Alice dans tous ses états

Quoi du cinoche ?, me direz-vous. Et en plus, tu es super en retard, le film est sorti il y a un mois.

Je sais tout ça. Mais de un, en France il vient à peine de sortir et il arrive que des Français tombe par accident ici. De deux, ce n’est pas seulement l’opus de Burton dont je veux discourir.

C’est que ce texte sur l’oeuvre de Lewis Carroll me trotte dans la tête depuis début mars (où j’ai vu le récent film) et j’avais envie d’en faire part.

De trois, il va bien sortir en DVD inévitablement ce film alors la critique servira pour ceux qui ne l’auront pas vu au cinoche. De quatre, vais-je devoir me justifier à chaque billet ?

Non, non, c’est beau…

Merci. Bon, alors, Alice… Tout le monde croit connaître l’histoire, mais il suffit de se plonger dans les deux contes de Carroll pour se rendre compte que ouf… Le conte original est très loin de l’aspect sucré que nous avons connu. En fait, il est très intéressant de voir les diverses versions d’une histoire similaire. Pas que je sois un expert, mais disons que j’ai noté quelques changements…

Alice, version Carroll (1865)

En fait, Alice au pays des merveilles est seulement le premier récit de deux histoire. « De l’autre côté du miroir » en est la suite. C’est dans le premier qu’elle suit le lapin blanc dans le terrier, qu’elle croise le dodo, la chenille qui fume du narguilé, le chat de Cheshire, le Chapelier fou (ainsi que son collègue le lièvre de Mars) et la fameuse Reine de Coeur devant laquelle elle finira dans une folle cour de justice dont elle échappera en se réveillant.

Par contre, sa suite, est différente. Le tout est conçu comme une énorme partie d’échecs où elle passe de pion à reine (du moins, symboliquement). C’est dans ce récit qu’elle rencontrera des insectes aux formes bizarres (exemple: chevaux à bascule volants), des fleurs parlantes, la Reine Blanche, le fameux Humpty Dumpty et deux personnages encore plus connus: Tweedle Dee et Tweedle Dum (que la traduction française d’époque appelait Bonnet Blanc et Blanc Bonnet).

En fait, les récits d’Alice ont toujours été des voyages initiatiques de cette petite fille patiente et courtoise, mais rêveuse et un peu tête en l’air. Seulement, dans le premier, il s’agit davantage d’une aventure où elle ne cesse d’atterrir dans des situations alors que dans sa suite, elle prend davantage le contrôle de sa destinée.

Mais une chose est commune aux deux récits. Les personnages sont confrontants. Dans une telle dynamique de quête de soi, ils ne cessent de mettre Alice en question, ils ne répondent que très rarement clairement mais exigent toujours des réponses claires de la jeune fille, ils sont parfois d’une folie et d’une bêtise à pleurer et certains sont même extrêmement désagréables envers elle (le nombre de fois que notre blonde héroïne se fait insulter dans ces récits…). Pourtant, elle reste toujours assez affable et patiente. En fait, l’impression est claire en lisant Carroll: les péripéties d’Alice semblent se dérouler dans sa psyché. Le pays des merveilles n’est que le fruit de son imagination débordante, un moyen pour elle d’affirmer sa personnalité à son propre subconscient (c’est Jung qui aimerait cette théorie).

Alice, version Disney (1951)


Ah le Alice que beaucoup ont vu. Normal, c’est un « classique », n’est-ce pas ? Pourtant, un de ceux qui a le moins fonctionné au box-office au point que contrairement à bien d’autres classiques, il n’eut jamais de seconde sortie au cinéma. Normal, les fans des récits originels de Lewis Carroll étaient scandalisés: le studio américain avait littéralement fusionné des éléments de « De l’autre côté du mirroir » dans la trame narrative de « Alice au pays des merveilles ». Quant au public fan de Disney, il fut plutôt dérouté car malgré toutes les critiques qu’on peut faire, le film restait quand même dans le ton déroutant et surréaliste de l’original.

