
Je ne vais vraiment pas. Je suis en t%*#!$% ! Alors, je me défoule ici. Je me défoule parce qu’il faut toujours qu’éventuellement, ça me revienne dans la face et je suis un peu tanné. Ce karma commence à me peser.
Voulez-vous bien me dire pourquoi je me retrouve toujours au milieu de conflits ? Tout le temps. Depuis que je suis haut comme trois pommes, je me retrouve toujours prisonnier en sandwich entre deux personnes qui se haïssent, se chicanent ou ont juste le goût de se bitcher. Au secondaire, l’année avant que je pète ma coche, je me suis retrouvé à devoir À CHAQUE PÉRIODE DE COURS entendre les bitcheries d’un collègue de ma gang sur un autre de la gang. Car chaque membre de la gang étaient séparés par les cours, sauf que moi, je me retrouvais toujours avec un ou deux de ceux-ci dans chacun de mes cours.
- Hé, y est-tu con Cédric (nom fictif) !
- Ah, vraiment, Karl-Henri (nom fictif) est ben amusant dans les partys, mais christie qu’il est pas intelligent.
- Des fois, j’aurais le goût de fesser Pierre-Jean-Jacques (nom fictif) tellement y est gossant !
Au point que je me disais: “Merde, ça veut dire que dans les cours où je ne suis pas avec tel et tel, ils doivent me bitcher solide !” Bref, une belle gang qui se tient uniquement en apparence ! Parce qu’en pratique…
Et moi, en plus, ne voulant surtout pas déplaire, je hochais la tête comme un “Bobble Head”. Je donnais raison à tout le monde tout en calmant parfois leurs ardeurs mais jamais plus. Bref, une vraie Suisse. S’il y avait un Hitler du conflit interpersonnel, il me laisserait tranquille et tous ceux qui voudraient fuir les conflits auraient à se tenir avec moi. Peut-être que ça explique mon goût du chocolat, du fromage et le fait que j’aime Roger Federer…
Sauf que c’est épuisant être la Suisse. Et je suis assez grand maintenant pour, tout en acceptant mon rôle de pays d’Europe centrale, ne plus vouloir embarquer dans le délire de l’un et de l’autre qui se chicanent. Surtout que souvent, c’est tellement pour des futilités. Alors, quand on me demande d’endosser des propos, je refuse. Non. À toi de te défendre mon gars ou ma fille ! Je ne veux pas prendre parti dans un conflit auquel je ne fais pas partie, justement. Parce que bien souvent en tant qu’observateur extérieur, on ne connaît pas tous les détails. Parfois, voire bien souvent, les deux sont fautifs. Alors, se prononcer, c’est se mettre dans la merde jusqu’au cou. Surtout entre deux personnes que tu aimes bien. Ou quand tu connais bien une personne et l’autre moins. Je le sais, j’ai déjà été le parti neutre entre ma soeur et une de ses amies de fille de l’époque. Dieu que c’est chiant et que j’ai été placé dans des positions sociales inconfortables !
Je ne dis pas que c’est la conduite à suivre parfaite, c’est la mienne bien souvent. Très rare que je me prononce (à moins vraiment d’avoir tous les faits ou que ça me touche directement).
Et là, depuis un an et deux mois, je suis sur la blogosphère. Là aussi, y a des conflits de blogueurs et de blogueuses. Or, y est hors de question que j’embarque là-dedans. J’évite comme la peste les billets qui me semblent être un règlement de compte ou je ne commente pas ceux-ci. Et plus d’une fois (oh misère, oui !), on a tenté d’utiliser mon blogue comme place à règlement de compte. Or, je tiens à le dire: quand je vois cela, ça m’enrage et j’efface.
Pas démocratique vous dites ? Pas mon (censuré) de problème ! C’est mon espace Web et je refuse que ça devienne la place à bitcherie de part et d’autre sur mon blogue.
Vous voulez régler vos comptes avec un blogueur ou une blogueuse ? Faites-le ailleurs ! Sur votre blogue, peut-être !
Et ne me demandez surtout pas que j’embarque dans vos conflits sur vos blogues respectifs. Vous ne verrez aucun commentaire de ma part à ce sujet.
Dernièrement, y a un commentaire assez peu élogieux qui a glissé ici d’un blogueur sur un autre blogueur. Même si c’est d’un blogueur dont j’aime les écrits, je m’excuse, mais j’ai effacé. Et que je ne vois pas cet autre blogueur touché répliquer car il subira le même sort sans appel. Pas question que mon blogue devienne un champ de bataille, EST-CE QUE C’EST ASSEZ CLAIR POUR TOUS CEUX QUI LISENT ? Y est pas question que j’embarque dans des guéguerres de blogueurs, surtout quand ils font partie de ma blogoliste et que je les aime chacun pour des raisons différentes.
Vous avez un conflit avec quelqu’un d’autre ? Vous êtes des adultes ? Réglez dont ça entre adultes ! Nous ne sommes plus en maternelle cibole !
Sur ce, votre humble serviteur va prendre une pause blogue et blogosphère. Je pense que j’en ai besoin. Ne serait-ce que quelques jours, question de faire le vide. C’est pourquoi aussi je ferme les commentaires de ce billet. Pas question que ça dérape en mon absence. Je vais surveiller les autres billets ici, au cas où. De toute façon, pas comme si ça se bousculait aux portes pour me lire ces derniers temps.
