fidélité. Constat cruel dont j’aimerais que les fanatiques y retiennent une leçon, mais évidemment que non. Voyant leurs attitudes depuis quelques années, j’ai – comment dire – laissé tomber l’idée qu’ils soient, un jour, ne serait-ce qu’un brin objectif avec leur équipe de hockey.

Au moins, comme l’a souligné Nicolas Racine dans son blogue hier, y avait hier Roger Federer qui a repris son titre de Grand Chelem à Wimbledon (son 15ème, battant le record de Pete Sampras)  et la tête du classement de l’ATPgrâce à sa victoire dans un match marathon incroyable qui a démontré un Andy Roddick beaucoup plus en forme et intéressant qu’autrefois… Une victoire cruelle pour l’Américain et rêvée pour le Suisse qui peut enfin jouer en relaxant: il a enfin battu le record de Grand Chelem de Sampras et a enfin obtenu cette année le seul titre de Grand Chelem qui lui manquait, Roland-Garros. Pourtant, je crois que l’Helvète en gagnera quelques-uns encore avant la fin de sa carrière qui, comme il l’a dit hier, n’est pas dans un futur proche. En fait, le tournoi entier de Wimbledon était intéressant cette année, montrant des vieux de la vieille reprendre du poil de la bête et gagner des places au classement (exemples: Lleyton Hewitt, Tommy Haas, Juan Carlos Ferrero, etc.) avec des performances extraordinaires. Désolé de cette parenthèse tennis, mais j’adore franchement et j’ai été content de pouvoir suivre ce tournoi.

Une chance est sûre: le dicton qui dit que l’argent n’a pas d’odeur vient d’être brisé aujourd’hui. Une odeur qui a emmené ce joueur qui, supposément, « adorait Montréal » à une ville rivale, Ottawa.

Le roi est mort, le trône est libre…

Source: Le Monde

Source de l’image: Le Monde

Il fallait que je parle un peu de sports ce dimanche. Pourquoi ? Parce que depuis la semaine dernière, je suis les Internationaux de Tennis de France, le fameux tournoi de Roland-Garros. Et ce matin, j’ai assisté à l’impensable: le roi de la terre battue, celui pour qui on prédisait un cinquième titre en ligne à Paris, le roi Rafael Nadal est tombé aujourd’hui sous les balles bien placées d’un Suédois, 25ème au monde et clairement pas vu comme celui qui ferait tomber l’Espagnol.

Forcément, le tout fait la une des journaux parisiens (et même dans le monde) tant la surprise est grande. On a même droit à une analyse exhaustive des événements  dans ce billet du blogue de Roland-Garros du journal Le Monde.  Le roi, le puissant Majorquin, le seigneur de la terre ocre ne verra même pas la deuxième semaine du tournoi… et c’est peut-être tant mieux ainsi. Parce que là, la porte est grande ouverte à tous et particulièrement pour les « underdogs ». Rappelons-nous de Novak Djokovic, le Serbe quatrième au monde (ancien numéro 3 avant l’ascension de Andy Murray), est aussi tombé sous les balles d’un Allemand Philipp Kohlschreiber, 29ème tête de série qui ne s’en est pas laissé imposer.

Certains se disent que cette énorme tête qui tombe laisse toute la place à l’ancien numéro un mondial, le Suisse Roger Federer (actuel numéro deux). Or, je ne suis pas certain. Personnellement, j’ai vu beaucoup des matches du Suisse que j’apprécie beaucoup et il me semble instable. Après tout, il est passé lui aussi à quelques parties de l’élimination en deuxième tour… Mais je lui donnerai ceci: psychologiquement, de voir ses deux plus grands adversaires (Djokovic et Nadal) hors du tableau, ça peut ramener la confiance. Surtout qu’il a réussi à battre Nadal dans le dernier tournoi sur terre battue avant Roland-Garros: le tournoi de Madrid. Une victoire qui a dû lui redonner une certaine confiance. Sur son trophée de chasse des Grands Chelems, il ne lui manque que le trophée de Roland-Garros…

Je suis étonné de la défaite de Nadal et en même temps, pas tant que ça. Mis à part contre l’ancien champion Lleyton Hewitt, il a eu du mal à se départir de ses adversaires. Sans avoir perdu un set, il n’empêche que Rafa a beaucoup plus peiné qu’à son habitude sur la terre française. De là, par contre, à prédire sa défait en huitième de finales, là, je n’aurais jamais osé.

Et c’est pourtant, ça la beauté du tennis: l’imprévisible, le momentum qui peut changer d’un joueur à l’autre durant une partie ou  d’un tournoi à l’autre… C’est un de rares sports où des « underdogs » peuvent surprendre des joueurs haut classés. Après tout, ceux-ci n’ont rien à perdre. Et je suis en train de me demander si les « dieux » du tennis n’auraient pas soufflé une malédiction pour empêcher les records de se produire. En effet, Federer a perdu sa chance l’an dernier de gagner pour une sixième année consécutive le tounoi de Wimbledon (ce qui aurait été un record) et Nadal vient de perdre sa chance de gagner pour une cinquième année consécutive le tournoi sur terre battue le plus populaire au monde (un autre record battu).

