Pensée du week-end

Voici une pensée sur laquelle réfléchir ce week-end qui ne vient pas de moi mais d’un contact dans ma liste d’une messagerie instantanée ultra connue:

La franchise ne consiste pas à dire ce qu’on pense, mais à penser ce qu’on dit.

Ouh… Sur ce, bonne fin de semaine ! Lundi, je devrais avoir une nouvelle qui va en réjouir quelques-uns.

La rue est ouverte

Rue Frontenac

Rue Frontenac, le journal Web des « lock-outés »/grévistes du Journal de Montréal est disponible depuis cet après-midi. On sent déjà qu’on s’éloigne du sensationnalisme sanguinaire du JdeM avec le goût, néanmoins, de fournir une source d’informations aux gens qui lisaient le journal (et qui continuent de le lire en se foutant carrément du conflit… comme d’habitude).

Aussi, si ça vous intéresse, une discussion entre 5 journalistes à Christiane Charette aujourd’hui… Maudit que le constat est déprimant quand tu regardes ça d’un certain point de vue. 😦

Notre source d’informations idéale…

Je me tape sur les doigts souvent ces temps-ci: je ne laisse donc pas souvent des commentaires sur ma blogosphère adorée ! Et pourtant ! Tant de billets intéressants ! Mais bon, ces dernières heures, j’en ai un en tête. Louis-Philippe a écrit un billet que j’ai A-DO-RÉ sur le lock-out du Journal de Montréal. Particulièrement, ce moment passablement jouissif:

A-t-on nécessairement besoin d’écrire de la merde pour rejoindre un maximum de personnes? Allez, dites-moi que ce n’est pas le cas. Dites-moi que vous êtes plus intéressés par notre futur et par notre vivre-ensemble que par les dernières folies de stars ou meurtres crapuleux. Allez, s’il-vous-plaît, dites-moi que l’avenir de notre pays, de l’humanité sont plus importants que ces conneries.

Sinon, si vraiment vous aimez votre Journal de Montréal tel qu’il est, si vous assumez votre indifférence vis-à-vis d’une information déficiente et trompeuse, respectez au moins le sacrifice qu’ont dû accomplir de nombreux journalistes talentueux pour vous livrer votre dose quotidienne de banalité et encouragez-les afin qu’ils puissent continuer à jouir de ce monde et gagner assez d’argent pour être en mesure de piler sur leur orgueil de créateurs pour persister dans leur rôle d’exécutants façonnant pour une direction cupide de la merde en boîte que vous payez sottement.

Parce qu’effectivement, Louis-Philippe souligne un point important: évidemment qu’il est facile de critiquer les conditions de travail du JdeM, de dire que ce sont des bébés gâtés et tout. Sauf que, comment dire, depuis 2003 surtout (même si certains considèrent que le Journal a toujours été boiteux dans le type de nouvelles couvertes), le niveau du journal est passé de « tabloïd sensationnaliste » à « outil pour couvrir en publicité toutes les activités de Quebecor Médias ».  Je veux dire, on le sait tous que les médias convergent depuis une décennie maintenant. On sait tous que La Presse et Radio-Canada s’entendent plutôt bien tout comme TVA et le Journal de Montréal aussi. À la différence que j’ai déjà vu – et même souvent vu – des critiques acerbes sur Radio-Canada, sa programmation, ses animateurs dans La Presse. Or, avez-vous déjà vu une critique de TVA dans le Journal de Montréal depuis l’acquisition du réseau par Quebecor Médias ? Si oui, vite ! Envoyez-moi les coupures de presse et plus vite que ça ! Je veux dire que même des trucs comme la « fabuleuse entrevue Denis Lévesque – Paul McCartney » n’a pas été questionnée par le quotidien.

