Il ne manquait personne, pas même les deux lionnes et la jolie licorne

Ça y est, à la demande générale, voici donc un résumé de mon épopée au zoo avec quelques photos en prime prises par votre humble serviteur (et, je dois être humble, par le conjoint de ma maman, aussi connu ici sous le nom de Grand-papa J.).

Sur la route de Berthier Montréal Châteauguay Longueuil Hemmingford !

Tout d’abord, un petit mot sur le trajet d’aller. Une des affaires amusantes avec le fait de voyager au Québec, c’est l’incroyable nombre d’arbres de rochers de zones de travaux routiers qu’on peut croiser. Alors, informations pour tous ceux qui comptent prendre l’autoroute 10 au cours des prochaines semaines : il y a au moins 3 à 4 zones de travaux entre Montréal et Sherbrooke, dont une, plutôt longue à la hauteur de Marieville où ils refont 2 viaducs donc… Mais bon, ce n’était pas trop grave. En fait, le gros problème, ça a été les maudites bretelles routières. C’est que, voyez-vous, on n’a pas pris de chances, avec Google Maps qui nous a fait un bel itinéraire, on a même agrandi les bouts qui nous semblaient « problématiques », les bretelles à prendre pour prendre les bonnes autoroutes. Or, Google Maps aura beau être efficace, il ne peut démontrer à quel point dans la région métropolitaine les maudites bretelles sont mal indiquées et on apprend TOUJOURS trop tard qu’il fallait tourner là ou là. Bon, je sais, les Montréalais vont se foutre de ma gueule: « Ah franchement ! Ça prend ben du monde des régions pour rater ça, petit monde de campagne, gna gna gna gna gna ! » Peut-être, mais quand beaucoup de monde disent que c’est mal indiqué (car pas la première fois que j’entends et je m’aperçois que c’est l’enfer prendre une autoroute dans le coin), faudrait peut-être s’y attarder, non ? Bon, bref, après un détour de 10 minutes pour cause de sortie manquée, on a finalement atteint le chemin voulu et continué notre route.

Vol au-dessus d’un troupeau de coucous

Bon, passons au circuit de safari. Bon, en fait, je vais rectifier 2 ou 3 affaires que j’ai dites: premièrement, on peut nourrir les animaux, mais avec des bouboules de grains spéciaux qu’ils nous vendent ou des carottes. Deuxièmement, on peut ouvrir les portes des Caravan , mais il faut pas être pratiquement sortis du véhicule (ce que les enfants de mon anecdote n’avaient pas écouté). D’ailleurs, le fait de nourrir les « bebêtes » causent un problème: tout le monde veut nourrir tel ou tel animal. Donc, des fois, il se fait des bouchons incroyables. Mais bon, on a quand même acheté 2 boîtes de bouffe au cas où… Finalement, elles ont servies. En fait, même, je dirais que cette abondance de nourriture, cette chaleur et toutes ces photographies rendent les animaux fous. Comme par exemple ces buffles africains qui accouraient pour je ne sais quelle raison…

ON MANGE DE LA FONDUE ! ON MANGE DE LA FONDUE !

Il y avait aussi des autruches divas…

Non, merci, il est hors de question que je sorte des herbes… mon maquillage n’est pas prêt !

Le 11 septembre 2001 aura affecté tout le monde, au point qu’au Parc Safari, ils ont engagé des buffles Ankole-Watussi pour faire la sécurité…

Que j’en vois un essayer de mettre le feu à sa chaussure, j’encorne son beau char neuf !

N’empêche que cette « police animale » n’aura pu arrêter quelques prostituées bovines plutôt entreprenantes…

Je te meuh tellement fort ! 5 bouboules de grains mon grand et je te fais tout ce que tu veux…

De plus, je me sentais comme dans certains quartiers de Montréal ou Paris avec tous ces zèbres sans-abri qui quêtaient de la nourriture ou de l’argent…

man, à part ta carotte, as-tu 30 sous pour que je me cherche un café ?

