Le chêne qui a produit un mouton

Il était un chêne. Il avait semé ses glands et les regardait grandir. Du haut de sa cime, chacun d’entre eux évoluait grâce à l’aide attentionnée de sa conjointe, Dame Nature, qui veillait sur les petits. Tranquillement, ils évoluaient et observaient le grand chêne avec bienveillance.

Mais comme n’importe quelle famille, en grandissant, les petits chênes commencèrent à se battre pour l’espace, à se jalouser des oiseaux qu’ils attiraient, de leur feuillage, etc. Et pourtant, le grand chêne ne disait rien. Même lorsqu’on lui demandait ce qu’il pensait, il regardait droit devant et laissait le vent emporter les fruits des colères, perfidies et manigances de ses enfants et de Dame Nature.

Puis, vinrent ses petits-enfants. D’autres arbres de toutes sortes: des pâles, des forts, des délicats et… un mouton ?! En effet, un des ses chênes avait généré, par un curieux hasard, un mammifère laineux et frémissant qui suscitait la curiosité, le mépris ou même la honte de son géniteur.

Et pourtant, malgré tous les murmures qu’apportait l’animal, le chêne restait silencieux et observateur. Le mouton grandissait et continuait de chercher son identité parmi tous ces végétaux… et l’immense chêne restait paisible  et fier.

Mais toutes ces années, à l’intérieur de l’immense tronc, des fissures avaient envahi son cœur. Car malgré sa force extérieure et son silence paisible, il entendait tout et ne pouvait réagir à rien. Il avait toujours appris que semer ses paroles dans le vent ne faisait qu’alimenter les tempêtes. Et pourtant ce vieux chêne voyait tout de même des tempêtes se former autour de lui. Il ne pouvait alors que s’enraciner et attendre qu’elles passent. Ce processus détruisait son cœur peu à peu.  Un jour, une de ces tornades obligea le mouton à fuir au loin pour ne plus jamais revenir.

Il aurait bien voulu demander à tous de cesser de provoquer ces perturbations qui l’affaiblissaient lui et sa famille, mais son rôle de grand chêne était de surveiller en silence. Un jour, un orage éclata et frappa ce qui restait de son organe vital. La force fut telle qu’il abattu sur le coup. La nouvelle de sa mort traversa toute la forêt. Même l’étrange mouton l’apprit dans sa petite clairière.

Tous – y compris l’animal – blâmèrent l’orage de sa mort, mais chacun d’entre eux savait au fond d’eux que c’était le silence de leur aïeul et les divers tempêtes qu’ils créèrent qui l’affaiblit.

Mon grand-père paternel est décédé en janvier dernier. Anévrisme abdominal. Deux mots assez cliniques et plats pour résumer la mort de quelqu’un.

Je ne résumerai pas non plus tout le bordel qui entoure son décès et qui provient d’une situation si compliquée de ce côté de ma famille qu’à côté de ça, un soap américain semble presque une comédie musicale.

Bref, tout ça pour dire que mon grand-père paternel était un homme de cette génération qui ne se mêlait de rien. C’était ce chêne. Il n’a jamais commenté sur tous les drames et colères qu’il y a eu dans sa famille. Il était silencieux, peut-être son moyen de se protéger même si, personnellement, je crois que ça lui a plus nui qu’autre chose. C’était pourtant un bon monsieur et il avait pourtant un caractère fort avec ses enfants et très doux avec ses petits-enfants. Mais nous nous sommes toujours demandés ce qu’il avait pensé de tout ça. On ne le saura jamais, forcément.

Moi, je suis le mouton. Je suis le résultat anormal dans une famille de chêne. Je suis un animal chétif, craintif et qui n’a pas pu supporter la colère et les médisances et qui est donc parti. Être ce mammifère laineux m’apporte de grandes choses – je crois – comme mon empathie, ma compréhension, une sensibilité, un désir de justice sociale et mon côté rêveur. De l’autre côté, n’ayant pratiquement aucun gène chêne (sauf peut-être mon impatience), je suis assailli par le doute, freiné par l’angoisse et la peur, pessimiste et incertain de ma place, étant le seul mouton dans une forêt d’arbres droits et sachant leur rôle.