Or, pour le public « disneyen », quoi de plus déroutant de voir une petite fille croiser que des toqués et des personnages imaginaires qui insultent l’héroïne !! Sans compter que la blondinette est beaucoup plus impatiente ici que dans les récits originaux. Elle se fâche, boude et finit même par pleurer à chaudes larmes. En fait, le film prendra une plus grande popularité avec la mouvance hippie qui allait suivre (tout d’un coup, les tableaux étranges du film semblaient de bon ton) et puis sa sortie en vidéo (Alice fut le deuxième film à être publié par Disney en vidéocassette en 1981, après Dumbo).

Disney a voulu intégrer à l’époque beaucoup de la poésie dans les deux contes. Et le moyen trouvé ? La chanson bien sûr. Une idée pas mal, mais encore une fois assez déroutante dans un schéma « disneyen » qui habituait le public à écouter des mélodies en lien avec l’histoire et l’intériorité des personnages.

Ce qui rend aussi le Alice de Disney très hétéroclite. On peut passer d’un excellent tableau (Alice dans le terrier ou rencontrant le Chat de Cheshire) à un plus moyen (Alice prise dans la maison du lapin blanc).

La traduction française de l’œuvre de Carroll est difficile puisqu’il y a beaucoup de jeux de mots. Si la traduction des contes passe, il y a tout de même deux bémols dans la traduction française du dessin animé: les jeux de mots de la chenille fumant sont beaucoup moins percutants qu’en anglais et – oh horreur ! – le chat de Cheshire qu’on a rebaptisé « Chat-foin ». Eurk… Je comprends qu’il y a un lien avec le terme chafouin signifiant justement « sournois et rusé » comme l’est le personnage. Je trouve quand même que cette traduction est horrible.

Alice, version Burton (2010)

Ah Tim Burton ! Le cinéaste derrière Edward Scissorshands et Big Fish était forcément un candidat de choix pour redonner vie au pays des merveilles. Après tout, Sleepy Hollow avait démontré sa capacité à mettre un conte à la vie avec une vision très particulière.

Le résultat était donc attendu et je me suis précipité le voir dans les jours suivants sa sortie… En suis-je sorti déçu ? Non, mais – car il y a un mais – quelques choses me chicotaient. Tout d’abord, la patte Burton est très différente ici. Adieu univers gothiques et sombres adorés du réalisateur, Alice est au contraire plein de lumière. Une explication possible: Disney distribue et produit le film. Pourtant, étonnamment, le film ressort le Jabberwocky, une créature très sombre et terrifiante (pour peu qu’on soit un enfant impressionnable, on s’entend) que le dessin animé n’avait finalement pas abordée malgré qu’une chanson fut composée au cas où.

De plus, le récit mélange encore personnages du « Pays des Merveilles » et « De l’autre côté du miroir », mais cette fois, cela peut s’expliquer aisément puisque Alice a 19 ans depuis les événements qui l’ont conduit au pays des merveilles. En fait, c’est très amusant: si la trame narrative du dessin animé suit plus celle d’Alice au pays des merveilles, celle de Burton (ou plutôt de la scénariste Linda Woolverton) s’approche « De l’autre côté du miroir ». Sans le côté partie d’échecs et avec davantage un côté Seigneur des Anneaux.

Et c’est là que ça détonne. L’univers du film de Burton n’est pas du tout celui de Carroll et de Clyde Geronimi (réalisateur du dessin animé) qui situait plutôt clairement ce pays dans l’imaginaire d’Alice. Non; pour Burton, l’univers existe et pire, il y a conflit politique entre une bonne (et maniérée) reine blanche et une dictatrice reine rouge. Le tout sur fond de prophétie et où tous se souviennent d’Alice (alors que l’héroïne ne se rappelle plus d’eux) et sont CONTENTS DE LA VOIR ?! « Quoi ???? » a-t-on envie de crier quand on connaît le récit, « Depuis quand les habitants du pays des merveilles sont attachés à Alice ?!! »

Bon, alors deux réactions sont possibles: on sort du cinéma en hurlant notre dégoût ou on accepte cette énorme transgression du bouquin et on se laisse aller.

La deuxième option n’est pas trop mal, je vous l’avoue, car malgré ces différences flagrantes de ton, il n’en reste pas moins que le récit est intéressant et Burton arrive en quelques secondes à nous faire voyager dans cette univers fantastique. On s’entend que les moyens sont à l’écran et même si beaucoup de personnages sont de l’infographie de correcte qualité sans plus, certains effets comme la tête disproportionnée de la Reine rouge ou le visage de Matt Lucas intégré parfaitement sur les corps de Tweedle Dee et Tweedle Dum sont hallucinants.