Et c’est là le problème. Au nom de la convergence, on a décidé de couper encore plus le niveau intellectuel du journal. Bien sûr que les médias écrits sont en repositionnement, l’arrivée d’Internet a changé beaucoup de choses dans la pratique. Il n’empêche que si au Globe & Mail, la situation actuelle laisse transparaître des problèmes de changement du médium, on sent que le conflit au JdeM transpire le malsain, les abscès non crevés. On sent la rancoeur de journalistes qui se sont faits rentrer de la convergence à la gorge jusqu’à la nausée.

Alors, les médias écrits sont en plein changement. Ils ne sont pas disparition – oh que non ! – l’Internet fait bien de la place à l’écrit (les blogues en sont déjà un exemple frappant). Sauf que forcément, il faut une nouvelle vision du médium.

Donc, je me demande que comprendrait notre source d’informations idéale ? Si on avait à établir un quotidien à nous tous (le rêve ! 😀 ), quel serait les aspects importants de notre quotidien ? En fait, j’aimerais votre vision du quotidien écrit idéal ?

Moi, personnellement… Hum, je serais peut-être mieux d’attendre avant de le dire. Ne pas influencer vos réponses ou avoir des commentaires du style: « comme toi ». Alors, on s’en reparle cette semaine. D’ici là, écrivez-moi sur votre quotidien/source d’informations idéal(e)… (Merci à Carl pour l’inspiration de ce billet.)

Maîtres de nos textes

Ouin, ça va mal dans les quotidiens, particulièrement dans la famille Quebecor. La grogne monte et pas à peu près. Ça sent le lock-0ut, mais en même temps, à quelques jours du début de Star Académie, ça serait plutôt « malaisant » alors le terme n’est pas encore prononcé par Quebecor Média.

Bon, je ne parlerai pas des conditions de travail au JdeM. Je ne m’y connais pas assez pour me prononcer. Par contre, j’ai une petite opinion sur la manière dont Quebecor perçoit ses journalistes. Ce que je n’aime pas, c’est le glissement qui s’est produit dans l’empire médiatique depuis 5-6 ans. Au départ,  les journalistes étaient, à mon avis, bien perçus et respectés comme tel. Or, depuis 2003 (début des Star Académie et autres trucs à convergence), il me semble qu’il y a une triste dérape. Je lis, par exemple, cette lettre d’un ancien journaliste d’ICI sur le blogue de Steve Proulx et ça m’effraie. Ça m’effraie de penser que bientôt, les grands médias écrits ne percevront plus leurs travailleurs que comme des pions pour qu’ils écrivent sur ce qu’ILS veulent.

Ça m’effraie de penser que pour eux, les textes originaux écrits par leurs pigistes et journalistes ne sont que des « munitions » dont ils peuvent se servir comme ils veulent sans aucun respect de  droits d’auteur (un droit fondamental, surtout pour les petits pigistes qui travaillent pour des bouchées de pain…). Je veux dire que oui, les textes écrits dans un média « appartiennent » au média en question dans la mesure où ils s’en servent. Mais il y a une question de respect là-dedans qui se perd quand on te dit: « en fait, mon grand, ce que tu écris nous appartient totalement et on te doit absolument rien, parce que si on pouvait, on engagerait des singes pour écrire, ça nous coûterait  moins cher ».

Et le problème est que quand un jeune pigiste commence sa carrière (je m’inclus dans le lot), il est difficile de dire non à un emploi rémunéré… et ça, les grands médias le savent et s’en servent joyeusement. Alors, là, c’est de décider si nous sommes prêts à signer n’importe quoi et être capable de se nourrir ou avoir de l’intégrité et être prêt à vivre de manière plus que précaire…

Vous vous rappellez ? À l’époque, Jean Lesage faisait un fameux discours où il disait qu’il fallait être « Maîtres chez nous » ? À quand un slogan « Maître de nos textes » à la FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec) ?

Aujourd’hui, la FPJQ se prononce enfin contre cette cessation de droits moraux chez TVA Publications… Déjà le début de quelque chose.

