L’aveu

Vous dire que j’ai hésité à faire ce billet est un euphémisme. Si je n’ai pas recommencé dans ma tête 20 fois le billet, je ne l’ai jamais recommencé. Sans compter un brouillon que j’avais enregistré il y a 2 mois et que j’ai effacé, par peur ou parce qu’il n’était pas à mon goût. Mais ça fait 3 mois que je blogue. Malgré toute la sincérité et l’authenticité de mes billets, j’ai parfois l’impression d’être un menteur. Ah ! Ce n’est pas un grand mensonge, c’est un mensonge pieux, en fait (quoiqu’on pourrait poser la question: existe-il des mensonges réellement pieux ?). Mais c’est un mensonge qui affecte bien sûr, certaines de mes phrases, de mes syntaxes, de mes sous-entendus. Car je dois trafiquer ce que, en temps normal, j’aurais dit tout simplement avec le sourire et relaxation. Alors, quel est le contre-poison du mensonge ? La vérité. Alors, je vais vous la dire (motivé par ce billet de Noisette), elle est simple. Elle comporte 3 mots: je suis homosexuel.

Et voilà ! C’est dit ! J’ai failli le dire il y a deux mois, lors de la journée internationale de l’homophobie. Peut-être certains s’en sont doutés dans mes propos (de ce billet ou ailleurs). Peu importe. Mais je n’étais pas prêt. Ça m’écoeurait un peu, je vous avoue. Après tout, je suis sorti du placard (dieu que je hais cette expression) il y a maintenant 7 ans pour mes proches. Alors, comme m’a dit un ami gai que j’apprécie beaucoup et qui se reconnaîtra en lisant ces mots car il vient assez souvent sur le blogue: « Tu sais, mon grand, tu n’as pas une obligation de « coming out » ! C’est à toi de le faire si tu te sens prêt à le faire ! » Premièrement, vous remarquerez qu’il est super gentil: il m’appelle « mon grand » alors que je mesure 5’4 ». 😛 Deuxièmement, c’est vrai. J’aurais pu aussi fermer ma gueule. Ne jamais le dire. Or, ça serait renier une partie de mon être. Et puis, comment pourrai-je le justifier à l’égard de ce billet plus que honnête cité ci-haut de Noisette sociale ou les histoires crues de bisexualité du défunt Papa me fourre qui a remporté un succès sur la blogosphère ? De plus, je me trouvais dans des situations parfois déroutantes. En effet, je ne pouvais pas me mettre à discuter de quel comédien je trouvais le plus beau avec Noisette sociale par exemple sans me trahir. Comment dire à Renart L’éveillé que j’étais d’accord avec ses positions sur l’Église homophobe sans ajouter le « parce que moi-même on m’a rejeté de cette Église pour cause de mon orientation sexuelle » ? Je devais cacher au Médiateur Farceur que sa lettre de rupture coquine et cruelle m’a fait penser à une lettre que j’avais reçu en rompant avec mon premier copain et au Détracteur Constructif que son fameux Carcajou qui revient sans cesse dans son blogue me fait penser à un surnom d’un gars sur un site de clavardage pour homosexuel… Oups ! Désolé, là, je déconne un peu. C’est le stress vous comprenez ? 😉 Si vous me permettez, je vous raconterai un peu les aléas d’un « coming out » brièvement (ne vous inquiétez pas, pas de détails sexuels ni même amoureux ici). Pour les autres qui seraient pressés, sautez au paragraphe suivant pour une conclusion de billet ! 😛