Le récit, malgré d’énormes invraisemblances de la mythologie de Carroll, est encore une fois une très intéressante quête initiatique de la jeune femme prise dans une bourgeoisie anglaise étouffante et lui dictant quoi faire. L’Australienne Mia Wasikowska arrive à jouer une Alice crédible et proche de celle des récits. Un peu troublant par contre de la voir en armure complète avec une épée dans les mains, mais ça…

Bon, et Johnny Depp là-dedans ? Pas mal. On sent que l’acteur a une affinité naturelle avec le réalisateur et donc il est facile pour lui de jouer ce Chapelier fou… mais surtout très humain. Pas une mauvaise chose, mais encore une fois ça détonne du chapelier que les fans du récit original connaissent. Helena Bonham Carter amuse pas mal en Reine Rouge, bien que son personnage soit plutôt caricatural. Matt Lucas est adorable dans le rôle des jumeaux Tweedle Dee et Tweedle Dum (personnages qui passent de casse-pieds dans le livre à trop « cuuuuuute » dans le film).  Je sais que plusieurs ont critiqué le côté maniéré de Anne Hathaway dans le rôle de la Reine Blanche. C’est vrai qu’elle est un peu « too much » (on se surprend à se dire intérieurement : « Mouais… c’est un peu trop gros ton affaire, la grande »), mais à la limite, le jeu se justifie dans cet univers déjanté. Néanmoins, Helena Bonham Carter la supplante, c’est sûr. Pour le reste de la distribution, je serais intéressé d’écouter les voix originales. Car bien que le doublage québécois soit de bonne qualité, je serais bien curieux de voir le jeu de Stephen Fry en Chat de Cheshire (dont on a gardé le nom correct dans la traduction française, merci beaucoup) ou d’Alan Rickman en chenille.

Bref, l’exercice est intéressant et oui, il vaut le coup d’oeil. Par contre, comme bien des adaptations au cinéma, il faut se rappeler qu’il s’agit tout au mieux d’une inspiration des contes de Carroll et non une réplique exacte. Le pays des merveilles de Burton vaut la peine même s’il est surprenant de le voir à la tête d’une oeuvre aussi sucrée…

Verdict du Satellite: 8/10

Note: Par contre, pour le 3D, c’est franchement hyper accessoire. Mise à part pour la scène quand Alice tombe dans le terrier qui, je l’avoue, est immersive, le 3D est plus dérangeante qu’autre chose. D’ailleurs, je ne comprends pas cette obsession de la 3D. À part donner l’occasion aux cinémas de nous charger un prix d’entrée exorbitant, est-ce que ça rend vraiment un film meilleur ? Je veux dire, c’est pas un bon scénario, une bonne réalisation et de bons acteurs/actrices qui font un bon film ? Il me semble…

Le bourgeois gentilhomme de 2010

Bon, et moi qui avait dit que je n’avais rien à dire sur l’affaire Clotaire Rapaille…

Mais avec tout ce qui se dit, j’ai envie d’ajouter mon très bref grain de sel. Les conneries de Clotaire ne m’étonnent pas depuis ce topo d’Infoman où on prouvait par a+b que notre ami Rapaille n’avait pas pu avoir une idée du Québec étant jeune en écoutant Félix Leclerc… pas connu à cette époque outre-Atlantique.

En fait, c’est l’attitude de LaBeaume dans toute cette histoire qui me fait 1) sourire (rire jaune) 2) grincer des dents. Si convaincu qu’il avait raison – semble-t-il selon Lagacé, entre autres, que même en conférence de presse le maire blâmait davantage les journalistes qu’il ne prenait le blâme – qu’une vision internationale était la seule chose qui pouvait donner une marque à Québec. Même si, pour moi, Québec en a une. Bon, c’est vrai que Vieille Capitale, ça peut sonner péjoratif.