Une chose est sûre: je ne suis pas sûr qu’on reverra le Majorquin avec un habit de compétition rose à nouveau, ça ne semble pas lui avoir porté chance (en plus d’être affreusement laid, particulièrement avec son bandeau jaune pétant).

Et voilà, c’était la fin du bulletin des sports. 😉

Le billet du jour: Quand on parle d’extrême-droite aux États-Unis, voici le genre d’action qu’ils peuvent poser. Ça me fait penser à cet excellent documentaire « L’horreur boréale » qui a passé à Artv sur le phénomène Millénium et la montée du polar scandinave dénonçant justement l’extrême-droite dans cespays dont on vante sans arrêt les systèmes. Si vous voulez le voir (et que vous pouvez capter Artv chez vous, bien sûr), il sera en rediffusion demain (lundi) à 22h.

« Peoplise » mon politicien

S’il y a quelque chose que je déteste de la couverture médiatique de la politique, c’est la « peoplisation ». Franchement, j’en ai rien à foutre que tel politicien est avec telle madame depuis 22 ans, rien à faire de savoir que telle députée est grand-maman 3 fois, ça me passe par-dessus la tête de savoir quelle sorte de chien a le président ou le premier ministre. « Ça nous les rend sympathiques, Satellite ! » Oui, mais c’est ça le problème: je veux pas être leur ami et connaître leur intimité, je veux qu’ils soient compétents et fassent leur boulot ! Le reste, j’en ai rien à faire.

Alors, ai-je besoin de vous dire que j’avais la mâchoire à terre en voyant qu’on en faisait tout un plat avec cette histoire d’amour entre la ministre des affaires municipales Nathalie Normandeau et le député adéquiste François Bonnardel… C’est aujourd’hui que j’ai réalisé que la politique québécoise devient peu à peu « people » comme elle l’est en France et aux États-Unis. Il suffisait de voir le « scrum » auquel a eu droit le député Bonnardel pour voir que les journalistes étaient assoiffés de scandale. Mais il y en a pas: ce sont deux êtres humains qui s’aiment, point final. Ça le serait davantage si madame avait transmis des documents ou informations délicates à monsieur, ça le serait si monsieur était critique des affaires municipales. Mais là, il en est rien. Que la chose soit mise au clair et transparente au public, parfait. Maintenant, on change de sujet.

Parce que oui il s’agit de deux adversaires politiques, oui, ça ne sera pas toujours évident, mais ça, ça fait partie de leur intimité. Pour les questions éthiques, évidemment, il faudra surveiller MAIS À CE NIVEAU-LÀ SEULEMENT. De toute façon, ce sont surtout les partis concernés qui vont devoir vivre avec ça et, parfois, marcher sur des oeufs. Pour le reste, je ne veux rien savoir et tant qu’il n’y a pas preuve de collusion, je reste peut-être naïf mais j’ai le goût de dire comme Daniel Lavoie: « laissons-les s’aimer » et surtout que les médias laissent la vie privée en dehors du champ médiatique. Sinon, on tombera dans de belles tendances comme la « Sarkozyte » en France où on suit les détails intimes du président à chaque jour comme un feuilleton.

Et franchement, si on tombe là-dedans, il est clair que mon intérêt pour la politique va descendre en chute libre…

Les « Glori… chou ! »

Bon, fini les séries pour le Canadien. Fini cet interminable centenaire… (quoiqu’en fait, il fini en décembre) Là, on va ranger les mautadits fanions du club sur les automobiles tout d’abord. Ça va faire du bien au paysage. Ensuite, tous joueront au gérant d’estrade en critiquant l’équipe et en se disant que ça n’avait pas d’allure et etc. Mais Réjean Tremblay résume quand même ce qui arrivera l’automne prochain à la toute fin de son texte:

Mais faut pas s’inquiéter, ils vont être 21 350 au premier match la saison prochaine. C’est ce qui compte, les profits.

Et c’est ça le problème. Tant que les gens continueront à remplir le Centre Bell malgré de piètres performances, pourquoi le club se forcerait à avoir de bons joueurs, un bon entraîneur, etc. ? Définitivement, le hockey est comme une religion au Québec: malgré toutes les conneries qu’ils font ou disent, on continue à croire tout à coup que…

Le billet du jour: Bon, on le sait, Fox News, c’est le bébé de Robert Murdoch et le monsieur en question adore la propagande pro-Républicaine. Fox, le réseau qui a tant trippé sur la guerre en Irak qu’on avait le goût de dire à ses « journalistes » d’y aller eux-mêmes au front s’ils aimaient tant l’armée… Dieu merci, il n’y a pas que des propagandistes à Fox News. Il y a aussi des gars comme Shepard Smith à qui il arrive de critiquer les positions républicaines comme nous le montre le Prof Solitaire. Surtout quand Obama ressort des preuves comme quoi l’administration Bush a bel et bien usé de torture sur prisonniers. Surtout quand même des Républicains sont contre la torture (exemple: John McCain qui a tenté d’être président l’automne dernier) et sont scandalisés de voir que les allégations de torture étaient véridiques et pas juste des fabulations de « some left-wing people ». Bref, gros malaise aux États-Unis et particulièrement pour les anciens de l’administration Bush.

