
Les fuites du journal The Gazette sur la Commission Bouchard-Taylor a créé un raz-de-marée de politique: d’un côté les partis de l’opposition qui veulent que le rapport soit sorti sur le champ, de l’autre côté, on a des personnes du comité de la Commission qui disent qu’ils (dont, surtout, le journal qui a réussi à mettre la main sur des extraits du rapport final) interprètent mal ce qui a été écrit. Bref, le combat est amorcé alors que l’arène n’est pas encore tout à fait finie de construire. Je l’ai dit, je ne parlerai que de ce sujet qu’une fois le rapport COMPLET sorti. Sauf que…
Est-ce que la Gazette n’aurait pas sorti ça pour, encore une fois, nous montrer comme racistes ? Car, si on lit commentaires des Internautes sur les extraits du rapport sur le site même du journal… Wow ! On est le repaire du KKK, des racistes finis, des dictateurs de la langue française, etc. Vous savez, le genre de propos que si je disais cela des anglos, je passerais pour un raciste fini et je me ferais probablement actionner par un quelconque groupe d’anglophones québécois… Rappelez-vous cette caricature l’automne dernier dans le Suburban à propos de l’idée de citoyenneté québécoise de Pauline Marois:

Pas exagéré à peu près ! Oui, le projet était discutable, mais de là à dire qu’il se rapprochait du KKK, une des organisations les plus xénophobes et dangereuses de l’histoire, il y a un pas à ne pas franchir. Mise à part des critiques dans les lignes ouvertes et à la Commission, quels actes avons-nous commis contre les immigrants et les gens d’autres religions ? Y a-t-il eu des crimes haineux comme en 2006 à Toronto envers mosquées, synagogues ou autres ? Non, hein ? Mais, ça, évidemment, les anglophones sont trop hypocrites pour s’en rappeler. Plus facile de critiquer ceux qu’ils ne comprennent pas: les Québécois francophones ! Après tout, on peut dire N’IMPORTE QUOI sur les Québécois dans les journaux anglos et dieu qu’ils le font sans arrêt. Alors, comme j’ai dit, je ne commenterai pas le rapport ni même les extraits parus car je veux l’entièreté de la chose avant de la commenter.
Sauf que je dirais ceci aux anglophones qui croient que nous sommes des extrémistes de droite et je vais même le dire dans les deux langues officielles:
Chers voisins qui nous détestent,/Dear English-speaking Canadians who hate our guts,
Vous croyez que cette “crise d’identité” est causée parce que nous sommes racistes et dictateurs de la langue française…/ You believe that this “identity crisis” is caused because we’re racists and French dictators… Il n’y a rien de plus faux, mes amis./You couldn’t be more wrong, my friends. Nous n’avons que le débat que toutes les civilisations occidentales (États-Unis, France, Angleterre, etc.) ont en ce moment: à savoir comment accueillir et s’intéresser à l’autre sans qu’ils empiètrent sur nos valeurs fondamentales./We simply have the same debate that every occidental civilizations (US, France, UK, etc.) are having right now: how welcoming new people and be interested by them without they stampede our moral code (women rights, for example). Il est vrai que le reste du Canada n’a pas vraiment ce débat./It’s true that rest of Canada isn’t really having this debate. Vous vous proclamez terre d’accueil pour tous sans poser de questions (ce qui peut expliquer que certains terroristes viennent s’installer chez vous, en passant)./You say that you’re an open land for everyone without asking questions (which could explain that some terrorists are squatting here, by the way). Mais ne serait-ce pas parce que vous n’avez pas d’identité propre ?