Pourquoi ce besoin de plaire ?

Bon, désolé à ceux qui auraient aimé que je commente l’énoncé économique libéral d’aujourd’hui ou que je continue à jaser de la crise en Palestine, mais on ira avec un sujet plus personnel à soir.

En fait, j’ai besoin qu’on me réponde à LA question. Non, pas ce qu’il y a après la mort (s’il y a quelque chose). Non, pas si Dieu existe. Non, pas si le Canadien va gagner la Coupe cette année.

Non: POURQUOI CE FOUTU BESOIN DE PLAIRE ? Pourquoi on a ça, particulièrement nous les Occidentaux (même si je crois que c’est planétaire) ? Je veux dire – allons ! – ça ne peut pas être dans nos gènes: les hommes des cavernes se foutaient bien de ce que leurs congénères pensaient d’eux. Ça a bien dû partir quelque part. L’Égypte ancienne, peut-être ? Faire plaisir aux pharaons de l’époque était bien vu… Mais non, ça ne peut pas seulement être nos courbettes à des dictateurs, rois et empereurs qui sont responsables de cette obsession de plaire.

Exemple parfait de cette obsession. Ce matin, je reçois un courriel de ma rédactrice en chef. Elle a de gros bémols sur un article que j’ai écrit hier, pas sûre que ça a sa place sur le site. Pourtant, à la fin du courriel, elle me félicite sur un ajout que j’ai fait lundi. Bref, un gars normal aurait pris les critiques constructives (car il n’y a jamais eu de méchanceté, juste une forte suggestion de peut-être laisser tomber l’article qui de toute façon, ne volait pas aussi haut que d’autres que j’ai écrit), aurait compris le message et aurait pris le compliment en fin de message pour s’accrocher un sourire au visage en se disant: « Pas grave si cet article était moins bon, j’en ferai de meilleurs ! » Or, pas moi, ça m’a pris tout l’après-midi pour que j’arrête d’avoir l’impression d’avoir complètement déplu à ma rédac’chef. Pourtant, comme je l’ai dit, je n’ai pas reçu une pluie d’injures, ni de grosses réprimandes. Et pourtant…

Alors, pourquoi ce désir de plaire qui te rend malade pour des riens ? Autre exemple, cette fois hypothétique et touchant un sujet plus global car c’est le désert de ce côté-là pour l’instant: pourquoi, lorsque j’aborde un nouveau membre de mon espèce (ici l’utilisation coquine du terme espèce pour désigner homosexuel est parfaitement justifiée dans la mesure où je le suis et que c’est utilisé pour faire sourire…) que j’ai envie de connaître pour PEUT-ÊTRE éventuellement commencer quelque chose si les astres s’alignent bien, j’ai toujours dans le derrière de la tête un défilement de tous les points négatifs qui font que je ne devrais même pas songer à cela car plein d’obstacles vont se mettre sur la route, etc. Bref, que je ne plairai pas en partant. Pourquoi je suis incapable de me dire comme LA MAJORITÉ DES GENS: « Hé le grand, on traversera le pont rendu à la rivière ! En attendant, arrête de trop penser et vas-y étape par étape, petit à petit et suis ton instinct ! »

Et ce désir de plaire s’applique PARTOUT: boulot, famille, amis, blogosphère, amour, TOUT ! Tout pour ne pas déplaire. C’est même pas de l’hypocrisie, juste du « ai-je le goût de déplaire à quelqu’un et m’attirer son opprobre jusqu’à la fin de mes jours  ? ». Par exemple, un ami propose une activité qui me tente moyennement ou pas vraiment. Au lieu de répondre sur-le-champ, je vais au moins me trouver un prétexte qui va me donner 5 à 15 minutes pour être sûr de trouver les bons mots pour ne pas déplaire à la personne. Ou, comme dans mes quelques relations amoureuses, je fermerai ma gueule, participerai à ce que l’autre désire et serai triste, déçu, l’autre va s’en rendre compte mais après-coup  et ça créera un super malaise…

Oui, bon, je sais. Tout ça, c’est une question de confiance en soi. Une question sur laquelle je travaille sans relâche, croyez-moi !  N’empêche qu’on dirait que certains ont le coeur entouré de plexiglass et que c’est 100 fois plus facile pour eux de ne pas succomber au désir de plaire. Bref, je veux des panneaux de plexiglass pour mon coeur, c’est ce qui lui manque !