Signes de l’apocalypse

Ça y est, je le dis. C’est l’apocalypse. Comme bien des malades intégristes fanatiques chrétiens fort croyants, je proclame que l’Apocalypse avec un grand « A » est proche. Premier signe: le pape est en train de se mettre à dos une quantité incroyable de catholiques (même du clergé lui-même !!!) avec ses propos qui viennent de l’an 1000 avant Jésus-Christ.  Deuxième signe: les États-Unis vont signer une déclaration des Nations Unies (non contraignante par contre) pour dépénaliser l’homosexualité. J’entends d’ici les fanatiques évangélistes et mormons en tout genre hurler d’horreur et ça me fait tellement sourire. Dernier signe et non le moindre: Carbonneau a été renvoyé du Canadien de Montréal la semaine dernière.

Ah, le renvoi de Carbo… Je n’en ai pas parlé la semaine dernière. 1) Parce que je suis que de très loin le Canadien de Montréal et franchement, leur sort m’indiffère. 2) Parce que ça a pris tellement de place dans les médias que ça en devenait franchement gênant. Quand tu dis que ça a pris plus de place que Henri-Paul Rousseau qui commentait sur la Caisse de dépôt (avec ces fameux « Je suis content de votre question »)… 3) Me semble que les 110% de ce monde ont tout dit, ont tous pété leur coche et qu’il est l’heure de passer à autre chose.

Là, attention, je vais dire quelque chose de terrible, mais je vais le dire pareil: au pire, c’est juste une ÉQUIPE DE HOCKEY. C’est incroyable toute la place médiatique que ça prend, sans farces. Cet automne, je riais quand je voyais ce cours de l’Université de Montréal disant que le Canadien de Montréal était une religion. Aujourd’hui quand je vois qu’on accorde 1h30 de temps d’antenne à ce sujet (voire plus) sur LCN et RDI… Je me dis que oui, c’est définitivement plus gros que la religion catholique elle-même.

Alors, bon, maintenant que Moïse Carbonneau est parti (puisqu’il faut parler en termes religieux), qui va emmener nos Glorieux (dont 90% environ ne parlent pas un traître mot de français sauf les sempiternels « bonjour » et « merci ») vers la Terre Promise ? On ne sait pas. On ne sait même pas s’il devrait parler français. Bon, moi qui aime le français, je dirais que OUI. Déjà que l’équipe est de moins en moins francophones, est-ce qu’on pourrait de grâce avoir quelqu’un qui s’exprime en français ? Question de rappeler – à défaut de l’appliquer – qu’au Québec, la langue d’usage et principale est le français. Mais bon, il semble qu’on préfère quelqu’un qui nous emmenera à la Coupe Stanley (l’inaccessible rêve) à quelqu’un qui s’exprime en français. Soit. On pourrait peut-être commencer à parler en anglais partout, maybe this blog should be english-only, no ?

En fait, je déconnais tantôt avec mes signes de l’Apocalypse. Mais il y a peut-être lieu de s’inquiéter pour le français au Québec quand la Caisse de dépôt est dirigée par un unilingue anglophone et que les Québécois sont prêts à renier leur langue tout ça pour avoir une parade sur la Ste-Catherine pour admirer une coupe argent qu’ils perdront l’année d’ensuite.

Le billet du jour: Avez-vous peur du cancer ? Qui ne le serait pas ? Le mot revient TOUS LES JOURS dans les médias et chaque semaine, une nouvelle étude nous dit que tel truc est cancérigène ou qu’au contraire, prend tel aliment est un anticancérigène. Steve Proulx aborde le sujet alors que des médias ont pratiquement colporté que Facebook était cancérigène… Moi, qui a une tendance à l’hypocondrie (j’en reparlerai éventuellement), j’ai abandonné. Sans farces, j’en ai plein le derrière de me farcir de la peur à la petite cuillère. À écouter toutes les études qui se font, TOUT EST CANCÉRIGÈNE. Bientôt, on va nous apprendre que les souliers à crampons,  marcher sur les mains, les toutous de Bob l’Éponge, regarder les Simpsons entre 16h et 20h et flatter un chat à la pleine lune les mois qui finissent par un 30 sont cancérigènes. Une question comme ça, je ne suis pas médecin mais j’ai une hypothèse: est-ce que ça ne serait pas possible que ce soit notre mode de vie, nos relations humaines centrées sur nous-mêmes et le refoulement de nos problèmes et émotions qui causent le cancer ? Je dis ça de même…