Bon, c’est aujourd’hui le Jour du Souvenir. Y a-t-il rien que moi qui ne s’extasie pas devant ces cérémonies protocolaires d’une longueur insupportable sur fond de cornemuse et de coquelicots tape-à-l’oeil ?
Oui, je sais. Comme le dirait Marie Grégoire ce midi aux Ex: “C’est l’occasion d’honorer la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour nous.” Or, voilà le mensonge ? Pour nous, vraiment ? Ne serait-ce pas plutôt pour des gouvernements, des chefs d’État incapables de ne pas succomber au désir de pouvoir/d’expansion territoriale/de pillage de ressources ?
Dans la lignée de ce texte publié sur Cyberpresse, je me dis qu’une majorité des conflits armés dont la fameuse guerre de 1914-1918 pouvaient se régler de façon diplomatique. Parce que soyons honnêtes, si la Deuxième Guerre Mondiale avait un semblant d’aspect vertueuse (un mégalomane veut prendre le contrôle du monde et nous venons pour les sauver… ça ressemble à un synopsis de film de super-héros, d’ailleurs), la plupart des autres conflits n’étaient que pour des profits économiques ou de question “nationale”.
Bref, ceux qu’on honore aujourd’hui, ce sont des pions servant dans une grosse partie d’échecs destinée à avoir plus de pouvoir. N’est-ce pas là le genre humain dans toute sa laideur ? Le titre de Radio-Canada peut paraître insultant au départ (Devoir de mémoire) mais on peut le détourner de cette façon:
On a le devoir de se souvenir que ces “sacrifiés”, mises à part pour ceux de la conscription, sont allés VOLONTAIREMENT, EN PLEINE CONNAISSANCE DE CAUSE tuer et risquer la mort pour une cause n’enrichissant que des compagnies privées et leur gouvernement.
On a le devoir de se souvenir que la majorité des conflits font bien l’affaire des gouvernements qui n’ont pas à faire des compromis, à trouver des solutions diplomatiques.
On a le devoir de se souvenir que tant qu’on continuera d’élire des chefs de guerre (*tousse, tousse* Stephen Harper *tousse, tousse*), on continuera à encourager une industrie militaire multimilliardaire et qui aime bien les petits chefs ambitieux qui veulent toujours plus d’une planète déjà bien malmenée par l’ego humain.
Archivé sous: Nouvelles fraîches (ou moins fraîches), Opinions | Tagué : armée, chef de guerre, conscription, diplomatie, gouvernement, guerre, Jour du Souvenir, militaire, nouvelles, Opinions




Moi ce dont je me souviens, c’est que la plupart n’ont juste pas eu le choix.
J’aurais préféré me souvenir de ces gens qui ont pu rester au près de leur famille, et d’en fonder de nouvelles, plutôt que d’aller se faire tuer de force.
Certains ont déserté et se sont caché. J’aurais fait pareil. Pas par peur, par conviction.
Détracteur, les soldats en ont de la conviction, autant que toi. Ils croient que c’est important de défendre les valeurs de leur pays. Et ils sont prêts à en mourir, s’il le faut.
Cela demande un courage inouï, et c’est ce courage qu’on souligne une fois par année, par reconnaissance pour ce qu’ils ont fait pour défendre nos droits et nos libertés.
«C’est l’occasion d’honorer la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour nous.»
Curieux la vie, je viens d’écrire un texte sur le Jour du souvenir moi aussi.
Ces soldats sont morts pour que toi, comme toi, nous puissions jouir des droits et libertés qu’eux sont allés défendre, quitte à en mourir. C’est tout à leur honneur. Cela prend du courage.
C’est ce courage auquel il faut être reconnaissant.
Et aujourd’hui, j’ai appris le suicide d’un jeune homme de 24 ans, à peu près ton âge. Il s’est tiré une balle dans la tête. C’était le fils d’un de mes camarades de travail. C’est dur.
Oups des fautes. Pour que toi, comme moi…
J’imagine que tu avais compris…