Sans blague, on s’était fait dire de ne pas les nourrir car les zèbres peuvent mordre, mais bon, il y a toujours des délinquants ! 😉

Le lama qui m’aimait

Bon, en continuant sur le chemin du safari, on était un peu « découragés » d’avoir acheté 2 boîtes de bouffe alors qu’on avait même pas tout à fait finie la première. Puis, sont arrivés des daims qui ont apprécié la fin de la première boîte. Mais bon, il en restait une complète. C’est alors que la vie a mis sur notre chemin, le lama que j’appellerai affectueusement Chose…

(à lire avec un ton suave amoureux) Voilà Chose qui me regarde (ça ne paraît pas mais il me regardait). Ses yeux disent « tu es beau toi » et sa bouche dit « j’ai faim clisse ». C’est alors qu’il s’approche langoureusement, essayant de me séduire avec sa démarche de lama. Bon, ça marche plus ou moins parce que j’ai en tête Tintin qui se fait cracher au visage, mais… je laisse tout de même Chose approcher. C’est alors qu’il baisse la tête, apercevant ma main pleine de bouboules de bons grains pour sa santé. « Tu en veux ? » lui demandai-je en m’allumant nonchalamment une cigarette un cigare rien, je ne fume pas, j’essayais juste de rendre ça sensuel un peu. Il ne répondit rien, mais je compris tout dans son regard. Il plongea sa bouche dans ma main et croqua toutes les bouboules. Il en voulait encore le bougre. Il était prêt à ce qu’on aille encore plus loin. J’enlevai mon t-shirt qui laissa paraître mes muscles (imaginaires) et je versai, en sueur, dans ma main ces bouboules qu’il aimait tant. Il en voulait encore. Mais bientôt, il allait finir la boîte. Je ne voulais pas que tout finisse, lui non plus. Mais il avait tant besoin de la bouffe. Il passa proche de me rouler une pelle pour en avoir d’autres. Je versai donc la fin de la boîte dans ma main. Nos yeux brouillés par les larmes se croisèrent. Je tentai de le retenir dans son élan. Mais Chose était un amant passionné. Il me fit un clin d’oeil et finit les bouboules. C’était la fin. Chose était repu et je devais partir. Mais alors que je devais lui faire mes adieux, c’est lui qui quitta, incapable de me dire adieu.

(arrêtez la lecture langoureuse ici) HÉ WÔ ! Comment je suis embarqué dans un délire sensuel avec UN LAMA ?!!! Tout ce qu’il a fait c’est bouffer pratiquement tout une boîte de bouboules à lui tout seul et passer proche de me rouler une pelle alors qu’il voulait pratiquement entrer dans la voiture pour que je continue à lui en donner ! Bref, c’était mon aventure avec le lama entreprenant et gourmand.

Finalement, vers la fin du parcours, on a croisé mes amis les bisons qui étaient eux aussi entreprenants (mais là, on n’avait plus de bouffe et on s’entend qu’il fallait pratiquement fermer les fenêtres pour pas qu’ils mettent leurs grosses têtes dans la voiture…). Mais, oh que c’était mignon, il y avait plusieurs bisonneaux (bébés bisons) dont celui-ci. Attention les filles et les gars, c’est le temps de crier…

Y ES-TU CCCCUUUUUUUUUUUUUUUUTTTTTTEEEE !

La Mère Thérésa des ours

Puis, nous avons dîné et d’ailleurs, alors qu’on avait une belle vue de l’entrée du parc à pied, moi qui ai joué à beaucoup de jeux de gestion comme Zoo Tycoon, je m’imaginais le gestionnaire omnipotent comme dans les jeux qui voient tout en isométrie 3D, qui voient les animaux bouger, les manèges, les gens, qui a une barre en bas où il voit l’argent monter… Ça, c’était une pensée de « geek ». Puis, nous sommes entrés dans le parc et dirigés vers là où se situaient encore quelques animaux. On y a vu des chimpanzés, un mara (un genre gros rongeur proche d’un lièvre qui se trouve en Argentine), des macaques japonais, des loups arctiques, un cerval, des hyènes et des félins, entre autres. Évidemment, pour beaucoup de ces animaux, la chaleur et le soleil intense faisait qu’ils n’étaient pas beaucoup actifs, sauf l’immense groupe de macaques japonais qui étaient tordants, qui grimpaient et jouaient même sur une planche qui faisait presque office de plongeoir au-dessus de l’eau… 😛 Il y avait les loups qui bougeaient un peu quand on est passé. Mais mon coup de coeur, ce fut les ours noirs. Il y en avait 6 dans l’enclos (c’est rare ça, les ours ne sont pas reconnus pour être très grégaires), mais ils s’entendaient bien. Quand on est arrivé, ils étaient comme ça…

