La dure définition de pays

Alors que François Filion, premier ministre français (un jour, faudra m’expliquer la différence entre premier ministre et président en France… on me l’a déjà expliqué, mais je n’avais pas très bien compris et on me l’a expliqué en 1 minute même pas), termine sa visite du Québec à l’occasion des fêtes du 400ème de Québec et en profite pour faire des accords avec le gouvernement québécois, les journalistes en ont profité pour le mettre dans l’eau bouillante à propos d’une déclaration qu’il a faite hier. En effet, le premier ministre est allé dire dans son allocution devant la statue de Champlain que “la France et le Québec étaient deux pays unis” (quelque chose du genre). Oh paroles malheureuses en cette terre divisée dont une partie de la population qui veut se séparer et l’autre rester au Canada !

Forcément, le premier ministre est allé dire que pays avait plusieurs sens dans la langue française, que lui-même était du pays de la Loire qui fait partie de la France, etc. Il s’est empressé aussi d’affirmer qu’il était d’accord avec l’idée de Sarkozy (frères du Québec et amis du Canada). Bref, je ne saurais mieux dire que cette journaliste de Radio-Canada qui a dit que les explications de monsieur Filion étaient bancales. Bon, je sais, il y a des Français qui vont me dire: “Ah vous êtes lourds à la fin avec vos débats constitutionnels ! Pouvez-vous ne pas nous mêler à ça ? Filion a répondu du mieux qu’il pouvait en les circonstances !” Effectivement, monsieur le premier ministre français aurait même pu répondre tout simplement de regarder dans le dictionnaire la définition de pays.

En effet, il est dit: “Pays n.m. Territoire d’une nation; nation, État. Ensemble des habitants d’une nation.

Donc, théoriquement, on peut effectivement user du terme pays du Québec sans qu’il soit indépendant puisque nous sommes reconnus par le fédéral comme une nation depuis 2006. Par contre, ce qu’on ne dit pas que c’est une notion de nation fantoche, faite juste pour faire plaisir aux Québécois et qui nous sera retirée si les Libéraux l’emportent ou qui sera précisée et tellement contraignante par les Conservateurs qu’ils nous riront à la barbe. Bref, notre “nation” est bancale. J’aime ce mot. :P Je pense que ça va être le mot de ma journée. Avouez que ça se met bien dans une conversation:

- Tu aimes ma sauce au chocolat, chéri ?

- Bof, un peu trop bancale.

- Et alors ce film, t’as aimé ?

- Oui, mais les répliques étaient un peu trop bancales.

- Bon, et cette “gâterie” que je viens de te faire, tu vas pas me dire qu’elle est bancale ?

- Non…

- Enfin !

- En revanche, tes caresses, elles…

;)

Une réponse

  1. le ministre du canada veux ce faire du capital politique avec son mot nation qui ne veut rien dire …nous sommes un pays avant d etre dans la confédération le Québes etait un pays tres productif .. le Québec a sauvé les autres provinces .. car elles étaient endettée sans pouvoir s en sortir ..voila la raison pourquoi le Québec a perdu son identité de pays

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