C’est le jour du Blogue !!!

Nous sommes le 31 août et c’est donc la journée du blogue ! 😀 Je dis ça comme si c’était évident alors que je ne le savais pas il y a 3 semaines… M’enfin ! Alors, il semble que la tradition (pourquoi je parle de cette journée comme si ça faisait 25 ans qu’elle existait ?) soit d’afficher cinq coups de cœur de la blogosphère. Alors, j’embarque dans la tradition ! 😉 Quoiqu’on sait bien, je fais rien comme tout le monde, je vais en donner six car il y en avait 2 qui était sur le même pied d’égalité dans mon cœur… 😉 Donc, allons-y (et pour ne pas faire de chicanes, faisons-le en ordre alphabétique) :

Le Détracteur Constructif: Ah, l’incarnation du « grim » intense qui, quand on le connaît un peu plus, est un revendicateur au grand cœur (OHHHHHH ! s’écria la foule que j’ai payé 5$ pour faire des OHHHH ! quand je dis quelque chose de tendre). Toujours intéressant que ce soit pour dénoncer de grands courants de société ou pour parler de trucs plus hétéroclites et insolites.

lutopium: Je me rappellerai toujours la première fois que j’ai vu son blogue, j’étais très intimidé. Je voyais la liste d’appuis, d’organisations militantes qu’il appuyait et je capotais. 😛 J’étais comme: « OK, à côté de lui, je suis un yuppie bien rangé et égoïste merci. » Mais finalement, j’ai lu ces billets et il n’en fait pas beaucoup, mais à chaque fois, ça me touche. Il y a énormément de lucidité dans ses billets. Et puis, sur une toute autre note hyper superficielle et qu’on s’en fout, j’adore son icône quand il laisse un commentaire. Je suis toujours heureux de voir le nounours à chapeau la hyène à chapeau (non, mais franchement, va-t-il falloir que je change de lunettes ? 😉 ) dans ma liste de commentaires. 😀

Mon petit nombril: A-t-il vraiment besoin de présentation cet incontournable du blogue avec ses BDs humoristiques et, parfois, touchantes sur le quotidien qui change des gros chiâleux dans mon genre ? Sachez qu’un album est en préparation… Petit nombril deviendra grand, c’est le cas de le dire.

Noisette sociale: Bon, comment passer aux côtés de la grande Noisette celle à qui on ne peut pas en passer une petite vite… Quoiqu’on peut s’essayer, mais c’est à nos risques et périls ! 😉 Parfois, néanmoins, elle range les pancartes de dénonciation et les troque pour nous afficher sa vulnérabilité au grand jour. 🙂

Renart l’éveillé: Un autre qui me semblait très intimidant à l’époque vu que j’avais presque le tournis en voyant son blogue et en voyant tellement il était chargé… Et pourtant, le Renart ne mord pas… (CHOUUU ! cria le public qui n’aima pas mon jeu de mots facile avec « Renard » et à qui je retire les 5$ que je leur avais donné) Non, mais il s’agit d’un autre blogueur lucide avec, en arrière-plan, l’art qui semble teinter ses propos. Que peut-on demander de mieux ? Et puis, non, je ne le mets pas dans la liste pour cause qu’il m’a mise dans la sienne. Je viens de le découvrir en allant sur son blogue… Merci Renart ! C’est… hum, hum… flatteur… Excusez-moi, j’ai une petite graine dans l’oeil… 😉

La VIE… et après : J’en ai déjà parlé, mais j’adore les aventures hautement philosophiques et intellectuelles auxquelles nous convie Molécule. Et c’est là qu’on se rend compte que c’est pas toujours vrai que la vie d’antan était plus simple que celle d’aujourd’hui… 😉 Avec ce blogue, je suis devenu comme un accroc du journal: faut que j’aille ma dose quotidienne sinon je développe des effets secondaires épeurants. 😛

Et voilà, célébrons le Jour du Blogue: il n’arrive qu’une fois par année ! Par la même occasion, je ne le ferai pas à chaque fois sur ce blogue, mais je tenais à dire que sur l’île de Circé, le deuxième chapitre de l’histoire amorcée la semaine dernière est en ligne ! Le troisième viendra peut-être demain… 😉