/But is it possible that you think like this because you have no identity ? Vous êtes une colonie d’Angleterre (dans vos têtes) qui vous abreuvez de la culture américaine./You’re an English colony (in your way of thinking) who copies, most of the time, the American culture. Si j’aime votre attitude pacifiste et cool, je déteste que vous nous jugiez aussi durement alors que vous ne le faites même pas avec d’autres pays./If I like your cool attitude and pacifism, I hate that you judge us so harshly when you don’t even do it about other countries. Vous ne nous connaissez pas./You don’t know us. Nous, non plus, c’est exact, mais vous ne nous donnez pas le goût quand vous nous traitez de racistes./Us, neither, I admit, but you don’t give us the motivation to do so when you say we’re just plain racists. En fait, je vous soupçonne plutôt d’être francophobe./In fact, I would say you’re “frenchophobic” (neologism meaning afraid bv francophones or hating them). Commencez par apprendre notre langue qui est un des langues officielles du pays (comme nous apprenons la vôtre à l’école) et venez discuter avec nous (en français, même si pas parfait, ça serait plaisant), venez nous visiter et apprendre notre culture./ So, I suggest that you start learning our language which is one of the official languages (exactly like we’re are learning yours in school) and come discuss with us (it would be fun in French, even if you don’t handle it perfectly), visit us and learn about our culture. Peut-être que vous comprendrez que nous tenons à garder nos particularités comme vous (d’ailleurs, vous avez dû être offensé par le fait que j’aie dit que vous n’en aviez pas; désolé, mais c’est l’impression qu’on a en lisant vos opinions, vos journaux et en regardant CBC, CTV et autres…)./ Maybe then you’ll understand that we want to keep our particularities like you (by the way, you must be offended by the fact that I said you didn’t have any; sorry, but that’s the impression we got by reading your opinions, your newspapers and when we’re watching CBC, CTV and others…).
Sincères salutations d’un francophone qui en marre de ces accusations ridicules que vous nous faites et qui, en passant, n’est pas un membre du PQ,/Warm greetings from a francophone upset by your endless and stupid accusations of racism who, by the way, isn’t a Parti Québécois member,
Le Satellite Voyageur/The Travelling Satellite
Québécois et KKK: même combat ?
Les fuites du journal The Gazette sur la Commission Bouchard-Taylor a créé un raz-de-marée de politique: d’un côté les partis de l’opposition qui veulent que le rapport soit sorti sur le champ, de l’autre côté, on a des personnes du comité de la Commission qui disent qu’ils (dont, surtout, le journal qui a réussi à mettre la main sur des extraits du rapport final) interprètent mal ce qui a été écrit. Bref, le combat est amorcé alors que l’arène n’est pas encore tout à fait finie de construire. Je l’ai dit, je ne parlerai que de ce sujet qu’une fois le rapport COMPLET sorti. Sauf que…
Est-ce que la Gazette n’aurait pas sorti ça pour, encore une fois, nous montrer comme racistes ? Car, si on lit commentaires des Internautes sur les extraits du rapport sur le site même du journal… Wow ! On est le repaire du KKK, des racistes finis, des dictateurs de la langue française, etc. Vous savez, le genre de propos que si je disais cela des anglos, je passerais pour un raciste fini et je me ferais probablement actionner par un quelconque groupe d’anglophones québécois… Rappelez-vous cette caricature l’automne dernier dans le Suburban à propos de l’idée de citoyenneté québécoise de Pauline Marois:
Pas exagéré à peu près ! Oui, le projet était discutable, mais de là à dire qu’il se rapprochait du KKK, une des organisations les plus xénophobes et dangereuses de l’histoire, il y a un pas à ne pas franchir. Mise à part des critiques dans les lignes ouvertes et à la Commission, quels actes avons-nous commis contre les immigrants et les gens d’autres religions ? Y a-t-il eu des crimes haineux comme en 2006 à Toronto envers mosquées, synagogues ou autres ? Non, hein ? Mais, ça, évidemment, les anglophones sont trop hypocrites pour s’en rappeler. Plus facile de critiquer ceux qu’ils ne comprennent pas: les Québécois francophones ! Après tout, on peut dire N’IMPORTE QUOI sur les Québécois dans les journaux anglos et dieu qu’ils le font sans arrêt. Alors, comme j’ai dit, je ne commenterai pas le rapport ni même les extraits parus car je veux l’entièreté de la chose avant de la commenter.
