John and Mary go to controversy

Bon, j’étais absent quand s’est amorcée cette crise à propos de ses deux groupes invités au spectacle de l’Autre St-Jean, deux groupes anglophones. Néanmoins, j’ai le goût d’en parler un peu à une semaine – même pas – de la St-Jean-Baptiste.

Première réaction primaire en lisant la nouvelle: oh cal***** ! C’est rendu que pour rendre ça appréciable, on invite des groupes anglophones pour suivre la mode de ces petits chanteurs et petites chanteuses qui chantent dans la langue de Shakespeare.

Deuxième réaction plus posée: Mouin, en même temps, j’ai déjà entendu du monde chanter en espagnol ou même en italien pendant la St-Jean et pas un organisme se choquait de cette décision. Ni moi, d’ailleurs.

Troisième réaction, la plus rationnelle: dans le fond, ce qui me choque, c’est peut-être plus les réactions des anglos à cette première décision qu’autre chose.

Car effectivement, si on permet à des gens de chanter en arabe, en créole, en hindi pour la fête des Québécois, pourquoi pas de l’anglais ? Parce que c’est la « langue de l’oppresseur » ? Ça ne fait pas un peu « colonisé » ? Ça ne fait pas un peu « deux poids, deux mesures » ? Quelque part, même, ça ne serait pas un signe de grandeur d’esprit et d’ouverture ? Après tout, 40 minutes sur un spectacle de 6 heures… Même placé en milieu de spectacle, on oubliera rapidement leur performance. Évidemment, ça ne serait pas la même chose si c’était 1 heure, 2 heures ou 3 sur 6 heures… Ça serait un trop gros pourcentage du spectacle. Mais là, 40 minutes… c’est à peine 11%.

En fait, j’ai trouvé sur le blogue du Prof Solitaire (blogueur très souverainiste, en passant), une position qui ressemble à ce que je ressens face à cette affaire:

On veut une fête inclusive ou non? Ce n’est pas parce que quelques tounes seront chantées en anglais le 23 juin que le glas sonnera pour la civilisation française d’Amérique quand même! Moi, c’est en partie pour ça que je souhaite la souveraineté: pour que cesse la terreur de l’extinction et le complexe d’infériorité, pour qu’on acquière une confiance dans l’avenir et qu’on ne se sente plus menacés par nos concitoyens anglophones ou allophones. Seule la souveraineté peut accomplir cela.

Mais cela étant dit, les anglos qui se font aller la gueule depuis quelques jours pour nous donner de grandes leçons d’ouverture et d’inclusivité seraient mieux de se regarder sérieusement dans le miroir. Aucun de leurs maudits postes de radio anglo-montréalais ne diffuse de musique franco et ce, 365 jours par année! Les seuls mots français qui y sont prononcés sont les noms des rues et des ponts pendant les rapports sur la circulation!

Il n’a pas tort. Et c’est là-dessus que ça me choque. Car ce ne sont que des controverses du genre qui encouragent les médias anglos à nous traiter de xénophobes, de racistes, de peuple désirant faire un nettoyage racial au Québec…

Nettoyage racial… Mouhahahahahaha ! Faites-moi rire ! Dites-moi, journalistes anglos, vous devriez peut-être cesser de chercher des « bébittes » aux Quebecers et regarder dans l’histoire mondiale. Parce que si on voulait faire un vrai nettoyage racial, un digne de M. Net alias Slobodan Milošević, on ne serait pas en train de se crêper le chignon à savoir si on doit accepter deux groupes anglophones montréalais (dont, d’ailleurs, j’ai vu un reportage et un des groupes semblait parler français en plus… pourquoi ne pas les inviter aussi à chanter des chansons françaises en plus de leurs chansons ?). Non, on serait tous dehors à vous chasser à coup de fusil et de bombes. On kidnapperait vos rejetons et vos femmes pour les mettre dans des camps de concentration où on finirait par les tuer. C’est ça un VRAI nettoyage racial. Mais vous êtes chanceux: vous vivez avec des Québécois francophones paisibles et qui n’aiment pas la violence plus qu’il faut. Par contre, je me demande si on devrait pas s’organiser pour battre le prochain anglo qui osera prononcer les deux mots ethnic cleansing…

En fait, en termes d’ouverture, ce sont bien davantage les anglos qui ont du chemin à faire. À ce qu’on sache, sur leurs terriblement plates radios anglophones, avez-vous déjà entendu une chanson francophone ? À ce que je sache, dans ce beau Canada « supposément » bilingue, on ne peut toujours pas être servi en français coast-to-coast dans les édifices gouvernementaux… Il me semble bien avoir lu que mise à part à Montréal, ça fait dur sur le bilinguisme dans les aéroports canadians.

Alors, avant de nous donner des leçons de tolérance linguistique, some should do their homework and give us a good French service coast-to-coast. Ah, évidemment, là, ce n’est pas la même chose… Là, ça branle dans le manche et on ne voit pas l’utilité du français. Dans ce cas, la prochaine fois qu’ils crient au meurtre et à l’intolérance linguistique, la seule réponse qu’il conviendra de leur répondre sera: Shut the fuck  up !

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