Oh, j’ajoute également un remerciement très sincère à Radicarl pour avoir mis mon blogue dans sa liste de blogues et celle du Jour du Blogue. C’est très très très gentil et je dois admettre qu’il ne serait pas impossible qu’il fasse partie des prochaines recrues à entrer dans la Communauté du Blog… Très prochainement ! 😉 À suivre…

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Réplique d’un « régionaleux »

Je voulais faire ce billet hier, mais manque de temps, alors je me reprends aujourd’hui. Vous vous rappelez dans le récent billet « Pousser l’enveloppe » quand, à la fin, je parle de la méchanceté de beaucoup face à la manifestation d’artistes mercredi dernier ? Beaucoup avaient réagi à ce billet de Patrick Lagacé qui se demandait justement si le public n’était pas autant derrière eux à cause d’un ras-de-bol de la clique du Plateau (vous savez, cette clique horrible qui n’a aucun pouvoir mais que tout le monde croit qu’ils en ont)… et il semble qu’il visait juste si on lit les commentaires. Or, parmi les commentaires, il y avait un petit Belz que « je connais bien » (remarquez les guillemets qui signifient que je connais ses écrits, pas le gars personnellement).  Mais bref, j’ai comme sourcillé quand j’ai lu son commentaire disant à M. Lagacé :

Tu devrais moins aller souvent à Québec ou donner de la crédibilité aux régionaleux. C’est pas bon pour la santé mentale.

En lisant ça, j’ai voulu répliquer. Quoique c’est bizarre que j’intitule ça une réplique puisqu’il ne m’a pas attaqué… Par contre, je veux lui (et vous) expliquer quelque chose.

Mon cher Belz et vous tous qui lisez ce blogue,

C’est moi le Satellite Voyageur – un « régionaleux » – qui vous écrit. Hé oui, je fais partie de cette grande partie du Québec qu’on appelle « les régions ». 😉 Là, que les blogueurs montréalais ne me disent pas : « Ah mais tu sais, Sherbrooke, c’est pas si en région que ça… » Allez ! Soyez honnêtes ! Pour une bonne partie des Montréalais, tout ce qui n’est pas à 5 minutes du centre-ville, c’est en région alors… 😛  Et c’est pas grave, j’imagine que ça fait votre charme. Évidemment, ma région est moins éloignée que d’autres qui sont plus de la métropole, mais n’empêche que nous sommes loin de vivre au rythme de Montréal.

Évidemment, cela a des conséquences. Au niveau politique, contrairement à la métropole, ça bouillonne moins. Les gens ont tendance à être plus conservateurs dans leurs votes. Là, je ne parle pas nécessairement du parti. Sauf que je peux déjà vous dire le résultat des élections fédérales en Estrie: beaucoup de libéraux et quelques bloquistes. Le parti conservateur n’aura rien. C’est en Beauce qu’ils « pognent » (la Beauce étant la région un peu plus à l’est). Les gens votent pour les mêmes partis car ils n’aiment pas beaucoup le changement. Suis-je d’accord avec cette façon de penser ? Non, bien sûr. Pour moi, on ne devrait pas voter pour un parti « parce qu’on vote pour le même depuis 20 ans », mais « parce que je suis d’accord avec les idées du programme du parti ». Mais c’est malheureusement la tendance qui persiste (ici, en tout cas).

Évidemment, avec ce que je viens de dire, je viens de confirmer vos pensées sur la région. Or – comment dire – je ne suis pas d’accord quand il vient le temps de tout mettre les gens des régions dans le même panier. Il y a de toutes sortes de gens: des progressistes, des conservateurs, des préoccupés par l’environnement et d’autres qui ne le sont pas, des chasseurs et des végétariens, etc. Bref, ce sont des sociétés ! Je me considère moi-même différent de la tendance « régionaleuse » en ce qui a trait au scrutin. Alors, tous nous mettre dans le même panier, c’est assez insultant merci. Et il n’y a pas que ça. Je trouve qu’il y a un courant de pensée – et là, vous direz si je me trompe – très tendancieux dans cette accusation des gens en région: si vous n’êtes pas à Montréal, c’est que vous êtes un perdant ou si vous n’avez pas étudié à Montréal, vos études ne valent rien. Et ça, ça se ressent dans le discours de la jeunesse des régions qui n’ont qu’un but: sortir d’ici pour cesser de paraître aux yeux du monde comme des perdants (je le sais, j’entends mes amis). 😉 Moi-même, quand j’entends ça et que je regarde les possibilités, je me dis que éventuellement il faudra que je me dirige vers Montréal parce que c’est la place… Sauf que je ne sais dans combien de temps, ça se fera. Ça peut prendre un an comme 3 ou 5, j’en ai aucune idée.

