150 ans pour fraude…

c’est moi qui est frustré ou il me semble que c’est peu pour ce genre de crimes odieux ? Je sais, c’est la peine maximale, ça correspond pratiquement à prison à vie, contrairement à ici, il ne sortira pas deux mois pour bonne conduite, mais… Phoque ! Le gars a détourné des milliards de dollars et fraudés tant de monde et on ne l’oblige pas à rembourser !

Le gars a eu beau s’excuser, pardonnez l’expression anglaise, mais SO WHAT ? T’as fraudé pour environ 50 à 65 milliards de dollars et le salaud n’est pas obligé de dire où il les a mis, n’a pas à rembourser le tout, on ne saisit rien de ses avoirs, etc. Merde, le gars a même fraudé des causes caritatives !

Finalement, les bandits en cravate ont encore, malgré tout, le beau jeu dans notre super système…

Noir ou blanc (suite)

Juste un petit ajout sur la mort de Michael Jackson. Pas que je veuille mettre un clou sur le cercueil (sic!), mais je me suis amusé (amusé étant un bien grand mot) à suivre la couverture médiatique de la mort du roi de la pop et j’ai remarqué une constance: les images d’archives qu’on diffuse en boucle sont surtout celles du Michael Jackson noir, au sommet de sa gloire, avec des hits perpétuels ou quand il était enfant avec les Jackson Five. Ce que je veux dire, par exemple, c’est qu’on ne montre pas beaucoup le Michael Jackson blanc comme un drap et extrêmement rafistolé par des chirurgies plastique ratées qui chante avec sa soeur Janet dans la chanson « Scream » ou le vidéoclip de son dernier « hit » de son dernier album original « You rock my world » – clip d’ailleurs où le réalisateur s’est arrangé clairement pour qu’on ne voit JAMAIS ou presque le visage du chanteur comme on peut le voir ici… ou plutôt pas. En fait, on voit cet aspect fantômatique surtout quand on parle de ses démêlés avec la justice. Peut-être pour ça qu’on montre donc moins les vidéoclips où il a pâli.

Bref, tout ça pour dire que les médias ont fait leur choix: ils préfèrent Michael avec la couleur d’Obama… Ça leur rappelle de meilleurs souvenirs.

Noir ou blanc

C’est bizarre: il semble qu’à chaque été, on ait droit au décès de 2 ou 3 grosses personnalités de la culture américaine, laissant un grand vide dans le monde (prouvant aussi l’hégémonie de la culture de nos voisins du Sud). Aujourd’hui, on a eu droit à un 2 pour 1. Farah Fawcett est décédée, populaire vedette de la série télé Charlie’s Angel, que c’est surtout la génération des 30 en montant qui l’ont connu (parce que bien que je connaissais le nom, je ne peux pas dire que la connaissais beaucoup).

Et là, c’est  le « roi de la pop » qui est mort, Michael Jackson… Là, par contre, ça me parle. Je veux dire que ma génération a tout de même bien connu Jackson. Malheureusement, ma génération a surtout connu le Jackson blanc, le malade mental qui s’était créé un immense terrain reprenant l’idée du Pays imaginaire (Neverland) de Peter Pan, celui qui avait la face tellement refaite qu’on avait l’impression qu’à tout moment le nez allait lui tomber, celui qui aimait un peu trop les enfants au point de dormir avec eux… et pas parce que eux le voulaient, celui qui voulait tellement montrer son bébé qu’il l’a suspendu dans le vide et celui dont les derniers disques de sa carrière étaient… disons-le, plutôt nuls. On n’a pas connu beaucoup le Michael Jackson noir, celui de Thriller, le danseur de « moonwalk », le petit cute des Jackson Five qui cachait en lui une vie terriblement dure…

Bref, c’est étrange, mais je ne suis pas terriblement triste de perdre le Michael Jackson des dernières années. Celui-là me dégoûtait avec ces attitudes étranges, son teint cadavérique (sic!) qu’il devait cacher sous un parapluie pour éviter le soleil et sa voix rendue… plus aussi bonne qu’à l’époque. Car franchement, je l’avoue candidement, le Michael Jackson de Thriller était bon. Celui-là va me manquer… Thriller, Billie Jean, Beat it… Même si on peut considérer ces chansons « quétaines » aujourd’hui, il reste quand même que les airs et les pas de danse de Jackson nous ayant marqué (quelque part, Black or White aussi n’était pas mal, mais bon là, il n’était plus noir).

