Pas de « gamers » chez nous !

Petite nouvelle insolite et « presque » comique sous un certain angle, manière de compenser que le Bye Bye du Satellite prend une pause aujourd’hui pour des raisons exceptionnelles. Et bon, ça fera des vacances à ceux qui n’aiment pas mes petits sketches de fin d’année… 😉

Semble-t-il, en tout cas, que des employeurs demanderaient à leurs recruteurs de ne pas engager des amateurs de World of Warcraft car ils seraient moins productifs et seraient plus fatigués que d’autres. S’il est vrai qu’il y en a qui sont complètement dépendant à ce jeu de rôle  multijoueur joué en ligne (à ce sujet, l’épisode de South Park « Make Love, not Warcraft » est un bijou de parodie du jeu et surtout des accrocs du jeu). Sauf que la question qui m’est venue face à ce sujet c’est: comment on peut justifier une telle question à une entrevue pour un emploi ?

« Mon cher ami, je vois que vous avez expérience dans une compagnie fort connue, une maîtrise dans le sujet, etc. Mais dites-moi, jouez-vous à World of Warcraft ? »

Et puis, c’est pas un peu réducteur ? Comme si tous les joueurs de WoW (acronyme du jeu) étaient dépendants ! On revient finalement sur ce sujet-là, mais cette fois de façon négative…

P.S.: Non, je ne joue pas à ce jeu. Je n’aime pas vraiment les MMORPG bien que j’en aie déjà joué.

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Ça a l’air que ce sera Noël…

… dans une semaine, effectivement, les festivités commenceront. Alors, il faut bien que comme bien des blogueurs, je donne mon avis sur la question. Bon, je vous avoue que je me suis demandé: devrai-je le faire ? Après tout, c’est une question extrêmement 50-50 qui risque de m’attirer l’opprobre de tout le peuple de la blogosphère. 😉 Mais bon, quand faut y aller faut y aller.

Sérieusement, je ne déteste pas cette fête. Bon, attention, je suis réaliste: c’est devenue une foire commerciale sans nom où des grandes compagnies tentent de nous vendre l’idée qu’on peut acheter l’amour de gens autour de nous. Ou du moins, quand on regarde Noël à la télévision, c’est comme ça qu’ils nous le vendent. Alors, forcément, je peux comprendre que ça lève le coeur à beaucoup de monde. En plus, c’est une fête inégale. Comme dirait Jean-François Mercier: « C’est drôle, pour moi le Père Noël aime les enfants de riche car c’est toujours eux qui reçoivent les plus gros cadeaux. » Effectivement, ça porte à réfléchir là-dessus.

Sauf que… Pour moi, Noël c’est l’occasion de se mettre à « off » un instant, un instant pour partager, un instant pour revoir des gens, échanger et partager des moments (plates ou amusants, mais ce sont tout de même des moments importants) avec des gens qu’on voit peu souvent parce qu’on est aspirés dans le tourbillon de la vie. Hypocrisie ? Un peu, oui. Mais est-ce étonnant ? Regardez vos bulletins de nouvelle, regardez nos dirigeants politiques, religieux, etc. Je veux dire l’humain est hypocrite en général, manipulateur et prêt à faire ce qu’il veut pour arriver à ses fins, quitte à changer d’opinion d’un coup sec (un bon exemple de cette année: Philippe Couillard qui en tant que ministre disait que JAMAIS la santé entrerait complètement dans le système de santé et qui récemment, maintenant qu’il travaille pour des privés, qu’est-ce qu’il dit déjà ?). Alors, on a deux choix: on assume notre hypocrisie ou on la fuit. Dans les deux cas, on fait semblant de ne pas la voir so…

« Oui, mais Noël est une fête chrétienne et t’es athée, ça n’a aucun sens de fêter ça » me dirait des blogueurs. Premièrement, Noël, une fête chrétienne ? Vraiment ? Yeah, right ! Oui, de manière socio-historique, c’est la fête du petit Jésus. Sauf que, come on, depuis plus de 30 ans, ça en est plus une et on le sait que trop bien ! En plus, comment dire, je ne l’ai jamais fêté de manière chrétienne: je ne suis jamais allé dans une messe de minuit de ma vie et je ne compte pas y mettre les pieds non plus. Depuis des années, y a plus de crèche chez nous et personne ne s’en plaint. Pour moi, j’ai toujours vu ça comme une célébration presque celtique : fêter l’arrivée de l’hiver, la fin d’une année, etc.