Mais, nous étions proches d’une collation. En effet, ils surveillent le poids des ours pour ne pas qu’ils prennent trop de poids (surtout qu’en captivité, quand tu n’as pas à marcher des kilomètres pour trouver de la bouffe, tu prends vite du poids…). Ainsi, à la collation, nous étions invités à leur lancer (pas sur eux mais dans l’enclos) des fruits et légumes frais, préparés par les zoologistes. Aussitôt, dès que les premiers fruits et légumes tombèrent, les ours se levèrent…

Ainsi, je me suis senti en phase avec les gros nounours : un est allé chercher les deux morceaux de pommes que j’avais lancé, aucune des bêtes ne fut attiré par les poivrons vraiment (sauf ce qui semblait être le mâle dominant) et puis, pour un, il n’a même pas eu besoin de se lever, je lui ai pratiquement offert le petit déjeuner au lit. Je m’explique. Je prends un kiwi et je me rends compte que la plupart du monde ont oublié 3 ours qui dormaient dans le coin droit de l’enclos. J’enclenche donc un mouvement de masse en me dirigeant vers la droite de l’enclos pour nourrir les 3 « oubliés ». Un fruit tombe et un des ours se lève pour l’attraper. Quant à moi, je me dis qu’il faut que j’envoie mon kiwi, dernier fruit que j’avais pris dans la chaudière, proche des bêtes. Je lance de toute mes forces et il tombe juste sous le nez d’un des deux autres qui dormaient (voir le premier ours en haut de la première photo des ours). Il ouvrit les yeux, vit le kiwi à sa portée, mangea le fruit et retourna à sa sieste. Puis vinrent d’autres fruits pour les deux autres qu’ils mangèrent. À ce moment, je me sentis comme un missionnaire qui avait contribué à ce que ces ours ne meurent pas de faim. 😉 On assista ensuite à la collation des lions et des hyènes pas longtemps après et ce fut là aussi très instructif et plaisant. Mais là, je ne montrerai pas toutes les photos, le billet se fait déjà assez long !

Alexandre le petit

Puis, nous visitâmes un charmant petit jardin avec quelques oiseaux, un sentier où l’on pouvait marcher parmi les chevreuils (ou les Bambis comme disent les enfants). En revenant sur nos pas, nous prîmes un autre chemin et tombâmes sur un éléphant qui faisait faire des promenades. Ma mère me proposa de le faire. Au départ, je n’étais pas d’accord : premièrement, l’animal n’avait pas l’air très heureux et deuxièmement, c’était une arnaque pure et simple: 7$/personne pour un tour qui dure même pas 100m… Sauf qu’effectivement, c’était une occasion qui n’allait se produire qu’une fois ou presque dans une vie et bon, après avoir parlé avec des gardiens qui m’ont assuré que cette femelle de 40 ans avait une vie de reine. En tout cas, s’ils ont été vraiment honnêtes… euh… elle est presque traitée comme un chien domestique, adorée par son entraîneur avec qui ELLE COUCHE (oui, oui, ils dorment dans la même place !), elle se fait offrir toutes sortes de bouffe vraiment cochonnes, et il paraît que quand elle a revu son entraîneur ce matin-là qui revenait d’une période dans un autre zoo, elle l’a pris avec sa trompe et l’enlaçant et en barissant… En tout cas, je l’ai vu boire avec sa trompe qui empoignait un boyau d’arrosage qu’elle mettait dans sa bouche… J’avoue que là, elle semblait tripper. Alors, tant pis si c’est de l’arnaque, on y va. Là, c’est là que je déteste le fait d’avoir d’être petit et d’avoir des petites jambes, ça a été un exploit quasiment de grimper dessus et j’ai eu un peu la sensation avant qu’elle parte de faire la split… Mais bon, une fois démarrée, ça bien été. C’est fou, malgré qu’on était sur une genre de « bâche » (tissu) fait pour le dos de la bête, on sentait toute la colonne vertébrale bouger et la manière dont les pattes se mouvent. Je ne regarderai plus jamais un documentaire sur des éléphants de la même façon… En tout cas, malgré le coût exorbitant, ça valait la peine, j’avoue. Je me suis senti comme Alexandre le Grand (mais pas grand) aux Indes. Par contre, pas certain que je passerais des heures là-dessus… Puis, pour sortir, ça a été aussi le calvaire. Vraiment, les éléphants ne sont pas faits pour les petits. 😉