Or, il me semble que dans une société où on jette les vieux à tour de bras dans les résidences pour personnes âgées, il me semble que c’est bien d’avoir une icône de « vieillesse » admirable. Et puis, une « vieille capitale » peut être jeune en son coeur, peut développer des projets du 21ème siècle tout en respectant son héritage de 400 ans…

Québec veut rajeunir aux yeux du monde ? Qu’elle cesse déjà de voter pour des partis qui veulent nous ramener au début du 20ème siècle (Parti Conservateur et ADQ)… ça aiderait pas mal ! (Hé que c’est dur pas sortir de commentaires politiques, ma foi !)

Bref, pour moi, le maire LaBeaume me fait penser au Bourgeois Gentilhomme de Molière. Pièce que je connais fort bien, j’y ai joué étant au Cégep. 😉 Pas très bon acteur, mais peu importe. La pièce correspond bien à LaBeaume: un récent bourgeois veut imiter le style de vie des nobles. Il invite alors à sa luxueuse résidence toutes sortes de maîtres (philosophie, d’armes, etc.) et d’individus qui se foutent de sa gueule et profitent de sa naïveté.

Par exemple, je jouais le maître de philosophie (ou plutôt, dans notre version, nous étions deux maîtres de philosophie… quel plaisir ai-je eu avec ma comparse d’ailleurs !). Or, ce(s) personnage(s) apprend(nent) il(s) la rhétorique au Bourgeois ? Non, il(s) lui enseigne (nt) la sonorité des voyelles. On est loin de Socrate, mettons… Au bout du compte, la pièce finit et il passe littéralement pour un con.

Et c’est exactement ce qui est arrivé à Régis. Quant à Clotaire, on pourrait le comparer au Grand Turc de la pièce…

D’ailleurs, j’adore cette dernière phrase de la chronique d’Yves Boisvert: « Celui qui a l’air fou ce matin n’est pas Clotaire Rapaille, c’est Régis Labeaume, qui s’est inventé un problème d’image dans une ville où, enfin, tout allait bien. »

Hé oui et ce « problème » a coûté des milliers de dollars aux contribuables de Québec… Chapeau monsieur le maire !

Perdu dans l’espace

Espace: ultime frontière. Là où la main de l'homme n'a jamais le pied - dixit une ancienne série télé. Et peut-être que c'est pour le mieux quand on y pense.

Ouaip… Contrairement à ce que tous ont cru, je ne suis pas mort. En fait, réutilisant la métaphore du satellite, disons que j’ai perdu mon orbite depuis – oh là là ! – plusieurs mois.

Après plusieurs événements malheureux par-dessus événements malheureux, je vous avoue que j’ai eu une seule réaction: celle de l’huître. On se referme sur soi et on se la ferme !

J’ai délaissé Facebook qui me projetait un reflet ultra négatif de moi-même. Pourquoi ? Parce que j’avais l’impression de ne pas être à la hauteur des quelques bonnes âmes ayant bien voulu m’accorder leur intérêt. Tant de vies pleines et heureuses alors que la mienne… Et ne vous inquiétez pas, je le sais: j’en suis pleinement responsable. Et on s’arrêtera là, c’est déjà trop de dévoilement !

Pratiquement adieu à ce blogue aussi qui me donnait presque la nausée. Depuis l’été dernier, je n’avais plus aucun plaisir ici. Je ne répondais plus aux commentaires malheureusement. J’avais une anxiété monstre qui se bâtissait à chaque fois que ma boîte courriel affichait un « Un nouveau commentaire a été posté sur [nom du billet]. »

Quand j’ai créé cet endroit il y a 2 ans, il me semble que je n’avais que du plaisir. J’écrivais inconsciemment, sur tout et sur rien, les commentaires me passionnaient et même si parfois j’étais affecté par certaines critiques, je finissais toujours par retomber sur mes pattes.

Sauf que depuis l’été dernier, je me suis mis… à me prendre au sérieux, malgré moi. Oh le blasphème du blogueur que je viens d’admettre ! Car voilà le danger: croire que notre petit espace Web gratuitement offert a un quelconque impact sur la vie des gens. Oh bien sûr, ils viennent nous lire mais changent-ils vraiment d’idée ? Après tout, soyons honnêtes: des grandes gueules ont parfois énormément d’espace média. Suis-je pour autant influencé par ce qu’ils disent ? Nah… Ils me font rarement changer d’avis.