Mais bon, allez, la section commentaires est ouverte donc amusez-vous à faire des docteurs Mailloux de vous en disant que j’ai l’envie du zizi causée par une mère castrante schizophrène paranoïde, avec un brin de trouble bipolaire provoqué par une agression subie par mon petit-cousin du côté de la jambe gauche de mon arbre généalogique…

Et puis, bon, plus sérieusement, souffrez-vous aussi du désir de plaire ? Avez-vous des trucs pour ne plus en souffrir ? On prend vos appels. 😉

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Un billet recroquevillé par le froid

Excusez le très court billet, mais c’est juste pour dire qu’avec la vague de froid qui entre sur le Québec ce soir, on va geler en pas pour rire… Brrrr ! Ça, voyez-vous, c’est LA partie que je hais le plus de l’hiver: le vent / froid glacial. Parce que la neige, je peux vivre avec. La glace, à la limite je la supporte. Mais les très grands froids (genre en-dessous de -15 degrés Celsius avec facteur vent qui s’ajoute) et le #&*!!# de vent glacé: non. Tout simplement non.

Mais bon, faudra le supporter pareil… Joyeux hiver ! Moi, je vais hiverner un peu. Dommage que je n’aie pas d’ours pour m’accompagner. Mouhahahahaha ! OK, j’arrête ce genre de blagues immédiatement avant que ça dérape et que ça devienne un peu trop olé-olé… 😉

Le numéro comique du jour

Vous ne vous sentez pas bien ? Vous avez le moral dans les baskets ? Qu’à ne cela se tienne ! Voici pour vous :

GEORGIE BUSH THE CLOWN !

Non, mais quel clown ce Georgie Boy ! À défaut d’être un bon leader pour les États-Unis, il nous aura fait rire jusqu’à la fin. Hier, alors qu’il faisait son bilan de ses 8 années à la Maison Blanche, il était premièrement surprenant qu’il admette qu’aller sur un bateau avec une grosse banderole qui comportait  « Mission accomplie » alors que le conflit en Irak perdure et s’embourbe sans cesse était une erreur… Juste dommage qu’il l’ait admis 5 ans plus tard. Mais encore une fois, il aura continuer à se vanter en disant que peu importe si ces règles anti-terroristes ont brimé les droits de ces citoyens, puisqu’il était prêt à faire n’importe quoi pour protéger la Constitution et son pays.

Mais la chute (le punch) de son allocution est qu’il dit qu’on continue de voir les États-Unis comme une grande nation, que l’image du pays n’a pas été ternie. Ah ! Délicieuse ironie, je suppose ? Hein, non ? Il y croit vraiment ? Hé ben ! On va se retenir d’être méchant et à la place, on vous laissera lire son numéro qui risque de rester dans les anus annales pour longtemps.

Pour sa version originale, allez ici.

Pour une version très résumée en français, cliquez là.

Un terrain miné

Bonjour ! Vous avez passé un bon week-end ?

  • Si vous répondez oui, je vous dis excellent ! 🙂
  • Si vous répondez non, je dis « Hon ! Je suis désolé ! Veux-tu me dire ce qui a mal été ? »

Bref, je regardais ma blogosphère récemment et je me disais: ouin, tu dois être un des rares à ne pas t’être prononcé sur le terrible conflit isréalo-palestinien qui fait rage (encore !). Mais je vous avoue, je ne sais pas quoi dire. Parce qu’avouons-le, le sujet est un terrain miné.

Oui, bon, je sais. Théoriquement, je devrais être enragé noir contre Israël, scander des slogans anti-sionistes et tout… mais, je n’y arrive pas. Attention ! Ne nous méprenons pas ! Je condamne violemment Israël, particulièrement lorsqu’elle ne cesse de se dire « menacée » alors qu’elle a l’armée la plus forte du monde (fournie énormément par les Américains) et qu’on a juste à voir le nombre de morts dans les deux camps depuis la fin décembre pour se rendre compte de la démesure du rapport de force.