Cependant, suis-je plus niaiseux parce que je suis en régions ? Je ne crois pas. Oui, il y a des courants que je comprends plus ou moins de conservatisme dans des régions du Centre-du-Québec, de la Beauce ou de la région de la ville de Québec. Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut étiqueter tous les citoyens de chaque région d’arrièrés ? C’est un pas que j’aimerais qui ne soit pas franchi, mais qui est franchi de temps à autres…

Mais bon, qui suis-je pour vouloir changer les mentalités ? Allez ! Je vais aller tirer un orignal, le mettre dans mon Hummer et après, je vais aller me saouler et battre ma femme pour finir la journée. 😛

Sans rancunes ! 😉

Le Satellite Voyageur

Sauvegardons les oeuvres originales !

On a beau dire qu’ils sonnent ou sont vieilles, je le dis de plus en plus: conservons les oeuvres originales ! Que ce soit les films ou les pièces musicales, pourquoi on s’obstine à les refaire ? Manque d’originalité ? Pour toucher les plus jeunes (ce qui est quelque part sarcastique quand on pense que la population vieillit plus qu’elle ne rajeunit…) ? Disons que ma réflexion a été aidée après avoir vu les différences marquantes entre deux vidéoclips d’une chanson (qu’on peut aimer ou non) dont on voit clairement les différences de valeurs.

1987, France Gall essaie (on peut débattre longtemps de si elle a réussit ou non) de faire réfléchir sur l’héritage d’Ella Fitzgerald pour le peuple noir en Occident…

2008, une belle blonde plantureuse et sexy reprend sur du eurobeat à la limite du supportable mais l’important, c’est qu’elle soit sexy et que ça passe bien en discothèque…

Ouin… C’est tu moi ou la deuxième « oeuvre » n’a aucune âme, est très plastique et couverture de magazine ? Mais bon, je suis peut-être juste un vieux rétrograde… de 23 ans. 😉

Pousser l’enveloppe

Blogue du Proprio (source de limage)

Blogue du Proprio (source de l'image)

Comment créer une panique collective à l’aide de médias

1 ) Prenez un sujet qui met en danger la vie des concitoyens (genre une bactérie comme la listériose, la C. Difficile ou Julie Snyder TVA désapprouve la dernière analogie et vous rappelle que cet automne les auditions de la Star Yarkadémie seront diffusées toutes les semaines avec Herby Moreau).

2 ) Faites des longs topos (ou une série de plusieurs topos) sur la bactérie, les morts et tragédies causées par celle-ci et ne cherchez surtout pas à savoir si ces morts sont causées par la bactérie en elle-même ou d’autres causes.

3 ) Lorsque des intervenants essaient de calmer la population, ne donnez pas d’impact à leurs propos et continuer d’affirmer que tout le monde a peur et a raison d’être effrayé.

4 ) Soyez vagues sur les sources de la contamination afin que la paranoïa s’installe partout.

5 ) Laissez mijoter le tout en rappelant plusieurs fois chaque jour que le peuple est en danger.

6 ) Faites un sondage immédiatement dans cette période pour convaincre les quelques « récalcitrants » que tout le monde a peur ALORS vous avez intérêt à avoir peu.

7 ) Détruisez toutes initiatives pour régler la problématique en disant dans vos topos que « ce n’est pas assez », que « c’est trop peu, trop tard ».

8 ) Et voilà, il ne vous reste plus qu’à déguster une population en proie à la panique ! Bravo, vous avez bien fait votre boulot de journalistes… 😉

