Le numéro comique du jour

Vous ne vous sentez pas bien ? Vous avez le moral dans les baskets ? Qu’à ne cela se tienne ! Voici pour vous :

GEORGIE BUSH THE CLOWN !

Non, mais quel clown ce Georgie Boy ! À défaut d’être un bon leader pour les États-Unis, il nous aura fait rire jusqu’à la fin. Hier, alors qu’il faisait son bilan de ses 8 années à la Maison Blanche, il était premièrement surprenant qu’il admette qu’aller sur un bateau avec une grosse banderole qui comportait  « Mission accomplie » alors que le conflit en Irak perdure et s’embourbe sans cesse était une erreur… Juste dommage qu’il l’ait admis 5 ans plus tard. Mais encore une fois, il aura continuer à se vanter en disant que peu importe si ces règles anti-terroristes ont brimé les droits de ces citoyens, puisqu’il était prêt à faire n’importe quoi pour protéger la Constitution et son pays.

Mais la chute (le punch) de son allocution est qu’il dit qu’on continue de voir les États-Unis comme une grande nation, que l’image du pays n’a pas été ternie. Ah ! Délicieuse ironie, je suppose ? Hein, non ? Il y croit vraiment ? Hé ben ! On va se retenir d’être méchant et à la place, on vous laissera lire son numéro qui risque de rester dans les anus annales pour longtemps.

Pour sa version originale, allez ici.

Pour une version très résumée en français, cliquez là.

Publicités

Un terrain miné

Bonjour ! Vous avez passé un bon week-end ?

  • Si vous répondez oui, je vous dis excellent ! 🙂
  • Si vous répondez non, je dis « Hon ! Je suis désolé ! Veux-tu me dire ce qui a mal été ? »

Bref, je regardais ma blogosphère récemment et je me disais: ouin, tu dois être un des rares à ne pas t’être prononcé sur le terrible conflit isréalo-palestinien qui fait rage (encore !). Mais je vous avoue, je ne sais pas quoi dire. Parce qu’avouons-le, le sujet est un terrain miné.

Oui, bon, je sais. Théoriquement, je devrais être enragé noir contre Israël, scander des slogans anti-sionistes et tout… mais, je n’y arrive pas. Attention ! Ne nous méprenons pas ! Je condamne violemment Israël, particulièrement lorsqu’elle ne cesse de se dire « menacée » alors qu’elle a l’armée la plus forte du monde (fournie énormément par les Américains) et qu’on a juste à voir le nombre de morts dans les deux camps depuis la fin décembre pour se rendre compte de la démesure du rapport de force.

Sauf que… Je ne sais pas si c’est le visionnement de plusieurs oeuvres de guerres, de lectures sur le sujet, mais à mon avis, il me semble que dans la majorité des guerres et des conflits  (excluons, entre autres, la fameuse Deuxième Guerre Mondiale qui était – disons-le – « spéciale »), les deux camps sont fautifs. Oui, je veux bien croire qu’Israël est fautive par son arrogance, le fait qu’elle continue de se coloniser dans des territoires palestiniens, qu’elle confine les Palestiniens dans la Bande de Gaza parce qu’il y a rien qui intéresse ceux-ci dans la bande de Gaza… sauf que de l’autre côté, qui les Palestiniens ont-ils élus comme gouvernement ? Le Hamas, des extrémistes islamistes qui rêvent tous les soirs à l’éradication complète d’Israël et des Juifs par la même occasion. Bref, deux peuples qui voient la réalité mais complètement à l’envers l’une de l’autre.

Au collégial, j’avais pris un cours optionnel qui s’appelait « Jérusalem, 3000 ans d’histoires ». Vous savez quoi ? À la fin du cours, franchement, on ne savait toujours pas qui avait vraiment fondé et à qui appartenait cette « ville sainte ». Parce que les ramifications, les coups tordus, la violence et les larmes ont constitué cette ville. Bref, c’est plate à dire, mais Jérusalem est maudite depuis sa création: condamnée à être les témoins de violence perpétuelle jusqu’à la fin des temps. C’est pourquoi d’ailleurs quand j’entends qu’on souhaite une paix dans la région, je souris en me disant: « Continuez de rêver les gars… »

Parce que ce n’est pas près d’arriver. Comment dire ? Pour qu’un conflit puisse  se résoudre, il faut éventuellement que les têtes dirigeantes du conflit s’adressent la parole et veuillent négocier. Or, personne dans chacun des deux clans n’est d’accord, chacun a une vision excessivement brutale de l’autre: dans un camp, on souhaite que les Israéliens disparaissent et dans l’autre, on considère les Palestiniens comme des animaux qui font exprès de se manger des bombes pour avoir une image de victime dans les médias occidentaux… Alors, la paix au Moyen-Orient ? Mon oeil ! Faudra des dirigeants de part et d’autre beaucoup plus conciliants que les actuels. Faudra aussi un désir des deux populations de cesser ce combat qui dure et perdure.

Par contre, j’ai peur par moments. J’ai peur qu’un jour, il y aura un dirigeant occidental qui se tannera solidement de cette guerre interminable  et qu’il sorte l’argument ultra simpliste – que j’ai déjà entendu de la bouche de certaines personnes malheureusement: « Ah pis ce maudit conflit ne finira jamais ! Pourquoi on lâche pas une belle tite bombe A là ? Y en aura plus de chicane, ils vont être morts ! » Le genre de solutions qui ne rassure pas sur l’espèce humaine…