Comment s’amorce la gaieté si je puis dire ? Je crois que dans mon cas, il y a eu un moment en cinquième année du primaire qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille à l’époque. Il y avait un gars, nous l’appellerons Maxime ici. Maxime avait doublé une année (je crois, la troisième), oui c’était à l’époque où le doublage à l’école existait. Alors, il était plus grand et plus gros que tous les autres élèves de la classe. Pour vous dire franchement, il me faisait peur. Au début. Puis, un jour, plusieurs mois après la rentrée scolaire, je ne me rappelle plus pourquoi, un élève voulait me péter la gueule dans la cour d’école. Évidemment, trouillard comme je suis, j’allais me défendre en m’apprêtant à manger une mornifle. Puis, la grosse main de Maxime se déposa sur l’épaule du gars: « Ça suffit, laisse-le ! » L’autre l’a envoyé se promener. Maxime a gentiment répété, mais avec un brin de fermeté dans la voix: « Laisse-le tranquille ! » À ce moment, un prof remarqua l’altercation, il y eut explications, le jury opta en ma faveur et le prof isola l’élève en question. Je me rappelerai toujours, alors que la cloche sonnait pour qu’on forme le rang et entrer dans l’école le visage de Maxime qui me regarda avec un beau sourire: « Ça va aller Satellite ? » Je hochai la tête en le remerciant. Puis, nous allâmes vers le rang silencieux. Dans ma tête, quelque chose qui clocha: non seulement le gars dont j’avais peur ne m’a jamais voulu de mal et, en plus, je le trouve beau… En effet, j’étais un peu plus loin dans le rang et je le voyais sous le soleil du midi: sa taille haute et forte était superbe, son visage blême éclairé par deux cercles rougeauds sur ses joues. Pourquoi je le trouvais beau et pas les autres gars ? Sur le chemin du retour, avec un ami, j’osai lui demander innocemment pendant que l’on marchait le long de la rue: « Tu sais, les filles n’arrêtent pas de parler de gars qu’elles trouvent beau et elles capotent sur eux. Mais sérieusement, toi, y as-tu un gars que tu trouves beau ? » L’autre de me répondre immédiatement: « Ouach ! Non ! C’est juste les filles qui trouvent des gars beaux ! » À ce moment, je compris que je n’étais peut-être pas normal. Mais bon, de là à sauter à la conclusion homosexuelle… Quant à Maxime, après cette année-là, je ne l’ai jamais revu. Je ne devins jamais son ami proche, mais il me souriait et me saluait à pratiquement chaque jour, était très gentil avec moi, aimait mes oraux et bref, il devint un camarade comme tant d’autres. Sauf que pour moi, c’était un BEAU camarade… C’est avec le recul que je pus avouer que Maxime a peut-être été le premier béguin de ma vie. 🙂 Puis, arriva l’adolescence. Là, c’est l’enfer: désolé, mais on ne trouve pas ça ni cool, ni chouette, ni formidable d’être gai. C’est le calvaire, ça nous fait chier et on ne veut pas le croire. On se dit que c’est une passe, que c’est uniquement parce qu’on n’attire pas la gent féminine. Je me rappelle, entre autres, en cinquième secondaire, m’être fait accroire que j’avais le béguin pour une fille. Ah ! Elle était jolie, gentille, intelligente, avait un bon sens de l’humour, mais à chaque fois que je m’imaginais dans l’intimité avec elle… C’était la panique ! Je n’étais pas attiré par elle ! Alors, nul besoin de vous dire que je n’ai jamais dit mes sentiments, même si quelque part, ça aurait pu marcher (elle n’était pas indifférente à mon égard… peut-être pas attiré, mais disons qu’elle aurait peut-être été intriguée par une « date » avec moi). J’en suis heureux pour elle. Le mal que je lui aurais fait… Mais ça, c’est une anecdote plus comique de ma réalité. Car l’année d’avant, dans une autre école, j’ai brisé des vieilles amitiés parce que je ne m’acceptais pas. Hé oui ! J’étais dans une gang que je sentais – peut-être que j’avais tort – très fermée aux gens qui étaient ou avaient des opinions différentes. Le genre qui fait beaucoup des jokes de fif et dont certains membres étaient dégoûtés par l’homosexualité, de ce que je sentais. Il y avait aussi un bel environnement de « parlage dans le dos » qui me rendait paranoïaque. Alors, lorsque j’eus 16 ans, je pétai ma coche: je menacai de me suicider, je me mis à mentir, à monter des membres les uns contre les autres, avoir des délires de persécution, aller jusqu’à mentir au psychologue de l’école comme quoi certains voulaient ma mort… Le cauchemar, à certains moments, j’avais presque l’impression d’être sorti de mon corps tellement j’étais guidé par un mouvement d’auto-destruction ! Puis, la direction m’a fait venir dans les bureaux et je ne devais plus jamais leur reparler. Ils avaient tous raison: j’étais malade, malade de moi-même à un point que je m’en veux encore aujourd’hui et je leur demande pardon de ce que je leur ai fait subir ! Mais malgré que je me retrouvai isolé, il fallut qu’ils se vengent et me harcelèrent tout le reste de l’année, mirent des menaces de mort dans mon casier, me traitèrent de fifs TOUS LES JOURS, etc. Malgré des tentatives de la direction pour cesser le tout, ça ne fonctionna pas. Puis, je changeai d’école à la fin d’année, brûlé par une année exténuante qui m’emmena dans un centre de prévention du suicide (car là, je menaçais de le faire). Ce qui est le plus sarcastique ? J’appris, quelques années après, que 2 autres gars de la gang se retrouvèrent à faire leur coming out aussi… La vie est ironique à souhait ! Mais ne vous inquiétez pas, depuis, j’ai suivi une thérapie pour expliquer ce qui s’était passé et c’est là que j’ai compris que je ne m’acceptais pas et que j’avais pété ma coche. Bref, ne vous inquiétez pas ! Je ne suis pas un sociopathe fini ! Finalement, arriva le collégial et un groupe littéraire auquel je participai. Puis, je rencontrai un gars superbe dont j’eus le coup de foudre. Malheur ! Je me devais d’admettre que j’étais gai i ! Or, là, je n’allais pas gâcher une nouvelle gang – celle de ce collégial- que je venais de me faire. Le gars était gentil et très sensible alors, je me disais que ça serait la meilleure personne pour lui dire sans avouer mes sentiments envers lui évidemment… Je lui demandai un matin si je pouvais lui parler en privé. Nous allâmes dans un coin tranquille et je lui avouai mon orientation sexuelle. Il sourit et fut d’une extrême douceur. Il y avait de quoi… il m’avoua derechef que lui aussi était gai. Alors, je ne sais pourquoi, je lui admis mes sentiments pour lui et ce fut réciproque ! Donc, vous imaginez qu’il y eut un… baiser. 😉 Puis, quelques minutes plus tard après notre LONGUE conversation (j’ai même manqué un cours pour jaser avec), alors que le gars devait se rendre à un cours, je rencontrai une collègue de théâtre et lui avouai mon orientation en jasant avec elle. La réaction fut plus que positive et en une heure, déjà 5 collègues de mon groupe le surent et furent super content que je sois capable de l’admettre (poussée par cette collègue enthousiaste). Cette journée-là, qui pourtant avait une couverture nuageuse forte dans le ciel, fut celle la plus lumineuse de toute ma vie. Je rentrai chez moi ce soir-là et j’admis à ma mère ce que j’étais. En fait, en une semaine, une bonne partie de mon entourage le sut. Et tous réagirent plutôt « bizarrement » pour moi qui m’était fait tant de scénarios d’horreur d’aveu de mon orientation sexuelle : soit trop contents pour moi, soit en hochant la tête en s’en doutant, soit même en étant « presque » indifférent, en voulant dire « ouin, pis ? ça change quoi à qui tu es ? ». Toutes ces réactions, je les ai mises dans ma tête et dans mon cœur en me disant que – sans vouloir porter l’insigne « gai » dans le front – je ne vivrais plus dans la peur de ce que je suis. Bon, vous allez me dire que c’est sarcastique étant donné que j’avoue être stressé le dire sur le Net, mais pour moi, c’est différent. Je vais m’expliquer…