« Ah oui, qu’est-ce que tu penses de célébrer la fête de la surconsommation, monsieur Je-dois-avoir-plein-de-paquets-sous-l’arbre ? » Tout d’abord, on ne m’affuble pas de surnoms méprisants. Secundo, qui vous oblige personnellement à acheter des cadeaux ? Oui, on le fait chez nous, je ne vous cacherai pas qu’on le fait. Mais comment dire ? On n’a pas d’attentes, pas d’obligations,  on se contente de peu et on a un plaisir presque égoïste – je l’avoue – à faire plaisir à des membres de la famille. En plus, allez y comprendre quelque chose, on a tendance à se faire des cadeaux communs, c’est-à-dire des cadeaux que toute la famille peut partager. Un exemple ? Quelqu’un achète à quelqu’un d’autre un bon DVD, c’est automatique: hé, si on l’écoutait tous ensemble en mangeant du pop corn ? Je sais, vous me direz que la société nous oblige à donner à Noël. Mais donner, partager, ça ne veut pas dire faire la queue devant un magasin grande surface. On peut cuisiner pour des membres de la famille ou, surtout, DONNER DU TEMPS. Parce que là-dessus, plus on vieillit, plus on devient égoïste sur le temps accordé aux autres. Et ça vaut pour tout le monde, y compris votre humble serviteur. C’est pourquoi je vois les Fêtes, en général, comme LE MOMENT pour donner du temps. « Oui, mais ça, ça devrait être à l’année Satellite ! » Je sais bien, mais c’est un voeu pieux ça. C’est comme les résolutions du Jour de l’an ou qu’on dit que ce n’est pas juste à la Saint-Valentin qu’on devrait dire qu’on s’aime mais toute l’année. On le dit, mais une grosse majorité d’entre nous ne le faisons jamais. Je sais, c’est horrible comme constat, mais c’est ça.

« Oui, mais Satellite, on est obligés de voir des gens qu’on n’aime pas à Noël et ça craint ! » Premièrement, moi, personnellement, je ne vois pas des gens que je n’apprécie pas durant le Temps des Fêtes. Je suis bien heureux de voir ma famille à Noël pour ma part. Et le mot magique est dans votre phrase: vous dites « obligé ». Or, justement, le Temps des Fêtes ne devrait pas être la période des obligations (à part peut-être pour les journées de congé… anyway, qui va se plaindre d’un congé alloué ? pas comme s’il en pleuvait). Je suis désolé, mais je vais le dire: le Temps des Fêtes vous appartient, c’est votre moment d’égoïsme de l’année. Vous voulez vous lever à deux heures de l’après-midi tous les jours ? Soit. Vous voulez fêter Noël en étant dans des organismes communautaires comme cette blogueuse ou cette autre blogueuse qui a jonglé avec l’idée (d’ailleurs, je ne sais pas ce qu’elle a décidé finalement… 😉 ) ? PARFAIT ! 😀 Excellente idée ! Vous voulez faire un Noël sans cadeaux ? Et pourquoi pas ? 🙂 Vous voulez vous gorger de dinde à en être malade ? Allez-y ! Vous voulez inviter votre voisin(e) qui est seul(e) ou cet homme sans-abri qui traînait dans le parc à votre table ? Qu’attendez-vous pour le faire ? Vous ne voulez tout simplement pas la fêter ? Bien, d’accord.

On travaille comme des malades toute l’année pour tenir à bout de bras cette société qui pue et qui laisse des amochés dans la rue ou dans la pauvreté… À nous de décider comment la fin de l’année, le seul repos que le Dieu Économie nous laisse avant de nous obliger à retourner à la besogne, se passera. On le souhaite, bien sûr, plein d’amour, de partage, de joie et d’entraide envers autrui dont les gens démunis ou les enfants de la DPJ (ça, à chaque année, ça me tue d’imaginer les enfants de la DPJ, vivant Noël éloigné de tous ceux qu’ils aiment, dont souvent leurs frères et soeurs…). Et surtout pas parfait. De toute façon, ça n’existe pas,  sauf dans les  films de Noël (dont certains passent un peu trop souvent à mon goût, cr#&!#).

Attention, je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit. De toute façon, je n’en serais pas capable. Néanmoins, je crois que j’aime Noël parce qu’il a toujours été réconfortant* dans ma vie. Oh ! Sens-je un autre billet venir à l’horizon sur le sujet ?… Je croirais bien que si. 😉

*pas dans le sens matériel du terme, je tiens à le signaler