Pourquoi j’écris tout cela ? Parce qu’il s’agit de mon deuxième anniversaire de blogue. Un anniversaire moins excitant que celui de l’an dernier car il y eut toutes sortes de choses qui ont faire ressortir mon côté mouton. Or, je repense à mon grand-père et je me dis que le plus bel héritage que je devrais retirer est peut-être de me procurer un peu de son écorce pour me donner une armure de courage.

Le courage de continuer mes projets et mes rêves, de la « cruise » et de la progression dans ma carrière (juste sur ces deux aspects, j’aurais besoin de 2 camions citernes de bravoure), d’être moi-même sans cette crainte de heurter les autres et – pourquoi pas ? – de continuer ce blogue.

Je me souhaite (et par la bande vous souhaite 😉 ) une troisième année de blogue pleine de courage. N’est-ce pas encore plus pertinent avec la mort toute récente d’un des plus courageux québécois du 20ème siècle ?

Mais bon, allez, BONNE ANNIVERSAIRE DE BLOGUE ! (flûtes et confettis à profusion)

(attention calembour prévisible) : C'est bêêêêê le fun que vous soyez venus me lire !

Signé: un mouton noir

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En direct d’une république de bananes

Je croyais vivre dans un pays démocratique d’Amérique du Nord. Je croyais que nos élus, malgré parfois un peu d’incompétence, voulaient notre bien et ne cherchaient pas à y être QUE pour le pouvoir et l’argent. Je croyais que nous étions un peuple solidaire et qui ferait n’importe quoi pour ne pas laisser ses concitoyens dans la merde.

Mais je vivais dans une illusion totale.

Je me suis réveillé il y a plusieurs mois dans une république de bananes où les entrepreneurs sapent l’argent public pour le mettre dans leurs poches.

un gouvernement s’entête à ne rien voir et pire est complice, selon certaines sources, de la chose.

les intérêts de groupes orthodoxes passent avant ceux des modérés.

Où on pointe du doigt ce haut pourcentage de ceux qui ne paient pas d’impôts sans 1) s’informer et se rendre compte qu’il est similaire à nos voisins du Sud (voire plus bas) , 2) se rappeler qu’ils paient des taxes comme tout le monde et donc contribue aux revenus étatiques et 3) s’inquiéter du fait que justement autant de gens ne puissent collaborer de cette manière à cause de leur précarité de vie.

Ouaip, welcome (puisque le français est en voie de disparition et qu’on n’y fait rien) to the Quebec, royaume où les corrompus règnent et ont même le culot de nous quémander nos votes.

Pendant ce temps, une figure marquante du Québec, un des derniers modèles prônant des valeurs de protection sociale, une grande gueule comme il n’en existe plus (ou presque) avec une mission plus grande que lui succombait du cancer.

Un phare de solidarité qui a eu la chance d’avoir une longue vie, mais qui laisse un vide immense qui ne semble pas être près d’être comblé. Il rejoindra sa Simone – sa partenaire de bataille et femme de sa vie – et on ne peut que s’en réjouir pour cet homme qui aura tenu tant de combats à bout de bras. Michel Chartrand a connu un Québec debout; il quitte malheureusement cette Terre avec un Québec rampant, léchant les pompes des grandes corporations pour ne « surtout pas déranger » et crachant sur les regroupements pour être sûr de ne pas se faire pénaliser par les riches et puissants.

Oui, voilà où je vis: dans une lande où tout signe de solidarité est vu comme louche et contraignant au point où tous achètent un produit fabriqué par des scabs * ! Ouais, vive my country !

*Oui, je sais, ce sont les chiffres de QMI donc à relativiser, mais il reste quand même que le quotidien se vend encore aussi bien qu’auparavant.