Désolé du long récit, il faut croire qu’il y en avait long à dire. Je sais que je prends de gros risques en vous faisant cet aveu. Premièrement, je prends le risque de recevoir des commentaires de bêtise, de haine, d’homophobie car le Net est rempli de gens ouverts comme de gens obtus. Même si les blogues que je consulte sont pour la plupart progressistes et « ouverts d’esprit », on s’entend que certains visiteurs peuvent être choqués par ce texte. Deuxième risque, celui d’être catégorisé blogueur gai. Bref, que tout d’un coup, mon orientation sexuelle passe au-devant de mes points de vue, mes écrits, comme un filtre malsain qui va teinter en arc-en-ciel tous mes propos. 😉 Dernier point, en avouant tant de choses sur moi, il se peut que certains lecteurs assidus soient déçus, choqués ou ne sachent pas comment réagir face à tout cela. Qu’ils aient peur que tout d’un coup, ce blogue dévie vers des sujets uniquement orientés sur l’orientation sexuelle. Premièrement, je vous rassure sur ce dernier point. Le blogue garde le cap sur ce que j’ai voulu et non, je ne parlerai pas nécessairement plus d’homosexualité que je le faisais avant. Pour le reste, il y a les commentaires pour ceux qui voudraient afficher leurs réactions face à cet aveu… Je leur laisse cet espace démocratique !  J’espère, néanmoins, que cela ne changera pas trop votre image de moi (négativement, du moins) et que ceux qui commentent souvent et me lisent régulièrement comme Noisette, Molécule, Renart, Pascal, La Fêlée et tant d’autres ne seront pas effarouchés par ce billet. En tout cas, maintenant, je vous ai sorti quelques squelettes du placard et je peux dire que je suis vraiment honnête. 🙂 Donc, si vous me permettez, je vais aller me reposer : j’ai dû perdre dix livres de sueur en écrivant ce billet, j’ai tremblé comme si je me trouvais sur une sécheuse et – comment dire – certaines larmes ont retrouvé le chemin de mes deux yeux en me rappelant tous plein d’événements aussi horribles que beaux. Ça, un jour, j’en parlerai peut-être. Pourquoi faire un « coming out » doit pratiquement toujours se faire en pleurant ou les larmes aux yeux ? 😉 Merci encore de votre patience infinie, je vous salue bien bas.

