Quoi de neuf docteur ?

Montréal Express (source)

Hé bien, il semble qu’on ne pourra plus dire Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services Sociaux. En effet, le bon docteur devrait quitter bientôt le Parti Libéral du Québec pour aller soit dans un organisme international ou dans le privé. Je suis ambivalent sur ce départ. D’un côté, je trouvais qu’il était brouillon sur certaines décisions, le cirque de l’emplacement du CHUM était à pleurer (de rire ou de désespoir) et parfois arrogant lors des négociations avec les divers regroupements syndicaux dans la santé. De l’autre côté, c’est quand même le ministre qui est resté le plus longtemps à la santé, c’est un docteur (donc, il a travaillé dans le système de la santé contrairement à la gang d’avocats qui sont élus majoritairement), il avait un méchant capital de sympathie (beaucoup le voyaient prendre la place de Charest si celui-ci perdait la confiance de son parti… ce qui n’est pas arrivé) et il avait quand même une volonté de faire du changement dans le système de santé sans faire trop entrer le privé là-dedans. Bon, a-t-il réussi ? C’est une autre histoire…

N’empêche que le bonhomme – on a beau aimer son parti ou non – a été pris avec de méchants dossiers sur les bras: les urgences boursouflées partout, toutes les vagues de négociation dans le secteur de la santé qui sont arrivées l’une derrière l’autre, la panique de la C. difficile, le privé qui cognait sans cesse à la porte en disant “Donnez-nous plus de place !”, le rapport Castonguay, Julie Snyder qui lui est rentrée dedans la semaine dernière… Il faut dire qu’il portait à bout de bras le ministère le plus difficile à gérer de tous les ministères. Parce que Dieu qu’on a pris mauvaise décision sur mauvaise décision (tous partis confondus) dans ce système. Et là, il y a le privé qui presse le pas et qui dit: “Come on ! Le système de santé universel est un trou sans fond ! Laissez-nous plus de place et on va régler le problème: y aura plus d’épais qui vont engorger NOS urgences si ça coûte 500$ la consultation !”

Bref, la pression devait être constante et je peux comprendre qu’après toutes ces années et ne voyant pas qu’il pourrait prendre la place de Jean Charest – car malgré ses dires, je suis sûr qu’il voulait cette place surtout quand l’opinion publique en général disait “Il pourrait avoir plus de votes que Charest” – il s’est probablement dit: “pourquoi je me ferais chier par tout le monde encore je ne sais combien de temps ?” Bien sûr, c’est le prix de la politique. N’empêche qu’une partie de moi comprend sa décision. C’est un peu triste, c’était le seul ministre libéral que j’étais “relativement” capable de sentir…

Une réponse

  1. [...] vous rappelez la démission du “bon” docteur Couillard ? Vous vous rappelez que l’homme à la barbe de Père Noël et qui faisait craquer ses dames [...]

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