Bon, je déconne beaucoup, mais il faut admettre que cette hystérie de la listériose rend dingue n’importe qui qui écoute les nouvelles ces temps-ci. En fait, j’ai l’impression que c’est le moyen qu’on a trouvé au Québec de « pousser l’enveloppe »: la panique généralisée créée par les médias. Qu’est-ce que « pousser l’enveloppe » ? C’est une traduction française plutôt nulle de ma part de l’expression anglaise « push the envelope« : un concept médiatique qui veut qu’on doit choquer le spectateur par la panique ou le scandale ou l’humiliation. Le concept est devenu prédominant aux États-Unis. Un exemple parfait de ça est l’émission qui s’appelle Judge Judy : une émission de justice où une juge très arrogante et très dure s’occupe d’affaires de petites créances à la vitesse de la lumière (exemple d’affaire: un voisin a fait des dégâts sur une clôture et l’autre voisin veut qu’il paye les réparations). Ici, les partis se représentent eux-mêmes. Il n’y aucun avocat d’impliqué… et c’est ça (et l’attitude de la juge) qui rendent le spectacle intéressant pour une audience. On y voit des gens s’humilier et se faire humilier pour leurs actes, que ce soit le défendeur qui n’a pas de défense crédible ou le plaignant qui agit par pur égoïsme sans être capable de prouver son point.

Or, voyez-vous, on est incapables de produire ce genre d’émissions au Québec (là, c’est une observation, pas nécessairement que j’en voudrais). On est un petit peuple tricoté-serré, l’humiliation n’est pas notre fort. Rappelez-vous le scandale lors du premier gala dominical de Star Yarkadémie: tout le monde était mal à l’aise que les participants votent pour celui ou celle qui devait partir. Ce qui a été éliminé dès le deuxième gala, même si partout ailleurs dans le monde on le faisait. C’est d’ailleurs pour ça que je doute du succès de « La classe de 5ème » qui est une adaptation de « Are you smarter than a fifth grader ?« . L’émission originale se fout carrément de la gueule des participants qui ont de la difficulté à répondre à des questions de cinquième année primaire et qui doivent demander de l’aide à des élèves de cinquième. Or, ici, pensez-vous vraiment qu’on va humilier des personnes à la télé ? Hum… Pas certain. Il ne faudrait pas se mettre à dos la population.

Cependant, le « push the envelope » est très fort et se répand jusqu’ici. Alors, si on ne peut pas le faire dans des talk-shows ou des quiz, qu’on peut très peu le faire dans des dramatiques, que reste-il ? Les nouvelles, bien sûr ! Alors, lorsqu’arrive des événements comme la listériose ou la C.Difficile ou les inondations ce printemps ? On saute là-dessus, on fait des mégas campagnes de peur et une fois la panique installée, on dit aux dirigeants qu’ils n’arrivent pas à maîtriser la situation. Écoutez, je suis certain que d’ici les prochains jours, on verra un sondage qui nous dira que les gens ont peur de manger de la bouffe fabriquée (chez Maple Leaf ou ailleurs), sondage fait PENDANT qu’on les expose à des mauvaises nouvelles sur la listériose MUR À MUR. Désolé pour les journalistes, mais à ce moment-là, ça ne devient plus du jounalisme: ça devient du sensationnalisme. Ce qui à mon sens ne devrait pas être toléré par le Conseil de Presse. Mais bon, qui suis-je pour juger, n’étant pas dans la fosse aux lions moi-même ?

Le monde est « stone », déprimant et s’en va sur la « bum »…

J’aurais pu écrire un autre billet juste là-dessus, mais je préférais en faire une mini sous-section à celui-ci. Les amis, je vous l’annonce, le peuple québécois ne va pas bien. Parce que quand on lit juste les commentaires sur ce billet concernant la manifestation des artistes d’hier, on se rend compte que les gens ont autant la culture à coeur que Claude Poirier (qui s’amuse à dire les « tartistes »). Phoque ! Donc, la culture, ce n’est plus important ! Les revendications d’équité sociale non plus ! On tasse un chroniqueur environnemental à TVA pour des capsules sur « Occupation doublement trop couverte dans les médias »… Tout ça parce que c’était trop moralisateur. Non, mais c’est que ça va bien au Québec ! Continuons ainsi et on en aura plus pour longtemps à vivre ici… on va survivre à la limite !