Noisette déménage ses pénates

En effet, la blogueuse Noisette sociale de ma Communauté du Blog déménage vers son propre .com. Regardez-la se pavaner avec son noisettesociale.com ! 😉 Sans farces, le site est très joli et semble remplir notre Noisette sociale de bonheur et d’allégresse ! 😀 Alors, on change nos liens d’agrégateurs et de favoris Internet… Quant à moi, je vais changer le lien dans la Communauté du Blog.

« Moé chu Mario, chu plombier pis je sauve la même princesse depuis 20 ans ! »

Pour le Temps des Fêtes, je me suis offert une petite gâterie. Ou plutôt j’ai offert une petite gâterie à ma Wii: je lui ai offert la première aventure (car il y en aura une deuxième sur la même console) de Mario sur la console blanche du géant Nintendo. Ça faisait longtemps que je n’avais pas fait un Mario au complet. En fait, même je n’ai jamais fait un Mario en 3D, le dernier réussi étant l’excellent Super Mario World sur Super Nintendo…

Ainsi, Mario 64 et Mario Sunshine n’ont jamais touché mes… doigts. 😉 Pour Mario 64, comme je n’ai jamais eu de Nintendo 64, c’est explicable. Quant à Mario Sunshine, il ne me semblait pas attirant. Par contre, Super Mario Galaxy me titillait. L’idée originale des planètes, l’aspect « féérique » d’une aventure dans l’espace avec le sympathique plombier italien replet me plaisait.  😛 Je me suis donc procuré une copie des dernières aventures de notre moustachu favori.

Il faut dire aussi que j’étais curieux. J’étais curieux car partout on lisait que le jeu contenait 3 pistes de langages au Canada : anglais, espagnol et… français. Le tout étant déterminé par le langage de la console. Et j’avais lu un billet sur le sujet du Détracteur Constructif (désolé, ce n’est pas le lien de son blogue car celui-ci a explosé, mais j’ai retrouvé son billet grâce à Google) comme quoi la traduction française canadienne du jeu était à saveur québécoise…

Après avoir fini le jeu, je peux confirmer: oui, il y a bien du joual dans le jeu. Pas tout le temps, mais on le rappelle régulièrement avec des expressions comme « awaye ! », « grouille ! », « on est bien adonnants », un postier Toad qui parle en « moé », « toé », « ben fine »…

D’un côté, ça peut être un peu énervant. On se dit pourquoi ne pas avoir gardé un français international, un français compris par tous ? Premièrement, c’est moins long sur la traduction et deuxièmement, ça évite des malaises. Le malaise de se dire que pour Nintendo Canada, le Québécois moyen parle pauvrement. D’un autre côté… peut-être qu’ils se sont dits: « on va leur faire plaisir, ils vont parler le dialecte québécois, on va respecter leur langue distincte ! ». Sauf que comme le dirait le Détracteur, c’est juste dommage qu’on dirait que c’est aux personnages idiots que la traduction « joualesque » s’est faite… ce qui est dommage.

Mais bon, le jeu est bon alors je pardonne ce genre de traduction. Néanmoins, j’ai un message pour Nintendo Canada:

Merci de vouloir offrir des produits vidéoludiques en français au Québec. C’est très apprécié et continuez de faire de même pour les consommateurs francophones qui méritent de jouer dans la langue qu’ils désirent. Cependant, vous n’êtez pas obligé d’ajouter du joual pour qu’on apprécie un jeu vidéo Nintendo en français. Une simple traduction en français international, sans argot parisien, nous suffirait amplement et éviterait de propager l’image de Québécois qui ne parlent qu’en joual… Ce qui est un peu cliché, avouez-le !

Alors, le prochain Mario qui risque de sortir en 2010-2011 ou le prochain Zelda sur Wii… français international, OK ? 😉 Merci.