Sauf que… Je ne sais pas si c’est le visionnement de plusieurs oeuvres de guerres, de lectures sur le sujet, mais à mon avis, il me semble que dans la majorité des guerres et des conflits  (excluons, entre autres, la fameuse Deuxième Guerre Mondiale qui était – disons-le – « spéciale »), les deux camps sont fautifs. Oui, je veux bien croire qu’Israël est fautive par son arrogance, le fait qu’elle continue de se coloniser dans des territoires palestiniens, qu’elle confine les Palestiniens dans la Bande de Gaza parce qu’il y a rien qui intéresse ceux-ci dans la bande de Gaza… sauf que de l’autre côté, qui les Palestiniens ont-ils élus comme gouvernement ? Le Hamas, des extrémistes islamistes qui rêvent tous les soirs à l’éradication complète d’Israël et des Juifs par la même occasion. Bref, deux peuples qui voient la réalité mais complètement à l’envers l’une de l’autre.

Au collégial, j’avais pris un cours optionnel qui s’appelait « Jérusalem, 3000 ans d’histoires ». Vous savez quoi ? À la fin du cours, franchement, on ne savait toujours pas qui avait vraiment fondé et à qui appartenait cette « ville sainte ». Parce que les ramifications, les coups tordus, la violence et les larmes ont constitué cette ville. Bref, c’est plate à dire, mais Jérusalem est maudite depuis sa création: condamnée à être les témoins de violence perpétuelle jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi d’ailleurs quand j’entends qu’on souhaite une paix dans la région, je souris en me disant: « Continuez de rêver les gars… »

Parce que ce n’est pas près d’arriver. Comment dire ? Pour qu’un conflit puisse  se résoudre, il faut éventuellement que les têtes dirigeantes du conflit s’adressent la parole et veuillent négocier. Or, personne dans chacun des deux clans n’est d’accord, chacun a une vision excessivement brutale de l’autre: dans un camp, on souhaite que les Israéliens disparaissent et dans l’autre, on considère les Palestiniens comme des animaux qui font exprès de se manger des bombes pour avoir une image de victime dans les médias occidentaux… Alors, la paix au Moyen-Orient ? Mon oeil ! Faudra des dirigeants de part et d’autre beaucoup plus conciliants que les actuels. Faudra aussi un désir des deux populations de cesser ce combat qui dure et perdure.

Par contre, j’ai peur par moments. J’ai peur qu’un jour, il y aura un dirigeant occidental qui se tannera solidement de cette guerre interminable  et qu’il sorte l’argument ultra simpliste – que j’ai déjà entendu de la bouche de certaines personnes malheureusement: « Ah pis ce maudit conflit ne finira jamais ! Pourquoi on lâche pas une belle tite bombe A là ? Y en aura plus de chicane, ils vont être morts ! » Le genre de solutions qui ne rassure pas sur l’espèce humaine…

Laurent a un imposteur, TVA a sa revanche

Je parlais plus tôt cette semaine qu’avec Facebook, un des trucs que je n’aimais pas, c’est que plein de monde se faisait passer pour d’autres (des vedettes, la plupart du temps). Hé bien, il semble que ce fléau n’atteint pas seulement Facebook. YouTube également. En effet, on apprend ici que le très sympathique et drôle Laurent Paquin (mon humoriste préféré, je l’avoue) a un imposteur sur YouTube. Quelqu’un qui se fait passer pour lui et poste des vidéos sur la plateforme de partage de vidéos. Or, l’humoriste n’a jamais posté de vidéos jusqu’à maintenant… car là, il a dû réagir. Je vous laisse vous expliquer la situation lui-même…  En passant, si je poste son vidéo sur mon blogue, est-ce que ça devient mon ami ? Non, mais selon Facebook, ça serait quasiment le cas, non ? 😛 OK, j’arrête de déconner et niaiser Facebook (de toute façon, j’aurai peut-être pas le choix de me mettre là-dessus alors je suis mieux d’arrêter ça là), voici les explications de Laurent sur la situation:

