Vous ne pouvez pas avoir oublié cette photo. Elle est passée à l’histoire: cette femme soldat qui tient en laisse un prisonnier irakien à la prison d’Abu Ghraib, ça a été la preuve au monde entier que la guerre en Irak, en plus de n’être basée que sur un tissu de mensonges, est devenue une guerre indécente. Bon, soyons honnêtes, toutes les guerres sont indécentes. Sauf qu’il me semble qu’il y a eu une époque, fort lointaine, où il y avait, je ne sais pas, un code d’honneur de la guerre ? Sans dire qu’elle était propre, il y avait une propension à l’honneur dans le combat qui rendait l’acte de guerre un peu plus “noble” (remarquez les guillemets ici). Bon, peut-être que j’idéalise le passé, n’empêche que quand je repense aux incidents de la prison d’Abu Ghraib, je me rends compte à quel point l’être humain peut descendre bas quand il est en colère, en situation de pouvoir et qu’on lui a menti sans arrêt. Je veux dire, forcément, quand on t’a envoyé au Moyen-Orient te faire tuer pour des armes de destruction massive factices, tu as le goût de vouloir te venger sur les prisonniers qui ont attenté à ta vie et qui ont voulu le faire. Ce n’est pas moral ? Clairement ! Mais le comportement peut être compréhensible dans le contexte où Bush a envoyé des troupes – malheureusement, souvent des pauvres – mourir pour rien, juste pour renverser Saddam Hussein (qui, bon, soyons aussi honnêtes, n’était pas un ange non plus… loin de là) et avoir accès au pétrole.
Je vous parlais, un peu plus tôt aujourd’hui dans ma critique de 99 F, d’Errol Morris, réalisateur gagnant d’un Oscar pour The Fog of War qui faisait les parallèles entre cette guerre en Irak et celle du Viêt Nam par l’ancien Secrétaire de la défense américain qui était à ce poste lors de cette fameuse guerre en Asie où les Américains ont lamentablement échoué. Le dernier documentaire de M. Morris, Standard Operating Procedure, aborde les événements d’Abu Ghraib et comment de simples photos qui ont fait le tour du monde ont changé la perception de cette guerre. Voici la bande-annonce, ça s’annonce fascinant !
La guerre, la guerre, pas une raison pour se faire mal, torturer, humilier, etc.
Vous ne pouvez pas avoir oublié cette photo. Elle est passée à l’histoire: cette femme soldat qui tient en laisse un prisonnier irakien à la prison d’Abu Ghraib, ça a été la preuve au monde entier que la guerre en Irak, en plus de n’être basée que sur un tissu de mensonges, est devenue une guerre indécente. Bon, soyons honnêtes, toutes les guerres sont indécentes. Sauf qu’il me semble qu’il y a eu une époque, fort lointaine, où il y avait, je ne sais pas, un code d’honneur de la guerre ? Sans dire qu’elle était propre, il y avait une propension à l’honneur dans le combat qui rendait l’acte de guerre un peu plus “noble” (remarquez les guillemets ici). Bon, peut-être que j’idéalise le passé, n’empêche que quand je repense aux incidents de la prison d’Abu Ghraib, je me rends compte à quel point l’être humain peut descendre bas quand il est en colère, en situation de pouvoir et qu’on lui a menti sans arrêt. Je veux dire, forcément, quand on t’a envoyé au Moyen-Orient te faire tuer pour des armes de destruction massive factices, tu as le goût de vouloir te venger sur les prisonniers qui ont attenté à ta vie et qui ont voulu le faire. Ce n’est pas moral ? Clairement ! Mais le comportement peut être compréhensible dans le contexte où Bush a envoyé des troupes – malheureusement, souvent des pauvres – mourir pour rien, juste pour renverser Saddam Hussein (qui, bon, soyons aussi honnêtes, n’était pas un ange non plus… loin de là) et avoir accès au pétrole.
Je vous parlais, un peu plus tôt aujourd’hui dans ma critique de 99 F, d’Errol Morris, réalisateur gagnant d’un Oscar pour The Fog of War qui faisait les parallèles entre cette guerre en Irak et celle du Viêt Nam par l’ancien Secrétaire de la défense américain qui était à ce poste lors de cette fameuse guerre en Asie où les Américains ont lamentablement échoué. Le dernier documentaire de M. Morris, Standard Operating Procedure, aborde les événements d’Abu Ghraib et comment de simples photos qui ont fait le tour du monde ont changé la perception de cette guerre. Voici la bande-annonce, ça s’annonce fascinant !
Archivé sous: Le 7ème art (Cinéma), Opinions, Politique (alias comment mettre la bisbille) | Tagué : Abu Ghraib, armée, États-Unis, bande-annonce, Bush, cinéma, documentaire, Errol Morris, guerre, humiliation, Irak, mensonge, pétrole, photo, prison, Saddam Hussein, The Fog of War, torture