Goodbye Bush

Bon, je sais, aujourd’hui c’est LA journée d’Obama. Pas besoin de nous le rappeler, c’est mur à mur dans nos médias. Néanmoins, un « grand » (grand = important, malgré ses conneries) nous quitte pour de jours meilleurs où les seuls qu’il pourra terroriser seront les créatures du désert au Texas. En fait, j’écoutais récemment Viva la Vida de Coldplay et les paroles s’appliquaient tellement à Georges Bush que ça en était terrifiant…

En fait, pour toi Georgie Boy et pour vous, je vous offre simplement cette chanson que – je suis désolé mais ça pourrait être Bush qui chante ça maintenant que son « règne » est fini. Je vous offre également les paroles avec une petite traduction française approximative pour ceux dont l’anglais se restreint à « yes », « no », « toaster »… 😉

I used to rule the world (J’ai déjà régné sur le monde)
Seas would rise when I gave the word (Les mers se gonflaient sous mes ordres)
Now in the morning I sleep alone (Maintenant le matin, je dors seul)
Sweep the streets I used to own (Balayant les rues que je possédais)

I used to roll the dice (Avant j’étais le gambler)
Feel the fear in my enemy’s eyes (Dans les yeux de mes ennemis régnait la terreur)
Listen as the crowd would sing (Écouter la foule scander)
« Now the old king is dead! Long live the king! » (« Le vieux roi est mort ! Vive le roi ! »)

One minute I held the key (Une minute je détenais la clé)
Next the walls were closed on me (L’autre d’après j’étais enfermé)
And I discovered that my castles stand (Et j’ai découvert que mes châteaux ne tenaient)
Upon pillars of salt and pillars of sand (Que sur des pilliers de sable et de sel)

Les pilliers de sable noir en question...

Les pilliers de sable noir en question...

I hear Jerusalem bells a ringing (J’entends les cloches de Jérusalem sonner)
Roman Cavalry choirs are singing (Les choeurs de cavalrie romaine chanter)
Be my mirror, my sword and shield (Soit mon miroir, mon glaive, mon bouclier)
My missionaries in a foreign field (Mes missionnaires sont en pays étranger)

Les missionnaires de Bush en Irak

Les "missionnaires" de Bush en Irak

For some reason I can’t explain (Pour des raisons que je n’explique pas)
Once you go there was never (Lorsque tu deviens roi, il n’y a jamais)
Never an honest word (Jamais un mot honnête)
And that was when I ruled the world (Et c’était quand je régnais sur le monde)

It was the wicked and wild wind (Ce fut le vent sauvage et cruel)
Blew down the doors to let me in (Qui défonça les portes pour me révéler)
Shattered windows and the sound of drums (Des fenêtres en morceaux et le son des tambours)
People couldn’t believe what I’d become (Le peuple ne pouvait croire ce que j’étais devenu)

Revolutionaries wait (Les révolutionnaires attendent)
For my head on a silver plate (Pour ma tête sur un plateau d’argent)
Just a puppet on a lonely string (Juste une marionnette qui tient par un fil)
Oh who would ever want to be king? (Oh qui voudrait devenir un roi ?)
I hear Jerusalem bells a ringing (J’entends les cloches de Jérusalem sonner)
Roman Cavalry choirs are singing (Les choeurs de cavalrie romaine chanter)
Be my mirror, my sword and shield (Soit mon miroir, mon glaive, mon bouclier)
My missionaries in a foreign field (Mes missionnaires sont en pays étranger)

For some reason I can’t explain (Pour une raison que je n’explique pas)
I know Saint Peter won’t call my name (Je sais que St-Pierre ne m’appellera pas)
Never an honest word (Jamais un mot honnête)
But that was when I ruled the world (Mais c’était quand je régnais sur le monde)

Bye Bush, on te rend le même respect que tu as eu envers le reste du monde...

Bye Bush, on te rend le même respect que tu as eu envers le reste du monde...