Fuck, fuck, fuck ou la culture sous Harper

Aujourd’hui, il y a eu une manifestation d’artistes pour critiquer le gouvernement Harper qui a désiré hacher dans les programmes de subventions culturelles. D’ailleurs, il y a Martin Petit qui cherchait des slogans pour la manifestation. On a appris aussi, par Marc Cassivi, que le montant coupé servirait au relais de la flamme olympique pour 2010… Ou du moins, c’est bizarre comment les montants se ressemblent. Mais j’ai bien aimé l’article de François Parenteau sur le sujet, particulièrement ce passage:

Sauf que les conservateurs n’ont pas fait ces coupures-là par souci de rigueur financière ou pour insuffler une nouvelle dynamique dans le milieu culturel. Ils l’ont fait pour freiner la progression de formes artistiques qui ne correspondent pas à leurs valeurs. Tout le contraire d’un laisser-aller, il s’agit d’un geste de contrôle. Ce n’est pas là le geste d’un gouvernement conservateur mais bien du vieux fond du Reform Party qui est revenu à la surface. Chose certaine, en empêchant les manifestations culturelles les plus inventives, les plus libres et les plus porteuses de nous représenter à l’étranger, les conservateurs prouvent qu’ils ne font aucunement la job de nous représenter. Ils essayent de nous modeler.

Parce qu’effectivement, il y a toujours une gang de droitistes aux petits cerveaux – des gens qui croient que le Banquier est une oeuvre culturelle – qui sortent de leur placard pour dire: « Hé gang de BS subventionnés, soyez des honnêtes travailleurs et vous allez pouvoir vous permettre de faire des statues lettes et des shows de théâtre que plus personne ne va voir ! » S’il est vrai que ce n’est pas nécessairement fou de songer à d’autres moyens que les subventions pour financer le milieu culturel, couper de manière aussi drastique est stupide et comme il est dit: c’est pour qu’on dise ce que Harper veut entendre. Une politique incroyable quand on pense que même Bush n’a osé faire une telle politique et baillonner Hollywood qui, pourtant, se faisait un malin plaisir à le descendre ! Et après, on osera dire que Harper est un gars qui croit en la démocratie… HUM, HUM…

Mais bon, puisque des élections s’en viennent et qu’il semble qu’il y a une gang de tatas au Québec (et ils sont plusieurs à ce qu’il faut croire) qui vont voter pour lui si on se fie aux sondages de ce matin, je vais vous donner un aperçu de ce que sera la culture en 2011 si on se fie à Harper.

2011… Le dictateur Harper règne sur la république canadienne depuis maintenant 3 ans et il a décidé de mettre les artistes au pas… au pas militaire. Voici les changements qu’il a fait:

Littérature & Poésie : Tout a commencé lorsque Victor Lévy-Beaulieu a osé écrire – en se moquant de notre grand chef – « la bedaine de sa Majesté ». Aussitôt, tout le Bas-St-Laurent a été mis à feu et à sang et on a brûlé tous les livres sauf ceux qui montrent des images positives du Canada. Malheureusement, comme ça n’existe pas (des images positives du Canada), ils ont réellement tout brûlé. Les auteurs et poètes sont passibles de la peine de mort et les blogueurs sont censurés, abattus ou simplement relégués au Yukon, le territoire le plus ennuyant que la Terre n’ait jamais portée. L’utilisation du mot « fuck » est non seulement banni, mais on doit éliminer le village ou la ville où il a été écrit.

Arts visuels: Comme Harper ne comprend rien des sous-thèmes dans une toile ou une sculpture, il a aboli les subventions aux musées et brûlé les oeuvres qui semblaient pas assez canadiennes (alias, tout ce qui fait référence au Québec). À la place, les « artistes » doivent peindre des feuilles d’érables ou sculpter des castors dans du bois.

Danse: Évidemment, tout est aboli et les danseurs crèvent tous dans une pauvreté abject. Les danseurs mâles – considérés comme d’horribles homosexuels qui mettent en danger la culture canadienne de la famille – sont abattus dans le stade olympique de Montréal. C’est déjà une bonne nouvelle: on a trouvé quoi faire du stade !

Théâtre: On ne le savait pas, mais Harper est un dramaturge. Il a en fait écrit une pièce: « Let’s be canadian: say no to those gays, feminists, aborters, and non catholics who want to destroy our beautiful country » qui se traduirait par — Ah pardon, on m’apprend que je n’ai pas le droit de la traduire en français. Donc, c’est ça, c’est la seule pièce permise de jouer dans tous les théâtres canadiens.