Sauf que je dirais ceci aux anglophones qui croient que nous sommes des extrémistes de droite et je vais même le dire dans les deux langues officielles:
Chers voisins qui nous détestent,/Dear English-speaking Canadians who hate our guts,
Vous croyez que cette “crise d’identité” est causée parce que nous sommes racistes et dictateurs de la langue française…/ You believe that this “identity crisis” is caused because we’re racists and French dictators… Il n’y a rien de plus faux, mes amis./You couldn’t be more wrong, my friends. Nous n’avons que le débat que toutes les civilisations occidentales (États-Unis, France, Angleterre, etc.) ont en ce moment: à savoir comment accueillir et s’intéresser à l’autre sans qu’ils empiètrent sur nos valeurs fondamentales./We simply have the same debate that every occidental civilizations (US, France, UK, etc.) are having right now: how welcoming new people and be interested by them without they stampede our moral code (women rights, for example). Il est vrai que le reste du Canada n’a pas vraiment ce débat./It’s true that rest of Canada isn’t really having this debate. Vous vous proclamez terre d’accueil pour tous sans poser de questions (ce qui peut expliquer que certains terroristes viennent s’installer chez vous, en passant)./You say that you’re an open land for everyone without asking questions (which could explain that some terrorists are squatting here, by the way). Mais ne serait-ce pas parce que vous n’avez pas d’identité propre ?/But is it possible that you think like this because you have no identity ? Vous êtes une colonie d’Angleterre (dans vos têtes) qui vous abreuvez de la culture américaine./You’re an English colony (in your way of thinking) who copies, most of the time, the American culture. Si j’aime votre attitude pacifiste et cool, je déteste que vous nous jugiez aussi durement alors que vous ne le faites même pas avec d’autres pays./If I like your cool attitude and pacifism, I hate that you judge us so harshly when you don’t even do it about other countries. Vous ne nous connaissez pas./You don’t know us. Nous, non plus, c’est exact, mais vous ne nous donnez pas le goût quand vous nous traitez de racistes./Us, neither, I admit, but you don’t give us the motivation to do so when you say we’re just plain racists. En fait, je vous soupçonne plutôt d’être francophobe./In fact, I would say you’re “frenchophobic” (neologism meaning afraid bv francophones or hating them). Commencez par apprendre notre langue qui est un des langues officielles du pays (comme nous apprenons la vôtre à l’école) et venez discuter avec nous (en français, même si pas parfait, ça serait plaisant), venez nous visiter et apprendre notre culture./ So, I suggest that you start learning our language which is one of the official languages (exactly like we’re are learning yours in school) and come discuss with us (it would be fun in French, even if you don’t handle it perfectly), visit us and learn about our culture. Peut-être que vous comprendrez que nous tenons à garder nos particularités comme vous (d’ailleurs, vous avez dû être offensé par le fait que j’aie dit que vous n’en aviez pas; désolé, mais c’est l’impression qu’on a en lisant vos opinions, vos journaux et en regardant CBC, CTV et autres…)./ Maybe then you’ll understand that we want to keep our particularities like you (by the way, you must be offended by the fact that I said you didn’t have any; sorry, but that’s the impression we got by reading your opinions, your newspapers and when we’re watching CBC, CTV and others…).
Sincères salutations d’un francophone qui en marre de ces accusations ridicules que vous nous faites et qui, en passant, n’est pas un membre du PQ,/Warm greetings from a francophone upset by your endless and stupid accusations of racism who, by the way, isn’t a Parti Québécois member,
Le Satellite Voyageur/The Travelling Satellite
Archivé sous: Nouvelles fraîches (ou moins fraîches), Opinions, Politique (alias comment mettre la bisbille) | Tagué : accommodements raisonnables, anglophone, Canada, Commission Bouchard-Taylor, francophone, Gazette, immigration, Parti Québécois, PQ, Québec, racisme, rivalité, scandale