Mais – comme je le discutais avec ma mère – Thriller, disons-le, c’était le top de la carrière de Jackson, le sommet. Dès le premier mois, l’album avait déjà été vendu à un million d’exemplaires !!! Aujourd’hui, on estime qu’il y a entre 65 et 108 millions d’exemplaires vendus de ce disque. Or, quand on arrive à un tel succès de danse/de musique/de vidéoclip (soyons honnêtes, le vidéoclip Thriller a marqué les esprits et a lancé la mode des vidéoclips pour de bon), on ne peut que redescendre. Étant un être extrémiste perturbé par des abus paternels incessants, se prenant pour Peter Pan alors qu’il était dans la quarantaine (il allait avoir 51 ans cet été), il était « normal » que la chute soit d’autant plus brutale. Excès, mariages bizarres qui n’ont pas marché, problèmes monétaires, accusations d’agression sexuelle… c’est malheureusement le testament d’un artiste en perdition qu’aura laissé Michael Jackson dans les dernières années.

Pourtant, ses admirateurs purs et durs ne l’ont jamais lâché à mon étonnement. Malgré tous les scandales, ils étaient là à l’encourager que ce soit à ces spectacles ou au palais de justice… Des vrais fans. Des fans qui défendaient toujours ce pauvre et fragile Michael. Étonnant qu’il n’ait pas eu droit à son « Leave Michael alone ! » comme Britney. Par contre, ils sont plusieurs à s’être attroupés devant le UCLA, consternés.

Alors qu’il allait retourner en scène en juillet, il la quitte pour de bon. Dommage, mais je ne crois que ce retour en selle aurait changé quoique ce soit. À part sa base pure et dure, je ne crois pas que le retour de Michael aurait tant attiré. À mon avis. Je peux me tromper.  Je suis peut-être dur, mais je ne peux pas que faire des louanges à son égard. Néanmoins, je peux tout de même souligner son influence sur la pop et quelqu’un de ses succès.

Et vous, Michael Jackson ? Vous l’aimiez plus en noir ou en blanc ? Ou pas du tout ?

Juste un souhait: bonne St-Jean !

Un trop court billet uniquement pour souhaiter une bonne St-Jean à tous ! Bonne fête à toi Québec ! Tes reflets bleus et blancs sont souillés ces dernières années par du rouge et du bleu qui ne te ressemble pas, mais un jour, tu brilleras de mille feux de tes deux couleurs originelles…

Alors, profites-en ! Pour une fois dans l’année, c’est ton jour !

Bonne St-Jean à tous !

Tout est beau, y a rien à voir

Tout d’abord, un mot pour tous ceux qui ont commenté sur mon billet d’avant-hier. Merci. 🙂 Je sais que je vous réponds dans les commentaires, mais pareil. Ça a fait du bien d’écrire ça en cette Fête des Pères. Mais passons…

Je voulais réagir sur ce sujet qui, bien qu’ayant eu une couverture régionale (je peux vous le confirmer) est passé malgré tout assez dans le beurre. Voyez-vous le maire de Roxton Falls a décidé qu’il ne publierait plus d’avis municipaux dans un journal local. Il invite même ses concitoyens à boycotter l’hebdo. Porque ? me direz-vous dans votre espagnol parfait. Voyez-vous, la Ville de Roxton Falls a décidé qu’elle allait agrandir elle-même la garderie… Or, c’est illégal. Forcément, la journaliste fait son BOULOT et rapporte les faits et publie le tout dans l’hebdo. Sauf que monsieur le maire est pas content. Pour lui, un journal local ça doit ENCOURAGER sa place et pas la descendre. L’histoire est bloguée sous la plume de Michel Laliberté et de Patrick Lagacé.

Ah, c’est « ti » pas magnifique de voir ça : un maire qui se prend pour Duplessis ! Alors, si je comprends bien, quand tu es en région et que tu gagnes misérablement ta croûte avec un hebdo local, tu dois « téter »… Génial ! Pour moi, y a quelque chose que ce maire – et beaucoup d’autres – n’ont pas compris: les journalistes ne sont pas là pour flatter dans le sens du poil. Ni nécessairement pour foutre la merde, remarquez. Ce sont les gardiens de la société. Ils regardent, s’informent et rapportent. Parfois, ce sont des belles histoires, parfois ce sont des scandales.

Ah bien sûr, parfois, on utilise des gros titres bien scabreux pour une nouvelle qui, une fois lue au complet, s’avère pas aussi terrible que ça… Mais ça, les amis, ce sont davantage des choix de rédacteurs en chef (et de propriétaires qui veulent beaucoup de sous), pas nécessairement de journalistes.