Pour finir, si vous me permettez, je vous laisserai avec un poème que j’ai écrit en avril 2003 sur le sujet et qui m’a valu beaucoup de bons commentaires même si techniquement, il n’est pas terrible:

Le suicide de mon secret

Quand le ciel est bas et pèse lourd comme un couvercle,
Il me rappelle les douleurs sucrées que j’ai engobées,
Où un mal grandissant finissait par former un cercle,
Et par sentir l’acariâtre goût des yeux crevés.

Comme un enfant devant des grappes de raisin,
Je m’accrochai sans vertige à de sombres destinées,
Où la morale t’arrache aux doux flancs d’un essaim,
De passions torrides que je devais cacher.

Je ressentais la peau aux couleurs d’une pêche,
Ses doux flancs maculés de forêts,
Où j’y pénétrais avec la douceur de l’eau fraîche,
Dans un nirvana dont je ne reviendrais jamais.

L’odeur du sang me rappelle le silence,
Je noie ma passion dans le rhum.
Quelle serait la réaction de la potence
Si je disais: « J’aime un homme. »

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22 Réponses

  1. Je n’ai que ceci pour commencer … félicitations mon grand!

    Tu as eu le courage d’admettre et de dévoiler la personne que tu es et qui fait en sorte que c’est pour celà que tu es un bon ami, dont je suis fier. Ca fait 6 ans que nous avons cette belle amitié et diantre … j’en suis tombé à la renverse à quelques reprises de lire ce par quoi tu es passé et ce que tu as vécut, comme quoi même nos bons amis on ne connait pas tout d’eux 😉

    Je n’ai que ceci à écrire s’il y a des gens qui n’ont PAS AIMÉ OU on été CHOQUÉ de ce qu’ils ont lu; ALLEZ AU YÄBLE !¡! héhéhé!

    Lâche pas mon grand je suis très fier de toi de ce que tu as fais ce soir comme billet et dis toi bien que les gens ne t’en seront que reconnaissant d’être qui tu es réellement!

    Ciao et merci pour tous ceux qui ont subit cette révolte et cette haine face à eux-même, dis toi que ce texte peut sauver sans doute la vie d’une personne, ton travail est remarquable.

    Sébast 🙂

  2. j’ai vraiment aimé et c’est rare que je lis d’aussi longs textes!
    tu as une belle plume.

    Simon

  3. Tu sais, parfois les enfants sont bien cruels, car ils ne se rendent pas compte que de parler d’une différence, ou de relater telle ou telle chose sur quelqu’un peut faire mal.

