Pour la peur

Habituellement, je suis contre les campagnes de peur inutiles. Bien souvent, on fait peur à la population pour l’asservir. Sauf que, en ce qui a trait au SIDA, je serais d’avis que la génération après la mienne reçoive des chocs électriques. Surtout quand on lit ce genre de nouvelles. Premièrement, ce qui me gosse, c’est que les gens vont focusser sur le 44% des sidéens qui sont des hommes gais alors que, faites-le calcul, 56 % des sidéens ne le sont pas. Donc, ça concerne TOUT LE MONDE. Deuxièmement, qui est l’épais qui a parlé de la trithérapie à la télé ? Moi, c’est ce que je dis: j’interdirais que les médias diffusent des “bonnes nouvelles” par rapport aux recherches au niveau du SIDA. Ou, par exemple, qu’on parle des côtés horribles de la trithérapie: la liste d’effets secondaires est horrible, tous les dangers si tu oublies de prendre ne serait-ce qu’une pilule, et les coûts astronomiques qui, même si couverts en partie par l’assurance-médicaments, vident un porte-feuille en s’il vous plaît. Et il ne faut pas croire qu’on devient immortel avec la trithérapie. On diminue la chute mettons. Surtout, il faut qu’ils sachent qu’IL N’Y A PAS DE VACCIN CONTRE LE SIDA. TOUS les essais furent non concluants jusqu’à présent. C’est pour ça que mon troisième point est qu’on devrait faire peur aux jeunes. Quitte à ce que ce soit un peu exagéré. Qu’on leur montre des témoignages de gens séropositifs et sidéens et qu’ils se rendent compte que ça hypothèque une vie. Finalement, pourquoi ne pas ramener le cours de FPS (Formation personnelle et sociale) ? Parce que le ministère a coupé ça, prétextant que les profs n’auraient qu’à en parler (du sexe) dans leurs cours, s’ils le veulent. Hum, hum… Me semble voir un prof de math qui entre deux calculs de Pythagore explique la gonorrhée… Donc, si je me fie au ministère de l’éducation, les profs doivent ajouter sexologue à leurs compétences ? Bientôt, ils vont remplacer les médecins à ce rythme.

Bref, dans la filière du SIDA, je suis pour la peur. Car le SIDA ne regarde pas l’orientation sexuelle, l’âge et le sexe de la personne: il frappe et c’est tout. J’ai une question qui me trotte en tête (et ce n’est pas une accusation, mais une question) : est-ce que les parents en parlent à leurs enfants (je parle plus de pré-ados et ados ici) du SIDA et d’autres maladies sexuelles ?

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