Et dans cette histoire, on ne parle même pas de ça. On parle d’une journaliste qui suit l’actualité locale. Or, ces rénovations illégales font partie de l’actualité locale et elle se devait, en son âme et conscience, de publier cette histoire. Évidemment, c’est le genre de chose qui n’arriveraient jamais dans un gros média. Au pire, comme Gérald Tremblay, les gens concernés pètent une coche et ça finit là. Malheureusement, y a une pression énorme sur les hebdos locaux. En effet, comment écrire sur les attitudes douteuses d’une compagnie de la place quand elle te paie de la publicité ? Dans ces journaux, si un journaliste ose dénoncer un individu, il paiera cher les représailles… Au mieux, ça sera un mouvement de boycott. Au pire, ça peut aller au règlement de compte…

C’est désolant de voir ce genre d’attitude, en tout cas. Évidemment, je comprends la raison de l’attitude de ce maire: avec les élections municipales en novembre prochain, on aime mieux éviter les scandales. Sauf que, comment dire, c’est à lui de prouver qu’il est un bon maire en cessant de faire des choix illégaux, non ?

Et après ils diront que la démocratie n’est pas en danger… Ben non, un maire peut juste décider du jour au lendemain de pratiquement bousiller un hedbo local indépendant ! Aucune raison de se questionner, voyons !

Pardon papa

Non, ce n'est pas moi ni mon père.

Pardon papa…

Pardon de ne pas avoir été le fils que tu avais voulu.

Pardon de ne pas avoir compris à l’époque qui tu étais et comment tu voyais les choses.

Pardon d’être le fils « perturbé », celui qui voit trop les choses avec le coeur plutôt qu’avec la tête.

Pardonne-moi de cette affliction dont je souffre et qui est incurable: celle d’aimer mes semblables et non pas celles qui sont différentes.

Pardon de ne pas avoir embarqué dans tes histoires, de ne pas avoir compris que le boulot était toute ta vie, de ne pas avoir su que ta froideur était pour me rendre plus fort.

Pardonne-moi d’avoir transgressé tes tabous, d’avoir fait l’opposé de ce que tu voulais que je fasse dans la vie.

Seras-tu capable un jour, papa, de m’accorder ta clémence sur le fait que je suis un angoissé rêveur sarcastique parfois impatient hypocondriaque trop gentil qui se laisse piler sur les pieds et qui aime des choses bizarroïdes ?

Tu n’auras jamais su me communiquer tes émotions comme certains l’ont fait et le font, tu n’auras jamais de véritables folies comme certains, tu n’auras seulement que réussi à acheter mon silence avec des jouets… J’aurais dû comprendre à l’époque tout ce que cela impliquait pour toi, que c’était tellement difficile de démontrer de l’affection que c’était déjà beaucoup que de faire cela.

C’est malheureux que ça ait pris presque 24 ans à te comprendre. C’est dommage que l’on ne se dise plus rien même si on n’avait jamais rien à se dire. C’est encore plus triste où tu ne liras même pas ces mots puisque tu ne sais rien de ce blogue ou de ma vie présente. Bien sûr, je pourrais décrocher un combiné et tout te dire de ce texte presque sarcastique et de ma vie. Mais tu t’es détourné de moi sans réelles explications et j’ai l’impression que je parlerais dans le beurre… pour une xième fois.

Tu m’as déjà écrit à mon anniversaire: « Il serait temps qu’on aie une vraie relation père-fils. » Ah si seulement tes voeux pieux n’étaient pas prononcés que les jours de fête, je pourrais y croire. Malheureusement, il semble que notre relation est destinée à être un rendez-vous manqué, une atmosphère glaciale où l’on se regarde en chiens de faïence…

Pardon papa de ne pas avoir été le fils que tu espérais. Tu sais, celui qu’on encourage et qui ne nous intéresse pas seulement à Noël…

(Pardonnez ce billet morose, mais la Fête des Pères me fait toujours cet effet. En tout cas, pour les autres, joyeuse Fête des Pères ! 🙂 )

John and Mary go to controversy

Bon, j’étais absent quand s’est amorcée cette crise à propos de ses deux groupes invités au spectacle de l’Autre St-Jean, deux groupes anglophones. Néanmoins, j’ai le goût d’en parler un peu à une semaine – même pas – de la St-Jean-Baptiste.

Première réaction primaire en lisant la nouvelle: oh cal***** ! C’est rendu que pour rendre ça appréciable, on invite des groupes anglophones pour suivre la mode de ces petits chanteurs et petites chanteuses qui chantent dans la langue de Shakespeare.

