101: le piège sempiternel

Pour un 101ème post, difficile de ne pas faire un clin d’oeil à la loi 101. Elle est revenue une xième fois dans les médias il y a deux semaines. En effet, Madame Marois a proposé qu’on refasse une nouvelle loi 101 car l’actuelle, pour elle, est rendue vétuste. La loi 101, j’ai l’impression que c’est comme la boîte de Pandore des Québécois. À chaque fois que tu l’entrouvres, y a comme un voile malsain qui se lève et menace de tous nous détruire. Sans farces, à chaque fois qu’on parle d’y toucher, la planète frémit. Se trouve alors les journalistes du Devoir pour nous dire: “Oui, il faut le faire !” et les journalistes du Globe & Mail qui crient au racisme. Moi, je ne sais pas quoi en penser. D’un côté, c’est vrai que ça me fait chier le recul du français dans la métropole. De l’autre, une bonne partie des immigrants apprennent ou connaissent le français à leur arrivée et il y a peut-être un peu de paranoïa derrière tout ça.

En fait, ce que je trouve avec la loi 101, c’est que je trouve ça triste qu’on ait besoin de ça. Là, je sais qu’il y a un paquet de souverainistes qui vont m’écrire : BEN ON A JUSTE À FAIRE LA SOUVERAINETÉ POUR PLUS EN AVOIR BESOIN ! Je peux pas dire grand chose à cet argument excepté que, comme je l’ai déjà dit, c’est souvent les francophones qui se plient aux boutiques anglaises du West Island. Je veux dire, s’ils exigeaient un service francophone de qualité, s’ils faisaient des protestations devant les commerces unilingues anglophones et si le Journal de Montréal avait eu le culot de diffuser la liste des commerces où l’on parle strictement anglais, la situation de la loi 101 ne serait pas aussi questionnée.

Je ne sais pas qui avait dit ça, mais je reprends, en mes mots, ses propos: quand un peuple est obligé de se tourner vers un gouvernement pour protéger sa langue parce qu’il est incapable de le faire lui-même, c’est peut-être signe qu’il est rendu trop paresseux et qu’il ne mérite plus de parler sa langue. À réfléchir, en tout cas…

Laisser un commentaire