Oh, et un dernier message, aux deux blogueurs en question qui se reconnaîtront dans ce billet. Peut-être que ma position vous choque, mais je l’ai dit: je continue à lire vos deux blogues. Pour des raisons différentes, des raisons qui m’appartiennent ! J’aime lire vos commentaires respectifs. Mais il est hors de question que je devienne le champ de bataille de votre guéguerre qui vous regarde, peut-être vous, mais PAS MOI ! Maintenant, si vous voulez me bitcher sur vos blogues et ne plus me lire pour cette position, qu’il en soit ainsi ! Au point où j’en suis de toute façon…
Sans rancune, j’espère ! La Suisse a besoin de repos.
Éloge de la feuille d’érable
OK, bon, j’ai déjà dit ici que j’étais souverainiste… Sauf que… Après mûres réflexions et discussions, je me suis rendu compte que ben… j’avais tort. Non, vraiment, fallait être assez niaiseux merci pour croire vraiment que le Québec est en mesure d’être un pays fort et fier sans l’appui de ce bon et cher Canada ! Alors, en cette journée de la fête nationale, je fais mon éloge du pays de la feuille d’érable en soulignant les grands symboles canadiens.
Tout d’abord, les feuilles d’érables bien sûr. Ces feuilles ne sont pas aussi intéressantes si on ne s’intéresse pas à l’arbre derrière. Cet arbre qui peut sembler plutôt ordinaire, presque repoussant, cache pourtant en sa sève un redoutable atout: bien apprêté, la sève peut créer un sirop très sucré, collant, attirant et qui enlève toute capacité de réfléchir. Un vrai arbre canadien.
Ah les Rocheuses canadiennes ! Une des trop nombreuses raisons pour ne pas se séparer du Canada. Ces grandes chaînes de montagne sont un symbole de notre société “la plusse meilleure au monde”: des montagnes de roches et d’arbres qui peinent à survivre avec au sommet, la neige – fort riche – qui a tous les avantages et qui se fout du reste des montagnes. Non, mais “c’es-ti pas” magnifique ?
Ah, notre gendarmerie royale ! Gardiens de notre fédéralisme trop souvent menacé, ils sont également des symboles plutôt controversés. Après tout, ils représentent aussi toute notre concupiscence canadienne. En effet, tous les Canadiens au lit, ils se sentent obligés de porter du rouge, ils n’ont aucune expression faciale et restent immobiles pendant des heures.
Notre reine, notre souveraine. Tous comme la majorité des Canadiens, elle ne sait pas qu’il y a des francophones dans sa colonie son ancienne colonie.
Le castor, symbole national des parcs nationaux canadiens. Sa longue queue plate représente bien tout le plaisir qu’on peut avoir dans ceux-ci. En plus, notre premier ministre actuel. Stephen Harper, n’a pas l’intention de mettre un castor* sur l’environnement. Bah… au pire, notre symbole national deviendra des sables bitumineux.
Ah, le Sauveur du Canada: Jean Chrétien. Sans lui et ses groupes de joyeux fantastiques, le pays aurait été déchiré en 1995 par les sales souverainistes. Certains pourraient dire qu’ils ont usé de manières sales pour gagner en se servant de pots-de-vin. Mais ne dit-on pas que la fin justifie les moyens ? Surtout pour sauver un pays aussi honnête que le Canada ?
Finalement, le symbole le plus actuel du patrimoine canadien: Stephen Harper. Pas aussi puissant que Jean Chrétien, mais tout de même, Harper aura réussi là où tous les premiers ministres précédents ont échoué. En effet, le premier ministre d’Alberta a réussi le rêve profond de tout canadien: devenir américain. Parce qu’en se retirant du protocole de Kyoto, en appuyant les décisions de Bush, en augmentant le budget de l’armée et en diminuant les budgets allant aux arts et à la recherche scientifique, en engageant un ministre créationniste et en se tenant avec la droite religieuse, Stephen Harper pave le chemin pour que le Canada devienne un 51ème État des États-Unis. N’est-ce pas là, le rêve ?
Merci, Stephen Harper ! Et happy Canada Day 4th of July !
Merci également à Martin Petit pour l’inspiration “fédéraliste de ce billet” et à Steve Proulx qui nous rappelle que malgré tout, il y a encore quelques jeunes terroristes qui souhaitent la mort du plus beau pays au monde…
(Attention: Vous avez été en contact avec un billet de blogue contenant du sarcasme, de l’ironie et de la “bitcherie”. Veuillez vous lavez les mains avec du savon pendant 5 minutes. Si vous sentez des malaises après avoir lu ce billet, appellez un centre antipoison et vous passerez pour un “fucké”. Si vous avez avalé le billet (c’est-à-dire l’écran d’ordinateur), vous êtes définitivement un craqué dans la tête et on ne peut rien pour vous.)
Archivé sous: Opinions, Politique (alias comment mettre la bisbille) | Tagué : "bitcherie" (émule de Guy A. Lepage), États-Unis, Canada, castor, fédéralisme, feuille d'érable, gendarmerie royale, humour, Jean Chrétien, Opinions, politique, Québec, Reine d'Angleterre, Rocheuses, souveraineté, Stephen Harper, symbole | 2 Commentaires »