Je n’ai pas les ailes d’un ange, mais je partirai pour…

… Québec ! (je sais, pas original pour cinq sous…)

Hé oui, je me suis avancé au boulot et je vais passer le reste de la semaine chez un ami dans la ville de Régis le fief de Harper la cité qui aurait, selon les dizaines de médias appartenant à Quebecor, gagné la « télé-rivalité » Québec-Montréal qui a eu autant de buzz que la sortie d’un spectacle de ballet-jazz à St-Clin-Clin-des-Meuh-Meuh la Capitale Nationale. Je pourrais quasiment croiser notre PM adoré puisque je résiderai temporairement très près de l’Assemblée nationale. Note à moi-même: ne pas oublier ma douzaine d’oeufs si ça arrive (blague).

Mais qu’est-ce qui justifie ce voyage ? Premièrement, un désir de dépaysement pour quelques jours. Deuxièmement, un peu de tranquillité pour des projets personnels et me redonner de l’énergie (du moins, je le souhaite). Tertio, et la raison principale en fait, je vais assister jeudi au lancement de la BD « L’Origine de la Vie » de Leif Tande. 😀 Ça devrait être très plaisant. Qui sait ? Croiserai-je peut-être d’autres personnes dont j’ai pu lire les écrits sur la blogosphère à Québec ? 😉

Comme par exemple un autre collègue blogueur, Pascal Colpron (nouveau papa d’ailleurs d’une autre adorable fillette tout récemment) dont l’album est disponible depuis plusieurs semaines et qui sera au Salon du Livre de Québec. Et puis, bon, s’il y a aussi de gentils célibataires durant ce voyage… (sifflotements innocents)

Là où je serai, il y aura Internet donc j’irai faire quelques tours ici. Et tiens, tant qu’à se dépayser, aussi bien le faire deux fois plutôt qu’une. Depuis ce soir, je suis sur Twitter ! C’est le printemps alors je me disais que c’était de bon ton de gazouiller. 😉

Je préviens tout de suite que je ne serai pas de ces maniaques complètement dépendant et qui doivent twitter à tous les 5 minutes, mais je vais essayer d’y ajouter des gazouillis aussi souvent que possible.

Sur ce, à plus tard cette semaine, en direct de Québec !

Qu’ils se prennent en main

Le budget Bachand divise en deux camps la population. Pour les chantres du néo-libéralisme (qui se sont nommés lucides il y a quelques années), ce jour est encore plus beau et intense que l’élection en novembre 2008 de Barack Obama.

Les Pratte, Dubuc, Noreau, Samson, Elgrably (dont je n’arrive pas à trouver de textes sur le sujet, mais qui doit glousser de plaisir depuis mardi) et autres jouissent de ce coup de barre « enfin attendu » par la droite québécoise comment certains attendent encore le Messie.

De l’autre côté, les opposants qui sont sur le derrière depuis mardi. Des exemples? Michèle Ouimet, Josée Legault, Jean-François Lisée et même Patrick Lagacé était mal à l’aise avec les nouvelles contributions sur la santé.

Car c’est probablement ça qui bogue le plus. La hausse prévisible de TVQ de 2 points d’ici le 1er janvier 2012 ne cause aucun « problème » ou, du moins, l’opinion publique n’en semble pas très affectée.

Non, c’est la contribution santé non modulée qui heurte. Surtout quand on sait qu’en deux ans, elle grimpera de 800% (passant de 25$ à 200$) et, ce, peu importe votre revenu. Sans compter que le budget a bel et bien spécifié l’idée d’un ticket modérateur orienteur qui nous ferait payer au bout de l’année de 25$ chaque visite chez le médecin.

Et même si plusieurs croient que ça ne tiendra pas la route étant donné la loi fédérale sur la santé, la porte est maintenant grande ouverte. Et pas pour inquiéter outre mesure, mais on s’entend que ce n’est pas les Conservateurs qui vont empêcher une idée de droite de germer (et s’il faut modifier la loi, why not ?) et rien pour rassurer quand l’opposition officielle se dit: « Ouais, savez-vous… pourquoi pas ? »

Le fait qu’il y ait une budget dédié à la santé qu’on puisse surveiller, ouaip… pourquoi pas ? Par contre, qu’on fasse payer au citoyen le même montant pour tous sans tenir compte du revenu ? Wô ! Bachand disait: « Tous les Québécois profitent également du système de santé. »

PARDON ? Non ! Tous n’ont pas un médecin de famille (j’en suis d’ailleurs mais à 25 ans c’est moins grave), tous n’ont pas un accès rapide aux soins, tous n’ont pas les moyens – contrairement aux amis du parti d’un premier ministre frisé – de se payer du privé pour guérir plus vite. Alors, bullshit qu’on profite tous également du système de santé !

