Petit billet ici inspiré par un texte qui m’a beaucoup touché de ma collègue de la blogosphère, Noisette Sociale. Ça m’a rappelé tellement d’affaires, surtout sur comment on “tait” l’amour. C’est terrible aujourd’hui la peur du rejet et particulièrement quand on commence à flirter. On le sait, malgré ce qu’on peut croire, les célibataires pleuvent. Pourtant, cet état de fait évolue peu parce qu’il y a des gars et des filles comme moi qui ont peur. Peur d’aller au-devant, d’aller dire trois mots tout simples: “Tu me plais.” Parce qu’on a peur de deux éventualités: 1) la personne réagit mal, prend peur, voit les mots “Engagement et couple” s’afficher en caractères gras sur un néon de 100 pieds de long sur la plus haute montagne de son esprit et fout le camp ou 2) la personne rigole, nous trouve ridicule, croit qu’on blague et ça finit sur un malaise intense dans la relation.
Des fois, ça peut arriver. Mais il y a des fois aussi où, même s’il s’avère que la vie fait que vous ne pourrez jamais être avec la personne, vous le dites et la personne réagit “bien” dans la mesure où elle comprend vos sentiments sans nécessairement les partager ou pouvoir les partager. Malgré toute la peine qu’on peut ressentir, il reste que malgré tout, on s’est libérés d’un poids énorme. Parfois la relation avec la personne continue dans l’amitié, parfois, elle disparaît. Il n’en reste pas moins que vivre avec une passion aussi intense sur une longue période de temps, ça brûle. Les énergies, la concentration, le sommeil, l’alimentation: tout prend le bord ! On ne vit que dans le “peut-être que je lui dirai…”.
Alors le dire, c’est provoquer une avalanche: ah, y a des risques que ça détruise tout sur son passage et que l’on soit blessé. Mais au moins, on reste honnête avec l’autre et soi. Ça m’est arrivé 11 jours avant l’ouverture de ce blogue. Une grosse peine et déception du fameux (et Noisette l’a bien résumé) “Tu aurais dû me le dire avant”. Pourtant, c’est cette peine – mais surtout ce soulagement – qui m’a donné la force de faire ce blogue. Dieu merci, j’ai gardé des liens d’amitié avec cette personne. Elle vient des fois voir le blogue qui est un peu le fruit d’un aveu que je gardais en moi depuis 2 ans… Wow ! Là, on peut dire que j’ai atteint le sommet du billet personnel dans le sens que je viens encore de me dévoiler. OK… ce blogue est dangereux…
Bref, morale de l’histoire: n’attendez pas trop longtemps avant d’avouer que quelqu’un vous plaît. Trop facile d’avoir des regrets par la suite. Et voilà ! Je vous laisse la place des commentaires et si jamais vous avez le goût vous aussi de raconter vos déclarations d’amour ou vos histoires d’amour difficiles (ou non). Le Dr. Satellite sera à l’écoute.
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C’est vrai qu’il ne faut pas hésiter à foncer.
La peur de l’engagement? Je suis allergique aux gens qui ont supposément peur de l’engagement.
D’ailleurs, ça me fait penser à une discussion que j’avais à ce sujet avec une fille qui ne tombe que sur ça, des gars qui “ont peur de l’engagement.” C’était cru mais je lui ai dit qu’à mon avis, un gars qui se défile en disant qu’il a peur de l’engagement, c’est tout simplement qu’il ne t’aime pas. Un gars amoureux ne sort pas de telles excuses bidons.
Pour le reste, je pense qu’on a toujours trop peur de se casser la gueule. Après tout, le rejet, ça fait toujours mal. Mais comme on dit, qui ne risque rien n’a rien
@Noisette> Bienvenue dans le club de ceux qui haïssent les gens qui n’aiment pas s’engager !
Tu as raison: quelqu’un qui te dit qui a peur de l’engagement est souvent seulement pas amoureux de la personne. Triste à dire, mais c’est comme ça.
Eh ben… c’est vrai que c’est une tranche de vie assez personnelle que tu nous sert là. Je dois dire cependant qu’elle doit toucher la réalité de plusieurs personnes. D’un autre point de vue, c’est malheureux, mais trop de gens préfèrent “avoir du plaisir” en flirtant de gauche à droite sans qu’il y ait d’attachement. À ce point là, ce n’est plus possible d’avoir des sentiments forts pour quelqu’un ni de lui montrer, puisque tu anticipes que la personne ne cherche pas ça. Je suis incapable d’entrer dans cette game là, même en me forçant. Des fois, je me demande si je ne suis pas né à la mauvaise époque, mais bon… c’est une autre histoire et je continue de chercher des gens de mon époque.
Continue de canaliser ton énergie sur ce magnifique blogue et si l’émotion doit sortir… qu’elle sorte!
@u mediateurfarceur> Encore une fois, merci de tes bons mots. Oui, moi aussi des fois, j’ai l’impression d’être né au mauvais siècle – pour certains aspects de la drague – pour l’amour vrai et engagé.