    Mais en vieillissant ils deviennent encore plus cruel, car ils s’aperçoivent que ça fait mal. Et certains y prennent tant de plaisir.

    Je ne sais pas quel âge tu as, mais l’histoire de ton adolescence, si c’est dans les années disons fin 90 début 2000, c’est vraiment désolant. Je pensais qu’on était rendu plus évolué que ça.

    Sinon, beau travail, beau courage. Et continue à bloguer, pardis!

  4. Mon très cher Alex,

    J’ai lu ton texte par deux fois ce matin et ça m’a tellement émue…

    Je ne te mentirai pas, j’avais un doute… Je ne sais pas trop comment ça se fait mais je le sentais. Et je me suis dit que c’était ton droit de ne pas en parler, après tout, on ne doit rien à personne en ce qui a trait à notre orientation sexuelle.

    J’aimerais te féliciter d’avoir écrit ce billet. Il était peut-être long mais il était tellement sincère, tellement humain. Je serais extrêmement étonnée que quelqu’un ait une réaction négative en lisant ça, à moins, peut-être que ça tombe sous les yeux d’une jeune ado attardé. Pour moi, l’amour, c’est de l’amour, point.

    Je peux comprendre ta rage que tu as vécue à l’adolescence. À cette étape-là de la vie, les gars veulent toujours montrer qu’ils sont plus « gars » que les autres, les hormones sont en feu. Moi je me rappellerai tout le temps, j’étais dans un école de fille et laisse-moi te dire que personne avait intérêt à laisser sous-entendre qu’elle était peut-être lesbienne. Pour l’Allemande, mes amies proches le savaient mais même là, elles prenaient pas ça au sérieux. Ma meilleure amie me l’a encore dit suite à la lecture de mon texte, elle se trouve tellement « conne » après coup d’avoir considéré ça à l’époque comme « une passe ».

    Pour ce qui est de l’étiquette de blogueur homosexuel, je sais pas si ça existe vraiment? En tout cas, pour moi ton blogue aura toujours beaucoup plus d’intérêt et de profondeur que tous ces blogues de filles célibataires qui se plaisent à raconter leurs histoires insipides et de baises avec n’importe quel gars en persistant à se demander comment ça se fait qu’elles trouvent jamais le bon sans jamais se questionner à savoir si les « bons » préfèrent les culs ou les filles qui se respectent. (Excuse-moi la dérive, c’est que ça me fait capoter ces affaires-là.)

    Encore une fois bravo et je t’avouerai que le passage où tu parles de ton amour du collégial, j’en ai versé une larme!

    À plus! 🙂 xxx

  5. @Sébastien> Merci beaucoup pour tes commentaires. Je t’ai déjà remercié par MSN et on a parlé de ça souvent, hein ? Mais effectivement, je ne t’ai pas tout raconté. Faudra se prendre un moment bientôt… 😉
    @Simon> Merci beaucoup. Disons que ton défunt blogue m’a aidé à écrire ce billet, voyant que la sincérité crue des propos ne choquait pas le monde, je me suis dit que mon aveu passerait bien.
    @u Détracteur> J’ai 23 ans, donc, oui, mon adolescence s’est passé la fin des années 90/début 2000. Est-ce que c’est désolant ? Oui et non. Oui, parce qu’effectivement, de voir qu’il y a encore de l’homophobie dans notre génération, de l’autre côté, je suis en région (donc loin de la réalité gaie de Montréal) et à l’adolescence on crache sur tous ceux qui sont différents de nous donc… Merci pour tes bons mots et oui, je continuerai à bloguer.
    @Noisette> C’est possible que tu aies eu un doute. Peut-être une connexion psychique ? lol 😉 J’avoue que ça n’a pas dû être facile ton histoire tellement touchante avec l’Allemande… L’adolescence est difficile pour les gens différents. Disons que dans mon cas, je ne voudrais pas revivre cette période de ma vie. Pour le paragraphe sur les blogueuses célibataires.. LOL Faut dire que j’en lis pas (ça ne m’intéresse pas), alors, je ne peux pas affirmer ma rage sur ces blogues. Merci pour tes bons mots ! 🙂

  6. Wow, je te respecte tellement!

    Je suis daccord avec tout ce qui a été dit +

    T’as pas à t’en faire, je ne crois pas qu’il y ait vraiment beaucoup de gens dans cette communauté qui se déclarerait homophobes et tes écrits ne seront pas jugés différemments à moins de trop insister sur ton orientation et de créer toi-même cette différence. Je ne pense pas que tu sois de ce genre. Il y a rien d’anormaux dans le fait d’être bien avec soi-même.

