Le Bye Bye du Satellite: 16 décembre 2008

Michel: Bonsoir, bienvenue à la Zoune Olympique ! Ici, Michel Peauneuve et ce soir, on va encore critiquer des athlètes canadiens qui n’ont performé en ces Jeux de Pékin 2008. Pour ce faire, j’ai Lyne Bisonore, une cycliste qui a jamais fait une bonne performance olympique de sa vie. J’ai aussi un nobody qui a fait de l’escrime aux Jeux, mais personne ne s’en rappelle. Et finalement, j’ai avec moi Alain Goldbar, un commentateur de patinage artistique français, donc qui a une opinion sur tout – même les affaires qu’il ne connaît pas dont les Jeux d’été.
Alain: C’est ignoble !
Michel: Hé, on se calme le béret ! T’auras ton moment de critique tantôt. Tout d’abord, on reçoit un athlète qui a reçu une belle médaille d’argent pour sa performance au plongeon 3m, Alexandre Dhépatite !
(bruits sourds de trucs qui tombent derrière les caméras)
Michel: Bon, toutes les filles du studio sont tombées sans connaissance. Sauf Lyne, mais elle n’a pas de sexualité…
Lyne: Ben là…
Michel: Hé ! C’est qui qui mène ici ? Bon, Alexandre, au lendemain de ta performance incroyable, te sens-tu quand même frustré d’avoir manqué la médaille d’or. Tsé, une médaille d’or, Alex ! UNE MÉDAILLE D’OR ! ON VEUT DES MÉDAILLES D’OR !
Alexandre: Ok, c’est beau ! Calme-toi, gars qui s’est fait crisser dewors de 110% ! Oui, j’aurais voulu l’or, mais faut être réaliste ! Les Chinois sont très forts et je suis content pour eux, c’est des bons amis.
Michel: Dis-tu ça pour masquer ta déception ?
Alexandre: Non, parce que j’ai pas le goût de finir enterré dans un stade autour de Pékin !
Michel: Bon, personne autour de la table a une question pour Alexandre ?
Lyne: Moi, j’aurais une question…
Michel: Hé ! Ta gueule ! C’est qui la vedette ici ? Hein, c’est qui ? Certainement pas une gang de has-been comme vous autres ! Bon, alors, en terminant, Alex, certains reprochent que tu es commandité par McDo qui n’est pas – disons-le – une chaîne de restaurant très santé. Crois-tu sincèrement que des jeunes peuvent être en forme et en santé en mangeant souvent du McDo ?
Alexandre: Ben certainement ! Y a plein de bons trucs chez McDo et la viande, c’est de la vraie viande. Je ne dis pas en manger tous les jours, c’est un peu trop… Mais tous les deux jours, ça va ! Anyway, y ont des salades. Bon, sont pannées et trempent dans l’huile pendant 2 jours, mais… y a des salades !
Michel: Alors, tu es en train de nous dire que toi, Alex, t’en manges souvent et tu peux gagner une médaille olympique ?
Alexandre: Es-tu malade, toi ?! Pas envie de « scrapper » mon beau body qui fait fondre les filles avec de la marde alimentaire !
Michel: Ben merci Alex ! Alors, on espère te revoir dans 4 ans alors ne te promène pas avec un drapeau du Tibet dans le coin ! (rire exagéré)
Alain: Bon, parlant de ça, puis-je y aller ?
Michel: Ben oui, vas-y maudit Français !
Alain: Moi, je trouve que ces Jeux et les Chinois sont fantastiques ! Ils ont organisé des Jeux formidables, les rues sont pavées d’or, les fêtards vomissent des arc-en-ciel sur les sites de compétition et y a rien qui cloche. On voit la police nulle part et on est totalement libre de faire ce qu’on veut. Franchement, tous les opposants mériteraient d’être fusillés sur-le-champ ! Était-ce correct messieurs ?
(On voit derrière les caméras, des militaires de la milice chinoise restant impassible.)
Michel: Merci Alain pour ce discours chinois patriotique et on se revoit demain pour une autre Zoune olympique !
Nobody: C’est que, je n’ai rien dit ce soir…
Michel: Ah, la ferme faire-valoir !

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Ah ! Comme la neige a fait ch…

Bon, allez, on ne peut pas dire que dans les dernières semaines, je vous ai beaucoup bassiné avec mes opinions et mes anecdotes personnelles. Il faut dire que j’ai passé beaucoup de temps sur le boulot (yé ! je tombe en congé demain, en théorie) et mon Bye Bye « blogesque » (dont le sketch d’aujourd’hui paraîtra en début de soirée probablement).

Tout d’abord, nouvelle très personnelle: je suis devenu officiellement devenu bachelier le 4 décembre dernier en recevant mon diplôme. Oui, mesdames et messieurs ! Je suis un bachelier / I’m a bachelor (oups, pas la même chose en anglais, hein ? 😉 ). Bon, je sais, le bac est le plus « cheap » et facile à avoir de tous les diplômes universitaires et il fait plus noble de dire qu’on est devenu « maître » ou « docteur ». En fait, même, si on devait associer le baccalauréat avec un magasin, ça serait sûrement un Wal-Mart. Mais comment dire ? Toute mon enfance, j’ai rêvé d’avoir un diplôme universitaire (oui, j’étais nerd à ce point là). Pour moi, le bac, c’était quelque chose. Bon, en grandissant, tu te rends compte que ça a peine plus de valeur qu’un Diplôme d’Études Collégiales (DEC), mais… Ça n’empêche que je suis bachelier, merde. Ça vaut quand même la peine de le souligner. 😛

Mais bon, passons sur cette nouvelle peu importante qui n’a rien à voir avec le titre de mon billet. Car là, ça y est, en lisant ça, certains se sont dit: « Bon, un autre qui va se plaindre de la neige ! » En fait, pas du tout. Même qu’hier, avec la hausse de température (on avait l’impression d’être au mois d’avril) et la pluie, la neige a presque toute fondue ici. Alors, quand j’ai appris que c’était le dernier redoux avant un bon bout de temps  et qu’en plus, demain, il annonce de la neige (10 cm), j’ai été soulagé: enfin, ça va ressembler à un mois de décembre !!! Par contre, si j’étais à Montréal, à la veille de cette prochaine bordée de neige, je pleurerais un petit peu probablement.