Disons que tout d’un coup, je me suis mis à croire qu’il fallait dénoncer à tous vents les Harper et Charest de ce monde, les injustices et les imbécilités comme si – et voilà le péché (désolé pour cet autre terme judéo-chrétien) mortel – j’étais un des juges en importance sur cette planète.

« Pardon mon petit père ?!! » dit ma raison tout ébaubie d’une telle idée. « Te rends-tu compte que tu n’es qu’un simple citoyen et que par moment, il y a des dossiers qui te dépassent ?!! »

Dur jugement, certes, mais pas totalement dénué de sens. Je me suis parfois embarqué sur des terrains extrêmement minés dont je ne connaissais pas toute l’ampleur. Normal car rapidement on se rend compte de 2 choses lorsqu’on aborde sans cesse politique et actualités:

1) On ne peut pas avoir une opinion sur tout: horrible à dire, mais il y a des sujets dont je ne peux pas m’étendre sur un billet de 300, 500, 700 ou 2000 mots. Par exemple, le sujet de Clotaire Rapaille à Québec. Je pourrais m’étendre en long et en large et utiliser de nombreux épithètes pour choquer le lecteur. Pourtant, ma pensée se résume ainsi: quel gaspillage d’argent pour une ville qui avait déjà une super carte de visite et tout ça  dans les poches d’un moulin à paroles (sic) qui dit n’importe quoi. Point. Je ne peux m’y attarder plus car comment dire, c’est seulement ça qui me vient.

2) Il faut avoir l’esprit militant 365 jours/année, 24h/24: Disons que les vrais bons blogues sur l’actualité sont capables de s’alimenter et de brûler de tous leurs feux grâce au militantisme qui les anime. Or, ce n’est pas qu’il n’y ait pas de causes qui me tiennent à coeur, mais je ne suis pas toujours militant. Ou disons que le militantisme à tous les moments de ma vie crée chez moi des frustrations qui s’en ressentent dans mes propos et mes attitudes… ce qui fait que je nuis 100x aux causes qui me tiennent à coeur.

Bon, est-ce donc à dire que ce blogue va dériver et mourir comme beaucoup de blogues ces temps-ci (exemple tout récent: Le Petit Émerillon) ? Hé bien…

Non. 😉 Sauf que disons que je prendrai une tangente différente. Je crois que je veux revenir à mes débuts: plus de légèreté, plus de plaisir, plus de passion. Donc, en contrepartie, un peu moins d’opinions politiques et sur l’actualité.

Est-ce à dire que je laisserai totalement mon mouton frisé de l’Assemblée nationale et ses amis les clowns qui lui servent de cabinets, la Castafiore de Charlevoix, les gamins de la droite (alias l’ADQ), le Moïse trompeur (alias M. Lucien Bouchard) ou ma tête carrée albertaine préférée (sic) à Ottawa lorsqu’ils feront des bêtises ? Non… Mais je ne le ferai que par parcimonie, si je sens que je suis à l’aise avec le sujet et disons que je risque de citer des gens plus « bollés » que moi en la matière.

Le rythme de publication sera aussi plus raisonnable. Un billet par 2 jours environ. Parfois un peu plus, parfois moins.

Disons qu’il faut que je m’approprie deux nouveaux mots dans ma vie: « plaisir » et « positivisme ». Et ça commence à partir de maintenant. 🙂

Quand à mes collègues blogueurs qui croient que je les ai boudés, soyez sans craintes. Je vous ai toujours lu même dans les plus durs moments de ces derniers mois. Vous savoir toujours présent était rassurant. D’ailleurs, pour vous indiquer mon retour, il est possible que vous revoyez ma prose dans les prochaines heures et jours. 😉 Oh et à partir d’aujourd’hui et les billets à venir, je répondrai aux commentaires quand je le peux.

Bon, hé bien, le Satellite a été retrouvé. Il est bien amoché, mais il paraît que tout est réparable, non ? 😉 Alors, en selle mon gaillard et surtout – message à moi-même – fais-toi plaisir !

P.S.: Tiens, pendant que j’y suis, je fais un léger appel à tous. Y a-t-il des gens patients et gentils qui voudraient m’enseigner à gazouiller ? Je compte m’y mettre bientôt et j’aimerais être informé sur cet univers, ma foi, assez unique de ce que je peux comprendre…