Deuxième réaction plus posée: Mouin, en même temps, j’ai déjà entendu du monde chanter en espagnol ou même en italien pendant la St-Jean et pas un organisme se choquait de cette décision. Ni moi, d’ailleurs.

Troisième réaction, la plus rationnelle: dans le fond, ce qui me choque, c’est peut-être plus les réactions des anglos à cette première décision qu’autre chose.

Car effectivement, si on permet à des gens de chanter en arabe, en créole, en hindi pour la fête des Québécois, pourquoi pas de l’anglais ? Parce que c’est la « langue de l’oppresseur » ? Ça ne fait pas un peu « colonisé » ? Ça ne fait pas un peu « deux poids, deux mesures » ? Quelque part, même, ça ne serait pas un signe de grandeur d’esprit et d’ouverture ? Après tout, 40 minutes sur un spectacle de 6 heures… Même placé en milieu de spectacle, on oubliera rapidement leur performance. Évidemment, ça ne serait pas la même chose si c’était 1 heure, 2 heures ou 3 sur 6 heures… Ça serait un trop gros pourcentage du spectacle. Mais là, 40 minutes… c’est à peine 11%.

En fait, j’ai trouvé sur le blogue du Prof Solitaire (blogueur très souverainiste, en passant), une position qui ressemble à ce que je ressens face à cette affaire:

On veut une fête inclusive ou non? Ce n’est pas parce que quelques tounes seront chantées en anglais le 23 juin que le glas sonnera pour la civilisation française d’Amérique quand même! Moi, c’est en partie pour ça que je souhaite la souveraineté: pour que cesse la terreur de l’extinction et le complexe d’infériorité, pour qu’on acquière une confiance dans l’avenir et qu’on ne se sente plus menacés par nos concitoyens anglophones ou allophones. Seule la souveraineté peut accomplir cela.

Mais cela étant dit, les anglos qui se font aller la gueule depuis quelques jours pour nous donner de grandes leçons d’ouverture et d’inclusivité seraient mieux de se regarder sérieusement dans le miroir. Aucun de leurs maudits postes de radio anglo-montréalais ne diffuse de musique franco et ce, 365 jours par année! Les seuls mots français qui y sont prononcés sont les noms des rues et des ponts pendant les rapports sur la circulation!

Il n’a pas tort. Et c’est là-dessus que ça me choque. Car ce ne sont que des controverses du genre qui encouragent les médias anglos à nous traiter de xénophobes, de racistes, de peuple désirant faire un nettoyage racial au Québec…

Nettoyage racial… Mouhahahahahaha ! Faites-moi rire ! Dites-moi, journalistes anglos, vous devriez peut-être cesser de chercher des « bébittes » aux Quebecers et regarder dans l’histoire mondiale. Parce que si on voulait faire un vrai nettoyage racial, un digne de M. Net alias Slobodan Milošević, on ne serait pas en train de se crêper le chignon à savoir si on doit accepter deux groupes anglophones montréalais (dont, d’ailleurs, j’ai vu un reportage et un des groupes semblait parler français en plus… pourquoi ne pas les inviter aussi à chanter des chansons françaises en plus de leurs chansons ?). Non, on serait tous dehors à vous chasser à coup de fusil et de bombes. On kidnapperait vos rejetons et vos femmes pour les mettre dans des camps de concentration où on finirait par les tuer. C’est ça un VRAI nettoyage racial. Mais vous êtes chanceux: vous vivez avec des Québécois francophones paisibles et qui n’aiment pas la violence plus qu’il faut. Par contre, je me demande si on devrait pas s’organiser pour battre le prochain anglo qui osera prononcer les deux mots ethnic cleansing…

En fait, en termes d’ouverture, ce sont bien davantage les anglos qui ont du chemin à faire. À ce qu’on sache, sur leurs terriblement plates radios anglophones, avez-vous déjà entendu une chanson francophone ? À ce que je sache, dans ce beau Canada « supposément » bilingue, on ne peut toujours pas être servi en français coast-to-coast dans les édifices gouvernementaux… Il me semble bien avoir lu que mise à part à Montréal, ça fait dur sur le bilinguisme dans les aéroports canadians.

Alors, avant de nous donner des leçons de tolérance linguistique, some should do their homework and give us a good French service coast-to-coast. Ah, évidemment, là, ce n’est pas la même chose… Là, ça branle dans le manche et on ne voit pas l’utilité du français. Dans ce cas, la prochaine fois qu’ils crient au meurtre et à l’intolérance linguistique, la seule réponse qu’il conviendra de leur répondre sera: Shut the fuck  up !