Et ce qu’il y a de merveilleux, c’est que malgré cette contribution, on n’aura pas plus de services ! Génial, non ? C’est un peu comme si vous alliez au cinéma et que non seulement vous appreniez que le prix des billets a monté de manière astronomique (genre 800%, ce qui ferait donc 80$ pour un billet adulte environ) mais qu’en plus vous alliez devoir écouter le film entièrement debout, le tout sur un écran 13 pouces avec un seul haut-parleur datant de 1990 et dont les fils ont commencé à être rongé par les rats qui squattent la salle.

Mieux encore, j’entendais cette semaine Gaëtan Barrette de l’ordre des médecins spécialistes du Québec dire que bien que c’était de bonnes idées (ben tiens !), tout ça ne donnerait plus de services et j’entendais aussi des économistes dire que ça comblerait à peine la hausse des coûts dans la santé. Wow ! Un vrai investissement… Je sais bien que M. Barrette exagère peut-être puisqu’il est en négociation avec le gouvernement. Néanmoins, je reste convaincu qu’effectivement, il n’y aura pas augmentation significative du service au citoyen.

Et l’idée du ticket modérateur est encore « mieux » car elle emmène l’idée que ceux qui sont malades, c’est de leur faute alors qu’ils paient et s’endettent les enfants de (censuré) ! Non, mais je trouve ça marrant d’entendre les gens parler comme s’il y avait vraiment BEAUCOUP de gens qui vont à l’urgence pour le plaisir.

Ben oui, tout le monde sait qu’après La Ronde et le Village Vacances Val-Cartier, les plus grandes attractions au Québec sont les urgences. Quoi de plus extraordinaire que d’entendre une demi-journée (minimum) entouré de monde qui se plaignent/souffrent ou toussent, de lire des revues qui datent des années 70 à 90, d’entendre à intervalles plus ou moins réguliers l’intercom avec le ton agressant de la secrétaire « toujours en cr… » et d’écouter, sans le son, des images de TVA ou de la SRC sur une télé cheap tellement vieille qu’on dirait qu’elle fait de la cataracte tellement elle est blanche ? Voyons, tout le monde adore ça !

Et puis, s’il y a autant de « parasites », selon nos « bien-pensants », dans les urgences, c’est peut-être parce que les cliniques familiales  et CLSC débordent. Genre que pour être sûr de voir un médecin en sans rendez-vous là, il faut camper à 2h du matin devant la porte. Peut-être parce que la plupart d’entre nous n’ont pas de médecins de famille à qui ils peuvent passer un coup de fil pour vérifier s’il y a un trouble quelconque ? Quant à Urgence-Santé (811), j’ai eu ouï-dire qu’il était difficile de se faire répondre et que ça arrivait souvent de se faire dire: « Hum, j’irais voir un médecin quant à moi ! »

Et ce qui me tue le plus avec ce budget, c’est tout le mépris qui ressort envers les pauvres. À RDI hier midi, on demandait au Club des Ex si les riches devaient contribuer plus que les pauvres pour la santé. Une réponse d’un téléspectateur m’a frappé: « Non, parce que les riches font attention à leur santé, ils font plus d’exercices et mangent mieux. »

J’aurais aimé savoir le salaire annuel de cette personne. Probablement que ça se chiffre dans les 75 000 et plus, du genre que les mesures régressives du ministre Bachand, ça ne la touche pas. Or, ce discours méprisant, on le sent chez ceux qui défendent ces mesures en santé.