Puis vint le soleil couchant…

Nous nous promenâmes un peu en revenant, prenant une boisson fraîche pour se réhydrater de cette journée belle, mais chaude. Nous passâmes même par les manèges qui, bien qu’on était très loin d’un vrai parc d’attractions avec manèges à sensation, nous firent beaucoup rire. Nous passâmes par l’immanquable boutique de souvenirs où j’ai même peut-être trouvé un futur collaborateur au blogue… 😉 C’est bien, d’ailleurs, avec les achats, ils donnent gratuitement un sac de tissu réutilisable à l’effigie du parc. 🙂 Puis, comme le roi des animaux sur cette photo, fatigués par le soleil et la chaleur, on quitta le parc, la tête pleine de souvenirs et de beaux moments. 🙂

Sans compter que plus tard, après avoir encore une fois manquée une bretelle dans la région montréalaise, on allait manger un bon repas sur la route du retour la maison.

Fin

P.S.: Évidemment, je n’ai pas montré TOUTES les photos (il y en plus de 160 dont à peu près 120 sont consacrées aux bêtes), ça prendrait trop de temps et de place. Le but était de vous donner une idée globale de la journée. En espérant que vous ayez apprécié !

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3 Réponses

  1. Whoa ! Ça me ramène à la petite enfance… bah juste pour un instant. 😉

    Merci ! C’était amusant à lire et les photos sont très bien !

  2. J’ai vraiment aimé lire ton compte-rendu, zieuter les photos et surtout, les légendes que tu as mis en-dessous!

    Et là où tu as écrit que c’était cuuuuuuuuuute, ben c’est vrai que j’ai pas pu m’empêcher de murmurer avec une tite voix aigüe : « Awwwwww, y’est ben cuuuuuuuuute! » loooolll

    Tu me donnes définitivement le goût d’y aller!

    Mais c’était pas là qu’il y avait les lions blancs? Ou je me mélange avec un autre parc?

    En tout cas, tiens-moi au courant…

  3. @lafelee> Tant mieux, toujours bien de retrouver son enfant intérieur ! 🙂 Merci pour tes commentaires, j’ai eu bien du plaisir à écrire ce compte-rendu, même si ça a été plus long que prévu ! 😛
    @Noisette> Oui, effectivement, c’est là qu’il y a les lions blancs, mais premièrement, y en avait juste un (le jeune mâle) cette journée là car les deux femelles étaient en dedans. Faut dire qu’ils sont au parc depuis à peine début juin donc ils ne leur donnent pas de collation comme les lions « normaux » car ils ne sont pas encore habitués aux gardiens, aux gens qui visitent, etc. De plus, il était couché dans son petit abri à l’abri du soleil et si on le voyait bien à partir du tunnel vitré, la photo venant du tunnel vitré était moins bonne (en tout cas pour le Net) et les deux autres prises d’en haut de l’observatoire aussi étaient un peu trop loin. Bref, pour nous, ça va, mais pour le Net, je crois que vous auriez dit qu’elles n’étaient pas bonnes. 😛 Dommage car effectivement, sinon, j’en aurais mis une, c’est sûr ! 🙂 Et effectivement, les bisonneaux étaient trop mignons ! Et il y en avait au moins cinq ou six (si c’est pas plus). J’ai comme l’impression qu’il y a eu un baby boom de bison cette année… lol 😛

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