Bon, maintenant que c’est fait, dans une heure, les têtes « pensantes » du Bye Bye 2008 vont s’expliquer à la presse. Et ce n’est pas pour dire mais TVA « trippe » en ce moment sur le sujet. En fait, tout l’empire Quebecor « trippe ». Au point d’en avoir fait sa une avec René Angélil qui se dit outré et veut la tête de la direction de Radio-Canada Télévision. C’est moi ou quand j’entends René Angélil qui demande la tête de quelqu’un, j’entends toujours la Reine de Coeur dans Alice au pays des merveilles selon Disney qui ne cessait de crier: « QU’ON LUI COUPE LA TÊTE ! »

Disons que tout ce – excusez l’anglicisme – « spinnage » médiatique de l’empire sent la revanche à plein nez du fameux sketch contre Quebecor « Séraphin Péladeau ». En tout cas, je ne suis pas le seul à le penser, Steve Proulx aussi se pose de sérieuses questions sur un dossier qui devrait être clos depuis fort longtemps…

La bande de tatas

Alors que toute la planète se divise sur la très épineuse question de ce qui arrive dans la bande de Gaza, le conflit israélo-palestinien qui a repris de plus belle depuis la fin 2008… Nous, on s’entredéchire encore sur le Bye Bye 2008. Car pour nous, ce n’est pas le Hamas qui est dangereux ou Israël et son attitude d’une arrogance extrême… Non, nous, notre danger public, c’est lui:

JEAN-FRANÇOIS MERCIER ! OUUUHHH ! Ça fait peur !

Non, mais sans farces, le gars est MENACÉ DE MORT !!! Pour des gags  qui en second degré DÉNONÇAIENT justement le racisme et les menaces de mort envers Obama. Phoque ! Menaces de mort ? Pour moi, il y a une couple de malades mentaux qui devraient arrêter de regarder les émissions d’humour, ça leur fait pas, je pense. Savez-vous ce que je vois quand je vois tous les scandales de Mike Ward et de Jean-François Mercier ? Je vois un peuple qui s’abrutit de plus en plus…

Je veux dire, que tu n’aimes pas l’humour de Mercier, de Ward ou l’humour dur en général. Parfait ! Tu as le droit ! Tu as le droit de le dire aussi, de le dénoncer et surtout de changer de poste si ça ne fait pas ton affaire. Mais de là à menacer de mort ou de poursuites comme le fait la ligue des Noirs du Québec (une ligue qui se ridiculise de plus en plus avec ses sorties fracassantes sur des niaiseries alors que le vrai racisme est là où les caméras de télé ne pointent pas l’objectif)… Je veux dire, fiou ! Le peuple québécois commence à frôler dangereusement avec la sensibilité épidermique des extrémistes.

OK, on s’entend. Le Bye Bye était pour la plupart PLATE (même si j’ai eu des commentaires comme quoi il y en avait qui avait aimé et tant mieux pour eux, franchement !), mais là faudrait peut-être en revenir. C’est assez, le message est passé: plus de Bye Bye en direct, plus de numéro de « gros cave » à la télé (qui franchement avait l’air très mal à l’aise lors de son entrevue de lundi midi à RDI… je ne l’avais jamais vu comme ça), et probablement plus de Bye Bye fait par Véro et Louis. OK, tout le monde est content là ? On peut-tu revenir sur des trucs plus essentiels ?

Passer de la bande de tatas à la bande de Gaza… Je pense que c’est plus important comme débat à l’heure actuelle.

P.S.: Un clin d’oeil à Neil Obstat qui commente le Bye Bye et on sent d’ailleurs le « on peut-tu passer à autre chose, svp ? » dans son commentaire.

Une logique implacable

Après s’être tapé un tueur masqué blanc dans la série Scream

Un tueur en manteau d’esquimau dans Urban Legend

Un tueur au masque de Cupidon dans Valentine

Et notre charmant Jason, dans Vendredi 13, avec son masque de hockey…

Il était ÉVIDENT qu’on devait se rendre au tueur en costume de mineur…

À quand le tueur en habit nucléaire ou en masque de plongée ? J’aimais les « slashers movie » plus jeune, mais là ça devient de plus en plus n’importe quoi (bon, faut dire que ça a toujours été n’importe quoi…).