Parce que si Montréal est une ville dynamique, pleine d’activités, le bouillonnement de la culture et de la vie branchée au Québec, il reste que c’est la déficiente en termes de déneigement et de s’occuper de sa ville l’hiver (y a aussi au niveau de la circulation automobile, mais ça, je passe sur le sujet). Je sais, je sais ! Ne me hurlez pas dessus ! Vous êtes sur une île et c’est donc plus difficile de « placer » la neige sur une île que dans mon coin, par exemple, où il y a de vastes espaces où l’on peut entreposer la neige sans mettre l’environnement et la sécurité publique en péril. N’empêche que quand on voit les problèmes de déneigement à Montréal, là-dessus je suis presque content de vivre en région…

Récemment, sur ma blogosphère, un certain Patrick Lagacé (je sais pas si vous connaissez ? il paraît que c’est un journaliste…) faisait un billet sur un blogueur anti-Plateau qui se plaignait de la couverture médiatique du déménagement montréalais au travers la province. Tout d’abord, avant de m’embarquer là-dedans, dois-je rappeler que je ne suis pas anti-Montréal, que ceux qui utilisent les termes « clique du Plateau » me prouvent que leur culture générale est l’équivalent de celui d’une plante verte et que je comprends que ça fait un bail que la concentration médiatique a créé une « montréalisation » de la nouvelle.

Bon, maintenant que c’est dit, il faut que je sois honnête: moi aussi, ça me gosse un peu la couverture du déneigement à Montréal en front page des journaux et comme premier topo des bulletins de nouvelle. Parce que pour tous ceux qui vivent hors de l’île de la métropole… qu’est-ce qu’on en a à foutre de voir que les cols bleus lambinent ou que la Ville de Montréal panique car elle n’a plus de place où mettre la neige ? Pas comme si on y pouvait quelque chose, qu’on avait un pouvoir là-dessus. À la limite, qu’il y ait un topo là-dessus et quelques articles, je peux comprendre. Mais en quoi est-il justifié que ça devienne LA Nouvelle – avec un grand N – de l’heure ? Comment on peut justifier qu’on couvre EN PREMIER LIEU le fait que Montréal se retrouve sous la neige et pas, par exemple, la crise économique mondiale ?

En fait, je serais même plus extrême: pourquoi on a des topos météorologiques ? Je veux dire: pourquoi parle-t-on du redoux au printemps ? Pourquoi fait-on des topos sur la canicule ou sur le fait que l’été a été pluvieux ? En quoi, c’est de la nouvelle ? À la limite, ça peut être une discussion de salon mais ça n’a rien à faire dans un contexte d’information ! Tant qu’à remplir le journal télévisé avec rien, aussi bien finir le JT plus de bonne heure, non ? Les topos météorologiques devraient être réservés aux températures extrêmes (tempêtes, inondations, tornades, etc.). Pas sur le fait que les centres de ski se plaignent car ils ont dû faire plus de neige artificielle durant un hiver. Ce n’est pas de la nouvelle, c’est du commérage ça.

Mais ce qui est encore plus « admirable », c’est la réponse de Patrick Lagacé à ce blogueur:

Bon, oui, hein, on sait ben, c’est sûr qu’ailleurs en régions, où les routes (payées par les contribuables de Montréal), quasi-désertes (parce que tout le monde fuit les régions vers Montréal) sont plus faciles à déneiger (par les déneigeuses payées par les contribuables de Montréal) et que ça se fait plus rapidement que sur Sherbrooke. Notamment parce que tous ceux qui restent sont sur le BS (payé par les gens de Montréal) alors ils ne sont pas dans le chemin des déneigeuses…

Premièrement, il est bien obsédé par le paiement notre petit Patrick. Il faudrait peut-être lui rappeler aussi que les contribuables comme nous payons pour les routes de Montréal, le déneigement, etc. C’est la vie ça, mon homme. Deuxièmement, il sait ça que les routes sont « désertes » en région ? Ça doit faire un bout qu’il n’est pas venu à Sherbrooke, parce que même s’il y a pas un million de personnes sur les routes, la circulation peut être assez dense. Oui, c’est sûr que ce n’est pas autant que Montréal, mais de là à utiliser le terme désert. Quant aux BS de la région… C’est vrai qu’à Montréal, j’oubliais, IL N’Y A PAS DE BS PANTOUTE ! Ben non, tu vas dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et tu ne vois pas du tout de chômeurs et de BS là. Pis j’oubliais qu’à Montréal-Nord, tout le monde travaille ! C’est pour ça qu’ils ont le temps d’être dans des gangs de rue, c’est leur club social du boulot, c’est ça ? Et voyons donc, y a pas de problèmes de pauvreté et de sans-emploi à Notre-Dame-de-Grâce !

Oui, je sais que le journaliste a probablement usé d’ironie dans son texte sauf que… La ligne est mince entre l’ironie et le mépris. Avec l’expérience qu’il a, j’aurais imaginé qu’il comprenait ça. Or, la fin de son billet, ça pue le mépris. M’enfin ! J’imagine que c’est là qu’on voit la différence entre un journaliste et un fouteur de troubles…