Cinéma: On n’a plus le droit de voir des comportements amoraux dans les films canadiens subventionnés, donc plus de personnages qui boivent, baisent, fument et disent des gros mots. Ainsi, l’industrie cinématographique française a perdu beaucoup d’argent puisqu’elle ne peut plus diffuser ces films au Québec. De plus, l’industrie cinématographique canadienne se résume à des films dans le style des Télétubbies (sans le mauve à cause de la connotation gaie). D’ailleurs, tous les méchants dans les films sont soient gais, de couleurs ou de religions différentes. Parfois les trois en même temps.

Humour: L’industrie humoristique est morte ou presque. On raconte des blagues contre les peuples de gauche pour ne pas choquer sa majesté. Devant le théâtre St-Denis, ancien temple de plusieurs humoristes et de galas Juste pour rire, on y trouve un Martin Petit – celui qui a osé faire une blague contre l’empereur Harper – empalé et dévoré par les mouches pour rappeler au peuple le danger de rire du bedonnant être suprême. Quant à Laurent Paquin, autre humoriste s’étant essayé, il a fini en méchoui au dernier congrès du Parti Conservateur. Des milliers de fans des deux humoristes se cachent pour vivre leur deuil. Quant à Daniel Lemire et Guy Nantel, ceux-ci se sont réfugiés au Rwanda et espèrent un jour pouvoir revenir sans qu’on attente à leurs vies.

Et voilà mes amis ce qui risque d’arriver en 2011 si Harper devient majoritaire ! C’est plaisant, hein ? Mais bon, on est chanceux. Un an plus tard, la Terre va cramer… MOUHAHAHAHAHA ! Petit clin d’oeil à ce billet du Médiateur Farceur qui est d’une telle lucidité sur le propos que ça en est génial ! N’empêche que – puisque j’ai encore le droit d’utiliser le mot « fuck » – j’envoie un méga « fuck you » à Harper et aussi à tous ces crétins de Libéraux qui croient qu’ils vont gagner avec Stéphane Dion à leur tête… On vous as-tu déjà dit que vous manquiez de jugement ? (Ah, quoi de mieux que de finir son billet avec une phrase choc. Merci Jeff Fillion pour le cours de communication ! 😉 C’est une blague !)

Pauvres ti-poulets…

Bon, ça suffit la tristesse et les billets personnels ! Revenons aux racines de ce blogue pour l’amour ! 😉 Bon, je ne parlerai pas des déclarations stupides de Mario Dumont quant à l’éducation et les émeutes de Montréal-Nord (oui, je sais, c’est un pléonasme de dire les mots « stupides » et Mario Dumont dans la même phrase). D’autres blogueurs ont déjà abordé le sujet comme cités dans cet article d’opinions de Cécile Gladel. En fait, je voulais revenir sur un sujet qui a été abordé, mais qui m’a encore plus frappé en regardant les nouvelles hier soir. En fait, c’est ce reportage qui m’a frappé et la lecture d’une autre lettre ici: les deux parlent de lettres de flics qui en ont gros sur le coeur de passer pour les « méchants pas fins », qui rappellent que les policiers sont des forces de l’ordre et que la force doit être utilisée pour réprimer les mécréants. J’aime bien aussi cette expression retrouvée dans une chronique de Richard Martineau que le président de la Fraternité des policiers de Montréal utilise: « la police est un organisme paramilitaire ».

Bon, j’entends bien ce que les policiers disent: ils en ont assez de l’irrespect total qu’ils subissent par les citoyens du Québec. J’avoue que je ne suis pas certain que je la ferais la job: recevoir des doigts d’honneur à tour de bras, se faire traiter de tous les animaux de la ferme, se faire cracher dessus dans les médias… J’entends bien qu’ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient dans les situations (dont celle de Villanueva). Sauf que là où je décroche, c’est premièrement quand je lis dans la lettre que M. Lagacé a reçu qu’un policier a le droit et le devoir d’user de son arme à feu s’il y a menace. OK, ouais, mais 3 coups de feu pour une personne ? Je ne sais pas s’ils reçoivent des cours d’anatomie à l’école de police, mais c’est un peu exagéré. Déjà une balle bien placée peut t’arrêter un homme sec et raide… 3 dans la même personne, c’est un peu beaucoup de l’exagération. Évidemment, il y aura les partisans de la situation extrême; ceux qui diront qu’avec l’adrénaline, on réagit sans réfléchir. Mais c’est là que ça m’embête: ils sont justement censés être formés pour résister au stress d’une intervention et ne pas tirer stupidement ! Parce que si on me sort cette excuse à chaque fusillade, on serait peut-être mieux de sortir de chez soir avec des vestes pare-balles, tout à coup qu’un policier s’énerverait.