« Qu’ils se prennent en main », disent-ils à chaque fois avec l’arrogance de leur classe sociale.

Je pourrais aborder longuement le sujet (je le ferai peut-être un jour), mais juste une chose que je tiens à mettre au clair:

J’ai connu des gens au style de vie parfait: non fumeur, font de l’exercice quotidiennement et plusieurs heures par jour, ne prennent pas de cochonneries alimentaires, sont pratiquement végétaliens… Et pourtant, certains d’entre eux choppent des tumeurs, un cancer ou d’autres terribles maladies.

À l’inverse, j’ai connu des gens avec des super mauvaises habitudes à l’inverse de ce qui est écrit plus haut (peut-être pas toutes en même temps, mais…) et qui, pourtant, ne sont jamais allés ou presque chez le médecin de leur vie.

La raison pourquoi nous avons, à l’époque, choisi d’instaurer un système de santé universel était justement parce que quand la maladie frappe, elle le fait sans discernement à la race, la classe sociale, le compte en banque, l’orientation sexuelle ou le sexe. Pour que les pauvres arrêtent de crever parce qu’ils ne pouvaient pas payer leurs soins, ou s’endettait tellement qu’ils perdaient tout quand un membre de la famille choppait quelque chose. Même chose pour les riches aussi !

Mais non, mardi, on a signé l’arrêt de mort de ce système. Ou du moins, le Parti Libéral du Québec a clairement affiché ses couleurs: nous allons l’abattre de nos mains d’ici les prochaines élections en 2012-2013.

Vrai que le système coûte cher. Vrai qu’il faut aussi trouver des moyens de l’améliorer, mais est-ce que ça ne passe pas surtout par l’embauche de nouveau personnel, par donner les moyens aux établissements d’établir des systèmes qui répondent aux besoins spécifiques de leurs patients ?

Comment ça se fait que dans les « consultations » sur le budget du gouvernement Charest, ce sont toujours les mêmes penseurs qui eurent le droit de parole ? Comment ça se fait que des gars comme Lisée, des gens de gauche pragmatique, n’ont pas été invités ? Je pense qu’on connaît la réponse…

En tout cas, une chose est sûre. Je ne souhaite à personne de tomber malade si la mesure du ticket modérateur orienteur, d’avoir un cancer, le VIH, une maladie chronique ou même être enceinte dans deux ans. Parce qu’à coup de 25$/la visite, ça va faire mal à la fin de l’année (et je n’y crois pas à la limite de coût de maximum 1% du revenu).

Peut-être même que plusieurs éviteront d’aller chez le médecin pour ne pas faire un trou dans leur très maigre budget. Et que leur état s’empirera. Et qu’il en mourront finalement, faute d’avoir été vu par un docteur.

Mais peu importe, ce ne sont que des pauvres. Ils n’avaient qu’à se prendre en main…

P.S.: Je ne crois pas non plus Bachand qui veut s’attaquer à l’évasion fiscale. Premièrement, il ne s’attaque qu’au travail au noir et pas aux paradis fiscaux. Et comme on le voit dans cet article, ça ne donnera pas grand argent au gouvernement.

P.P.S.: Oh ! Avouez que c’est hilarant de voir Monsieur Bachand dire: je ne veux pas moduler la contribution de la santé car ça serait un impôt de faire cela. Euh… ÇA EN EST PAS DÉJÀ UN ?!!!

P.P.P.S.: Et à ceux qui diront: tu sauras qu’on paie déjà la santé avec nos impôts ! Je le sais. Mais vous rendez-vous compte qu’ils nous font payer pour leur erreur de baisses d’impôts d’il y a deux ans qui n’ont servi encore une fois qu’aux riches, aux corporations ou à la très haute classe moyenne ? Quels gestionnaires de génies que nos amis les Libéraux, hein ?

P.P.P.P.S.: À lire différents textes de ma blogoliste sur ce budget. J’en oublie mais c,est parce qu’il est près de 2 heures du mat’ et que je dois aller dormir. Ouais, OK, c’est souvent de gauche, mais si vous lisez mon blogue, vous êtes comme prévenus: