Bon, hier, je faisais ma petite montée de lait contre les intégristes cathos qui insistent pour de la censure cinématographique canadienne. Hier soir, je discutais avec un ami qui me demandait mon avis sur la visite du pape Benoît XVI aux États-Unis. Évidemment, on y parle beaucoup du scandale des prêtres pédophiles là-bas. Le souverain pontif a une fois de plus refusé de s’excuser officiellement aux victimes et à leurs familles, mais a dit comprendre leur douleur et bla bla bla… Des beaux mots de relationniste quoi. Mon ami m’a dit qu’il était peut-être sincère. Sauf que je suis parti à rire et je lui ai montré cette bande-annonce d’un documentaire qui vient de sortir en salles en France, mais qui est disponible en DVD ici (quoique disponible, c’est vite dit… aucun club vidéo l’a dans mon coin). Disons que ce charmant documentaire aborde la facilité déconcertante de l’Église à balayer sous le tapis les scandales et à déménager les prêtres de paroisse ou de pays quand la soupe sent trop chaude. Mieux que ça, on y apprend qu’il y a certains abus qui sont “moins graves car commis par des prêtres sur des fillettes”. Bref, un prêtre qui abuse d’un jeune garçon, ça, c’est grave et obscène, mais si c’est une fille, pas grave. Wow ! On en revient à la “soi-disant” égalité homme-femme de l’Église catholique. Encore mieux dans le domaine de la “bonne nouvelle”, j’apprends par Richard Martineau sur son blogue qu’un des prêtres pédophiles de Boston travaille maintenant au Vatican ! Même pas excommunié, le gars ! Non, il travaille avec le Saint-Père sur les dossiers de la famille… Logique, n’est-ce pas ?
Je sais que premièrement, on va me reprocher de taper sur la tête du catholicisme et non de la religion juive ou de l’islam. C’est vrai que ces deux religions ont autant de choses à se reprocher que l’Église et croyez-moi, je serai le premier à dénoncer les folies fanatiques au nom de la religion, peu importe son nom. Sauf que présentement, je suis sur un continent où le chef de ma religion (je suis théoriquement baptisé catholique) est en visite et agit en hypocrite. Je ne peux pas le passer sous silence. Deuxièmement, on me dira d’être de mauvaise foi, que le catholicisme justement prône le pardon et l’acceptation du pardon. Ce qui, d’ailleurs, la rend laxiste aux vues de la religion presbytérienne, baptiste, anglicane, etc. C’est vrai que le pardon est une part importante de la religion. Mais si c’est le cas, si l’Église est capable de pardonner à la pédophilie (qui, on s’entend tous, est GRAVE et CRIMINELLE), pourquoi alors continue-t-elle de diaboliser les féministes, les homosexuels et la contraception, par exemple ? Ce sont pourtant des choses qui sont absolument rien face à la pédophilie. Pourtant, là, on démonise avec grand plaisir et sans aucune subtilité.
Alors, quand je vois Ti-Ben qui s’en va prêcher aux Nations Unies sur la moralité, je me rappelle alors cet extrait de la Bible que, je crois, le catholicisme a oublié : “Ne regarde pas la paille dans l’oeil de ton voisin, mais la poutre qui est dans le tien !”
Archivé sous: Nouvelles fraîches (ou moins fraîches), Opinions | Tagué : Benoît XVI, catholicisme, pape, pédophilie, religion