Puis, ça va au-delà de ça la « haine » envers les policiers. C’est tout le côté secret, justement, des fraternités qui se protègent même quand un de leurs collègues a clairement mal agi. J’en ai déjà parlé, mais comment croire à l’intégrité de la police qui s’enquête elle-même ? Comment croire qu’ils veulent nous protéger quand ils semblent baver sur l’utilisation du « taser » et du pistolet, ennuyés par la matraque et le poivre de Cayenne ? Ils disent vouloir baisser la mortalité sur les routes, mais au lieu de patrouiller dans les endroits chauds où il y a bien des accidents, ça s’installe derrière un viaduc sur l’autoroute pour être sûr de d’attraper quelqu’un qui dépasse les limites de vitesse et respecter les quotas de contraventions qui « n’existeraient pas »… selon eux, bien sûr. Oui, je comprends que c’est une question d’argent et d’effectifs, mais il y a quand même là une certaine hypocrisie, non ?

Ils ont raison sur un point: ce ne sont pas des travailleurs de rue. Bien d’accord ! Ce n’est pas à eux à régler les problèmes de pauvreté, d’adaptation sociale et etc. Ils doivent s’occuper des crimes. Mais leur radicalisation, aidée par un gouvernement conservateur qui se rallient leurs votes en votant des projets de loi pour une « super » répression, n’aide pas non plus. Désolé, mais on n’est pas en Colombie ou aux États-Unis où le règne de l’arme à feu subsiste en maître. De toute façon, on voit que même avec « une police qui fait peur », les crimes violents persistent toujours chez nos voisins du sud….

Alors, quand j’entends le président de la police parler d’organisme paramilitaire, je me demande s’ils ne rêvent pas toujours secrètement de revenir aux événements de la crise d’octobre 1970 où ils pouvaient arrêter tous ceux qu’ils croyaient être des terroristes,  à la bonne vieille époque où ils pouvaient frapper avant et questionner ensuite… Or, moi je crois qu’ils peuvent inspirer l’autorité et être une source d’autorité sans se radicaliser. Cependant, ça fait appel au jugement… et tant que la police n’arrivera pas à avoir du jugement et ne pas tomber dans les extrêmes, elle continuera de se faire crier des noms. Pauvres ti-poulets…

Vigile.net)

Pour moi, y a des flics qui rêvent de revenir à ça (Source: Vigile.net)

Qu’est-ce qu’on fait quand…

… quand on a le cœur en miettes ? Qu’on a l’impression que tous les morceaux de la pompe cardiaque sont éparpillés et piétinés par tous ? Que l’avenir nous semble si froid et si effrayant qu’on n’ose plus regarder droit devant de peur de se faire congeler par la glace de la vie qui nous reflète notre image comme elle est: laide, difforme et issue tout droit des cauchemars. Alors, que reste-t-il quand l’univers entier vous regarde comme la chimère qui n’a pas réussi à être comme tous ceux qui réussissent ? Il reste, j’imagine, les mots et la faible lueur d’espoir qu’un jour meilleur se lèvera, éventuellement, dans un avenir incertain.

Pardonnez-moi ce billet ultra personnel, cette poésie qui semble noire. Ne vous inquiétez pas, vous ne me retrouverez pas sous un pont (quand même ! 😉 ), mais je vais vous avouer que j’ai le cœur brisé aujourd’hui. Mais solidement… Les raisons sont personnelles, mais il n’en reste pas moins que vraiment j’ai le cœur qui flotte dans l’eau et je sens que ça va être pour un petit bout. Mais bon, promis, je ne vous ennuierai pas avec ça. Ce n’était que le seul billet là-dessus. Les prochains seront concentrés sur l’actualité, les opinions et c’est tout ! Peut-être que déverser ma bile sur l’actualité va enlever un peu de chagrin. 😦

Je vous laisse, néanmoins, avec une chanson de Céliiine (oui, en anglais, désolé mais c’est ça !) parce que, bien qu’on peut critiquer la chanson et le clip sous tous ses aspects, il n’en reste pas moins que la question qu’elle pose dans la chanson est celle que je me pose: Où mon cœur bat-il maintenant ?