    Depuis que j’ai commencé à te lire, je t’ai plutôt catégoriser de bloggueur enthousiaste, mais ça c’est parce que tes billets dégagent tellement d’énergie positive (ouais, je ressens des choses!!!) qu’un tel surnom va de soi. 😉

    Pour ma lettre, je ne trouve pas que tu m’ais caché quoique ce soit. Rien ne t’oblige de dévoiler de telles choses. Par contre, maintenant que je le sais… je ne peux que trouver désolant qu’il y ait vraiment des gens pour faire ce genre de choses. Moi qui pensais être sans coeur en l’écrivant pour le plaisir…

    Allez, continue d’écrire mon vieux!

  7. D’abord bravo Alex. Le courage n’est pas donné à tous !

    Je ne crois pas qu’il y ait lieu de t’inquiéter, du moins pas chez nous (ni chez les autres ci-haut à ce que je vois!) d’une « réaction » face à ton homosexualité. Bien sincèrement, je ne vois pas ce que ça change pour moi, dans le propos, même si je relisais pleins de tes billets, j’en aurais pas tout à coup une nouvelle opinion. Je suis du camp des Ouin pis? 🙂

    Je te lis, te lirai, avec le même intérêt.

  8. « Deuxième risque, celui d’être catégorisé blogueur gai. »

    Et ils auraient raison…tu es un blogueur gai. Est-ce que cela change de quoi? Non. Tu reste la même personne.

    C’est bien que tu ais réuissis à t’affirmer publiquement. Plus vous serez nombreux à vous assumez, plus les gens trouverons cela normal, donc moins d’homophobie.

    Bref, l’important est que tu restes qui tu es. Ton orientation n’est rien d’autre qu’un détail insignifiant, mias important pour certains.

  9. J’espère que ça t’as fait un grand bien, après la nervosité. À lire les commentaires, la pression doit tomber de ton côté! Super!

    Pour moi, il n’y a aucun changement, je ne fais que te connaître plus, comme je t’ai connu plus en lisant le billet précédent, voilà tout!

  10. Bon allez… je me lance aussi.
    Je suis hétéromotrisexuel. En fait, je l’étais jusqu’à il y a 3,4 milliards d’années. Je me suis ensuite rendu compte qu’avoir tant de possibilités sexuelles était un peu la pagaille. Alors l’évolution s’est chargée de me départir de mon énorme clitopénis dorsal (clitopénisium dorsalis).
    Enfin, je ne m’en ennuie de moins en moins, maintenant.

    Allez, bravo encore pour ton honnêteté et la confiance que tu as en nous.

    Molécule

  11. @tous> Vous pardonnerez que je réponde tard, j’ai eu une journée de fou aujourd’hui, remplie à rebord ! Merci à tous d’avoir commenté déjà. Bon, maintenant, je prends le temps de vous parler les yeux dans les yeux… lol 😉
    @u Médiateur Farceur> Merci pour cette surdose de respect, je vais le prendre pour tous ces moments où je n’ai pas été respecté. lol J’aime la catégorie de blogueur enthousiaste: effectivement, ce blogue m’enthousiasme à fond, faut le dire ! Parfois, je suis moins positif, mais ça, c’est une autre histoire. Quant à l’histoire de la lettre, je t’explique sur ton blogue après répondre à tout le monde, si tu permets…
    @la fêlée> C’est bien. Le camp des « Ouin, pis ? », c’est le mieux: tu deviens à ce moment l’égal de l’autre. 😛 Merci pour les bons commentaires et à ce que tu as pu voir, j’ai répondu à ton courriel ! 🙂
    @Félix> Tu n’as pas tort. Après tout, c’est vrai, on peut me considérer comme un blogueur gai. Effectivement, c’est un des bons aspects de sortir et s’affirmer au grand air: ça donne quelqu’un de plus qui parle sous la bannière de… 😉 Merci pour tes bons mots. 🙂
    @renartléveillé> Ouais, ça va mieux. On respire beaucoup plus ! 😛 C’est niaiseux pourtant, le vrai « stressant » était le « coming out » il y a 7 ans… Mais c’est que là, c’est différent… Ça tombe plus dans la sphère publique. Effectivement, je viens de vous donner une MÉGA tranche de vie. 😛 Tant mieux si ça te (vous) plaît ! En passant, encore chapeau pour la maison !
    @Molécule> J’avoue que ça devait être complexe… Toutes ces orientations à la fois ! Merci beaucoup pour tes bons mots à toi aussi ! Très drôle d’ailleurs que tu en aies fait une partie sur ton blogue, c’était plaisant ! 😛

  12. Salut Alex!

    J’arrive tard dans la discussion, mais je tiens à te féliciter d’avoir eu le courage de nous faire cet aveu. On s’entend quand même que c’est moins pire que de chauffer un VUS ou, pire encore, mettre tes vidanges au chemin même si c’est une journée où il n’y a pas de collecte! Ça, c’est im-par-donnable.

    😉

    Lâche pas!
    Pascal

  13. Bravo Alex, une bonne chose de faite! 😛

    Pour ce qui est des tremblements et de la sueur, je te comprend parfaitement : même si ça fait 40 fois qu’on l’annonce à des personnes différentes à chaque fois, le dire à une nouvelle personne (ou comme dans le cas présent, à un groupe de personne), c’est toujours aussi émotionnellement difficile. Y’a un malaise, un léger pincement au coeur, et une certaine hésitation à chaque fois. Mais là, c’est fait, et comme tu m’as dit quand tu m’as aider à faire mon propre coming-out : « Le plus amusant, c’est qu’après l’avoir dit, la terre continue de tourner… ».

    Et si jamais un lecteur régulier voudrait arrêter de te lire à cause que tu dis tout haut qui tu es vraiment, c’est qu’il aimait mieux l’idée qu’il se faisait de toi que la personne que tu es vraiment.

    Encore bravo, et même si je ne lis pas tous tes billets, sache que je trouve que tu écris toujours très bien… Lâche pas mon grand! 😀

    Ton homonyme 😉

  14. HA HA HA

    Le commentaire de Pascal est hilarant! 😀

  15. @Pascal> MOUHAHAHA ! Excellent ! 😀 J’avoue que là, ce sont des crimes graves que tu as nommés !
    @Rakenar> Hé, salut l’ami ! Enfin tu te décides à commenter sur le blogue ! Effectivement, le monde a continué à tourner malgré tout et il semble que ça ait bien été, finalement ! Merci pour tes bons mots, et te gêne pas pour repasser ! Y a toujours de quoi de froid dans le réfrigérateur ! lol 😛

  16. Super Sylvain, très drôle ! 😉 Merci pour le lien ! 😛

  17. Merci pour ce magnifique témoignage!

  18. @Belz> Ça fait plaisir ! Non, mais je trouvais que c’était un peu en lien avec ton texte (http://ledernierquebecois.wordpress.com/2008/07/24/les-specialistes-de-la-vie/) alors… 😉

  19. […] mois de juillet ! Quel mois de juillet ce fût mes amis ! Non seulement, j‘ai fait mon aveu sur une partie de ce que je suis, mais en plus je suis entré sur Tout le monde en blogue, je me suis mis à jaser avec blogueurs […]

  20. […] qui m’a permis de “survivre” durant la période trouble où je me cherchais (voir ici pour savoir de quoi je parle). Puis, il est parti pendant l’été pour le quotidien de Granby  devenir rédacteur en chef […]

  21. […] est loin de vivre en paix avec sa sexualité. C’est peut-être pourquoi, l’an dernier, j’étais si hésitant à dire mon orientation. Je voulais le dire en cette journée contre l’homophobie, puis… Effrayé, je […]

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